Forum Discussion
7 years ago
Je n'ai jamais ecrit ici , et j'ai peur qu'il y ai des fautes... Mais je me lance hehe . J’espère que c'est compréhensible.
Il se tient là, devant moi. Au beau milieu de la rue. Ca fait des mois que je ne l’ai pas vu.
Je m’approche, les larmes aux yeux.Oh pardon. Pardon de t’avoir laissé, de m’être défilé. D’avoir eu la frousse de quelques secousses sur la voie qui devait nous mener au bonheur. Tu sais, ça n’a pas été facile pour moi. De te voir, toi et tes bras maigres, ta peau bronzée accompagné de ton foutu sourire, et de ressentir quelque chose là. Juste là. Dans mon estomac, dans mon cœur et jusque au bout des doigts. Cela ne ressemblait en rien à ce que j’avais pu jamais imaginer. Mille fois plus perturbant, mille fois plus incompréhensible. Mais mille fois plus fort, mille fois meilleur. C’était plaisant à l’ extrême. C’était comme si j’avais enfin trouvé chez moi ou comme si je n’avais jamais été moi-même avant ce jour. C’est de la folie. Tout mon être me disait que c’était le meilleur sentiment que j’avais ressenti de ma vie.
Et en même temps… Les petits bons hommes ma tête n’en revenaient pas. Ça marchait à cent à l’heure là-dedans. Ça ne faisait pas partis de leurs plans d’architecte de la vie. Ils ne s’étaient jamais préparés à cette éventualité .Tout brulait dans mon cerveau. Ils paniquaient là-haut. C’était forcément faux. Tu ne pouvais pas ressembler à ça. On n’était pas prêts pour ça. Moi. Moi, je ne m’attendais pas à toi. Une voix virile et des cheveux coupés à ras? Grand dieux c’est sûr que ça nous a fait un choc, dans mon cerveau.
J’y ai pensé, réfléchis pendant des jours, des nuits, puis les jours sont devenus des mois. Des mois à penser à toi tout en t'évitant…
Et des mois à penser à moi. A la définition que j’avais de moi-même et celle qu’il fallait maintenant que je comprenne et que je réinvente. Comme une renaissance… Ma mère me disait que quand je deviendrais un grand garçon, je pourrais épouser une belle fille. Mais… Voilà, tu n’es pas une fille. À présent, je dois penser à un avenir avec un homme ? C’est ça ? Peut-être bien. Ce n’est pas une mauvaise chose au final, après maintes réflexions à ce sujet. Parce que ce que je ressens je l’ai pas inventé. Je le sais. C’est comme ça.
Durant ses deux petits mois, j’ai aussi pensé à nous. A comment ça pourrait être d’être avec toi, de t’embrasser… Et puis, un moment, j’ai su. Tout était devenu limpide. Je ne me posais plus de questions et il n‘y avait plus de barrière.
- « Hey. » Dis-je après un temps.
Il ne répondit pas. Dans son regard je reconnus un mélange de haine et de peine. Il faut que je parle. C’est maintenant ou jamais.
- « Ecoute, je suis désolé de t’avoir ignoré pendant tout ce temps mais il faut que tu saches. Je t’aime. »
Je fus coupé par sa main prenant la mienne puis soudain par sa bouche se posant sur la mienne. J’avais l’impression d’être invincible et j’avais enfin retrouvé la paix.