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Nathalie986's avatar
Nathalie986
Seasoned Ace
1 year ago

[CALF - Terminé]**La bâtisse de Capucine**

En Mai 2021, je me lançais dans un nouveau challenge, celui de @EpsiPlay COMME A LA FERME et comme j'adore écrire, j'en ai fait une histoire.

Pour remettre les choses dans leur contexte, il faut savoir que "Vie à la campagne" n'était pas encore sorti lorsque j'ai commencé l'histoire.

Le pack est sorti plus tard, alors que j'étais en cours d'écriture. Epsiplay a ajouté des règles au challenge, et je les ai intégrées dans mon histoire pour plus de fun.

J'ai terminé l'histoire de Capucine en septembre 2022. Son récit est pourtant beaucoup moins long que celui de "Cendre et la Vallée oubliée" mais, mon emploi du temps étant très chargé à ce moment-là, il y a eu de longues périodes sans mise à jour.

Je tiens à remercier ici (aussi) @idjya qui a eu la superbe idée, à l'époque, de faire de la pub pour ce challenge sur l'activité de l'ancien forum Les Sims, sinon, je crois que je ne l'aurais même pas vu ! 😉 Et quel dommage !

Alors, merci Idjya, c'est grâce à toi que ma simette a tenté l'aventure! 😘


SOMMAIRE

An 1 Semaine 1 Eté 

An 1 Semaine 2 Automne (1/2) 

An 1 Semaine 2 Automne (2/2) 

An 1 Semaine 3 Hiver 

An 1 Semaine 4 Printemps 

An 2 Semaine 5 Eté 

An 2 Semaine 6 Automne (1/2)

An 2 Semaine 6 Automne (2/2)  

An 2 Semaine 7 Hiver (1/2) 

An 2 Semaine 7 Hiver (2/2) 

An 2 Semaine 8 Printemps (1/2)

An 2 Semaine 8 Printemps (2/2) 

An 3 Semaine 9 Eté (1/3) 

An 3 Semaine 9 Eté (2/3)

An 3 Semaine 9 Eté (3/3) 

An 3 Semaine 10 Automne (1/2)

An 3 Semaine 10 Automne (2/2)  

An 3 Semaine 11 Hiver   

An 3 Semaine 12 Printemps 

An 4 Semaine 13 Eté

An 4 Semaine 14 Automne (1/2)

An 4 Semaine 14 Automne (2/2) 

EPILOGUE (1/2) 

EPILOGUE (2/2) 

  

33 Replies

  • Nathalie986's avatar
    Nathalie986
    Seasoned Ace
    1 year ago

    Première année

    Automne - Semaine 2 (2/2)


    Le lendemain matin, je découvris d’étranges créatures dans la maison et le jardin. Ils étaient trois et je leur avais donné à chacun un nom. Nageuse regardait avec étonnement ma jolie benne toute neuve et toute brûlée. Faucheur montait la garde près de la boîte aux lettres. Avis aux empêcheurs de tourner en rond qui souhaiteraient s’aventurer chez moi ! Quant à Dormeur, il avait pris racine devant mon lit et j’imaginais qu’il aurait bien voulu y faire une petite sieste.

    Spoiler

    Ces petites créatures ressemblaient à des nains de jardins et j’avoue que je les trouvais trop mignonnes. Seulement, je ne savais pas trop quoi faire avec elles...
    Alors j’ai proposé à Dormeur de s’allonger dans mon lit, j’ai remercié Faucheur pour sa prévenance à vouloir garder la bâtisse et j’ai expliqué à Nageuse ce qui était arrivé à la pauvre benne. Une auréole lumineuse apparut alors au-dessus de leur tête et j’en déduisis que mes trois petits compagnons étaient heureux. 


    Faucheur et Nageuse me remercièrent amicalement en me laissant des sachets de graines. Ne me demandez pas comment je sais que c’est pour me remercier (je parle couramment le nain de jardin !). Quant à Dormeur, j’imagine qu’il devait... dormir. Il m’en laissera sûrement plus tard. 


    Lorsque mes invités arrivèrent, les nains avaient disparu. Je commençais à avoir l’habitude. Depuis six heures ce matin, ils se promenaient à leur guise dans la bâtisse. Yvon était là, bien sûr mais j’avais convié Stéphanie, la serveuse du food truck, à se joindre à nous, ainsi que mon amie Elsa, son mari Jérôme et leurs trois enfants. 


    Elsa m’avait informée que sa fille Claire ne serait pas des nôtres car elle avait été invitée chez sa meilleure amie. Elle semblait en être contrariée et puis, le petit dernier, Romain, que j’avais connu dans son ventre, paraissait lui donner beaucoup de fil à retordre. 


    Hugo, le jumeau de Claire s’était tout de suite joint à nous pour le Grand Repas que j’avais pourtant annoncé. Mais Elsa, Jérôme et le petit dernier n’étaient toujours pas là. C’est ainsi que j’appris que Stéphanie détestait les enfants.
    - C’est toujours à cause d’eux qu’il y a des histoires !
    - Tu attends pourtant ton troisième, non ? Ton ventre est bien arrondi ! 

    Spoiler

    - Eh oui ! Que veux-tu ? C’est MCCC ! Il ne tient pas compte de nos traits de caractères. Mais je me rassure en me disant que je ne peux pas en avoir plus que trois ! C’est la norme EA, heureusement qu'elle existe !
    - C’est tout ce que je te souhaite !
    - Heureusement, leur père s’en occupe. Parce que moi, je n’en peux plus...
    Je vis alors approcher le petit Romain, très instable sur ses deux pieds. 


    Pauvre Stéphanie... Je la vois si épanouie lorsque je vais prendre mon café au camion. Je n’imaginais pas que la maternité lui pesait autant.
    Jérôme fit son apparition à table et ne prit même pas la peine de prendre une assiette. Décidément ! Je n’avais pas de chance. Pourtant, mon poisson était pêché de ce matin... 


    En tous cas, il y en a un qui a l’air d’apprécier mon bar, même s’il n’apprécie pas trop la présence des gnomes dans son environnement, mais le principal est qu’il mange, non ? J’avais installé une chaise haute spécialement pour lui autour de la table mais, comme aucun de ses parents n’a pris la peine de l’y installer, le voilà au salon. 


    Et voilà également Elsa sortie de nulle part qui est en train de faire la vaisselle ! Mais où était-elle donc passée pendant tout ce temps ? J’ai parfois du mal à comprendre la nature simienne... 


    Heureusement, tout le monde a fini par se réunir autour de mes petits nains pour chanter l’hymne de la fête des récoltes. 


    Nous avons vraiment passé un bon moment. Même Stéphanie a paru oublier qu’il y avait des enfants autour de nous. 


    Yvon avait débarrassé la table. 


    Jérôme s’était amusé avec son fils pendant que nous discutions entre filles. 


    Puis mon fiancé s’était attablé avec nous pour poursuivre les échanges. 


    La fête des récoltes avait été une belle réussite dont je me souviendrai longtemps car c’était ma première. Jamais ma famille n’aurait apprécié cette fête aussi conviviale et qu’ils appelaient « triviale ». Dommage... Ils ont vraiment raté quelque chose. 


    Yvon partit le premier, non sans m’avoir glissé à l’oreille qu’on se retrouvait dans une heure pour nous marier. J’en profitais alors pour remercier Elsa, que j’avais mise dans la confidence, pour la jolie robe qu’elle avait bien voulu me donner et qui ne lui allait plus depuis ses nombreuses grossesses. 


    Après le départ de mes invités, je rejoins Faucheur, Nageuse et Dormeur pour leur offrir une part de mon délicieux grand repas. Ils sont ravis. Je clôture la journée avec 19 sachets de graines. Ne me reste plus qu’à pouvoir les vendre ! J’espère vous revoir l’année prochaine, mes petits nains ! 


    Comme convenu nous nous retrouvâmes Yvon et moi près du petit chemin qui reliait nos deux habitations ! Qu’il était beau, tout de blanc vêtu ! Et il me regardait comme si j’étais la plus belle du monde. 


    Pourtant, je n’étais pas en blanc et ma robe de couleur écrue ne ressemblait pas à celle d’une mariée. Il ne saura jamais quelle robe j’aurais pu porter en d’autres temps mais mon reflet dans ses yeux, était simplement parfait. Merci Elsa. 


    Il me mena jusqu’à une barque en me confirmant que j’étais très belle et séduisante dans la petite robe crème. Il comptait vraiment me faire monter là-dedans ? Oui, il le fit. D’ailleurs, ces deux semaines (sim) à la ferme m’avait complètement changée. Plus rien ne pouvait me faire peur. 


    Nous voguâmes côte à côte. Yvon ramait tandis que je découvrais un paysage magnifique et que je réalisais que nous nous approchions du phare que je n’avais vu que depuis les rives de Brindleton Bay.
    Nous accostâmes heureux. La surprise fut de taille. Yvon avait demandé aux propriétaires de l’île l’autorisation de se marier dans cet espace privé. Etant né à Brindleton Bay, mon amour connaissait beaucoup de monde et la faveur lui avait été accordée. Une arche de mariage nous y attendait. 


    Il me prit la main pour m’y conduire. C’était magique. Nous étions seuls au monde... 


    Il me caressa la joue... 


    ... me serra dans ses bras pour me crier son bonheur... 


    Nous étions là, aux pieds de ce fabuleux phare, à l’aube d’une histoire encore plus fabuleuse. 


    Il me demanda alors si je voulais être sa femme pour toujours et si je l’acceptais dans ma ferme... 


    Mais oui ! Bien sûr que oui ! Il sortit alors de sa poche, nos alliances... instant encore plus magique... 


    Nous nous passâmes religieusement et solennellement les anneaux aux doigts. 


    Ce moment scella notre mariage et notre bonheur. Au loin, même le propriétaire sembla s’en émouvoir... 


    Yvon me fit ensuite courir.
    - Viens, nous allons grimper jusqu’au phare !
    Cette journée n’en finissait pas d’être merveilleuse. 


    C’est à ce moment-là que j’entendis vibrer mon portable que je croyais pourtant avoir éteint... mais, heureusement, toute à mon bonheur, je l’ignorai royalement. 


    Rien ne gâcherait mon bonheur, et je fis bien. Nous grimpâmes les quelques 317 marches, non sans nous arrêter pour quelques pauses « bisous » puis nous arrivâmes au sommet.
    - Alors ? Qu’est-ce que tu en penses, ma chérie ? 


    Yvon connaissait cette vue depuis son enfance et je le remerciais encore d’avoir souhaité la partager avec moi. Je n’avais jamais rien vu d’aussi beau. Le panorama qui s’offrait à moi valait tous les bijoux du monde. 

    Spoiler

    J’embrassai alors mon mari comme il se doit. J’étais heureuse, très heureuse et sa seule présence au milieu de cet espace féérique me comblait de joie. Quelle belle surprise il m'avait réservée là. 


    Il me proposa alors de faire le tour du phare. Une proposition crapuleuse ? ça en avait tout l’air. Alors oui, bien sûr que je veux faire le tour du phare ! 


    Cette nuit-là, les habitants de Brindleton Bay ont dû voir d’étranges lumières parcourir le ciel... 


    ... s’étendre sur la mer.... 


    ... et longer les côtes... 


    Le propriétaire de l’île, lui-même, a certainement dû ressentir l’amour qui nous unissait Yvon et moi. 


    Nous sommes ressortis du phare après quelques heures, complètement ébaubis, mais vraiment heureux ! 


    C’est là que mon côté terre à terre a repris le dessus. Je m’inquiétais un peu car nous n’avions pas réellement pris toutes nos précautions :
    - J’espère que nous n’aurons pas de mauvaise surprise en rentrant.
    - Pourquoi mauvaise ? Nous sommes mariés, non ! Aucune nouvelle ne sera donc mauvaise. 


    Tant mieux ! Parce que là, j’avais deux nouvelles à lui annoncer (oui, oui, j’ai lu mes sms sur les toilettes !) 


    Je commençais par la première, cette histoire de mariage qui nous avait rapporté quelques dix mille simflouz.
    - Ah... Tant que ça ? Ce n’était donc pas un canular...
    - L’argent est sur mon compte...
    - Et que penses-tu en faire ? 


    - Je veux m’en débarrasser. Une œuvre caritative, ce serait pas mal, non ?
    - Une très bonne idée ! Capucine, tu es ma providence. Nous avons les mêmes points de vue et les mêmes opinions. Nous débarrasser de cet argent est le moins qu’on puisse faire. 


    Vint ensuite le moment de lui annoncer la « vraie » nouvelle, celle qui me tenait le plus à cœur. 


    Yvon me prit dans ses bras ! Il était aussi heureux que moi à l’idée d’accueillir notre enfant. 


    Bien sûr, il faudrait faire des aménagements dans la maison, mais nous avions le temps... J’étais aux anges. 


    Les anges me quittèrent pourtant très vite et je passai mon temps à être malade et à courir aux toilettes. 


    Heureusement, Yvon se chargeait de mes plantes sans même que ça ne lui apparaisse comme une corvée. Je l’ai même entendu leur parler. Oui, il parlait à mes plantes ! 


    Avec l’arrivée d’Yvon, j’avais agrandi la bâtisse pour donner un abri digne de ce nom à son vieux pick-up. Nous avions déplacé les ruches, les criquets et les vers, ainsi que les récupérateurs de rosée. 


    Je continuais la pâtisserie avec mes gâteaux au miel. Il ne fallait pas oublier que la ferme devait tourner si nous voulions avancer. 


    Mais je ne me sentais plus capable de m’occuper des insectes. Yvon faisait de son mieux pour les bichonner, et c’est heureux car je crois que mes bestioles adorées auraient rendu l’âme s’il n’avait pas été là. 


    La grossesse me faisait faire des choses bizarres ! Ce soir-là, j’ai voulu briser les vannes des récupérateurs de rosée pour « voir ce que ça fait ». (à moins que ce ne soit mon observatrice qui m’ait influencée). Conclusion, il a fallu ensuite réparer les vannes car il y avait de l’eau partout ! 


    Le soir, nous nous installions, Yvon et moi, auprès du feu... Nous étions bien et discutions une bonne partie de la soirée, heureux d’être ensemble, tout simplement... Les tâches de la ferme étaient finies pour la journée. Son amour pour moi semblait illimité et je le lui rendais bien. Quel soulagement c’était de l’avoir à mes côtés. Et il paraissait ravi de m’aider, quoiqu’il arrive... 


    Ah, je ne vous ai pas dit mais je me suis mise au tricot. C’est une activité reposante que j’adore et qui m’épuise nettement moins que d’autres tâches... mais je n’y comprends pas grand-chose car, l’autre jour, je me suis tricoté une tenue sensée apparaître dans mon CUS mais je ne l’y ai jamais vue. Elle est seulement présente dans mon inventaire avec un petit cœur qui me la précise comme étant favorite ! Vous y comprenez quelque chose, vous? 


    Pourtant, j’aimerais pouvoir la porter cette tenue, moi ! Mais peu m’importe en ce moment... Yvon s’est lancé dans la pétillerie, plein de bonne volonté, et je tricote des grenouillères pour mon bébé (en espérant qu’il puisse les porter !). 


    Le temps sim s’écoulait sur notre bâtisse... Les saisons aussi... 


    Il faisait de moi la femme la plus heureuse du monde... 


    ... et il était lui aussi le plus heureux à l’approche de la naissance de notre futur enfant. 


    En ce dernier jour d’automne, nous vîmes tomber quelques flocons sur Brindleton Bay. Le phare nous faisait de l’œil pour nous rappeler qu’il nous avait accueillis en son sein... 


    Nous célébrâmes ce jour-là notre toute nouvelle benne à ordures. Paix à ton âme, benne brûlée... 


    Puis nous allâmes pêcher ensemble, respirer l’air frais et jouir de Mère Nature avant que je ne rejoigne mon stand pour vendre nos dernières fabrications. 


    C’est alors qu’une évidence me sauta au visage ! Ben oui, c’est aujourd’hui ou jamais ! Le festival de l’amour, le fruit du dragon et tout et tout ! Mais je ne pouvais pas y aller à cause de cette fichue brocante... Tant pis, j’ai tout arrêté. Cette fois, la priorité, c’était le festival ! 
    Je me suis donc rendue à San Myshuno. Le pauvre Yvon qui avait tenu à m’accompagner n’a malheureusement pas profité des attractions du lieu avec moi car j’étais obnubilée par le fruit du dragon ! Depuis le temps que je le voulais celui-là ! Malheureusement, il n’a pas été possible d’en prélever une bouture... Tant pis...
    Allez, Yvon, direction la maison ! J’ai un fruit hyper précieux à planter ! Nous étions le dernier jour de l’automne et j’ai planté mon fruit du dragon tout en sachant qu’il ne sortirait pas de terre avant une année au moins ...

    A suivre 🙂

    La bâtisse au dernier jour de l'automne :

    Spoiler

    Voici maintenant les progrès de Capucine :

    Spoiler
    Aspiration Botaniste indépendant 2/4 (+1 niveau)


    Compétences :
    Bricolage : 8
    Cuisine : 8 (avec les gâteaux au miel et la cuisine hors réseau)
    Pêche : 6 (il faut du poisson pour la cuisine hors réseau)
    Jardinage : 5
    Pétillerie : 3 (ça avance bien !)
    Fabrication d’objets : 1 (les bougies mais je suis bloquée)
    Dressage : 0 (toujours pas de chien)


    Les espaces à posséder :
    - un bâtiment d’habitation (avec deux chambres au minimum) : NON (une seule chambre)
    - une étable et un pâturage attenant pour vos « vaches » : NON
    - une grange pour ranger votre matériel : NON

    - un potager pour planter vos légumes et vos herbes aromatiques : PRESQUE
    - un verger : PRESQUE

    - un moulin (non fonctionnel, mais qui accueillera une éolienne) : NON

    Les plantations à posséder :
    5 légumes : OUI 6/5
    5 fruits : OUI 6/5
    5 herbes aromatiques : OUI 5/5


    Les animaux à posséder :
    Un chien : NON
    Un chat : NON

    Des abeilles dans deux ruches : OUI 2/2
    Des insectes dans deux paradis des bestioles : OUI 2/2 (criquets et vers)

    Deux plantes-vaches (créées à partir de greffes) : NON


    Trésorerie à la fin de la semaine 2 : 5772 §
    Roue des Aléas de la semaine : + 50% sur la table des ventes
  • Première année

    Automne - Semaine 2 (1/2)


    Cette deuxième semaine commence plutôt bien puisque j’ai pu acheter une deuxième ruche et un élevage de vers. Je n’ai plus que 235 § en poche mais, ce n’est pas grave, je vais bientôt me lancer dans la confection de gâteaux au miel. Mes voisines fermières m’ont dit que les citadins en raffolaient et qu’ils payaient le prix fort pour s’en procurer. 

    Spoiler

    Maintenant qu’Yvon a les clés de la bâtisse, je le vois souvent arriver à l’improviste, et parfois, dans des moments assez inattendus. Ce jour-là, j’essayais de faire connaissance avec les abeilles de ma nouvelle ruche et ce n’était pas gagné lorsque je l’ai entendu se moquer gentiment de moi. 


    Il n’aurait pas dû. Les abeilles se sont retournés contre lui et il s’est fait piquer à son tour. 


    Je lui fais un gros bisou pour le remercier de sa venue puis lui explique que je dois le laisser. J’ai un rendez-vous avec le marché aux puces. 


    Je n’ai pas grand-chose à vendre car il faut que je me constitue un stock de produits issus exclusivement de la ferme mais j’avais envie de m’essayer au marché très côté de San Myshuno.
    Par malchance, je récupère le stand voisin d’une simette qui vend de fabuleux cristaux à des prix bradés. C’est bien ma veine... Avec mes quatre babioles, je ne vais pas aller bien loin, d’autant que deux sur quatre seulement sont comestibles. 


    Je commence vraiment à désespérer lorsqu’une cliente potentielle s’approche de moi :
    - Ils me paraissent un peu douteux, vos jus... Cela me laisse à penser que votre miel et votre farine ne valent pas mieux. 


    Que répondre à cela ? Je me doute qu’elle doit avoir raison mais qu’elle ne critique pas mon miel ! C’est une tuerie ! J’essaye donc d’ameuter les foules vainement alors que tous se dirigent vers la table voisine, y compris la cliente mécontente. 


    Tant pis pour moi ! Je remballe tout. Je commence à avoir faim et j’ai repéré un stand de nourriture qui me fait de l’œil depuis mon arrivée. Je ne connais aucun des plats qui y sont proposés et me laisse guider par la vendeuse qui me propose une de ses spécialités : le curry. 


    J’aurais mieux fait de commander autre chose ; mon palais délicat a eu du mal à appréhender ces saveurs épicées. Peut-être une autre fois... En attendant, j’avais des choses à faire à la bâtisse car il me fallait vivre. 


    Faire de bons gâteaux au miel... 


    Réparer... 


    Améliorer avant de pétiller... 


    Oh, voilà mon fiancé ! C’est fou comme il peut apparaître comme par magie depuis qu’il a les clés de la bâtisse. Mais c’est pour mon plus grand bonheur.
    - Coucou, ma chérie ! 


    Enfin, pas toujours... car ce soir, j’ai vraiment l’impression qu’il veut juste venir dormir. Pourtant mon lit n’est pas des plus confortables... Je ne comprendrai jamais les hommes, je crois. 

    Révéler

    Mais oui, il dort !


    Je vais me remettre à la pétillerie... C’est plus sûr et il y a moins de surprises qu’avec Yvon depuis que je l’ai améliorée. Brave station de pétillerie ! 


    Mon fiancé se réveille alors que la station est tout juste prête ! Quelle synchronisation ! Yvon est abasourdi par toute l’énergie que j’ai lorsque je lui signifie que je n’ai pas terminé ma journée car j’ai besoin d’avoir plusieurs gâteaux au miel pour mes prochaines ventes.
    Il croit peut-être que c’est cool, lui, la vie à la ferme ? 


    Et bien non. Il comprend et se prend un livre pour patienter pendant que je cuisine, et j’avoue que cuisiner me plait de plus en plus ! 


    - Il sent vraiment très bon, ton gâteau. Tu es sûre que je ne peux pas en prendre une toute petite part ?
    - Si tu fais ça, je te donne en pâture aux abeilles ! 


    Puis Yvon me parla de notre mariage. Il souhaitait se marier après la fête des récoltes qui aurait lieu dans quelques jours. 


    Ça ne me laissait pas beaucoup de temps pour me retourner. Il désirait un mariage en toute intimité, ce qui réglait le problème des invitations. Mais je me demandais ce que je pourrais bien porter ce jour-là étant donné que j’avais troqué presque tous mes anciens vêtements et que je n’avais pas les moyens de m’acheter une robe de mariée.
    - Franchement, Capucine ? Tu crois que c’est la robe qui m’importe ? Tu seras la plus belle, même si tu portes ta salopette blanche ! 


    Les hommes n’y comprennent rien... Bien sûr que la robe, c’est important.
    - Et tu penses m’emmener dans quel endroit ?
    - Ça, c’est une surprise ! Je ne te dirai rien !
    Il s’amusait comme un petit fou et ça ne me rassurait pas de ne rien savoir de l’endroit où j’irais. Comment prévoir une tenue dans ce cas ? 


    - La robe n’est pas importante, je t’assure. Arrête de te faire du mauvais sang pour rien.
    - Tu peux au moins me donner un indice ? 


    - Certainement pas ! dit-il en rigolant. A demain, ma chérie ! 


    Je me levai le lendemain matin de très bonne heure. J’avais lancé du jus à pétiller et je voulais aussi étrenner ma nouvelle station de fabrication de bougie. J’avais de la bonne cire d’abeille, je devrais pouvoir donc produire des bougies de qualité. 


    Mais ouille, ça brûle ! Il va falloir que je fasse attention à ne pas mettre les doigts n’importe où ! 


    Au petit matin, c’est le moment idéal pour aller fouiller les poubelles. Il n’y a jamais personne et je suis toujours tranquille pour récupérer et ramener mes trouvailles à la maison. 


    Elle est pas belle la vie ? Lorsque j’y pense, je la trouve cent fois plus agréable que l’ancienne. Je travaille sans cesse mais, au moins j’ai l’impression de faire quelque chose de ma vie et, tout ce que j’ai, je ne le dois qu’à moi-même. 


    Des gâteaux, des jus de fruits, des bougies ! Je n’ai jamais réalisé autant de choses de mes propres mains et mes brocantes commencent à avoir un vrai succès ! 


    De Willow Creek à Oasis Spring, les passants s’arrêtent volontiers devant mon stand et je me suis aperçue que j’avais déjà des habitués. Mes clients sont prêts à mettre des prix parfois exorbitants dans mes produits issus de la ferme, des produits sains et de qualité. 


    Mardi, j’ai même tenté de m’installer à la Convention Geek de San Myshuno. Stéphanie et Yvon sont venus m’encourager mais je n’ai pas fait énormément de ventes. Ce n’était pas le bon endroit, je pense, même si un sim s’est quand même empressé de partir avec mon ragoût de la récolte du jour. Ce sera ça de moins dans ma poche mais tant pis, peut-être qu’il aura apprécié ma popotte malgré tout. 


    Grâce à toutes ces ventes, j’ai pu construire une entrée digne de ce nom accolée à ma bâtisse. Elle est abritée et j’y ai posé ma benne toute neuve. J’y ai vu un côté bien pratique pour les matins où je me sentirai trop fatiguée pour aller jusqu’à Evergreen Harbor. 

    Spoiler

    J’ai également carrelé la pièce principale et créé un coin salon avec de vrais canapés et un feu de camp en guise de cheminée.
    Lorsqu’Yvon est arrivé, il a aussi apprécié les éclairages que j’ai posés et qui rendent l’endroit bien plus lumineux. 


    - Ça commence à prendre forme ! Tu en as fini avec la terre battue alors ? 


    Presque. Car j’en avais laissé un peu autour du feu de camp pour prévenir le risque d’incendie. 


    Mais ça n’a pas suffi ! En voulant allumer le feu pour donner une ambiance chaleureuse à notre « après-dîner », j’ai failli roussir !
    Yvon n’a pas bougé d’un poil. C’est à se demander s’il a remarqué que j’étais couverte de suie... 


    Tant pis, j’y tiens à mon ambiance chaleureuse. Alors j’invite mon fiancé à passer au salon pour profiter de mes nouveaux canapés. 


    Très mauvaise idée ! Cette fois, nous avons grillé tous les deux ! 


    Yvon a filé directement chez lui et, de mon côté, j’ai décidé qu’il n’y aurait plus de feu de camp dans ma maison. Je l’installerai dehors, ce sera plus prudent. J’ai eu de la chance dans mon malheur puisque mes canapés n’ont pas brûlé. Mais j’ai découvert le lendemain matin que ce n’était pas le cas de ma pauvre benne toute neuve (qui est derrière le mur) ! 

    Spoiler

    Elle ne m’aura pas servi longtemps ! J’en achèterai une autre dès que possible mais, en attendant, il fallait que je m’occupe de mes abeilles et j’avais besoin de leur miel pour réaliser quelques gâteaux. 


    J’étais complètement concentrée dans la confection de mes gâteaux lorsqu’Yvon m’a appelée pour me proposer de venir chez lui. Très bien. Je n’avais pas le temps d’en faire un deuxième mais j’avais tellement envie d’être auprès de lui que ça passait avant tout le reste. 


    J’étais rassurée de voir qu’il n’avait aucune trace de l’incident de la veille et qu’il se portait plutôt comme un charme. 


    Il me fit promettre de ne plus jamais faire de feu dans mon salon, sauf si j’ai un jour une cheminée digne de ce nom. Je promis et lui demandai la permission d’organiser une brocante devant chez lui. J’avais tourné la roue des aléas ce matin et j’avais la possibilité d’augmenter mes tarifs de 50%. Je ne voulais pas passer à côté de cette opportunité. 


    Je m’étais à peine lancée dans la vente de mes produits que je reçus un coup de téléphone pour le moins étrange. 


    Un sim que je ne connaissais pas venait apparemment de décéder en me léguant toute sa fortune, et il était question de savoir si j’acceptais ou non l’héritage. J’ai dit oui, bien sûr ! Ce mercredi est vraiment mon jour de chance ! 

    Spoiler

    Mais je m’en suis vite mordu les doigts... 

    Spoiler

    Yvon venait de me rejoindre sur le stand. Je lui expliquai, anxieuse et toute penaude, ce qui venait de se passer... Mon mariage avec lui devait être un mariage d’amour, et non un arrangement comme il s’en faisait tant dans le milieu où j’avais grandi.
    Mais, au lieu de m’en vouloir, il prit la nouvelle avec sérénité. Je n’avais pas de quoi culpabiliser. Nous avions déjà convenu de la date de notre mariage avant cet appel. Cela ne change donc pas grand-chose :
    - Je sais que tu m’aimes, ne t’en fais pas pour ça. Et puis, ce truc doit être un gros canular. Tu ne verras probablement jamais la couleur de cet argent.

    Spoiler

    - J’y compte bien ! La fête des récoltes a lieu demain et notre mariage aussi. Nous serons vite fixés. J’espère que nous n’aurons pas de mauvaise surprise. 


    Yvon me serra dans ses bras pour me rassurer et mon anxiété disparut presque instantanément. Oui, tout se passera bien. 


    Yvon m’avait apaisée, j’avais vendu tous mes produits puis j’étais rentrée en fin d’après-midi pour décorer ma maison à l’occasion de la fête des récoltes, tout comme mon fiancé l’avait fait pour la sienne dès ce matin. J’avais même fabriqué quelques chaises pour nos invités afin que tout le monde puisse s’assoir convenablement lors de cette grande fête de l’automne.
    J’aurais dû me sentir bien mais un mal de tête atroce me saisit brutalement à la nuit tombée et un gros stress m’enveloppa à cause de cet histoire d’héritage. Mais qu’est-ce qu’il m’avait pris d’accepter ce marché caduque ! Certainement quelques réminiscences de mon ancienne vie de petite fille riche. 


    Je décidai de fabriquer une dernière chaise pour me changer les idées avant d’aller dormir. Bricoler me faisait toujours le plus grand bien et, ce soir-là, mes outils me firent l’effet d’une bonne thérapie.

    La suite juste en-dessous 🙂
     
  • Première année

    Eté - Semaine 1 


    Lorsque j’arrive à Brindleton Bay, c’est le plein été et il fait très chaud ! J’ai vraiment de découvrir mon nouveau domaine qui s’étend sur 3,6 hectares.
    J’ai quitté Del Sol Valley, tôt ce matin, enthousiaste à l’idée d’affronter ma nouvelle vie.

    Spoiler

    Moi, c’est Capucine Bellecour. J’ai toujours aimé les bijoux, les chaussures à talons, les tenues de grands couturiers et les jolies coiffures. J’ai eu une vie dorée qui s’est subitement arrêtée lorsque mes parents sont morts ruinés, il y a peu. Un huissier est venu saisir la grande et belle maison de mon enfance ainsi que tous les biens et liquidités qu’ils possédaient. Je me suis retrouvée sans le sou, ou presque...

    Heureusement, le notaire de la famille était là pour m’aider. Grâce à ses connaissances, il m’avait trouvé cette propriété à un prix défiant toute concurrence. J’ai sauté sur l’occasion. D’après les photos qu’il m’avait montrées, il s’agissait d’une grande demeure avec une petite ferme attenante. C’était parfait ! J’aurais tout le confort dont j’avais besoin et j’avais toujours eu envie de me lancer dans le jardinage. Ici, je pourrai m’adonner à ce loisir tout en profitant du grand air de la mer.
    Je me relèverai de cette situation financière dramatique et clouerai le bec à mon fiancé qui m’avait lâchement abandonnée parce que j’étais ruinée. 


    Cependant, alors que j’arrivai devant la demeure, le choc fut terrible... J’appelai immédiatement mon notaire pour lui demander des explications mais il me raccrocha au nez après m’avoir clairement dit que je n’avais plus les moyens de me payer ses honoraires et que je ne faisais donc plus partie de ses clientes... 


    Complètement anéantie, je me suis avancée pour découvrir de plus près ma nouvelle acquisition... Le terrain était immense mais, en lieu et place d’une belle demeure, il avait là une petite bâtisse en pierre de taille avec quelques fenêtres, mais aucune porte. Un mur semblait avoir été abattu afin de pouvoir entrer dans la maison. Qu’à cela ne tienne ! L’intérieur serait peut-être coquet et très accueillant. Il n’y avait pas encore de quoi désespérer complètement. 


    Mais la surprise fut de taille : il n’y avait aucun mobilier dans la bâtisse et les talons de mes belles chaussures italiennes s’enfonçaient dans un sol de vieille terre, sûrement piétinée plus qu’à son tour.
    Pas de mobilier ? Ce n’est pas tout à fait exact. Derrière l’une des portes, se trouvaient des toilettes et un vieux rouleau de papier qui avaient tous deux pris la poussière depuis longtemps. 


    J’avais besoin de prendre l’air... Je découvris, à l’arrière de la maison, mon vaste terrain ainsi que plusieurs bottes de foin et trois jardinières, petit clin d’œil sûrement au petit coin de ferme dont m’avait parlé ce requin de notaire...
    J’inspirai un bon coup ! Il n’était pas question de se laisser abattre. Certes, je n’avais plus que quelques centaines de simflouz pour me retourner mais c’était mieux que rien. J’allais trouver un travail et ramasser quelques graines dans les environs que je ferai pousser dans mes belles jardinières pour les revendre ensuite. L’argent m’avait glissé entre les doigts mais il allait revenir ! 


    Tout n’avait pas été aussi simple que prévu... Aucun patron n’avait voulu m’embaucher car je ne savais rien faire ! Je n’avais jamais travaillé de ma vie et n’avait aucune compétence... Quant aux graines... et bien, impossible d’en trouver !
    C’est ainsi qu’en désespoir de cause, je me retrouvais en fin d’après-midi à plonger dans une benne à ordures à Evergreen Harbor... J’espérais bien trouver ici quelques objets dont d’autres sims s’étaient séparés. 


    Pouah ! Mais quelle odeur immonde ! Heureusement que personne ne m’a vue. J’empochai très vite mes petites trouvailles. 


    Mais c’était raté ! Une drôle de femme aux cheveux roses avait semble-t-il observé mon petit manège. Quelle honte ! Je ne savais plus où me mettre.
    - Vous devriez plutôt chercher un travail, ma jolie. Ce serait un peu plus respectable que faire les poubelles.
    Non mais de quoi je me mêle ! 


    Je repris illico contenance :
    - J’ai perdu une boucle d’oreille de grande valeur.
    - Et vous la cherchiez dans une benne ? 


    Je m’étais alors éloignée sans lui répondre. L’opprobre était tombée sur moi...
    Cette semaine-là, je découvris les stands de nourriture. Ils étaient les bienvenus dans ma nouvelle vie où une cuisine n’était pour le moment pas d’actualité. 


    J’y mangeais souvent la même chose, des frites la plupart du temps, car c’est ce qu’il y avait de moins cher. J’avais même noué une relation sympathique avec Paka, la serveuse, qui devait posséder la plupart des stands de la ville. Où que j’aille, je l’y croisais. 


    Ma vie n’était pas très glorieuse mais je commençais à m’y habituer, tout comme fouiller les bennes à ordures faisaient partie de mon quotidien. Je ne sentais presque plus les mauvaises odeurs et mes plongées dans la benne étaient chaque fois plus acrobatiques. 


    Le soir, j’allais boire un verre « aux Pattes Salées », le bar de mon quartier, pour oublier mes dures journées. J’y avais rencontré pas mal de monde et lié connaissance avec des personnes toutes plus sympathiques les unes que les autres. Nous nous retrouvions chaque soir dans une ambiance détendue et bon enfant, et cette vie sociale me plaisait beaucoup. 


    J’avais également investi la Galerie Casbah. Je me rendais souvent autrefois au Centre artistique de San Myshuno pour y admirer ses fabuleuses œuvres d’art. Aujourd’hui, j’y apprenais à bricoler et à fabriquer toutes sortes de petits objets dans l’espoir de les vendre. Le fait-main était à la mode, autant donc en profiter. 


    La Galerie Casbah était également devenue ma chambre à coucher. Leurs bancs étaient très confortables et c’est ici que je dormais le mieux. 


    Au petit matin, j’allais prendre ma douche dans les vestiaires de la salle de sport du Quartier Chic. Il y avait tout ce qu’il fallait pour me redonner un aspect frais et dispo. 


    Je m’étais également mise à la pêche car, chaque jour après mon passage dans les sanitaires du « Septième Ciel », je filais chez moi pour m’occuper de mes plantes qui semblaient avoir beaucoup de mal à pousser. Je me disais que le poisson ferait un bel engrais, à moins que ces graines trouvées au fin fond des poubelles n’aient perdu leur pouvoir de germination... 


    Je commençais à m’inquiéter un peu... Je découvrais le jardinage mais je me demandais si je faisais vraiment tout ce qu’il fallait pour que ces plants sortent de terre.
    Ce jour-là, après m’être une fois de plus agenouillée dans la terre avec les cheveux me tombant sur le visage, je décidai de les nouer en deux tresses. Cette nouvelle coiffure serait plus adaptée à mes occupations actuelles. 


    Je me rendis ensuite au Food Truck du port pour y prendre mon petit déjeuner, comme je le faisais tous les matins.


    Spoiler
    Le food truck est une création de @chipiecyrano téléchargeable sur la galerie. Merci Chipie ! 😘

    Puis mes économies me permirent d’acheter cette table de vente et je pus organiser ma première brocante à San Myshuno. Je vendis tout ce que j’avais amené ! J’étais vraiment très fière de moi, sauf que j’ai failli attraper une insolation à rester ainsi tête nue une bonne partie de la journée. 


    Pour la brocante suivante, je ne me fis pas avoir. Je troquai mon superbe collier de perles roses contre un petit chapeau, rose lui aussi. J’étais en pleine forme pour commencer ma journée et mes ventes furent hautement satisfaisantes. 


    Ces deux vide-greniers me permirent d’investir dans un lit ainsi que dans une ruche et un élevage de criquet. Certains fermiers du coin avaient été pour moi de précieux conseillers : je pourrais vendre mon propre miel ainsi que du bio-carburant, très en vogue en ce moment. Merci à mon petit bar préféré qui m’a permis de rencontrer ces gens-là ! Je vais pouvoir avancer. Et, vous avez vu ? mes plantes ont finalement bien poussé ! 


    Je découvris avec grand plaisir, la joie nouvelle de nouer des liens avec des abeilles. Je n’aurais jamais pensé faire cela un jour mais l’expérience était fabuleuse. Cette vie campagnarde commençait à me plaire et j’avais bien fait de troquer cet après-midi le reste de mes bijoux contre une nouvelle garde-robe ! 


    Je dormis ce soir-là dans ma maison et dans mon lit. Terminées les nuits au Centre artistique. Mon lit n’était assurément pas très confortable mais j’étais chez moi.
    Ah, et j’ai tourné la roue des aléas. J’avais la possibilité de vendre les graines présentes dans mon inventaire mais comme je n’en ai pas... et bien, pas de vente ! 


    Un soir, en me promenant sur la plage, je fis la connaissance d’Yvon. 


    C’était un garçon charmant et il partageait le même amour de la nature que moi. Nous étions voisins. Il habitait une petite maison, juste derrière la mienne. Nous étions simplement séparés par un bosquet d’arbres. 


    Ma vie continuait doucement de filer et mon existence de riche héritière semblait bien loin de moi à présent. J’avais mon petit train-train bien organisé : Les bennes, les brocantes... 


    D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle a à me regarder aussi dédaigneusement celle-là ! Fiche le camp, Brittany ! En plus, elle n’a rien acheté... Ah, les stars !

    Donc je disais, mon petit train-train, avec aussi l’amélioration de ma compétence bricolage et la fabrication d’objets.
    Mais qu’est-ce qu’ils viennent m’embêter, ces indésirables. Ils ne voient pas que je suis en train de travailler sur une sculpture ?! 


    Et puis, le petit déj’ du matin au food truck de Stéphanie ! Ce jour-là, je retombais sur Yvon qui, sans le vouloir avait failli me passer devant. 


    Nous nous sommes assis ensemble et avons continué à discuter bien après que nos cafés et viennoiseries furent débarrassés.
    Je lui ai raconté les circonstances de mon arrivée à Brindleton Bay et les difficultés que j’avais à m’en sortir. 


    Yvon trouvait que j’avais une chance inouïe de pouvoir repartir ainsi à zéro. Il estimait que ce que j’aurais réussi à faire, je ne le devrais qu’à moi-même et il m’encourageait vivement à ne pas baisser les bras. 


    Il avait tellement raison ! La vie que j’avais avant, ce n’est pas moi qui me l’étais construite. Je la tenais de mes parents. Celle-là serait la mienne et je ferai tout pour la réussir.
    J’avais parfois des hauts et des bas mais cette conversation m’avait ranimée. Je retrousserai mes manches et j’y arriverai.
    J’étais d’autant plus joyeuse qu’Yvon m’avait invitée à prendre un verre avec lui le lendemain soir aux Pattes Salées. 


    Mes dernières brocantes m’avaient permis de faire réparer le mur effondré de la bâtisse et d’installer une porte d’entrée digne de ce nom. J’avais également une salle de bain avec douche et lavabo, un petit salon et une kitchenette. Enfin, ces termes sont un peu pompeux au vu du mobilier réellement installé mais il a le mérite d’habiller un peu l’intérieur de ma bâtisse. 


    J’ai aussi acheté quelques livres et je pris rapidement goût à la lecture d’un bon roman avant d’aller me coucher, tout en pensant à mon prochain rendez-vous avec Yvon. 


    Ma vie sociale commençait vraiment à s’améliorer. J’avais bien sûr tous mes copains des Pattes Salées mais j’avais surtout lié une belle amitié avec Elsa Moreau, une jeune femme hyper-écolo, qui attendait son troisième enfant.
    Nous avions sympathisé tout de suite et, en fervente partisane de l’écologie, elle approuvait mes incursions quotidiennes dans les poubelles ! Elle me donna également de précieux tuyaux pour le jardin. 


    Ce jour-là, elle m’initia aux batailles de bombes à eau. Qu’est-ce que nous avons rigolé ! Pourtant, il y a quelques temps, je n’aurais jamais envisagé autant m’amuser de choses aussi simples. 


    J’étais vraiment heureuse qu’une fille comme Elsa m’ait accordé son amitié. 


    Mon rendez-vous avec Yvon avait été magnifique. Nous nous étions isolés sur la petite terrasse des « Pattes Salées » et avions passé la soirée à rire et à discuter. Nous avions beaucoup de points communs et sa compagnie était vraiment agréable. 


    Plus je le regardais, et plus je sentais mon cœur s’envoler. Je me sentais très bien avec lui et je n’avais pas envie de partir. 


    Yvon m’avait raccompagnée jusqu’à la ferme. En voyant mon terrain qu’il n’avait pas imaginé si grand, il s’extasia et me fit part de quelques idées qui me semblaient bien irréalisables pour le moment. 


    Il ne voyait que le potentiel du terrain, pas mes maigres revenus. Mais ce n’est qu’une question de temps, disait-il. Tu pourras faire de grandes choses. Son enthousiasme était presque contagieux. 


    Il m’emmena aux limites de mon terrain et me fit réaliser à quel point j’avais de la chance de vivre dans un cadre pareil. Il me proposa également son aide. « Je serai là chaque fois que tu en auras besoin, Capucine ». 


    Je l’ai écouté parler d’une grange, d’un moulin, et même d’une étable ! C’était fou car je visualisais très bien tout ce qu’il me racontait et ses idées me correspondaient parfaitement. 


    Lorsqu’il partit, j’avais le cœur lourd. J’avais l’impression que j’étais en train de tomber amoureuse alors que je m’étais juré de ne plus faire entrer personne dans ma vie, sentimentalement parlant. J’avais trop souffert de ma dernière expérience. 


    Ce soir, j’allais bricoler pour chasser toutes ces pensées de mon esprit. Je venais d’investir dans un établi et je comptais bien le rentabiliser en y fabriquant quelques meubles. Mes dernières ventes avaient été fructueuses et j’avais pu faire installer une petite porte qui donnait côté jardin. 


    Je commençais à prendre goût à toutes ces brocantes qui voyaient, à leur suite, ma vie s’améliorer un peu plus et j’avais même commencé à vendre mon propre miel. 


    Mes petites abeilles m’en fournissaient régulièrement et bien que sa qualité fut encore médiocre, j’arrivais toujours à le vendre. 


    Ma vie de fermière était trépidante et, parfois harassante mais je me fis un plaisir d’accepter l’invitation d’Elsa voulut m’offrir le thé cet après-midi-là. Je fis la connaissance de son mari Jérôme et de sa fille Claire. Claire avait un jumeau, Hugo, qui n’était pas chez eux ce jour-là.
    Je passai un merveilleux après-midi en leur compagnie et je reconnais que cela m’avait fait le plus grand bien de faire un petit break dans mon aventure campagnarde. 


    Les invitations d’Yvon se succédaient et je passais presque toutes mes soirées avec lui. 


    Mais cette fois-là fut différente... Cela se produisit au moment où nous allions quitter le bar. J’avais naturellement pris son bras et nos regards se croisèrent... 


    Puis nous sommes restés là, à nous regarder un instant sans mot dire, par peur, sans doute, de gâcher la magie qui venait de s’installer. 


    Il avait alors pris ma main puis nous avions marché jusqu’à son vieux pick-up, toujours sans parler. Je l’avais vu sourire en conduisant. Il me déposa devant chez moi puis me raccompagna jusqu’à la porte. Ses lèvres effleurèrent ma joue sans que je ne m’y attendisse et je tressaillis sans le vouloir. 


    Il recula d’un pas et me dit de sa voix chaude et grave.
    - Je suis navré. Je ne pensais pas te heurter. Je n’aurais pas dû... 


    - Si, si... C’est juste que je ne m’y attendais pas !
    Mais qu’est-ce que je pouvais être idiote, parfois ! 


    Il m’embrassa une nouvelle fois puis s’écarta en me regardant avec un sourire bienveillant :
    - Cette fois, tu étais préparée, n’est-ce pas ! 


    Il s’en alla en me disant à demain. Je l’avais laissé entrer dans ma vie et mes résolutions ne tenaient plus... Yvon... Cette fois, j’étais certaine d’être éperdument amoureuse de lui. 

    Je repensai à cette soirée en me rendant au food-truck de Stéphanie le lendemain matin. 

    ... puis en étrennant ma nouvelle station de pétillerie, qui semblait ne vouloir donner que des jus au goût suspect... 


    ... ou encore en mangeant mon premier repas à table, ce midi-là. J’étais fière de la table et des chaises que j’avais fabriquée à la sueur de mon front. 


    Je venais de terminer ma vaisselle lorsqu’on frappa à la porte. Je n’avais jamais de visite, aussi je m’empressai d’aller ouvrir... Yvon se tenait devant moi.
    - Tu ne m’invites pas à entrer ? 


    Et bien... c’est que... comment dire ? Mon intérieur n’est pas franchement prévu pour accueillir du monde... Ton opinion de moi risquerait d’en prendre un coup ! 


    Mais il s’en moquait, Yvon ! Je lui avais juste manquée et il voulait me voir, tout simplement. Alors je le fis entrer.
    - Ce n’est pas beau à voir, je te préviens !
    - Ça ne peut pas être pire que chez moi ! me répondit-il en essayant de me rassurer. 


    Mais lorsqu’il franchit le pas de la porte, je crois qu’il comprit... Il n’avait sans doute pas mesuré l’ampleur de la situation. Je l’entendis murmurer « ah oui... ». 


    Je t’avais prévenu pourtant !
    Je tentai de lui expliquer que ceci n’était rien et que ce qu’il voyait était le grand luxe par rapport à ce qu’il y avait avant. 


    - Tu es une femme comme on en fait plus, m’avait-il dit. 


    Il avait pris mes mains et avait salué ma volonté et mon courage. Puis il avait prononcé des mots... de jolis mots à mon encontre... Je crois avoir entendu « amour » mais je ne suis plus sûre... 


    Mes oreilles bourdonnaient, mon cœur s’emballait... Je me souviens qu’il a embrassé mes lèvres et que je ne l’avais pas repoussé. 


    Cela s’était passé très vite. Des mots, des regards, un contact physique... Je ne sais même plus comment nous en étions arrivés là. 


    Mais nous y étions arrivés le plus naturellement du monde. 


    Yvon passait de plus en plus souvent à la maison Nous cracottions... 


    Nous cracottions encore...


    Certaines fois, il passait les nuits chez moi et j’adorais le regarder dormir avant d’aller prendre l’air pour voir le jour se lever. Le travail à la ferme m’avait astreinte à me lever très tôt et j’en appréciais que davantage la beauté de la nature. 


    Yvon me disait qu’il m’aimait. Je n’arrivais pas à lui répondre de même car j’avais encore une peur irrationnelle de l’abandon, et donc de l'amour. 


    Mais j’étais heureuse, fabuleusement heureuse ! 


    Alors, je lui montrai mon amour en lui donnant un jeu de clés de la bâtisse. Il n’en avait pas vraiment besoin puisque je laissais toujours ma porte ouverte, mais je trouvais le geste symbolique. 


    Ce soir-là, il était arrivé alors que je préparais une salade avec les premières tomates de mon jardin. Nous cracottâmes, bien évidemment avant le dîner ! L’émotion des retrouvailles même si nous nous étions quittés quelques heures avant. Heureusement, le dîner était froid. 


    Nous dégustâmes ma fabuleuse salade en amoureux et fûmes d’accord pour dire que mes tomates étaient succulentes. 


    Le reste de la soirée se passa dans mon salon "hyper cosy", à discuter à bâtons rompus... 


    ... jusqu’à ce que la conversation prenne une autre tournure... 


    C’était toujours ainsi avec Yvon. Je crois que je l’aimais autant qu’il m’aimait. 


    Cette fois-là, je m’étais assoupie et, en me réveillant, je le trouvai en train de débarrasser les vestiges de notre repas. 


    Il se mit même à faire la vaisselle malgré mes supplications gênées :
    - Je suis tous les jours chez toi, je peux bien participer aux tâches, non ? 


    - Et puis, j’espère que tu me considères plus qu’un simple invité, parce que j’ai quelque chose de très sérieux à te demander.
    Ah bon ? Tu veux me demander un truc sérieux ? 


    Il s’était agenouillé puis avait dit d’un ton léger :
    - Fais abstraction de l’évier, s’il te plait. Je sais que l’endroit n’est pas idéal mais je t’aime et pour moi, tous les endroits se valent ! Ecoute seulement ce que j’ai à te dire. 


    J’avais écouté. Mais d’où avait-il sorti la bague ? du frigo ? C’était la plus belle demande en mariage que je n’avais jamais eue et tous les éviers du monde me la rappelleraient. 


    Les mots d’Yvon faisaient écho à mon cœur et me transportaient de joie. 


    Son amour était véritable et sincère, je le sentais... Rien à voir avec ce que j’avais vécu auparavant et qui ressemblait davantage à un arrangement qu'à de l'amour. 


    Nous nous embrassâmes et il posa ma main sur son cœur. 


    - Et la ferme ? lui demandai-je alors, je ne veux pas l’abandonner.
    - La ferme, ce sera toi et moi, ensemble. 


    Je ne vous fais pas un dessin sur la façon dont nous avons fini notre soirée, n’est-ce pas ? Nous étions un samedi soir, dernier jour de l’été et j’étais à nouveau fiancée. 

    A suivre 🙂

    Voici maintenant les progrès de Capucine :

    Spoiler
    Aspiration Botaniste indépendant 1/4

    Compétences :
    Jardinage : 4
    Dressage : 0
    Pétillerie : 1
    Bricolage : 7
    Pêche : 5

    Les espaces à posséder :
    - un bâtiment d’habitation (avec deux chambres au minimum) : NON (une seule chambre)
    - une étable et un pâturage attenant pour vos « vaches » : NON
    - une grange pour ranger votre matériel : NON
    - un potager pour planter vos légumes et vos herbes aromatiques : PRESQUE
    - un verger : PRESQUE
    - un moulin (non fonctionnel, mais qui accueillera une éolienne) : NON

    Les plantations à posséder :
    5 légumes : OUI 5/5 (ou si 6/5 tout dépend si les épinards sont comptés comme légumes ou comme herbe)
    5 fruits : OUI 6/5
    5 herbes aromatiques : NON 3/5 (ou si 4/5 tout dépend si les épinards sont comptés comme légumes ou comme herbe)

    Les animaux à posséder :
    Un chien : NON
    Un chat : NON
    Des abeilles dans deux ruches : NON 1/2
    Des insectes dans deux paradis des bestioles : NON 1/2
    Deux plantes-vaches (créées à partir de greffes) : NON


    Trésorerie à la fin de la semaine : 235 §
    Roue des Aléas de la semaine : Vente des lots de graines (il n’y en avait pas dans l’inventaire, donc ni perte, ni profit ! ) 

    Voici la ferme à la fin de cette première semaine :

    Spoiler

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