Forum Discussion
Fanfandefrance
10 years agoSeasoned Ace
@pythonroux , @idjya , @magicsismic , @ad7211 je prends note de votre intérêt pour les filles en rose. Un chapitre était déjà prévu, mais votre curiosité mérite récompense, alors je vais vous en préparer un aux petits oignons ! z'êtes pas sympas, du coup elles vont morfler ! >:)
Le Campement Cépagagné
(23 bis - édition spéciale guimauve)
Dès le lendemain de son adoversaire, j'essayais de détourner l'attention de ma petite fille devenue grande de qui-vous-savez.
Une bonne partie d'échecs à bâtons rompus me semblait être un subterfuge suffisant.
Que nenni ! Cerise passait son temps à surveiller le perron dans l'espoir de voir arriver qui-vous-savez.
J'en profitais pour tricher honteusement. Mais que voulez-vous, elle était sacrément bonne à ce jeu-là, et mon ego de mère bac +10 en compétence logique en prenait un sale coup! Donc, tous les coups m'étaient permis!
"Tu crois qu'il sait que j'ai grandi?"
"Il le saura bien assez tôt ma puce. Et laisse-lui un peu le temps de se faire à l'idée hein..."
N'écoutant que mes bons conseils, Cerise prit donc son mal en patience. Elle essaya de se changer les idées en s'adonnant à son loisir favori, la lecture, cherchant quelque moyen de s'évader et d'oublier que son petit coeur battait la chamade pour qui-vous-savez.
Une semaine passa sans que Noël donne signe de vie. Ses frères étaient venus à la maison à deux reprises, mais ils étaient restés très laconiques sur les raisons qui le tenaient loin du campement...
Ma petite fille était triste, et j'espérais secrètement que Noël allait bouger son petit cul au plus vite, parce que là, j'étais à deux doigts d'aller le chercher par la peau des fesses. J'suis patiente, mais pas pour ma fille...
*************************************************************
M****, je suis sûr qu'ils parlent encore d'elle et que dans cinq minutes ils vont rappliquer pour me dire que je me comporte comme un enfoiré. Je savais bien que j'aurais pas dû leur en parler, mais ces deux-là, quand ils ont décidé de vous tirer les vers du nez, c'est deux pittbulls!
Et puis quoi, qu'est-ce que je lui dois moi à cette morveuse haute comme trois pommes qui décrète un beau jour que je suis l'homme de sa vie, que je suis gentil, mignon ? Non mais où est-ce qu'elle a vu que je faisais dans le roman à l'eau de rose !
Purée, j'suis dans la mouise là ! J'ose même plus aller au campement de peur de la croiser et de devoir lui dire qu'elle attend pour rien.
J'suis pas le mec qu'elle voudrait que je sois, alors qu'on me lâche un peu les bottines avec c't'histoire!
Et puis au bout d'une semaine, j'ai vu débouler sa mère! 'tain j'ai flippé comme un fou! J'étais en panique totale là! J'étais sûr qu'elle était venue pour me couper les roubignoles.
Et finalement, ben non, contrairement à moi, elle est restée super zen:
"Ecoute Noël, je ne sais pas ce qui se passe avec Cerise, et je veux pas le savoir, c'est une histoire entre elle et toi. Mais il faut que tu arrêtes de te comporter comme un merdeux et que tu ailles la voir pour mettre tout ça au clair. Elle a le droit de savoir pourquoi tu te tiens si loin d'elle. Alors évite de te la jouer comme un gros lâche et abrège ses souffrances. Fais-le pour la petite fille qui a osé te regarder droit dans les yeux pour te dire tout le bien qu'elle pensait de toi."
Et je suis resté planté là, comme un c**...
Quand tout va mal, c'est là que je viens, dans cette petite oasis de tranquillité à l'écart de tout. J'y passe des heures à observer les nuages ou les étoiles, à m'interroger sur l'utilité de continuer à vivre dans ce monde qui n'a plus rien de bon à nous offrir...
Mais depuis quelques jours, mon esprit était pollué par Cerise. Mon regard se perdait dans le vide et je revoyais cette petite frimousse souriante me dire que j'étais un mec bien, mignon et gentil, et qu'elle m'aimerait encore quand elle aurait perdu ses tresses d'enfant. C'était super attendrissant, et j'vous avoue qu'elle a bien failli m'avoir le temps d'un sourire... mais j'suis pas un mec qui s'attendrit... C'est dangereux de s'attendrir...
Cependant sa mère avait raison, je devais faire face et aller lui parler... j'suis pas un mec pour elle, mais j'suis pas un lâche!
Alors j'ai pris mon courage à deux mains et je suis parti, bien résolu à régler cette histoire une bonne fois pour toute.
J'ai décidé de rejoindre toute la bande là où ils avaient l'habitude de se retrouver après les cours de Bertrand. C'était mieux que je la retrouve au milieu des autres... enfin, je crois!
Quand je suis arrivé, ils étaient tous occupés à jouer au fer à cheval, mais pas elle. Je l'ai reconnue au premier coup d'oeil. Elle m'a regardé m'approcher en silence, les yeux écarquillés, sans dire un mot.
Oh la vache, qu'est-ce qu'elle était belle!
"Bonjour Cerise... on... on va faire un tour par-là ? J'voudrais te parler."
On est descendu à la rivière, en silence toujours. J'en menais vraiment pas large. J'avais un mal de chien à soutenir son grand regard de biche aux abois....
... mais j'étais là pour lui dire la vérité, et tant pis si je passais pour le derniers des salopards!
"Ecoute Cerise, je me souviens très bien ce que tu m'as dit quand t'étais loupiote. C'était mignon tout plein, j'te jure que ça m'a touché que tu penses ça de moi. Mais... mais... je ne peux pas te laisser croire que je suis le mec de tes rêves! T'es mignonne comme tout... j'veux dire... non, en fait t'es carrément magnifique... et je suis sûr que tu trouveras un autre mec bien meilleur pour toi dans le campement. Parce que tu vois, je crois pas en ces foutaises de romance Cerise, pas dans ce monde dégénéré où seule compte la survie. Je sais même pas pourquoi vous vous évertuez tous à croire qu'il y a quelque chose à repeupler alors qu'on a toujours aucune idée de comment arrêter cette épidémie, alors qu'une horde de zombies peut à n'importe quel moment remettre les compteurs à zéro... On ne va nulle part Cerise, on avance pour rien... Et je ne veux pas me raccrocher à un espoir qui n'existe que dans tes rêves. Je suis désolé ! Dans un autre monde j'aurais adoré t'aimer, mais là je peux pas... je peux pas..."
Et je suis parti... elle n'a pas dit un mot, mais j'ai vu tout le mal que je lui ai fait dans son regard! M**** !
******************************************************************
L'autre soir, Charlotte est passée me voir, complètement désespérée. Elle voulait me parler de Noël et de Cerise.
J'avais bien compris qu'il se passait quelque chose de sérieux entre ces deux-là. Je le connais bien mon fiston, quand ça va mal ça se voit immédiatement. Il a toujours été taciturne Noël, c'est dans son tempérament. Mais là, je le trouvais carrément miné, malheureux, et les confidences de ses frères m'avaient ouverts les yeux sur les raisons de sa mélancolie.
Charlotte est venue me rapporter ce que Noël avait dit à sa fille pour la tenir à distance.
"Mais qu'est-ce qu'il faut pas entendre comme foutaises! Il est raide dingue de ta fille ma cocotte, j'en mettrai ma guitare au feu. Tu sais, Noël c'est un poète: depuis tout petit il se pose des questions existentielles sur tout, la vie, la mort, la nature, le cosmos... il lit trop de bouquins ce petit, ça lui est monté au capuchon je crois! Ecoute, je vais essayer d'en discuter avec lui pour lui remettre la tête sur les épaules et les pieds au sol. J'te promets rien hein, parce que question entêtement, il a de qui tenir, mais c'est aussi un grand sensible, il saura entendre ce que j'ai à lui dire. Allez, t'inquiète ma poulette, ils vont nous faire de beaux petits marmots ces deux-là!"
Le soir même, je trouvai mon fiston le regard perdu dans les flammes, pensif... à l'ouest quoi ! Je sautai sur l'occas', faut battre lefiston fer quand il est chaud.
"Je suis au courant pour toutes les âneries que t'es allé déblatérer à la petite Graal. Et je comprends pourquoi tu as peur de te laisser prendre dans ses filets... mais j'te l'dis tout net mon grand, tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'au coude..."
"Sans déc' maman ! Non mais c'est vrai quoi, c'est pas comme si on vivait pas dans un monde merdique où on peut s'faire bouffer matin, midi et soir. C'est pas comme si demain on pouvait se retrouver sur la route à fuir le danger... Nan, t'as raison maman, je vois pas pourquoi j'ai des idées morbides, tout va aller tellement mieux dès que je lui aurais roulé une pelle et que je lui aurais dit combien je la trouve craquante, et intelligente, et..."
"Hé ho, sur un autre ton hein ! Si j'te dis que tu te goures, c'est que tu te goures ! On va quelque part mon grand, c'est juste qu'on sait pas encore où! Tu sais, j'ai flippé ma race quand j'ai su que j'étais enceinte, et j'ai re-flippé ma race quand j'vous ai pondu tous les trois. Moi aussi j'ai eu peur de ce monde hostile qu'on a dû traverser en se planquant, en se sauvant. Mais on est toujours là, on avance ton père et moi, et vous. Et puis on a trouvé ces gens, on a trouvé un endroit où se poser. Alors oui, c'est encore des tout petits espoirs qui se réalisent, et oui on peut tout perdre demain, mais on doit essayer, faut trouver le courage d'y croire... ta façon de voir les choses Noël, elle est d'une lâcheté sans nom... et j't'ai pas éduqué pour que tu sois lâche. Alors tu vas te reprendre en main et regarder devant, avec Cerise ou sans elle, c'est toi qui vois... mais tu vas avancer ou j'te botte les miches tellement fort que tu vas plus toucher le sol. Tu captes ?"
"J'te promets d'y réfléchir maman. Je t'aime tu sais, j'sais pas c'que j'deviendrais sans toi, sans papa, sans les deux nigauds... sans Cerise..."
Yeahhhh ! mon ego de mère dansait la lambada (rhooo la honte, le répétez à personne ou j'vous botte les miches à vous aussi!). Je crois bien que j'avais visé en plein mil. J'te l'ai retourné comme une crêpe le Noël... même s'il ne le sait pas encore!
******************************************************************
C'est bon, vous avez eu votre dose de guimauve ? Nan ???? Pfiou, pourtant j'y suis pas allée avec le dos de la cuillère hein!
Ah! mais oui, ayé, je sais c'qui vous manque ! Ben faudra patienter encore un tout petit peu que je me remette de mes émotions et que je finisse la narration du patin de vos rêves....
(alors... à suivre... épisode 23 ter prévu pour ce soir... j'voudrais pas être responsable d'une émeute sur le forum!) :p
(23 bis - édition spéciale guimauve)
Dès le lendemain de son adoversaire, j'essayais de détourner l'attention de ma petite fille devenue grande de qui-vous-savez.
Une bonne partie d'échecs à bâtons rompus me semblait être un subterfuge suffisant.
Que nenni ! Cerise passait son temps à surveiller le perron dans l'espoir de voir arriver qui-vous-savez.
J'en profitais pour tricher honteusement. Mais que voulez-vous, elle était sacrément bonne à ce jeu-là, et mon ego de mère bac +10 en compétence logique en prenait un sale coup! Donc, tous les coups m'étaient permis!
"Tu crois qu'il sait que j'ai grandi?"
"Il le saura bien assez tôt ma puce. Et laisse-lui un peu le temps de se faire à l'idée hein..."
N'écoutant que mes bons conseils, Cerise prit donc son mal en patience. Elle essaya de se changer les idées en s'adonnant à son loisir favori, la lecture, cherchant quelque moyen de s'évader et d'oublier que son petit coeur battait la chamade pour qui-vous-savez.
Une semaine passa sans que Noël donne signe de vie. Ses frères étaient venus à la maison à deux reprises, mais ils étaient restés très laconiques sur les raisons qui le tenaient loin du campement...
Ma petite fille était triste, et j'espérais secrètement que Noël allait bouger son petit cul au plus vite, parce que là, j'étais à deux doigts d'aller le chercher par la peau des fesses. J'suis patiente, mais pas pour ma fille...
M****, je suis sûr qu'ils parlent encore d'elle et que dans cinq minutes ils vont rappliquer pour me dire que je me comporte comme un enfoiré. Je savais bien que j'aurais pas dû leur en parler, mais ces deux-là, quand ils ont décidé de vous tirer les vers du nez, c'est deux pittbulls!
Et puis quoi, qu'est-ce que je lui dois moi à cette morveuse haute comme trois pommes qui décrète un beau jour que je suis l'homme de sa vie, que je suis gentil, mignon ? Non mais où est-ce qu'elle a vu que je faisais dans le roman à l'eau de rose !
Purée, j'suis dans la mouise là ! J'ose même plus aller au campement de peur de la croiser et de devoir lui dire qu'elle attend pour rien.
J'suis pas le mec qu'elle voudrait que je sois, alors qu'on me lâche un peu les bottines avec c't'histoire!
Et puis au bout d'une semaine, j'ai vu débouler sa mère! 'tain j'ai flippé comme un fou! J'étais en panique totale là! J'étais sûr qu'elle était venue pour me couper les roubignoles.
Et finalement, ben non, contrairement à moi, elle est restée super zen:
"Ecoute Noël, je ne sais pas ce qui se passe avec Cerise, et je veux pas le savoir, c'est une histoire entre elle et toi. Mais il faut que tu arrêtes de te comporter comme un merdeux et que tu ailles la voir pour mettre tout ça au clair. Elle a le droit de savoir pourquoi tu te tiens si loin d'elle. Alors évite de te la jouer comme un gros lâche et abrège ses souffrances. Fais-le pour la petite fille qui a osé te regarder droit dans les yeux pour te dire tout le bien qu'elle pensait de toi."
Et je suis resté planté là, comme un c**...
Quand tout va mal, c'est là que je viens, dans cette petite oasis de tranquillité à l'écart de tout. J'y passe des heures à observer les nuages ou les étoiles, à m'interroger sur l'utilité de continuer à vivre dans ce monde qui n'a plus rien de bon à nous offrir...
Mais depuis quelques jours, mon esprit était pollué par Cerise. Mon regard se perdait dans le vide et je revoyais cette petite frimousse souriante me dire que j'étais un mec bien, mignon et gentil, et qu'elle m'aimerait encore quand elle aurait perdu ses tresses d'enfant. C'était super attendrissant, et j'vous avoue qu'elle a bien failli m'avoir le temps d'un sourire... mais j'suis pas un mec qui s'attendrit... C'est dangereux de s'attendrir...
Cependant sa mère avait raison, je devais faire face et aller lui parler... j'suis pas un mec pour elle, mais j'suis pas un lâche!
Alors j'ai pris mon courage à deux mains et je suis parti, bien résolu à régler cette histoire une bonne fois pour toute.
J'ai décidé de rejoindre toute la bande là où ils avaient l'habitude de se retrouver après les cours de Bertrand. C'était mieux que je la retrouve au milieu des autres... enfin, je crois!
Quand je suis arrivé, ils étaient tous occupés à jouer au fer à cheval, mais pas elle. Je l'ai reconnue au premier coup d'oeil. Elle m'a regardé m'approcher en silence, les yeux écarquillés, sans dire un mot.
Oh la vache, qu'est-ce qu'elle était belle!
"Bonjour Cerise... on... on va faire un tour par-là ? J'voudrais te parler."
On est descendu à la rivière, en silence toujours. J'en menais vraiment pas large. J'avais un mal de chien à soutenir son grand regard de biche aux abois....
... mais j'étais là pour lui dire la vérité, et tant pis si je passais pour le derniers des salopards!
"Ecoute Cerise, je me souviens très bien ce que tu m'as dit quand t'étais loupiote. C'était mignon tout plein, j'te jure que ça m'a touché que tu penses ça de moi. Mais... mais... je ne peux pas te laisser croire que je suis le mec de tes rêves! T'es mignonne comme tout... j'veux dire... non, en fait t'es carrément magnifique... et je suis sûr que tu trouveras un autre mec bien meilleur pour toi dans le campement. Parce que tu vois, je crois pas en ces foutaises de romance Cerise, pas dans ce monde dégénéré où seule compte la survie. Je sais même pas pourquoi vous vous évertuez tous à croire qu'il y a quelque chose à repeupler alors qu'on a toujours aucune idée de comment arrêter cette épidémie, alors qu'une horde de zombies peut à n'importe quel moment remettre les compteurs à zéro... On ne va nulle part Cerise, on avance pour rien... Et je ne veux pas me raccrocher à un espoir qui n'existe que dans tes rêves. Je suis désolé ! Dans un autre monde j'aurais adoré t'aimer, mais là je peux pas... je peux pas..."
Et je suis parti... elle n'a pas dit un mot, mais j'ai vu tout le mal que je lui ai fait dans son regard! M**** !
L'autre soir, Charlotte est passée me voir, complètement désespérée. Elle voulait me parler de Noël et de Cerise.
J'avais bien compris qu'il se passait quelque chose de sérieux entre ces deux-là. Je le connais bien mon fiston, quand ça va mal ça se voit immédiatement. Il a toujours été taciturne Noël, c'est dans son tempérament. Mais là, je le trouvais carrément miné, malheureux, et les confidences de ses frères m'avaient ouverts les yeux sur les raisons de sa mélancolie.
Charlotte est venue me rapporter ce que Noël avait dit à sa fille pour la tenir à distance.
"Mais qu'est-ce qu'il faut pas entendre comme foutaises! Il est raide dingue de ta fille ma cocotte, j'en mettrai ma guitare au feu. Tu sais, Noël c'est un poète: depuis tout petit il se pose des questions existentielles sur tout, la vie, la mort, la nature, le cosmos... il lit trop de bouquins ce petit, ça lui est monté au capuchon je crois! Ecoute, je vais essayer d'en discuter avec lui pour lui remettre la tête sur les épaules et les pieds au sol. J'te promets rien hein, parce que question entêtement, il a de qui tenir, mais c'est aussi un grand sensible, il saura entendre ce que j'ai à lui dire. Allez, t'inquiète ma poulette, ils vont nous faire de beaux petits marmots ces deux-là!"
Le soir même, je trouvai mon fiston le regard perdu dans les flammes, pensif... à l'ouest quoi ! Je sautai sur l'occas', faut battre le
"Je suis au courant pour toutes les âneries que t'es allé déblatérer à la petite Graal. Et je comprends pourquoi tu as peur de te laisser prendre dans ses filets... mais j'te l'dis tout net mon grand, tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'au coude..."
"Sans déc' maman ! Non mais c'est vrai quoi, c'est pas comme si on vivait pas dans un monde merdique où on peut s'faire bouffer matin, midi et soir. C'est pas comme si demain on pouvait se retrouver sur la route à fuir le danger... Nan, t'as raison maman, je vois pas pourquoi j'ai des idées morbides, tout va aller tellement mieux dès que je lui aurais roulé une pelle et que je lui aurais dit combien je la trouve craquante, et intelligente, et..."
"Hé ho, sur un autre ton hein ! Si j'te dis que tu te goures, c'est que tu te goures ! On va quelque part mon grand, c'est juste qu'on sait pas encore où! Tu sais, j'ai flippé ma race quand j'ai su que j'étais enceinte, et j'ai re-flippé ma race quand j'vous ai pondu tous les trois. Moi aussi j'ai eu peur de ce monde hostile qu'on a dû traverser en se planquant, en se sauvant. Mais on est toujours là, on avance ton père et moi, et vous. Et puis on a trouvé ces gens, on a trouvé un endroit où se poser. Alors oui, c'est encore des tout petits espoirs qui se réalisent, et oui on peut tout perdre demain, mais on doit essayer, faut trouver le courage d'y croire... ta façon de voir les choses Noël, elle est d'une lâcheté sans nom... et j't'ai pas éduqué pour que tu sois lâche. Alors tu vas te reprendre en main et regarder devant, avec Cerise ou sans elle, c'est toi qui vois... mais tu vas avancer ou j'te botte les miches tellement fort que tu vas plus toucher le sol. Tu captes ?"
"J'te promets d'y réfléchir maman. Je t'aime tu sais, j'sais pas c'que j'deviendrais sans toi, sans papa, sans les deux nigauds... sans Cerise..."
Yeahhhh ! mon ego de mère dansait la lambada (rhooo la honte, le répétez à personne ou j'vous botte les miches à vous aussi!). Je crois bien que j'avais visé en plein mil. J'te l'ai retourné comme une crêpe le Noël... même s'il ne le sait pas encore!
C'est bon, vous avez eu votre dose de guimauve ? Nan ???? Pfiou, pourtant j'y suis pas allée avec le dos de la cuillère hein!
Ah! mais oui, ayé, je sais c'qui vous manque ! Ben faudra patienter encore un tout petit peu que je me remette de mes émotions et que je finisse la narration du patin de vos rêves....
(alors... à suivre... épisode 23 ter prévu pour ce soir... j'voudrais pas être responsable d'une émeute sur le forum!) :p