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Fanfandefrance
10 years agoSeasoned Ace
@NOOGATINE , @idjya , ça tombe bien, c'est pour maintenant, faites péter le pop-corn! :)
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Le Campement Cépagagné (27 bis)
Comment ça j'ai ma tête des sales jours !!!
Alors premio, j'ai pas encore pris mon café du matin!
Deuzio, sachez que j'accuse le coup comme je peux hein. Mes enfants grandissent trop vite. Jules et Madeleine s'apprêtent à lever l'ancre avec un polichinelle dans les bagages, Cerise s'imagine déjà suivre les traces de son frère avec son joli coeur... ça va faire un vide à la maison... pourvu que les jumelles ne poussent pas trop vite, sinon on n'aura pas le temps de dire ouf! qu'on va se retrouver tout seuls comme des vieux c.ons Jean et moi!
Sinon ben... ce matin nous avons eu la confirmation que la greffe des boutures Graal-Duchâteau était un franc succès. Un vrai étalon mon rejeton!
Comme promis, nous avons donc fait appel à quelques copains pour les installer sur un terrain rien qu'à eux... pfiou... ça m'en a fichu un coup!
Angus m'a donné un coup de main pour construire un petit local sanitaire pour offrir un peu de confort à la jeune future-maman. Pour la baignoire, j'ai rien voulu lâcher... fiston devra se débrouiller pour en fabriquer une lui-même. Pas question d'en faire un assisté! Pis de toute façon il est déjà bien avancé dans ses compétences bricolage et logique.
"On est vraiment chez nous Jules? Chez nous, chez nous?"
"Eh oui ma chérie! nous voilà une petite famille de deux et demi! Je sais, ça fait bizarre, mais je suis sûr qu'on va s'en sortir comme des chefs!"
Bien sûr qu'ils vont s'en sortir comme des chefs, comptez sur moi pour y veiller... de plus ou moins loin!
"Ne crois-tu pas qu'il est temps d'en informer papa et maman. Plus nous attendons, plus ardue sera la tâche tu sais!"
"Heu... ouais... demain ça te va ? Moi j'ai besoin de reprendre des forces avant d'affronter ta mère... Maman, tu seras là? Ben... où est-ce qu'elle est passée? Mamaaaaaaannnnnnn..."
Maman, en entendant ça, j'peux vous assurer qu'elle s'est carapatée à mach 3: je crois que j'ai poney demain, ou piscine, ou manucure... j'sais plus très bien. Mais il est hors de question que j'assiste au carnage! Comment ça "mère indigne": non non, je dirais même qu'il est de mon devoir de mère de laisser fiston se forger ses propres armes contre l'adversité.
"Tu crois qu'ils vont s'apercevoir de quelque chose? J'ai déjà pris quelques grammes non?"
"Tout va bien se passer. Tu es magnifique ma chérie!"
Par contre, il était impensable que je ne sache pas comment allait se passer l'entrevue tant redoutée. Le lendemain, c'est donc en tenue de camouflage que je me suis tapie derrière un rocher pourespionner soutenir mon fils moralement... Attention, bleus en approche, tous aux abris!
"Bonjour Madeleine! Jules... Quel magnifique endroit! Ne trouvez-vous pas Bertrand? Puis-je savoir chez qui vous nous avez conviés? Je ne me souviens pas avoir entendu parler d'un quelconque déménagement au campement. Liam et Julie auraient-ils enfin décidé de convoler en justes noces?"
"Pas tout à fait non!"
"Mais dites-moi Madeleine, n'auriez-vous pas pris un peu de poids? Surveillez votre ligne ma fille, il vous faut donner l'exemple à votre jeune frère que j'ai toutes les peines du monde à réfréner dans sa boulimie de guimauves!"
"Ahhhhhhhh... vous avez remarqué mère? Alors, comment vous annoncer la chose... Tout s'est si vite passé voyez-vous!"
"Heu... non je ne vois pas non! Soyez plus claire Madeleine. Depuis quand bafouillez-vous des paroles aussi inintelligibles?"
"Eh bien... chère mère, je suis... enceinte..."
"... ... ... ..."
"Maryvonne? vous vous sentez bien ma chérie?"
"... ... ... ..."
"... et Jules et moi nous sommes mariés... en toute intimité..."
".... mmmmm ...... mmmm ...... mmm... mais... mais comment avez-vous pu nous faire une chose pareille Madeleine?"
"... et nous nous sommes installés ici pour pouvoir fonder la famille dont nous rêvions depuis notre enfance..."
"... bouhouuuhouuuu... mais qu'est-ce que j'ai pu faire pour mériter une telle ignominie ?"
"Je crois qu'elle ne le prend pas très très bien beau-papa! Vous voulez que j'aille lui chercher quelques feuilles de camomille à chiquer pour la détendre?"
"Madeleine, vous rendez-vous compte que vous avez jeté l'opprobre sur notre noble lignée en vous acoquinant de façon aussi peu honorable avec ce petit vaurien qui a volé votre innocence sans aucune considération pour votre réputation ? Ô mon dieu, quelle honte, quelle honte..."
"Mais, maman, il ne m'a rien volé..."
"Il suffit Madeleine! Vous rentrez à la maison avec nous dès maintenant. Votre père et moi tenterons de minimiser les retombées de votre attitude pour le moins insouciante et vous protègerons au mieux de vos vils instincts.."
*********
"Excusez-moi beau-papa, je crois qu'il me faut intervenir là!"
"Faites donc, faites donc jeune homme! Je l'aurais bien fait moi-même, mais il me semble que vous ne manquerez pas de conviction pour exprimer votre mécontentement!"
"Hophophophophop... on se calme belle-maman maintenant ! Vous croyez parler à qui sur ce ton ? Madeleine n'est plus une petite fille, c'est une femme maintenant, MA femme, que j'ai juré de chérir, de protéger et d'aimer jusqu'à mon dernier souffle. Et c'est la mère de MON enfant que je chérirai, protègerai et aimerai au moins tout autant. Alors vous pétez un bon coup et vous vous réjouissez pour nous, sinon le vaurien, je vous promets qu'il vous balance toute habillée dans le lac avec une table de camping attachée autour du cou!"
Ca l'a calmée net la Maryvonne! Si vous aviez vu sa tête! Décomposée qu'elle était, j'ai bien failli en faire pipi de rire derrière mon rocher. Bien joué fiston!
"Mais enfin Bertrand chéri, vous ne pouvez laisser ce garnement..."
"Réfléchissez bien avant de dire une ânerie de plus Mayvonne ! Sachez que pour ma part je me réjouis de cette belle union. Si vous voulez repartir pour ne plus jamais remettre les pieds ici et ne jamais avoir le bonheur de partager la vie de vos petits-enfants, libre à vous d'ouvrir encore une fois votre bouche persifleuse! Mais encore un mot déplacé de votre part et je plie moi-même bagages pour venir m'installer auprès de notre fille."
Arrrrgggghhhh... Bertrand, dans mes bras! Nous érigerons une statue à ton effigie pour que les générations futures se souviennent de ta bravitude!
Le temps que je m'absente pour aller soulager un besoin pressant déclenché par un excès de jubilation, les esprits semblaient s'être calmés. Madeleine essayait tant bien que mal de rassurer sa mère pendant que mon petit Jules remerciait son beau-papa pour son soutien inconditionnel.
"Maman, papa... je suis vraiment désolée si je n'ai pas su me montrer à la hauteur de vos ambitions pour la lignée Duchâteau, mais je ne suis pas désolée de vous dire que je ne regrette rien de tout cela. J'aime profondément Jules, et je ne changerais ma vie pour rien au monde. Alors, sachez que vous serez toujours les bienvenus chez nous à la condition de respecter mes sentiments et mes choix. Je serais la première à être profondément attristée de ne pouvoir partager avec vous les années de bonheur qui nous attendent."
Mon petit Jules a posé un regard admiratif et attendri sur sa dulcinée... et encore une fois, mon coeur de maman a fondu comme neige au soleil. Punaise, ça valait le coup de venir jeter un oeil!
Puis, sans un mot de plus, Bertrand a fait un clin d'oeil à sa fille et s'en est allé, droit comme un "i" et le coeur léger... suivi d'une Maryvonne un peu moins enthousiaste mais néanmoins acquise à sa cause...
"Pfffffiouuuuu... ça c'est fait! Qu'est-ce que tu dirais d'une petite sieste coquine pour nous remettre de nos émotions Mad ?"
"Rhoooooo... Jules! Tu exagères... attendons au moins qu'ils soient sortis de notre terrain... Flûte! Louis est posté devant la tente!"
"J'm'en occupe bébé! Louis, je crois que ta mère envisage de faire un gâteau au chocolat..."
(Episode 27 ter... à suivre... les tribulations des néo-adultes du campement!)
Comment ça j'ai ma tête des sales jours !!!
Alors premio, j'ai pas encore pris mon café du matin!
Deuzio, sachez que j'accuse le coup comme je peux hein. Mes enfants grandissent trop vite. Jules et Madeleine s'apprêtent à lever l'ancre avec un polichinelle dans les bagages, Cerise s'imagine déjà suivre les traces de son frère avec son joli coeur... ça va faire un vide à la maison... pourvu que les jumelles ne poussent pas trop vite, sinon on n'aura pas le temps de dire ouf! qu'on va se retrouver tout seuls comme des vieux c.ons Jean et moi!
Sinon ben... ce matin nous avons eu la confirmation que la greffe des boutures Graal-Duchâteau était un franc succès. Un vrai étalon mon rejeton!
Comme promis, nous avons donc fait appel à quelques copains pour les installer sur un terrain rien qu'à eux... pfiou... ça m'en a fichu un coup!
Angus m'a donné un coup de main pour construire un petit local sanitaire pour offrir un peu de confort à la jeune future-maman. Pour la baignoire, j'ai rien voulu lâcher... fiston devra se débrouiller pour en fabriquer une lui-même. Pas question d'en faire un assisté! Pis de toute façon il est déjà bien avancé dans ses compétences bricolage et logique.
"On est vraiment chez nous Jules? Chez nous, chez nous?"
"Eh oui ma chérie! nous voilà une petite famille de deux et demi! Je sais, ça fait bizarre, mais je suis sûr qu'on va s'en sortir comme des chefs!"
Bien sûr qu'ils vont s'en sortir comme des chefs, comptez sur moi pour y veiller... de plus ou moins loin!
"Ne crois-tu pas qu'il est temps d'en informer papa et maman. Plus nous attendons, plus ardue sera la tâche tu sais!"
"Heu... ouais... demain ça te va ? Moi j'ai besoin de reprendre des forces avant d'affronter ta mère... Maman, tu seras là? Ben... où est-ce qu'elle est passée? Mamaaaaaaannnnnnn..."
Maman, en entendant ça, j'peux vous assurer qu'elle s'est carapatée à mach 3: je crois que j'ai poney demain, ou piscine, ou manucure... j'sais plus très bien. Mais il est hors de question que j'assiste au carnage! Comment ça "mère indigne": non non, je dirais même qu'il est de mon devoir de mère de laisser fiston se forger ses propres armes contre l'adversité.
"Tu crois qu'ils vont s'apercevoir de quelque chose? J'ai déjà pris quelques grammes non?"
"Tout va bien se passer. Tu es magnifique ma chérie!"
Par contre, il était impensable que je ne sache pas comment allait se passer l'entrevue tant redoutée. Le lendemain, c'est donc en tenue de camouflage que je me suis tapie derrière un rocher pour
"Bonjour Madeleine! Jules... Quel magnifique endroit! Ne trouvez-vous pas Bertrand? Puis-je savoir chez qui vous nous avez conviés? Je ne me souviens pas avoir entendu parler d'un quelconque déménagement au campement. Liam et Julie auraient-ils enfin décidé de convoler en justes noces?"
"Pas tout à fait non!"
"Mais dites-moi Madeleine, n'auriez-vous pas pris un peu de poids? Surveillez votre ligne ma fille, il vous faut donner l'exemple à votre jeune frère que j'ai toutes les peines du monde à réfréner dans sa boulimie de guimauves!"
"Ahhhhhhhh... vous avez remarqué mère? Alors, comment vous annoncer la chose... Tout s'est si vite passé voyez-vous!"
"Heu... non je ne vois pas non! Soyez plus claire Madeleine. Depuis quand bafouillez-vous des paroles aussi inintelligibles?"
"Eh bien... chère mère, je suis... enceinte..."
"... ... ... ..."
"Maryvonne? vous vous sentez bien ma chérie?"
"... ... ... ..."
"... et Jules et moi nous sommes mariés... en toute intimité..."
".... mmmmm ...... mmmm ...... mmm... mais... mais comment avez-vous pu nous faire une chose pareille Madeleine?"
"... et nous nous sommes installés ici pour pouvoir fonder la famille dont nous rêvions depuis notre enfance..."
"... bouhouuuhouuuu... mais qu'est-ce que j'ai pu faire pour mériter une telle ignominie ?"
"Je crois qu'elle ne le prend pas très très bien beau-papa! Vous voulez que j'aille lui chercher quelques feuilles de camomille à chiquer pour la détendre?"
"Madeleine, vous rendez-vous compte que vous avez jeté l'opprobre sur notre noble lignée en vous acoquinant de façon aussi peu honorable avec ce petit vaurien qui a volé votre innocence sans aucune considération pour votre réputation ? Ô mon dieu, quelle honte, quelle honte..."
"Mais, maman, il ne m'a rien volé..."
"Il suffit Madeleine! Vous rentrez à la maison avec nous dès maintenant. Votre père et moi tenterons de minimiser les retombées de votre attitude pour le moins insouciante et vous protègerons au mieux de vos vils instincts.."
*********
"Excusez-moi beau-papa, je crois qu'il me faut intervenir là!"
"Faites donc, faites donc jeune homme! Je l'aurais bien fait moi-même, mais il me semble que vous ne manquerez pas de conviction pour exprimer votre mécontentement!"
"Hophophophophop... on se calme belle-maman maintenant ! Vous croyez parler à qui sur ce ton ? Madeleine n'est plus une petite fille, c'est une femme maintenant, MA femme, que j'ai juré de chérir, de protéger et d'aimer jusqu'à mon dernier souffle. Et c'est la mère de MON enfant que je chérirai, protègerai et aimerai au moins tout autant. Alors vous pétez un bon coup et vous vous réjouissez pour nous, sinon le vaurien, je vous promets qu'il vous balance toute habillée dans le lac avec une table de camping attachée autour du cou!"
Ca l'a calmée net la Maryvonne! Si vous aviez vu sa tête! Décomposée qu'elle était, j'ai bien failli en faire pipi de rire derrière mon rocher. Bien joué fiston!
"Mais enfin Bertrand chéri, vous ne pouvez laisser ce garnement..."
"Réfléchissez bien avant de dire une ânerie de plus Mayvonne ! Sachez que pour ma part je me réjouis de cette belle union. Si vous voulez repartir pour ne plus jamais remettre les pieds ici et ne jamais avoir le bonheur de partager la vie de vos petits-enfants, libre à vous d'ouvrir encore une fois votre bouche persifleuse! Mais encore un mot déplacé de votre part et je plie moi-même bagages pour venir m'installer auprès de notre fille."
Arrrrgggghhhh... Bertrand, dans mes bras! Nous érigerons une statue à ton effigie pour que les générations futures se souviennent de ta bravitude!
Le temps que je m'absente pour aller soulager un besoin pressant déclenché par un excès de jubilation, les esprits semblaient s'être calmés. Madeleine essayait tant bien que mal de rassurer sa mère pendant que mon petit Jules remerciait son beau-papa pour son soutien inconditionnel.
"Maman, papa... je suis vraiment désolée si je n'ai pas su me montrer à la hauteur de vos ambitions pour la lignée Duchâteau, mais je ne suis pas désolée de vous dire que je ne regrette rien de tout cela. J'aime profondément Jules, et je ne changerais ma vie pour rien au monde. Alors, sachez que vous serez toujours les bienvenus chez nous à la condition de respecter mes sentiments et mes choix. Je serais la première à être profondément attristée de ne pouvoir partager avec vous les années de bonheur qui nous attendent."
Mon petit Jules a posé un regard admiratif et attendri sur sa dulcinée... et encore une fois, mon coeur de maman a fondu comme neige au soleil. Punaise, ça valait le coup de venir jeter un oeil!
Puis, sans un mot de plus, Bertrand a fait un clin d'oeil à sa fille et s'en est allé, droit comme un "i" et le coeur léger... suivi d'une Maryvonne un peu moins enthousiaste mais néanmoins acquise à sa cause...
"Pfffffiouuuuu... ça c'est fait! Qu'est-ce que tu dirais d'une petite sieste coquine pour nous remettre de nos émotions Mad ?"
"Rhoooooo... Jules! Tu exagères... attendons au moins qu'ils soient sortis de notre terrain... Flûte! Louis est posté devant la tente!"
"J'm'en occupe bébé! Louis, je crois que ta mère envisage de faire un gâteau au chocolat..."
(Episode 27 ter... à suivre... les tribulations des néo-adultes du campement!)