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capitainenemo31's avatar
capitainenemo31
Rising Novice
2 years ago

[Decade Challenge] Une histoire Anglaise ( Famille Sherwood)

Longtemps restée accro aux Sims 3, c'est en visionnant des vidéos sur YouTube de Decade Challenge que j'ai fini par craquer pour les Sims 4, il y a un an seulement. Aujourd'hui enfin je me lance dans le Decade, non pas en vidéo ( Je m'en sens parfaitement incapable...) mais en version roman photo.
J'ai adapté à ma sauce les règles, un peu de l'original, beaucoup du Decade New Generation et une pincée du Great British Sim Challenge, notamment en réintroduisant le lancer de dés pour la mortalité à la naissance ( de la mère et de l'enfant) et durant la petite enfance. Les autres modifications sont plus des ajustements historiques et liés également au fait que ma famille fait partie de l'aristocratie anglaise et a donc des règles spécifiques, que voici pour les premières décennies au moins:
- les soins aux bébés et aux jeunes enfants sont uniquement du ressort des employés de maison ( bonne, gouvernante, nanny) la mère les allaite bien sûr jusqu'à ce qu'ils puissent prendre de la nourriture solide mais elle ne change pas les couches, ni donne le bain.
- Les membres de la famille ne sont pas autorisés à s'approcher d'une cuisine, d'un frigo, d'un balai ou d'un bac à lessive.
- Les instruments de musique ( hors guitare) sont débloqués dès le début (Historiquement je ne vois pas ce qui justifie qu'ils n'arrivent que plus tard : Mozart, Vivaldi, Beethoven etc sont donc absents du passé sim ?! )
- La photo ( sépia au début) est débloquée aussi : à la fin du XIXéme c'était l'âge d'or de l'invention de la photographie, il y a eu d'énormes progrès et le métier de photographe existait depuis près de 40 ans. Alors bien sûr pas dans les classes les moins aisées.
- Les tissus sur les meubles ainsi qu'un peu sur les murs sont autorisés car dans l'Angleterre Victorienne (1837-1901) c'était justement la grande époque des tissus très décorés avec beaucoup de motifs floraux. Encore une fois pas dans les logis les plus modestes où le bois dominait assurément.
- Par contre j'ai bien mis mon terrain hors réseau et là j'ai bien galéré pour trouver des luminaires avec des bougies qui fassent un peu stylés. (A vrai dire je n'ai pas trouvé ...) et à l'époque 1890 impossible de faire fonctionner le gramophone sans réseau... :/
-N'hésitez pas à me dire si il y a trop d'écrit ( je suis une grande bavarde) ou si mes photos sont trop lourdes ( J'ai essayé de les alléger...), j'espère que cela vous plaira et je redis toute mon admiration pour celles et ceux qui nous régalent de Decade en vidéo, je suis admirative !

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I - Des débuts difficiles.
Quand une histoire commence par une rencontre improbable c’est que quelque part les étoiles se sont alignées pour que le destin suive son chemin envers et contre tout. ..
Ainsi en fut-il pour Edgar Sherwood et Anastasia Tchekov un soir d’été à Londres.
Le premier, plus jeune fils et dernier enfant de Lord Edward Sherwood et de son épouse Viola, rendait une visite impromptue à sa chère marraine Alice Holston quand il vit sortir de chez celle-ci une damé âgée accompagnée d’une jeune fille de toute beauté. Victime d’un coup de foudre implacable, ce fut le teint pâle et l’allure chancelante qu’il se présenta devant sa marraine. La vieille dame confia alors à son jeune protégé tout ce qu’elle savait de la nièce de son amie Ulma Tchekov : âgée d’à peine 19 ans la jeune émigrée était orpheline suite à un drame horrible, pour des raisons politiques ses parents et son petit frère avait été assassinés quelques mois plus tôt dans un règlement de compte à la cour du Tsar de Russie. Obligée de fuir son pays pour sauver sa peau la jeune Anastasia avait trouvé refuge auprès de sa tante en Angleterre. Sa marraine lui confia aussi, avec un petit sourire en coin, que la jeune fille n’était pas seulement belle physiquement, elle avait de toute évidence une grande intelligence et beaucoup de courage ainsi qu’ un don pour les arts comme elle en avait rarement rencontré jusque là : peintre douée et multi-instrumentiste virtuose la vie semblait l’avoir couvert de trésors jusqu’à l’épouvantable massacre.
Une rencontre fut bientôt arrangée, sous prétexte d’une après-midi musicale dans le salon de sa marraine; et les deux jeunes gens apprenant à se connaître succombèrent l’un pour l‘autre. Il faut dire qu’Edgar était lui-même un beau parti pour qui aimait la culture et l’intelligence : considéré comme fantasque dans sa famille aristocratique, car friand de sciences et de découvertes en tout genre, il fréquentait l’université ce qui était une totale fantaisie aux yeux de ses proches. Aurait-il été l’aîné on ne lui aurait tout simplement pas permis de vivre cette vie, son rôle aurait été alors de devoir se préparer à prendre la succession d’Edward Sherwood père à la gestion des domaines familiaux, mais en tant que petit dernier la seule chose que l’on attendait de lui au final était de ne pas déshonorer son nom. Et à entendre tonner son père quand il fut question de ses noces avec sa douce Anastasia il n’en était visiblement pas loin. Une fois de plus il décevait son intransigeant paternel, mais cette fois il était bien décidé à ne pas se laisser faire et quand celui-ci le menaça de lui couper les vivres et de le rayer de la succession, Edgar releva la tête, pris acte des paroles du patriarche et franchit le seuil de Vauxham Hall peut-être pour la dernière fois.

Son premier réflexe quand il retrouva sa promise fut de lui confier à quel point il se sentait plus léger même s’il n’avait plus ni titre ni fortune à lui offrir. Il avait enfin échappé à la tyrannie de son père, celle que le vieil homme exerçait sur tous certes, mais avec un mépris particulier envers lui. Plus sensible que son frère aîné, s’intéressant à des choses différentes, il avait toujours subi le despotisme de son père qui voulait à tout prix le plier à ses traditions d’un autre temps. Sa mère avait bien essayé de le protéger mais craignant elle aussi Edward père elle n’avait pu que limiter les dégâts et c’est les larmes aux yeux que cette dernière avait vu son plus jeune fils être rejeté. Certes il avait été touché de constater la détresse de sa chère mère, mais rien ne pouvait plus l’empêcher d’épouser sa belle, même s’ils devaient vivre d’amour et d’eau fraîche.

C’était sans compter sur l’aide de sa marraine qui, malgré une santé de plus en plus chancelante, organisa les noces du jeune couple et les hébergea quelques mois. Quand finalement elle succomba à sa maladie de cœur Edgar et Anastasia découvrirent qu’ils avaient hérité d’une petite somme d’argent mais surtout de son manoir, Somerhill House situé dans la campagne vallonnée du Kent, et de sa jeune employé de maison Mary Blackwhite. C’est ainsi que tous trois ainsi que la grosse chatte rousse d’Anastasia, la caractérielle Lady Alina, quittèrent Londres en 1880 pour commencer leur vie de jeunes mariés…


Sans source de revenus, ils vécurent en tout premier lieu de la vente des tableaux d’Anastasia, puis l’ancien professeur d’Edgar lui proposa de devenir son assistant quelques jours par semaine en échange d’un petit salaire. Ainsi chacun pouvait se consacrer à ses passions , la musique et la peinture pour Anastasia, la photographie, les échecs et l’astronomie pour Edgar; Mary quant à elle se démenait pour faire tourner la maison. Bien décidés à se montrer plus évolués que la génération précédente, il lui autorisèrent même l’accès à la baignoire et au piano la nuit quand la maison dormait. Ils se sentaient ainsi bienveillants et justes, qualités qu’ils étaient pressés de transmettre à leur enfant premier né alors que le ventre d’Anastasia s’arrondissait. A chaque geste ou décision que prenait Edgar qui l’éloignait de la stricte tradition aristocratique il se demandait ce que son père en aurait pensé… Et il souriait tout seul d’imaginer le vieil homme entrer en ébullition…








3 Replies

  • J'adore ! (et avec le clin d'œil historique de l'origine d'Anastasia je valide encore + ) <3 J'ai hâte de lire la suite
  • Merci beaucoup à @Theadorel et à @MiniLazy pour vos commentaires et votre intérêt, j'espère que la suite vous plaira. :)


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    II - Un rayon de soleil.

    Au printemps 1881, Anastasia mit au monde un magnifique petit garçon qu’ils nommèrent Alexander. Le prénom était un hommage direct au Tsar Alexandre II qui venait d’être assassiné à son tour quelques semaines auparavant. Alors que le frère d’Edgar avait donné le nom de leur père à son premier fils comme la tradition l’exigeait, lui avait tenu à honorer les origines de sa femme… Ce premier enfant se révéla extrêmement facile, de bonne composition et toujours joyeux, Alexander était un vrai petit soleil. Edgar se fit la promesse de ne jamais s’opposer à ce qui pourrait faire le bonheur de son fils. Bien décidé à protéger ce petit être, il fut parfois très ému des sentiments que celui-ci faisait naître en lui, il ignorait que ce fut possible et contre toutes les convenances de son temps, il lui arrivait de venir en douce regarder le petit dormir, se faisant même surprendre par Mary à le consoler en pleine nuit…



    La naissance de la petite Alice fut un jour d’absolu félicité à Somerhill House, belle comme un coeur et aussi facile que son grand frère elle rajouta un rayon supplémentaire de joie et de bonheur à la maisonnée.



    Le printemps et l’été 1883 furent plutôt frais dans la grande maison mais leur petite vie paisible se poursuivit dans un bain d’amour et de bien être, les enfants grandissaient, toujours aussi sages et agréables. Chacun s’épanouissait dans ses passions et leur amour n’en était que plus fort. Edgar n’avait décidément rien à regretter à sa décision, il n’aurait pu rêver de vie plus heureuse, même si sa mère lui manquait parfois...



    Il se découvrit une nouvelle passion : la boxe et, ayant installé un sac de sable dans les écuries, il se défoulait ainsi en pratiquant ce sport qui commençait à faire fureur dans l’aristocratie londonienne. Anastasia de son côté lui fit part de son désir de pratiquer le ballet, elle en avait eu quelques bases par une ancienne danseuse du Bolchoï qui venait à la maison quand elle était petite. Et voyant sa magnifique femme en tenue de ballet pratiquant son art, il se demanda encore une fois ce que son père en aurait pensé… Il aurait désapprouvé assurément, aurait trouvé ça impudique et scandaleux… Lui, pour sa part, n’avait jamais trouvé sa femme aussi belle que lorsqu’elle se transformait en cygne gracieux sur la pointe des pieds.



    Et tandis que les enfants grandissaient, Anastasia noua des connaissances dans les environs et se fit une grande amie, une immigrée allemande, répondant au nom de Mila Munch avec qui elle partagea de nombreux après-midi de thé et de bavardage.



    L’été 1885 s’avéra un peu plus chaud et conséquence, ou pas, des frimas passés la famille allait de nouveau s’agrandir.



    Edgar, en une chaude après-midi d’été, décida d’emmener son fils se rafraîchir, une idée totalement saugrenue pour l’époque mais bien décidé à faire table rase des traditions absurdes, il s’autorisa à passer ce moment avec le bambin, quoi que puisse en penser les autres. Enfin disons que leurs plus proches voisins étant des moutons et des vaches, cette fantaisie s’avéra assez facile à assumer… Et les rires qu’ils partagèrent ce jour-là n’avaient pas de prix.










  • Moooh c'est tout mignon tout ça ! <3 Des parents anti conformistes pour leur époque ça me plaît ; espérons que le bonheur dure