Forum Discussion
6 years ago
@Chaos56 oui, tout cela est étrange :mrgreen:
La suite arrive tout de suite :smiley:
@Elinoee oh merci beaucoup à toi surtout, ton message me touche beaucoup :love:
@agathe2013 aaarffff :grimace: la suite arrive :smirk: et les retrouvailles en chair et en os :smiley:
@Luluswan :blush:
Voilà la suite
-----------
2.3. Les retrouvailles
Léto n'en avait fait qu'à sa tête et convaincu le clan des gros biscoteaux de renvoyer Artémis sur terre à la rencontre de Louise.
Les suppliques et les tentatives d'explication d'Artémis n'avaient servi à rien. Bande d'ignares, ils s'étaient obstinés: si l'ancien clan d'Artémis, aussi prestigieux que celui des canines aiguisées à haut potentiel magique, voulait qu'il ramène Louise, cela devait être pour de bonnes raisons et voilà tout ce qui les intéressait! Cette histoire de marque imparfaite, ils s'en fichaient presque autant que leur premières paires de chaussures et mieux : puisque le marqueur Artémis y mettait tant de mauvaise volonté, Léto l'accompagnerait sur terre.
Artémis avait dû se plier à leur bon vouloir.
A présent qu'il est si près de Louise, le rose lui monte aux joues et Artémis ne peut s'empêcher de sourire lorsque, d'une voix timide et légèrement éraillée, il l'interpelle:
"Ali?"
Au son de cette voix timide et légèrement éraillée, le coeur de Louise bondit dans sa poitrine en même temps qu'elle jette un œil par-dessus son épaule. Elle crie, ravie, les mots se précipitant sans suite, cueillant au passage le sourire d'Artémis plus lumineux au fur et à mesure qu'elle s'exclame:
"Artémis? Est-ce bien toi? Oh c'est incroyable! Mais oui, mais oui, c'est bien toi! Je t'aurais reconnu entre mille! Qu'est-ce que je suis contente de te voir! Et ton clan est donc de retour! Ah je n'espérais plus te revoir. Quel plaisir! Tu trouves que j'ai changé?"
La jeune fille a tournoyé sur elle-même, chassant l'air des poumons d'Artémis. Si physiquement, elle avait bien changé, effectivement, pour le reste, elle était pareille à elle-même, ne cessant de jacasser comme une pie qui réclame pitance. Qui aurait pu croire que ce côté de Louise ait pu un jour réjouir Artémis?
Louise sourit encore et toujours.
"Mais quelle chance de te croiser ici! Quelle aubaine que tu sois justement là, au moment où moi, j'y suis. Ce n'est pas si souvent que je sors le soir avec mes amis."
Peut-on vraiment de chance? chantonne une petite voix à l'oreille d'Artémis.
"Alors, raconte... Comment vas-tu? ", continue à s'enthousiasmer Louise.
Artémis répond un peu gêné au sourire de Louise:
"Je vais bien..."
Et il lui tend un petit paquet qu'il a pris beaucoup de soin à emmener avec lui, en ajoutant très vite avant qu'elle ne reprenne la parole:
"J'ai un cadeau pour toi."
"Un cadeau? Mais ce n'est pourtant pas le jour de père Hiver", rit doucement Louise qui avec précaution se saisit du cadeau. "C'est à croire que tu savais que tu allais me voir?"
"Disons que je l'espérais. Je te devais toujours un cadeau, Ali. Tu te souviens que tu m'avais offert une de tes cartes...?"
"Oui, évidemment que je me souviens", l'interrompt dans un souffle Louise.
Avec délicatesse, Louise a soulevé le couvercle de la boîte et fouillé à l'intérieur juste avant que ces doigts ne rencontrent une petite graine de la taille d'un citron.
"Oh! Qu'est-ce que c'est? Je n'ai jamais vu ce genre de fruit."
"C'est une graine et sa plante dévore les moustiques. J'ai pensé que si tu le faisais pousser dans ta chambre, tu... enfin... tu pourrais passer de bonnes nuits, sans ces bestioles suceurs de plasma qui tournent autour..."
Sans tarder et sans avoir l'air surprise de cet étrange cadeau, Louise fait disparaître le fruit dans sa poche.
"Oh c'est tellement gentil, Artémis, tellement adorable. Je suis touchée. Merci beaucoup."
Une bouffée de tendresse et de douceur envahit Louise, toute entière, son cœur semble vouloir s'envoler, ses mains tremblent un peu.
Et sans crier gare, Louise se glisse dans les bras du jeune homme qui la réceptionne toujours aussi maladroitement et elle ajoute, les lèvres toutes proches de son oreille.
"J'en prendrai soin, je m'en occuperai tous les jours. Merci, merci, Artémis."
L'étreinte dure un peu, suffisamment de temps pour donner à Artémis l'impression que ses jambes sont faites à présent de coton neigeux et que son bidon subisse une envolée de papillons.
" Tu restes un peu, cette fois? " s'inquiète Louise.
Artémis n'a pas le temps de répondre, la voix de Léto le fait sursauter et Louise et lui, à regret, se séparent, reprenant une distance plus convenable entre eux.
"Et bien, les amoureux, ça roule on dirait? Dis donc, Artémis, p'tit fripon, tu m'avais caché ça, on dirait..."
Louise observe le nouveau venu puis sourit.
Artémis n'apprécie pas du tout la petite lueur grise, étincelante de curiosité, qu'il voit s'allumer dans le regard de Louise.
"C'est ton ami?" demande Louise.
Léto? Son ami? Euh, non pas vraiment. Non, on ne peut pas dire ça.
Louise s'avance:
"Je suis Louise; mais mes amis m'appellent Ali."
"Bonjour, Ali. Moi, c'est Léto."
"C'est drôle. Toi aussi, comme Artémis, tu portes un prénom de fille."
Léto hausse les épaules.
"Ali, ce n'est pas très féminin, non plus. Pourtant, vous êtes sans conteste la plus jolie jeune fille que je n'aie eu la chance d'approcher depuis bien longtemps."
Leto emprisonne la main douce de Louise dans la sienne, avec délicatesse la porte à ses lèvres et la garde serrée, tout naturellement, contre sa poitrine.
Que c'est bon, pense Léto, de retrouver la chaleur humaine, de sentir le parfum d'une jeune fille, de respirer à plein à poumons l'air frais et doux de cette nuit parfaite, de trouver son reflet dans les yeux bienveillants d'une personne faite de chair et de sang, innocente et belle. Oui, Louise est belle, elle n'est pas de ces beautés parfaites dont il est souvent question mais tout son aura rayonne de telle façon qu'il lui semble qu'elle est parfaite, oui.
Contre toute attente, Louise pouffe, Léto en est plus encore charmé et la jeune fille s'écrie:
"Venez, il commence à faire un peu frais, non? Rentrons, je vais vous présenter à mes amis!"
Léto fronce les sourcils, Artémis a répondu très vite:
"Non, Louise, on doit rentrer, Léto et moi. Et je crois, Ali, tu devrais rentrer aussi. Il est tard."
"Hé! Je ne suis plus une petite fille, je te ferais savoir, Artémis."
Le sourire de Léto s'élargit et s'adressant à Louise:
"C'est vrai, ça, Louise n'est plus une petite fille, elle peut aller où elle veut et quand elle veut. Et si, Ali? Tu venais avec nous? On te présentera au clan? Je suis sûr que tu serais bien curieuse de découvrir l'endroit où vit Artémis. Cela pourrait être sympa."
Artémis en reste pantois, la bouche ouverte. Comment Léto ose-t-il...?
Louise semble hésiter un instant, en plus. Artémis n'a pas le choix, tendu comme un arc, il s'écrie:
"Non. Non, Louise ne nous accompagne pas."
Artémis a mis tout ce qu'il a pu d'autorité dans son ton qu'il voulait sans appel. Il sent confusément les gros biscoteaux, s'ébrouer dans leur cercle de puissance. Louise, elle, inconsciente du danger, s'exaspère.
"Et pourquoi je ne pourrais pas venir si j'en ai envie?"
Léto sourit en coin, le regard fixé sur Louise et sarcastique, sur le point d'éclater de rire, interroge Artémis:
"Mais oui, dis-nous un peu, Artémis, pourquoi Louise ne pourrait-elle pas, de son plein gré, nous suivre?"
"Voyons, Ali, il est tard et... " tente désespérément Artémis.
Heureusement, sur le gong, Artémis - ou plutôt Louise - est sauvé: une voix inquiète leur parvient:
"Ali! Tout va bien?"
Louise jette un coup d'œil derrière son épaule et son visage s'illumine:
"Oh! Attendez, c'est Christophe, mon ami. Je vais vous le présenter!" s'écrie Louise qui fait quelques pas, en levant la main vers le jeune arrivant, histoire qu'il la voie et la repère sans tarder. "Vous allez voir, il est très sympa!"
Le temps que Louise se tourne vers la voix, fasse quelques pas vers Christophe, l'apostrophant d'un:
"Je suis là, Christophe'"et qu'elle s'en revienne, se retourne, Artémis et Léto ont disparu, comme par magie.
Zut!
Louise, pensive, reste un moment indolente au côté de Christophe.
"Tu fais quoi, Ali?"
"..."
"Ali?"
"..."
"Hé! Ho! Ali!"
Louise revient à elle, sursaute. La jeune fille est agacée, elle contrôle à grande peine la colère qu'elle sent bouillir au fond d'elle.
"Rien. Rien, je ne fais rien. J'avais juste besoin de prendre un peu l'air. Je crois qu'il se fait tard et que je ferais mieux de rentrer."
"Oooh... mais... Tout le monde t'attend à l'intérieur et ...?"
"Pardon mais je vais rentrer. Il est tard, Christophe. N'insiste pas."
Christophe est surpris, étonné par le ton de son amie. Il ne comprend pas ce qui peut causer sa contrariété. Il finit par hausser les épaules:
"D'accord, Ali, je vais te raccompagner chez toi."
"Ce n'est pas la peine, Christophe."
"J'insiste."
Ali s'agace mais sait que c'est sans raison. Le pauvre Christophe n'a rien fait de mal, ce n'est pas lui qui a disparu sans même un au revoir.
"D'accord. Oui, je veux bien que tu me raccompagnes."
Louise a le ventre et la gorge serrés. Elle était si impatiente de revoir Artémis et à nouveau, elle n'a eu droit qu'à quelques minutes avec lui. De façon incompréhensible, il lui manque déjà. Pourquoi? Comment est-ce possible alors que finalement, elle ne le connaît pas du tout. A peine l'a-t-elle vu quoi? Trois fois?
Le reverra-t-elle? La tête ailleurs, Louise soupire et Christophe qui s'inquiète toujours insiste:
"Tu es sûre que tout va bien, Ali?"
"Oui, oui. Tout va bien. Merci d'être là pour moi, Christophe."
"Je serai toujours là pour toi, Ali, tu le sais, n'est-ce pas?"
Bien sûr que Louise le sait, c'est une évidence: Christophe sera toujours là pour elle, quoi qu'il arrive.
La suite arrive tout de suite :smiley:
@Elinoee oh merci beaucoup à toi surtout, ton message me touche beaucoup :love:
@agathe2013 aaarffff :grimace: la suite arrive :smirk: et les retrouvailles en chair et en os :smiley:
@Luluswan :blush:
Voilà la suite
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Léto n'en avait fait qu'à sa tête et convaincu le clan des gros biscoteaux de renvoyer Artémis sur terre à la rencontre de Louise.
Les suppliques et les tentatives d'explication d'Artémis n'avaient servi à rien. Bande d'ignares, ils s'étaient obstinés: si l'ancien clan d'Artémis, aussi prestigieux que celui des canines aiguisées à haut potentiel magique, voulait qu'il ramène Louise, cela devait être pour de bonnes raisons et voilà tout ce qui les intéressait! Cette histoire de marque imparfaite, ils s'en fichaient presque autant que leur premières paires de chaussures et mieux : puisque le marqueur Artémis y mettait tant de mauvaise volonté, Léto l'accompagnerait sur terre.
Artémis avait dû se plier à leur bon vouloir.
A présent qu'il est si près de Louise, le rose lui monte aux joues et Artémis ne peut s'empêcher de sourire lorsque, d'une voix timide et légèrement éraillée, il l'interpelle:
"Ali?"
Au son de cette voix timide et légèrement éraillée, le coeur de Louise bondit dans sa poitrine en même temps qu'elle jette un œil par-dessus son épaule. Elle crie, ravie, les mots se précipitant sans suite, cueillant au passage le sourire d'Artémis plus lumineux au fur et à mesure qu'elle s'exclame:
"Artémis? Est-ce bien toi? Oh c'est incroyable! Mais oui, mais oui, c'est bien toi! Je t'aurais reconnu entre mille! Qu'est-ce que je suis contente de te voir! Et ton clan est donc de retour! Ah je n'espérais plus te revoir. Quel plaisir! Tu trouves que j'ai changé?"
La jeune fille a tournoyé sur elle-même, chassant l'air des poumons d'Artémis. Si physiquement, elle avait bien changé, effectivement, pour le reste, elle était pareille à elle-même, ne cessant de jacasser comme une pie qui réclame pitance. Qui aurait pu croire que ce côté de Louise ait pu un jour réjouir Artémis?
Louise sourit encore et toujours.
"Mais quelle chance de te croiser ici! Quelle aubaine que tu sois justement là, au moment où moi, j'y suis. Ce n'est pas si souvent que je sors le soir avec mes amis."
Peut-on vraiment de chance? chantonne une petite voix à l'oreille d'Artémis.
"Alors, raconte... Comment vas-tu? ", continue à s'enthousiasmer Louise.
Artémis répond un peu gêné au sourire de Louise:
"Je vais bien..."
Et il lui tend un petit paquet qu'il a pris beaucoup de soin à emmener avec lui, en ajoutant très vite avant qu'elle ne reprenne la parole:
"J'ai un cadeau pour toi."
"Un cadeau? Mais ce n'est pourtant pas le jour de père Hiver", rit doucement Louise qui avec précaution se saisit du cadeau. "C'est à croire que tu savais que tu allais me voir?"
"Disons que je l'espérais. Je te devais toujours un cadeau, Ali. Tu te souviens que tu m'avais offert une de tes cartes...?"
"Oui, évidemment que je me souviens", l'interrompt dans un souffle Louise.
Avec délicatesse, Louise a soulevé le couvercle de la boîte et fouillé à l'intérieur juste avant que ces doigts ne rencontrent une petite graine de la taille d'un citron.
"Oh! Qu'est-ce que c'est? Je n'ai jamais vu ce genre de fruit."
"C'est une graine et sa plante dévore les moustiques. J'ai pensé que si tu le faisais pousser dans ta chambre, tu... enfin... tu pourrais passer de bonnes nuits, sans ces bestioles suceurs de plasma qui tournent autour..."
Sans tarder et sans avoir l'air surprise de cet étrange cadeau, Louise fait disparaître le fruit dans sa poche.
"Oh c'est tellement gentil, Artémis, tellement adorable. Je suis touchée. Merci beaucoup."
Une bouffée de tendresse et de douceur envahit Louise, toute entière, son cœur semble vouloir s'envoler, ses mains tremblent un peu.
Et sans crier gare, Louise se glisse dans les bras du jeune homme qui la réceptionne toujours aussi maladroitement et elle ajoute, les lèvres toutes proches de son oreille.
"J'en prendrai soin, je m'en occuperai tous les jours. Merci, merci, Artémis."
L'étreinte dure un peu, suffisamment de temps pour donner à Artémis l'impression que ses jambes sont faites à présent de coton neigeux et que son bidon subisse une envolée de papillons.
" Tu restes un peu, cette fois? " s'inquiète Louise.
Artémis n'a pas le temps de répondre, la voix de Léto le fait sursauter et Louise et lui, à regret, se séparent, reprenant une distance plus convenable entre eux.
"Et bien, les amoureux, ça roule on dirait? Dis donc, Artémis, p'tit fripon, tu m'avais caché ça, on dirait..."
Louise observe le nouveau venu puis sourit.
Artémis n'apprécie pas du tout la petite lueur grise, étincelante de curiosité, qu'il voit s'allumer dans le regard de Louise.
"C'est ton ami?" demande Louise.
Léto? Son ami? Euh, non pas vraiment. Non, on ne peut pas dire ça.
Louise s'avance:
"Je suis Louise; mais mes amis m'appellent Ali."
"Bonjour, Ali. Moi, c'est Léto."
"C'est drôle. Toi aussi, comme Artémis, tu portes un prénom de fille."
Léto hausse les épaules.
"Ali, ce n'est pas très féminin, non plus. Pourtant, vous êtes sans conteste la plus jolie jeune fille que je n'aie eu la chance d'approcher depuis bien longtemps."
Leto emprisonne la main douce de Louise dans la sienne, avec délicatesse la porte à ses lèvres et la garde serrée, tout naturellement, contre sa poitrine.
Que c'est bon, pense Léto, de retrouver la chaleur humaine, de sentir le parfum d'une jeune fille, de respirer à plein à poumons l'air frais et doux de cette nuit parfaite, de trouver son reflet dans les yeux bienveillants d'une personne faite de chair et de sang, innocente et belle. Oui, Louise est belle, elle n'est pas de ces beautés parfaites dont il est souvent question mais tout son aura rayonne de telle façon qu'il lui semble qu'elle est parfaite, oui.
Contre toute attente, Louise pouffe, Léto en est plus encore charmé et la jeune fille s'écrie:
"Venez, il commence à faire un peu frais, non? Rentrons, je vais vous présenter à mes amis!"
Léto fronce les sourcils, Artémis a répondu très vite:
"Non, Louise, on doit rentrer, Léto et moi. Et je crois, Ali, tu devrais rentrer aussi. Il est tard."
"Hé! Je ne suis plus une petite fille, je te ferais savoir, Artémis."
Le sourire de Léto s'élargit et s'adressant à Louise:
"C'est vrai, ça, Louise n'est plus une petite fille, elle peut aller où elle veut et quand elle veut. Et si, Ali? Tu venais avec nous? On te présentera au clan? Je suis sûr que tu serais bien curieuse de découvrir l'endroit où vit Artémis. Cela pourrait être sympa."
Artémis en reste pantois, la bouche ouverte. Comment Léto ose-t-il...?
Louise semble hésiter un instant, en plus. Artémis n'a pas le choix, tendu comme un arc, il s'écrie:
"Non. Non, Louise ne nous accompagne pas."
Artémis a mis tout ce qu'il a pu d'autorité dans son ton qu'il voulait sans appel. Il sent confusément les gros biscoteaux, s'ébrouer dans leur cercle de puissance. Louise, elle, inconsciente du danger, s'exaspère.
"Et pourquoi je ne pourrais pas venir si j'en ai envie?"
Léto sourit en coin, le regard fixé sur Louise et sarcastique, sur le point d'éclater de rire, interroge Artémis:
"Mais oui, dis-nous un peu, Artémis, pourquoi Louise ne pourrait-elle pas, de son plein gré, nous suivre?"
"Voyons, Ali, il est tard et... " tente désespérément Artémis.
Heureusement, sur le gong, Artémis - ou plutôt Louise - est sauvé: une voix inquiète leur parvient:
"Ali! Tout va bien?"
Louise jette un coup d'œil derrière son épaule et son visage s'illumine:
"Oh! Attendez, c'est Christophe, mon ami. Je vais vous le présenter!" s'écrie Louise qui fait quelques pas, en levant la main vers le jeune arrivant, histoire qu'il la voie et la repère sans tarder. "Vous allez voir, il est très sympa!"
Le temps que Louise se tourne vers la voix, fasse quelques pas vers Christophe, l'apostrophant d'un:
"Je suis là, Christophe'"et qu'elle s'en revienne, se retourne, Artémis et Léto ont disparu, comme par magie.
Zut!
Louise, pensive, reste un moment indolente au côté de Christophe.
"Tu fais quoi, Ali?"
"..."
"Ali?"
"..."
"Hé! Ho! Ali!"
Louise revient à elle, sursaute. La jeune fille est agacée, elle contrôle à grande peine la colère qu'elle sent bouillir au fond d'elle.
"Rien. Rien, je ne fais rien. J'avais juste besoin de prendre un peu l'air. Je crois qu'il se fait tard et que je ferais mieux de rentrer."
"Oooh... mais... Tout le monde t'attend à l'intérieur et ...?"
"Pardon mais je vais rentrer. Il est tard, Christophe. N'insiste pas."
Christophe est surpris, étonné par le ton de son amie. Il ne comprend pas ce qui peut causer sa contrariété. Il finit par hausser les épaules:
"D'accord, Ali, je vais te raccompagner chez toi."
"Ce n'est pas la peine, Christophe."
"J'insiste."
Ali s'agace mais sait que c'est sans raison. Le pauvre Christophe n'a rien fait de mal, ce n'est pas lui qui a disparu sans même un au revoir.
"D'accord. Oui, je veux bien que tu me raccompagnes."
Louise a le ventre et la gorge serrés. Elle était si impatiente de revoir Artémis et à nouveau, elle n'a eu droit qu'à quelques minutes avec lui. De façon incompréhensible, il lui manque déjà. Pourquoi? Comment est-ce possible alors que finalement, elle ne le connaît pas du tout. A peine l'a-t-elle vu quoi? Trois fois?
Le reverra-t-elle? La tête ailleurs, Louise soupire et Christophe qui s'inquiète toujours insiste:
"Tu es sûre que tout va bien, Ali?"
"Oui, oui. Tout va bien. Merci d'être là pour moi, Christophe."
"Je serai toujours là pour toi, Ali, tu le sais, n'est-ce pas?"
Bien sûr que Louise le sait, c'est une évidence: Christophe sera toujours là pour elle, quoi qu'il arrive.
(à suivre...)