Forum Discussion
8 years ago
Merci à vous deux ! Je suis tout à fait d'accord @lalia181211, moi-même j'avais l'impression de ne faire que survoler mes personnages, c'est un peu ce qui a motivé la création de ce topic ! ^^
Eh bien @Luluswan la vie est faite de hauts et de bas, mais avec le mariage en tant que personne âge ça ne peut que bien se finir pour elle, en dépit des difficultés.
Page 03 : Ma vie est finie.
Journal,
ma vie n'a plus aucun sens. J'ai le coeur en mille morceaux et je sais que je ne m'en remettrai jamais. Clément était l'amour de ma vie, le seule, l'unique, le bon, père de mes futurs enfants et futur mari ; et même si je m'aperçoit dans quelques mois qu'il n'était rien de plus qu'un amour de jeunesse sans importance, là, maintenant, j'ai l'impression que je suis entrain de mourir.
Il m'a quittée depuis trois jours maintenant. Trois jours où je suis restée enfermée dans ma chambre en faisant semblant d'être malade. Trois jours où je n'ai pas arrêté de lui envoyer des messages pitoyables.
Je le déteste et je l'aime à la fois... j'ai l'impression de devenir dingue !
Maman est très inquiète pour moi - papa aussi j'en suis sûr, mais je pense que ça le met mal à la l'aise de parler de mes histoires de coeur et qu'il préfère que tout ça reste entre femmes. De toute façon, je ne suis pas très bavarde. Je n'ai envie de parler à personne !
Je sais bien qu'il faudra que je sorte un jour et que je ne peux pas m'arrêter de vivre pour un pauvre type, mais je n'arrive à faire rien d'autre qu'écrire sous ma couverture ou à pleurer. Maman dit que ça va passer, que les premiers chagrins d'amour sont toujours durs... mais j'en doute franchement. Je me sens tellement triste...
Je viens de sentir mon téléphone vibrer et j'avoue avoir franchement espéré recevoir un message de Clément me disant qu'il regrettait sa décision ; en fait non, c'était Shingo qui me proposait de sortir. Il savait que quelque chose n'allait pas bien et il voulait sans doutes me changer les idées ; j'ai trouvé ça drôlement sympa, tellement que ça m'a fait sourire un peu... et puis j'ai repensé à maman qui me disait quelques heures plus tôt de ne pas me laisser mourir.
Page 04 : La boulette.
C'est comme ça que je me suis retrouvée avec Shingo, à Windenburg ; et ça me faisait drôlement bizarre de sortir le nez de mon lit ! Lui était vraiment content de me voir, paraît-il que je lui aurais manqué au lycée... moi, j'étais loin de m'imaginer comment les choses allaient finir !
Au début on a parlé un peu de tout et de rien, il m'a raconté ce qui s'était passé pendant mon absence et ce que j'avais raté en cours. Être absente alors que je venais d'arriver, ça craint ! La conversation a fini par dévier : pourquoi est-ce que j'étais si triste ?
Alors je lui ai tout déballé : comme je lui faisais confiance, à quel point je me sentais stupide d'avoir cru qu'il viendrait vivre avec moi et à quel point je me sentais trahie... et ça m'a fait à bien fou.
Il m'a écouté sans rien dire puis il a essayé de me réconforter comme il pouvait. La conversation a duré un bon moment, jusqu'à ce que je me sente plus légère et que je me dise que Shingo en avait peut être marre de m'entendre parler de mes déboires amoureux. On a parlé un peu de lui, de ses copains, des cours et on s'est trouvé plus de points communs que je ne l'aurais cru.
On s'est un peu promené dans le quartier et j'ai été surprise de me sentir si bien avec lui ; c'est vrai, Shingo c'est un chic type... et ça m'a fait tellement du bien de souffler un peu, de penser à autre chose qu'à Clément !
Quand j'y pense avec recul - tout ça s'est passé il y a deux jours déjà -, je me dis que j'avais surtout besoin de sentir que je pouvais plaire à un garçon... et que j'avais besoin d'oublier qu'on m'avait jetée comme une vieille culotte. C'est vrai, quand on y pense, c'est assez humiliant d'être larguée comme ça...
Alors je me suis un peu laissé aller avec Shingo, j'ai fais semblant de ne pas voir qu'il me faisait des avances et je me suis carrément laissé faire.
Quand il m'a embrassée, ça m'a fait comme un électrochoc : "woh, mais qu'est-ce que tu fous Macha ? Clément t'a quittée il y a trois jours et tu l'as déjà oublié ? Et tu oses lui reprocher de t'avoir jetée alors que tu l'oubli avec un autre ? " J'étais tellement perturbée qu'on s'est dit au-revoir à la va-vite et que j'en ai oublié de prendre mon métro pour rentrer.
Je me suis assise sur un banc et j'ai pleuré toutes les larmes qui me restait pendant un bon moment. Je me sentais sacrément idiote - et c'était pas fini. Parce qu'après avoir pleuré, je me sentais tellement seule et tellement abandonnée - Shingo ne répondait pas à mes messages, en plus - que je n'ai pas voulu rentrer. Rentrer pour quoi ? Personne ne m'attendait, que je me répétais.
J'ai relevé la tête et j'ai eu une idée en voyant ce qui se profilait devant moi...
C'était la première fois que j'allais en boite de nuit : jusqu'à maintenant, ça ne m'avait jamais tenté. Seulement là, j'avais besoin d'oublier ce qui me tracassais et de m'amuser un peu. Danser, boire un ou deux verres de jus de fruit... puis prendre le premier métro et rentrer à la maison !
Et justement, alors que j'allais rentrer, un gars d'à peu près mon âge m'a abordée pour me proposer de danser avec lui. Tu vas pas me croire, personne n'est aussi naïve : mais sur le coup, moi, bah j'ai rien vu venir et j'ai pensé à rien de plus de discuter un peu avec une nouvelle personne.
Bon, lui voulait clairement plus que discuter. Moi ? Un jus de pomme, un jus d'orange... je commençais à être sacrément jus-de-fruitisée ! On est restés là un bon moment, à parler de trucs dont je me souviens absolument pas.
J'ai vraiment repris conscience de ce qui se passait quand on est sortis dehors, dans le froid, et surtout quand il m'a embrassé. Bon, c'était pas dégueulasse mais même si j'avais répondu à ses avances, je me sentais un peu coupable ; mais qu'est-ce que j'étais entrain de faire, moi ? Ça me ressemblait carrément pas !
Du coup, quand j'ai senti ses mains se balader, j'ai mis le holà di-rect. Non mais il me prenait pour qui, lui ? C'était pas parce que je l'avais embrassé au bout d'une heure que... ouais, bon.
En tout cas, j'ai profité de son air surpris pour filer fissa et sans me retourner.
Aujourd'hui, j'en suis à peu près là, à réfléchir à tout ce qui s'est passé en une soirée. Shingo n'arrête pas de m'envoyer des messages assez mignons. Est-ce qu'il pense qu'on est en couple ? Ce baiser, ça voulait dire quelque chose pour lui ?
Outre le mal de crâne causé par le jus de fruit, moi, cette sortie m'a réveillée tout d'un coup. C'est pas parce que je me suis fait jeter comme une vieille culotte que je dois faire n'importe quoi.
Eh bien @Luluswan la vie est faite de hauts et de bas, mais avec le mariage en tant que personne âge ça ne peut que bien se finir pour elle, en dépit des difficultés.
Journal,
ma vie n'a plus aucun sens. J'ai le coeur en mille morceaux et je sais que je ne m'en remettrai jamais. Clément était l'amour de ma vie, le seule, l'unique, le bon, père de mes futurs enfants et futur mari ; et même si je m'aperçoit dans quelques mois qu'il n'était rien de plus qu'un amour de jeunesse sans importance, là, maintenant, j'ai l'impression que je suis entrain de mourir.
Il m'a quittée depuis trois jours maintenant. Trois jours où je suis restée enfermée dans ma chambre en faisant semblant d'être malade. Trois jours où je n'ai pas arrêté de lui envoyer des messages pitoyables.
Je le déteste et je l'aime à la fois... j'ai l'impression de devenir dingue !
Maman est très inquiète pour moi - papa aussi j'en suis sûr, mais je pense que ça le met mal à la l'aise de parler de mes histoires de coeur et qu'il préfère que tout ça reste entre femmes. De toute façon, je ne suis pas très bavarde. Je n'ai envie de parler à personne !
Je sais bien qu'il faudra que je sorte un jour et que je ne peux pas m'arrêter de vivre pour un pauvre type, mais je n'arrive à faire rien d'autre qu'écrire sous ma couverture ou à pleurer. Maman dit que ça va passer, que les premiers chagrins d'amour sont toujours durs... mais j'en doute franchement. Je me sens tellement triste...
Je viens de sentir mon téléphone vibrer et j'avoue avoir franchement espéré recevoir un message de Clément me disant qu'il regrettait sa décision ; en fait non, c'était Shingo qui me proposait de sortir. Il savait que quelque chose n'allait pas bien et il voulait sans doutes me changer les idées ; j'ai trouvé ça drôlement sympa, tellement que ça m'a fait sourire un peu... et puis j'ai repensé à maman qui me disait quelques heures plus tôt de ne pas me laisser mourir.
Page 04 : La boulette.
C'est comme ça que je me suis retrouvée avec Shingo, à Windenburg ; et ça me faisait drôlement bizarre de sortir le nez de mon lit ! Lui était vraiment content de me voir, paraît-il que je lui aurais manqué au lycée... moi, j'étais loin de m'imaginer comment les choses allaient finir !
Au début on a parlé un peu de tout et de rien, il m'a raconté ce qui s'était passé pendant mon absence et ce que j'avais raté en cours. Être absente alors que je venais d'arriver, ça craint ! La conversation a fini par dévier : pourquoi est-ce que j'étais si triste ?
Alors je lui ai tout déballé : comme je lui faisais confiance, à quel point je me sentais stupide d'avoir cru qu'il viendrait vivre avec moi et à quel point je me sentais trahie... et ça m'a fait à bien fou.
Il m'a écouté sans rien dire puis il a essayé de me réconforter comme il pouvait. La conversation a duré un bon moment, jusqu'à ce que je me sente plus légère et que je me dise que Shingo en avait peut être marre de m'entendre parler de mes déboires amoureux. On a parlé un peu de lui, de ses copains, des cours et on s'est trouvé plus de points communs que je ne l'aurais cru.
On s'est un peu promené dans le quartier et j'ai été surprise de me sentir si bien avec lui ; c'est vrai, Shingo c'est un chic type... et ça m'a fait tellement du bien de souffler un peu, de penser à autre chose qu'à Clément !
Quand j'y pense avec recul - tout ça s'est passé il y a deux jours déjà -, je me dis que j'avais surtout besoin de sentir que je pouvais plaire à un garçon... et que j'avais besoin d'oublier qu'on m'avait jetée comme une vieille culotte. C'est vrai, quand on y pense, c'est assez humiliant d'être larguée comme ça...
Alors je me suis un peu laissé aller avec Shingo, j'ai fais semblant de ne pas voir qu'il me faisait des avances et je me suis carrément laissé faire.
Quand il m'a embrassée, ça m'a fait comme un électrochoc : "woh, mais qu'est-ce que tu fous Macha ? Clément t'a quittée il y a trois jours et tu l'as déjà oublié ? Et tu oses lui reprocher de t'avoir jetée alors que tu l'oubli avec un autre ? " J'étais tellement perturbée qu'on s'est dit au-revoir à la va-vite et que j'en ai oublié de prendre mon métro pour rentrer.
Je me suis assise sur un banc et j'ai pleuré toutes les larmes qui me restait pendant un bon moment. Je me sentais sacrément idiote - et c'était pas fini. Parce qu'après avoir pleuré, je me sentais tellement seule et tellement abandonnée - Shingo ne répondait pas à mes messages, en plus - que je n'ai pas voulu rentrer. Rentrer pour quoi ? Personne ne m'attendait, que je me répétais.
J'ai relevé la tête et j'ai eu une idée en voyant ce qui se profilait devant moi...
C'était la première fois que j'allais en boite de nuit : jusqu'à maintenant, ça ne m'avait jamais tenté. Seulement là, j'avais besoin d'oublier ce qui me tracassais et de m'amuser un peu. Danser, boire un ou deux verres de jus de fruit... puis prendre le premier métro et rentrer à la maison !
Et justement, alors que j'allais rentrer, un gars d'à peu près mon âge m'a abordée pour me proposer de danser avec lui. Tu vas pas me croire, personne n'est aussi naïve : mais sur le coup, moi, bah j'ai rien vu venir et j'ai pensé à rien de plus de discuter un peu avec une nouvelle personne.
Bon, lui voulait clairement plus que discuter. Moi ? Un jus de pomme, un jus d'orange... je commençais à être sacrément jus-de-fruitisée ! On est restés là un bon moment, à parler de trucs dont je me souviens absolument pas.
J'ai vraiment repris conscience de ce qui se passait quand on est sortis dehors, dans le froid, et surtout quand il m'a embrassé. Bon, c'était pas dégueulasse mais même si j'avais répondu à ses avances, je me sentais un peu coupable ; mais qu'est-ce que j'étais entrain de faire, moi ? Ça me ressemblait carrément pas !
Du coup, quand j'ai senti ses mains se balader, j'ai mis le holà di-rect. Non mais il me prenait pour qui, lui ? C'était pas parce que je l'avais embrassé au bout d'une heure que... ouais, bon.
En tout cas, j'ai profité de son air surpris pour filer fissa et sans me retourner.
Aujourd'hui, j'en suis à peu près là, à réfléchir à tout ce qui s'est passé en une soirée. Shingo n'arrête pas de m'envoyer des messages assez mignons. Est-ce qu'il pense qu'on est en couple ? Ce baiser, ça voulait dire quelque chose pour lui ?
Outre le mal de crâne causé par le jus de fruit, moi, cette sortie m'a réveillée tout d'un coup. C'est pas parce que je me suis fait jeter comme une vieille culotte que je dois faire n'importe quoi.