Forum Discussion
Moonchie-Sim
3 years agoNew Ace
@MiniLazy Tu as la moi qui écrit des romans d'horreur et tu as la moi soap qui ne lésine pas sur le chantilly ? Ravie de t'avoir gavé ahaha, si t'es prête à recevoir une seconde dose, le chapitre suivant s'en vient là maintenant ahah ?
@Elinoee Ce serait dommage, en effet ?? Et pourtant... ? Mais non ?
Ce chapitre est un second long, j'ai en fait mis deux d'un coup, j'aimerais vraiment que d'ici le 25 je puisse poster la trêve des confiseurs, même s'il n'y a rien de particulièrement-supra-hallucinant à la scène des fêtes, c'est simplement pour le principe des fêtes ? Merci de suivre les aventures de Monica et sa famille à venir malgré que j'envoie tout très vite et condensé ! Je vais prendre un rythme un peu plus relaxe après dimanche ? Sur ce, voici le chapitre, séparé comme le précédent en deux volets :
A suivre...
- Visiter la Clairière Magique de Willow Creek : OK
- Visiter la Grotte Oubliée de Oasis Spring
- Organiser : Rencard, anniversaire et dîner. (3/3)
- Compléter une collection de base au choix : Cartes postales (4/15)
- Rencontrer le Clown Triste : OK
- Avoir une Plante Vache : OK
- Élever au moins un enfant jusqu'à JA : En cours
- Compléter l'aspiration choisie : Peintre extraordinaire (4/4)
- Atteindre le sommet de sa carrière : Peintre (8/10)
- Développer une compétence au niveau 10 : Peinture (10/10)
- S’improviser clown lors d’un événement : Non
- Aller à un événement en portant les habits à paillettes : Non
- Porter les chapeaux d’animaux et émotionnels (ex. pour les anniversaires d’enfants) : Non
- Célébrer la trêve des confiseurs : Non
- Organisez un mariage pendant lequel seront utilisés la « Fontaine du rire » et la « Table buffet » : Non
- Obtenez une médaille d’or pour une fête privée pendant laquelle seront utilisés la « Fontaine du rire » et la « Table buffet » : Non
- Lorsqu’un décès survient, jouer un morceau devant sa tombe : Non
- Ne jamais se servir d'une cuisinière/barbecue
- Commander une pizza/une livraison au moins 2x/sem.
- Manger les plats au micro-onde :
- Goûter aux 6 plats à commander en livraison :
- Goûter aux trois sortes de pizza disponibles :
- Engager un traiteur lors d’un événement social
- Concevoir l’héritier dans :
- Posséder une copie de chaque sculpture émotionnelle :
- Posséder une copie de chaque peinture émotionnelle :
- Avoir un décès causé par la Plante Vache (Facultatif)
- Boire l’essence de vie du Sim décédé par la Plante Vache (Facultatif)
- Collectionner les potions de vie (0/20)
- Collectionner les potions consommables (13/15)
Charte des couleurs
•Incomplet •En cours •Complété
Le café l'Amical
@Elinoee Ce serait dommage, en effet ?? Et pourtant... ? Mais non ?
Ce chapitre est un second long, j'ai en fait mis deux d'un coup, j'aimerais vraiment que d'ici le 25 je puisse poster la trêve des confiseurs, même s'il n'y a rien de particulièrement-supra-hallucinant à la scène des fêtes, c'est simplement pour le principe des fêtes ? Merci de suivre les aventures de Monica et sa famille à venir malgré que j'envoie tout très vite et condensé ! Je vais prendre un rythme un peu plus relaxe après dimanche ? Sur ce, voici le chapitre, séparé comme le précédent en deux volets :
Chapitre VI - Part I
Spoiler
Le phénomène de nidification se poursuivit au courant de la nuit, où j’entrepris d’améliorer notre nouvelle baignoire pour qu’elle soit fin prête lorsque notre enfant naîtrait. Des crampes me saisirent subitement et je dus m’arrêter en cours d’amélioration pour respirer par à-coups.
J’allai trouver Travis pour l’avertir que le travail avait commencé. Je n’avais jamais vu le jeune homme dans un tel état de panique, et pourtant, il se disait surtout ému. Il sautillait sur place en me demandant si j’allais bien, et ce qu’il pouvait faire pour m’aider.
- Montons à l’étage, suggérai-je.
Mais nous n’avions pas de berceau pour le bébé, car Travis était persuadé que celui-ci apparaîtrait par magie.
- En attendant, j’ai mal, Travis ! gémis-je.
- Une autre option serait d’aller à l’hôpital, non ? Symbiose offre ce service, je pense !
Je me renseignai, et effectivement, si je le désirais, je pouvais accoucher à l’hôpital. Seul inconvénient, je serais mise sous anesthésie et ne reprendrait conscience qu’à mon retour à la maison. J’étais peut-être trop en souffrance pour comprendre le principe de la chose, mais mon instinct me disait que c’était plutôt louche. Non ?
Travis ne sembla pas inquiet lorsque je lui en parlai et trouva que c’était la meilleure option dans notre cas. Le berceau aurait dû apparaître, il lui semblait, et j’avais trop mal pour attendre plus longtemps, alors je consentis à me rendre aux installations de Symbiose.
J’espérais que mon enfant naîtrait en pleine forme et en belle santé, et que de rater tout de mon accouchement ne me traumatiserait pas. Je craignais que de manquer ce moment crucial ne m’empêcher de former un lien profond avec mon enfant.
Finalement, je me faisais du soucis pour rien. Et, en prime, nous ressortîmes des installations de Symbiose avec non pas un enfant, mais deux. Deux jolies petites filles que nous décidâmes d’appeler Astrid et Hazel.
Pour célébrer la venue des jumelles, Travis commanda chez Rapido. Il donna un gras pourboire au livreur en se vantant fièrement d’être un nouveau papa.
D’ailleurs, il n’était pas le seul à en être fier. Je me sentais plutôt d’humeur joueuse lorsque je le rejoignis.
- Tu imagines ? Nous sommes parents ! dis-je en plantant mon poing dans son épaule.
Il rit et ajouta :
- Tu cachais deux bébés dans ton bedon tout ce temps ? J’ai peine à croire qu’elles aient tenu là-dedans !
- Ça explique bien des choses en tout cas ! Nos petites poules ont de l’énergie, je peux te l’assurer !
- Des petites poules ? C’est mignon, ria-t-il en me serrant contre lui.
Je lui expliquai que je ne reprendrais le boulot qu’au plus tard de mes congés maternité, mais qu’il était important que lui entretienne son métier car il obtiendrait bientôt la promotion lui permettant de devenir entrepreneur de Start-Up et que son salaire grimperait radicalement. De plus, il aurait des responsabilités qui le fascinaient et je sentais bien qu’il avait hâte de reprendre le boulot.
- Mais les filles…
- Seront toujours là le soir, quand tu rentreras. Et puis elles seront réveillées jours et nuits dans les premiers temps, alors tu ne manqueras pas de les voir, même si ce sera moi qui irai les nourrir la nuit.
Je dégustai ma salade caprese en silence, observant Travis qui semblait satisfait de son repas. Je m’inquiétais toujours qu’il ne mange pas à sa faim, avec sa restriction alimentaire qui ne lui permettait pas trop de goûter les plats. Au moins, nous lui avions découvert un plat favori, le Poke Bowl. Et notre exploration culinaire n’était pas finie encore, alors peut-être se découvrirait-il d’autres intérêts en ce sens.
J’atteignis le summun de ma capacité à peindre alors que je peignais un portrait de ma sœur. Je me rendais compte que son visage s’effaçait peu à peu de ma mémoire et, prenant peur, j’avais décidé de l’immortaliser pour que jamais son visage ne m’échappe. Malheureusement, ça avait été le cas de papa et, bien sûr, de maman. Lucie, ma meilleure amie du 3e ère, ainsi que Paul et Britanny, n’avaient pas souhaité garder contact avec moi, à croire que mon départ pour le 4e ère était un genre d’affront pour eux, et à force d’être en colère, j’avais effacé malgré moi leurs visages de ma mémoire. Je me demandais si c’était un effet secondaire de Symbiose. J’avais appris qu’on m’avait injecté quelque chose avant que je ne m’embarque pour de bon, un truc appelé le B-006, et à l’hôpital, on avait testé mes bébés pour découvrir s’ils portaient bien le gène que j’avais développé. Il s’avérait qu’elles le portaient toutes deux et qu’elles étaient donc chacune éligibles à l’héritage de Symbiose.
Cependant, une seule hériterait au final, et ce n’était pas moi qui aurais le fin mot de l’histoire. Si l’une d’elles se désistait, alors ce serait à l’autre de perpétuer notre éligibilité au programme, mais si toutes deux souhaitaient continuer la lignée, alors elles devraient s’affronter dans une série d’épreuves dont je ne connaissais pas les termes. Je songeais avec affection que des jumelles, ça s’aimait infiniment, et que jamais mes filles ne se battraient pour l’héritage. Non, j’étais persuadé qu’elles trouveraient une solution entre elles. Elles avaient beau n’être que des bébés naissants, je leur faisais à ce point confiance.
Ça y est, j’avais achevé le portrait de ma sœur, avec quelques fantaisies cependant. Je me rendais compte de nos ressemblances, et j’étais un peu confuse de ne pas m’en être rendu compte avant. J’aurais aimé pouvoir le lui envoyer ou du moins une copie, mais c’était impossible. D’ailleurs, je n’avais plus eu de ses nouvelles depuis quelques temps. J’étais toujours en attente d’une prochaine carte postale, en vain.
Le tableau fut déclaré un chef d’œuvre par la technologie qui gouvernait notre ère, et je reçus une notification comme quoi j’avais atteint un ratio suffisant de chef d’œuvres pour accomplir mon aspiration. Enfin ! Il ne restait plus qu’à atteindre le sommet de ma carrière et j’obtiendrais la récompense suprême de ma génération. J’étais heureuse du chemin que j’avais fait et reconnaissante à Plènozas Industries de m’avoir permis d’intégrer leur étude. J’étais persuadé que je n’aurais pas su être si heureuse dans le 3e ère.
Travis obtint sa promotion et devint entrepreneur de Start-Up. Il rentra du boulot pour me le dire avec un baiser sur la joue, puis se dirigea tout droit vers la chambre des bébés pour leur murmurer la grande nouvelle. Tout en leur donnant le biberon, il leur raconta sa journée jusqu’à ce qu’elles s’endorment en gazouillant.
Quelques jours plus tard, il tomba à nouveau pour les petits yeux charmeurs de la bête dans le jardin et tenta de chiper le gâteau qu’elle lui tendait, mais Glouton fut plus rapide et l’avala tout rond. Travis lui fit la morale à coups de : « Méchant Glouton ! Ça c’est non ! » et lorsqu’il rentra, je finis par lui faire entendre que si nous ne pouvions risquer de la déraciner, mieux valait cesser de la nourrir, tout bonnement. Avec les filles, Travis comprenait à présent la dangerosité de la chose.
Pour l’anniversaire de Travis, nous nous rendîmes au café l’Amical, qui se trouvait à côté du studio Art’Zic dans Newcrest. Summer et Liberty furent évidemment des nôtres, et pour l’occasion nous fîmes appel à un traiteur et à un barman.
Je fus en charge de commander des boissons pour le groupe, pendant que la traiteuse préparait le gâteau pour Travis et que les invités dansaient au rythme du hip-hop qui jouait à la radio.
Travis souffla ses bougies sous le chant tonitruant de la traiteuse, qui tentait de me cacher – oui, oui, je suis là, derrière elle, à nettoyer ses bêtises après qu’elle s’est mise à préparer des gâteaux à la ronde. Donc bon, j’étais bien là pour le voir souffler ses bougies, mais il devait être tout étonné que ce soit la traiteuse qui lui chante joyeux anniversaire !
Je me suis cependant rattrapé en faisant crisser la crécelle avec énergie. Travis me regardait d’un œil amusé ; c’était rare que je me montrais si énergique en public. En même temps, ce n’était pas tous les jours qu’on atteignait sa pleine maturité !
Il sauta en l’air, tournoya sur lui-même et redescendit doucement au sol, l’air confus.
- Ça tourne, dit-il dans un rire incertain en s’asseyant pour se pas perdre l’équilibre.
- Allez, le vieux ! Viens danser ! l’invitai-je en le taquinant.
Il prit quelques inspirations entrecoupées par les fous rires que mes grimaces lui provoquaient, puis se releva et se planta devant moi.
- Je suis vraiment étourdi, allez, va danser et je t’attends ici !
- Ou je viens danser ici, tout simplement ! dis-je en me collant sur lui.
Il soupira, sourit et regarda Summer, qui nous observait avec affection et amusement, quelque peu enivrée cependant.
Quelque peu, disais-je ? C’était un euphémisme. Summer était tout à fait ivre.
- Alice ? Alice ! criait-elle. Je t’aime !
Je la rattrapai avant qu’elle ne s’effondre au sol et la soulevai en riant.
- Dis donc, tu y es allé fort sur les boissons, toi ! Et Alice ? Tu as une petite amie ?
- Hmm… Elle m’a rembarré quand je l’ai demandé en mariage, soupira Summer. Mais je l’aime !
Je flattai la tête de mon amie pour l’aider à me regarder dans les yeux.
- Hé, tu vas décuver et attendre à demain avant d’aller cogner à sa porte. Tu m’entends ? Et tu m’appelles !
Summer nous envoya la main et disparut comme il était devenu habituel que les gens le fassent de part et d’autre. Certainement, elle était rentrée chez elle et n’était pas allé cogner chez sa douce. Je croisais les doigts pour avoir raison.
La soirée se termina sur un événement à médaille argentée – car avec Summer, j’avais complètement mis de côté mes objectifs de la soirée, en fait ! J’étais tout de même très satisfaite du résultat, et nous avions tous eu beaucoup de plaisir.
Du moins, le pensais-je, jusqu’à ce que je voie Liberty sortir. Elle devait penser qu’elle sortait en douce, sans personne pour la voir, car elle relâcha soudain son ventre et moi qui traînait dehors à ce moment-là, je découvris que la petite cachottière était en vérité ronde ! Enceinte ! Quoi ? En tout cas, elle ne paraissait pas très heureuse de la nouvelle. Il fallait que j’en parle à Travis et que nous nous rapprochions de nos amies. Clairement, elles vivaient des choses difficiles et nous n’étions même pas au courant. Enfin, moi, pas ! Peut-être en avaient-elles parlé à Travis, et je comprenais, vu depuis combien de temps ils étaient meilleurs amis avant que je ne débarque.
Cependant, je m’inquiétais et me posais bien des questions.
Le phénomène de nidification se poursuivit au courant de la nuit, où j’entrepris d’améliorer notre nouvelle baignoire pour qu’elle soit fin prête lorsque notre enfant naîtrait. Des crampes me saisirent subitement et je dus m’arrêter en cours d’amélioration pour respirer par à-coups.
J’allai trouver Travis pour l’avertir que le travail avait commencé. Je n’avais jamais vu le jeune homme dans un tel état de panique, et pourtant, il se disait surtout ému. Il sautillait sur place en me demandant si j’allais bien, et ce qu’il pouvait faire pour m’aider.
- Montons à l’étage, suggérai-je.
Mais nous n’avions pas de berceau pour le bébé, car Travis était persuadé que celui-ci apparaîtrait par magie.
- En attendant, j’ai mal, Travis ! gémis-je.
- Une autre option serait d’aller à l’hôpital, non ? Symbiose offre ce service, je pense !
Je me renseignai, et effectivement, si je le désirais, je pouvais accoucher à l’hôpital. Seul inconvénient, je serais mise sous anesthésie et ne reprendrait conscience qu’à mon retour à la maison. J’étais peut-être trop en souffrance pour comprendre le principe de la chose, mais mon instinct me disait que c’était plutôt louche. Non ?
Travis ne sembla pas inquiet lorsque je lui en parlai et trouva que c’était la meilleure option dans notre cas. Le berceau aurait dû apparaître, il lui semblait, et j’avais trop mal pour attendre plus longtemps, alors je consentis à me rendre aux installations de Symbiose.
J’espérais que mon enfant naîtrait en pleine forme et en belle santé, et que de rater tout de mon accouchement ne me traumatiserait pas. Je craignais que de manquer ce moment crucial ne m’empêcher de former un lien profond avec mon enfant.
Finalement, je me faisais du soucis pour rien. Et, en prime, nous ressortîmes des installations de Symbiose avec non pas un enfant, mais deux. Deux jolies petites filles que nous décidâmes d’appeler Astrid et Hazel.
Pour célébrer la venue des jumelles, Travis commanda chez Rapido. Il donna un gras pourboire au livreur en se vantant fièrement d’être un nouveau papa.
D’ailleurs, il n’était pas le seul à en être fier. Je me sentais plutôt d’humeur joueuse lorsque je le rejoignis.
- Tu imagines ? Nous sommes parents ! dis-je en plantant mon poing dans son épaule.
Il rit et ajouta :
- Tu cachais deux bébés dans ton bedon tout ce temps ? J’ai peine à croire qu’elles aient tenu là-dedans !
- Ça explique bien des choses en tout cas ! Nos petites poules ont de l’énergie, je peux te l’assurer !
- Des petites poules ? C’est mignon, ria-t-il en me serrant contre lui.
Je lui expliquai que je ne reprendrais le boulot qu’au plus tard de mes congés maternité, mais qu’il était important que lui entretienne son métier car il obtiendrait bientôt la promotion lui permettant de devenir entrepreneur de Start-Up et que son salaire grimperait radicalement. De plus, il aurait des responsabilités qui le fascinaient et je sentais bien qu’il avait hâte de reprendre le boulot.
- Mais les filles…
- Seront toujours là le soir, quand tu rentreras. Et puis elles seront réveillées jours et nuits dans les premiers temps, alors tu ne manqueras pas de les voir, même si ce sera moi qui irai les nourrir la nuit.
Je dégustai ma salade caprese en silence, observant Travis qui semblait satisfait de son repas. Je m’inquiétais toujours qu’il ne mange pas à sa faim, avec sa restriction alimentaire qui ne lui permettait pas trop de goûter les plats. Au moins, nous lui avions découvert un plat favori, le Poke Bowl. Et notre exploration culinaire n’était pas finie encore, alors peut-être se découvrirait-il d’autres intérêts en ce sens.
J’atteignis le summun de ma capacité à peindre alors que je peignais un portrait de ma sœur. Je me rendais compte que son visage s’effaçait peu à peu de ma mémoire et, prenant peur, j’avais décidé de l’immortaliser pour que jamais son visage ne m’échappe. Malheureusement, ça avait été le cas de papa et, bien sûr, de maman. Lucie, ma meilleure amie du 3e ère, ainsi que Paul et Britanny, n’avaient pas souhaité garder contact avec moi, à croire que mon départ pour le 4e ère était un genre d’affront pour eux, et à force d’être en colère, j’avais effacé malgré moi leurs visages de ma mémoire. Je me demandais si c’était un effet secondaire de Symbiose. J’avais appris qu’on m’avait injecté quelque chose avant que je ne m’embarque pour de bon, un truc appelé le B-006, et à l’hôpital, on avait testé mes bébés pour découvrir s’ils portaient bien le gène que j’avais développé. Il s’avérait qu’elles le portaient toutes deux et qu’elles étaient donc chacune éligibles à l’héritage de Symbiose.
Cependant, une seule hériterait au final, et ce n’était pas moi qui aurais le fin mot de l’histoire. Si l’une d’elles se désistait, alors ce serait à l’autre de perpétuer notre éligibilité au programme, mais si toutes deux souhaitaient continuer la lignée, alors elles devraient s’affronter dans une série d’épreuves dont je ne connaissais pas les termes. Je songeais avec affection que des jumelles, ça s’aimait infiniment, et que jamais mes filles ne se battraient pour l’héritage. Non, j’étais persuadé qu’elles trouveraient une solution entre elles. Elles avaient beau n’être que des bébés naissants, je leur faisais à ce point confiance.
Ça y est, j’avais achevé le portrait de ma sœur, avec quelques fantaisies cependant. Je me rendais compte de nos ressemblances, et j’étais un peu confuse de ne pas m’en être rendu compte avant. J’aurais aimé pouvoir le lui envoyer ou du moins une copie, mais c’était impossible. D’ailleurs, je n’avais plus eu de ses nouvelles depuis quelques temps. J’étais toujours en attente d’une prochaine carte postale, en vain.
Le tableau fut déclaré un chef d’œuvre par la technologie qui gouvernait notre ère, et je reçus une notification comme quoi j’avais atteint un ratio suffisant de chef d’œuvres pour accomplir mon aspiration. Enfin ! Il ne restait plus qu’à atteindre le sommet de ma carrière et j’obtiendrais la récompense suprême de ma génération. J’étais heureuse du chemin que j’avais fait et reconnaissante à Plènozas Industries de m’avoir permis d’intégrer leur étude. J’étais persuadé que je n’aurais pas su être si heureuse dans le 3e ère.
Travis obtint sa promotion et devint entrepreneur de Start-Up. Il rentra du boulot pour me le dire avec un baiser sur la joue, puis se dirigea tout droit vers la chambre des bébés pour leur murmurer la grande nouvelle. Tout en leur donnant le biberon, il leur raconta sa journée jusqu’à ce qu’elles s’endorment en gazouillant.
Quelques jours plus tard, il tomba à nouveau pour les petits yeux charmeurs de la bête dans le jardin et tenta de chiper le gâteau qu’elle lui tendait, mais Glouton fut plus rapide et l’avala tout rond. Travis lui fit la morale à coups de : « Méchant Glouton ! Ça c’est non ! » et lorsqu’il rentra, je finis par lui faire entendre que si nous ne pouvions risquer de la déraciner, mieux valait cesser de la nourrir, tout bonnement. Avec les filles, Travis comprenait à présent la dangerosité de la chose.
Pour l’anniversaire de Travis, nous nous rendîmes au café l’Amical, qui se trouvait à côté du studio Art’Zic dans Newcrest. Summer et Liberty furent évidemment des nôtres, et pour l’occasion nous fîmes appel à un traiteur et à un barman.
Je fus en charge de commander des boissons pour le groupe, pendant que la traiteuse préparait le gâteau pour Travis et que les invités dansaient au rythme du hip-hop qui jouait à la radio.
Travis souffla ses bougies sous le chant tonitruant de la traiteuse, qui tentait de me cacher – oui, oui, je suis là, derrière elle, à nettoyer ses bêtises après qu’elle s’est mise à préparer des gâteaux à la ronde. Donc bon, j’étais bien là pour le voir souffler ses bougies, mais il devait être tout étonné que ce soit la traiteuse qui lui chante joyeux anniversaire !
Je me suis cependant rattrapé en faisant crisser la crécelle avec énergie. Travis me regardait d’un œil amusé ; c’était rare que je me montrais si énergique en public. En même temps, ce n’était pas tous les jours qu’on atteignait sa pleine maturité !
Il sauta en l’air, tournoya sur lui-même et redescendit doucement au sol, l’air confus.
- Ça tourne, dit-il dans un rire incertain en s’asseyant pour se pas perdre l’équilibre.
- Allez, le vieux ! Viens danser ! l’invitai-je en le taquinant.
Il prit quelques inspirations entrecoupées par les fous rires que mes grimaces lui provoquaient, puis se releva et se planta devant moi.
- Je suis vraiment étourdi, allez, va danser et je t’attends ici !
- Ou je viens danser ici, tout simplement ! dis-je en me collant sur lui.
Il soupira, sourit et regarda Summer, qui nous observait avec affection et amusement, quelque peu enivrée cependant.
Quelque peu, disais-je ? C’était un euphémisme. Summer était tout à fait ivre.
- Alice ? Alice ! criait-elle. Je t’aime !
Je la rattrapai avant qu’elle ne s’effondre au sol et la soulevai en riant.
- Dis donc, tu y es allé fort sur les boissons, toi ! Et Alice ? Tu as une petite amie ?
- Hmm… Elle m’a rembarré quand je l’ai demandé en mariage, soupira Summer. Mais je l’aime !
Je flattai la tête de mon amie pour l’aider à me regarder dans les yeux.
- Hé, tu vas décuver et attendre à demain avant d’aller cogner à sa porte. Tu m’entends ? Et tu m’appelles !
Summer nous envoya la main et disparut comme il était devenu habituel que les gens le fassent de part et d’autre. Certainement, elle était rentrée chez elle et n’était pas allé cogner chez sa douce. Je croisais les doigts pour avoir raison.
La soirée se termina sur un événement à médaille argentée – car avec Summer, j’avais complètement mis de côté mes objectifs de la soirée, en fait ! J’étais tout de même très satisfaite du résultat, et nous avions tous eu beaucoup de plaisir.
Du moins, le pensais-je, jusqu’à ce que je voie Liberty sortir. Elle devait penser qu’elle sortait en douce, sans personne pour la voir, car elle relâcha soudain son ventre et moi qui traînait dehors à ce moment-là, je découvris que la petite cachottière était en vérité ronde ! Enceinte ! Quoi ? En tout cas, elle ne paraissait pas très heureuse de la nouvelle. Il fallait que j’en parle à Travis et que nous nous rapprochions de nos amies. Clairement, elles vivaient des choses difficiles et nous n’étions même pas au courant. Enfin, moi, pas ! Peut-être en avaient-elles parlé à Travis, et je comprenais, vu depuis combien de temps ils étaient meilleurs amis avant que je ne débarque.
Cependant, je m’inquiétais et me posais bien des questions.
Chapitre VI - Part II
Spoiler
Lorsque nous rentrâmes à la maison après le souper d’anniversaire de Travis, ce fut pour découvrir que nos deux petites poules avaient décidé de grandir. Le temps passait si vite et à présent, elles déambuleraient partout dans la maison ! Nous avions hâte de voir grandir et de découvrir leur trait de caractère.
Astrid fut la première à sortir du berceau, et pour de bonnes raisons : elle grandissait avec le trait « dynamique ». J’étais prête à parier qu’elle était en cause de la majorité des coups de pieds dans mon ventre durant la grossesse.
Hazel, elle, avait la main sur le cœur et adorait donner des bisous, tant à nous qu’à ses jouets. Elle adorait le rose et communiquait plus facilement avec les mots que sa jumelle.
Nous décorâmes la troisième chambre pour en faire une salle de jeu. Plus tard, lorsqu’elles seraient enfants, les filles auraient chacune leur chambre – à moins qu’elles n’en fassent la demande autrement. Tandis qu’Hazel babillait déjà sa vie à Gros Bisou le nounours, j’enseignais les formes à Astrid qui s’intriguait de tout et de rien, toujours à demander qu’est-ce que c’est ? et à faire des réflexions sans queue-ni-tête sur les objets de la maison.
Une des salles de bain inoccupées de l’étage devint leur lieu d’apprentissage du petit-pot, et Travis s’étonnait toujours de voir les filles réussir si bien – même lorsqu’elles faisaient des dégâts.
La chambre fut remeublée pour accueillir les lits des bambins et les fillettes s’approprièrent chacune une couleur. Rose pour Hazel et jaune pour Astrid.
Les déjeuners se passaient sans soucis quelconques. Les filles appréciaient la chaise haute, chose que Travis m’avait prévenu risquait d’être un soucis puisqu’un bug avait affecté ces équipements quelques temps avant que je ne débarque. Cependant, au contraire, les filles s’amusaient beaucoup à l’heure des repas.
J’adorais jouer avec les filles et les entendre rire aux éclats en criant : « Core ! Acocore ! »
Je les voyais s’épanouir et grandir à toute vitesse, et j’éprouvais un amour inconditionnel pour mes trois amours. Nous formions une famille idéale, et je ne concevais pas ma vie sans eux.
Astrid me suivait dans tous mes déplacements, et faisait comme moi. Lorsque j’écrivais à ma sœur, elle tapait sur sa tablette en babillant. Je lui lisais à voix haute ce que j’écrivais à ma sœur et elle répétait avec incertitude les mots qu’elle captait : « Zher Zofia, Zher Zooofia » répétait-elle avec acharnement.
Glouton vint à mourir et je fus des plus soulagées lorsque je découvris son squelette dans la cour. C’est en lui tournant le dos que j’eus l’impression de l’entendre gronder et que je pris peur soudainement de m’être trompée et de me faire avaler tout rond par la vilaine créature.
Pour l’anniversaire de Travis, et avec retard, je lui peignis son portrait et je l’accrochai au-dessus de notre tête de lit.
- Tu n’en fais pas trop ? demanda-t-il avec gêne.
Je l’embrassai sur la joue et le rassurai, le tableau ne parassait « pas du tout ».
- Pfft, c’est super voyant !
- Mais c’est notre chambre à coucher, personne ne vient ici ! ris-je en le taquinant.
Il grommela qu’il n’aimait pas trop se voir en double, mais céda à mon caprice de fondatrice. Je lui proposai que pour ma fête, il pourrait apprendre à peindre et me faire un portrait de moi qui irait rejoindre le sien ?
- Tiens, pas bête, approuva-t-il en jetant tout de même un regard sombre au tableau.
J’étais triste qu’il n’aimât pas mon cadeau, mais je comprenais tout à la fois. Je lui appris pour le décès de Glouton et Travis se détendit. Il était heureux que cette histoire soit derrière eux.
L’heure du bain était arrivée et Travis en profita pour réciter un discours en vue d’une réunion qu’il avait le lendemain. Une promotion était en vue, alors il n’avait plus que ça à la bouche tandis que je baignais Hazel, qui s’amusait à faire des grimaces aux mots de papa.
Papa eut sa promotion et nous investîmes dans quelques nouveaux électos, de la tapisserie et de nouveaux comptoirs. Astrid était d’humeur majoritairement joueuse, et ne se lassait pas de jeter sa nourriture au sol lorsqu’elle n’avait plus faim. C’était à la fois adorable et lassant.
Hazel était plus calme à table, mais mangeait très lentement. Elle adorait faire des sourires à papa et maman, et à sa sœur, mais aussi aux chaises, aux comptoirs, aux murs…
Elle disait « Bonjour », « Bonsoir », « Oui-oui », « Enchanté », comme si elle était entourée d’une cour de dames, puis enfin se mettait à table. C’était sa petite routine et je lui répondais gracieusement, avec plaisir, lorsqu’elle s’adressait à moi et pas aux meubles.
Elle était féroce à l’heure du coucher. Tandis qu’Astrid s’endormait rapidement – sûrement épuisée de toute l’énergie qu’elle dépensait -, Hazel se bornait à rester assise bien droitement jusqu’à la fin de chaque histoire que je leur lisais, même lorsqu’elle était clairement à bout de forces.
Avec mon aspiration accomplie, je pouvais sculpter et peindre toutes les émotions qui fussent. Il ne me restait qu’à sculpter un truc enjoué, et je m’y attelai avec grand plaisir. Ma compétence bricolage avait pris un peu la poussière et je n’avais toujours pas passé le cap du sixième palier. Il faudrait que j’y mettes plus d’ardeurs à l’avenir.
Nous invitâmes Summer à une partie de cartes. Travis n’était, comme moi, nullement au courant de ses histoires de cœur. Elle nous déballa son histoire. Elle et Alice se voyaient en cachette depuis un moment déjà et Summer avait fait sa demande, mais Alice était mariée et le lui avait caché, alors Summer s’était réfugié dans la boisson à la fête de Travis, et elle s’en excusait. Après avoir parlé à Alice, cette dernière devait prendre une décision quant à son mariage présent : elle était malheureuse et ne voyait pas de futur avec un homme, alors pourquoi ne pas divorcer ? Summer souffrait grandement, mais vivait d’espoirs. Je lui souhaitais le bonheur, bien que tout cette situation m’inquiétât. Je lui faisais confiance ; si elle pensait qu’Alice était bonne pour elle, alors les choses s’arrangeraient sûrement pour le mieux.
- Tiens, Liberty m’appelle, interrompit Travis en s’emparant de son téléphone. Allô ? QUOI ?
Liberty avait accouché, seule, dans le grand logement où vivait autrefois Travis avec les deux femmes. Elle pleurait dans l’autre pièce, et avait caché le berceau dans la chambre de Summer, incapable de gérer la situation.
- Qu’est-ce qu’on fait ? soufflai-je à Travis, incapable de me faire un tableau de la situation.
- On souhaite la bienvenue au petit Sébastien, puis on prend soin de Liberty. La pauvre, me répondit Travis dans un murmure.
Je baissai les yeux, envahie par un mélange de colère et de tristesse. Le père de Sébastien, Gavin Richard, n’était même pas au courant qu’il venait de devenir père. Liberty venait de tout nous dévoiler : elle aimait Gavin et avait eu si peur qu’il ne prenne la fuite s’il apprenait qu’elle attendait un enfant de lui qu’elle avait simplement abandonné tous projets futurs avec le jeune homme. Elle l’avait refourgué au même placard que tous ses autres amants, malgré qu’il eût clairement gagné son cœur. A présent, elle souffrait atrocement d’avoir vécu sa grossesse seule et n’osait même pas regarder son bébé en face. Il y avait plusieurs choses que je ne comprenais pas chez Liberty, mais je ravalai mes ressentiments. Elle restait mon amie, peu importe mon opinion sur la question.
- Bonjour, Sébastien, murmurai-je au bébé naissant. Ce que tu es chou ! Tu me rappelles les filles à ton âge.
Le petit semblait m’écouter attentivement, l’air de se demander de quoi je pouvais bien parler.
Liberty nous rejoignit en séchant ses larmes. Travis me laissa pour aller trouver Summer, qui préparait à manger. J’étais mal à l’aise d’être seule avec Liberty. Enfin, seule avec les filles qui pointaient du doigt le bébé en demandant ce que c’était et pourquoi il geignait comme ça.
- Je m’excuse, j’ai merdé, soupira simplement Liberty.
- Qu’est-ce que tu veux dire ? demandai-je, une boule dans la gorge.
- Je… Je pensais que je pourrais… Tu sais, faire comme vous, aimer… Vivre en couple, élever un enfant… Mais j’ai trop peur…
Je ne pouvais pas comprendre. Je n’avais clairement pas vécu sa vie, car la mienne n’avait été qu’une succession de bonheurs. Je ne savais d’ailleurs pas quoi dire : la situation creusait une énorme trachée entre nous, et je me demandais s’il nous serait un jour possible de vraiment connecter malgré nos différences évidentes.
Summer arriva à la rescousse et je me détendis quelque peu. Pour blaguer, Summer proposa d’adopter le bébé, et Liberty s’anima soudain, mais je m’interposai avant qu’elle ne puisse répondre :
- Attendons que la mère et le bébé ne créent un lien avant de sauter aux conclusions. Tu as peut-être simplement besoin de le prendre… Tu sais, c’est… C’est magique…
- Je ne sais pas… Je ne suis pas prête…
- Bien moi, en tout cas, je le suis ! Tiens, il a faim. Je vais être la meilleure tatie de tout le 4e ère, vous verrez. Mais Liberty, rappelle-moi Gavin dès que possible, il mérite tout de même de savoir qu’il est papa !
Liberty baissa les yeux, comme si elle souhaitait être ailleurs soudainement. Et c’était probablement le cas. Déjà, tout ce qui touchait aux enfants, aux familles, lui causait un malaise, mais alors Summer qui lui rappelait qu’elle avait retiré au père le droit de vivre pleinement sa paternité sous couvert de craindre de tout gâcher… Je me demandais quelles pensées lui traversaient l’esprit.
- Merci de m’aider, Summer… Sans toi…
- Ça va, n’en parle même pas, supplia Summer avec une grimace.
Tandis que Summer nourrissait le bébé et que Liberty regardait au loin, je pris congé. Travis resta derrière pour rattraper un peu le temps perdu avec nos amies, et je retournai à la maison pour donner le bain et le souper aux filles. Je n’avais jamais été une grande lectrice, surtout pour de la romance, alors lorsque j’eus l’idée de commander les romans de Liberty pour mieux comprendre mon amie, je pense que c’était pour ne demeurer qu’une idée, au fond. Cependant, ce fit naître un projet dans mon esprit d’histoires pour initier les filles à Symbiose.
Lorsque nous rentrâmes à la maison après le souper d’anniversaire de Travis, ce fut pour découvrir que nos deux petites poules avaient décidé de grandir. Le temps passait si vite et à présent, elles déambuleraient partout dans la maison ! Nous avions hâte de voir grandir et de découvrir leur trait de caractère.
Astrid fut la première à sortir du berceau, et pour de bonnes raisons : elle grandissait avec le trait « dynamique ». J’étais prête à parier qu’elle était en cause de la majorité des coups de pieds dans mon ventre durant la grossesse.
Hazel, elle, avait la main sur le cœur et adorait donner des bisous, tant à nous qu’à ses jouets. Elle adorait le rose et communiquait plus facilement avec les mots que sa jumelle.
Nous décorâmes la troisième chambre pour en faire une salle de jeu. Plus tard, lorsqu’elles seraient enfants, les filles auraient chacune leur chambre – à moins qu’elles n’en fassent la demande autrement. Tandis qu’Hazel babillait déjà sa vie à Gros Bisou le nounours, j’enseignais les formes à Astrid qui s’intriguait de tout et de rien, toujours à demander qu’est-ce que c’est ? et à faire des réflexions sans queue-ni-tête sur les objets de la maison.
Une des salles de bain inoccupées de l’étage devint leur lieu d’apprentissage du petit-pot, et Travis s’étonnait toujours de voir les filles réussir si bien – même lorsqu’elles faisaient des dégâts.
La chambre fut remeublée pour accueillir les lits des bambins et les fillettes s’approprièrent chacune une couleur. Rose pour Hazel et jaune pour Astrid.
Les déjeuners se passaient sans soucis quelconques. Les filles appréciaient la chaise haute, chose que Travis m’avait prévenu risquait d’être un soucis puisqu’un bug avait affecté ces équipements quelques temps avant que je ne débarque. Cependant, au contraire, les filles s’amusaient beaucoup à l’heure des repas.
J’adorais jouer avec les filles et les entendre rire aux éclats en criant : « Core ! Acocore ! »
Je les voyais s’épanouir et grandir à toute vitesse, et j’éprouvais un amour inconditionnel pour mes trois amours. Nous formions une famille idéale, et je ne concevais pas ma vie sans eux.
Astrid me suivait dans tous mes déplacements, et faisait comme moi. Lorsque j’écrivais à ma sœur, elle tapait sur sa tablette en babillant. Je lui lisais à voix haute ce que j’écrivais à ma sœur et elle répétait avec incertitude les mots qu’elle captait : « Zher Zofia, Zher Zooofia » répétait-elle avec acharnement.
Glouton vint à mourir et je fus des plus soulagées lorsque je découvris son squelette dans la cour. C’est en lui tournant le dos que j’eus l’impression de l’entendre gronder et que je pris peur soudainement de m’être trompée et de me faire avaler tout rond par la vilaine créature.
Pour l’anniversaire de Travis, et avec retard, je lui peignis son portrait et je l’accrochai au-dessus de notre tête de lit.
- Tu n’en fais pas trop ? demanda-t-il avec gêne.
Je l’embrassai sur la joue et le rassurai, le tableau ne parassait « pas du tout ».
- Pfft, c’est super voyant !
- Mais c’est notre chambre à coucher, personne ne vient ici ! ris-je en le taquinant.
Il grommela qu’il n’aimait pas trop se voir en double, mais céda à mon caprice de fondatrice. Je lui proposai que pour ma fête, il pourrait apprendre à peindre et me faire un portrait de moi qui irait rejoindre le sien ?
- Tiens, pas bête, approuva-t-il en jetant tout de même un regard sombre au tableau.
J’étais triste qu’il n’aimât pas mon cadeau, mais je comprenais tout à la fois. Je lui appris pour le décès de Glouton et Travis se détendit. Il était heureux que cette histoire soit derrière eux.
L’heure du bain était arrivée et Travis en profita pour réciter un discours en vue d’une réunion qu’il avait le lendemain. Une promotion était en vue, alors il n’avait plus que ça à la bouche tandis que je baignais Hazel, qui s’amusait à faire des grimaces aux mots de papa.
Papa eut sa promotion et nous investîmes dans quelques nouveaux électos, de la tapisserie et de nouveaux comptoirs. Astrid était d’humeur majoritairement joueuse, et ne se lassait pas de jeter sa nourriture au sol lorsqu’elle n’avait plus faim. C’était à la fois adorable et lassant.
Hazel était plus calme à table, mais mangeait très lentement. Elle adorait faire des sourires à papa et maman, et à sa sœur, mais aussi aux chaises, aux comptoirs, aux murs…
Elle disait « Bonjour », « Bonsoir », « Oui-oui », « Enchanté », comme si elle était entourée d’une cour de dames, puis enfin se mettait à table. C’était sa petite routine et je lui répondais gracieusement, avec plaisir, lorsqu’elle s’adressait à moi et pas aux meubles.
Elle était féroce à l’heure du coucher. Tandis qu’Astrid s’endormait rapidement – sûrement épuisée de toute l’énergie qu’elle dépensait -, Hazel se bornait à rester assise bien droitement jusqu’à la fin de chaque histoire que je leur lisais, même lorsqu’elle était clairement à bout de forces.
Avec mon aspiration accomplie, je pouvais sculpter et peindre toutes les émotions qui fussent. Il ne me restait qu’à sculpter un truc enjoué, et je m’y attelai avec grand plaisir. Ma compétence bricolage avait pris un peu la poussière et je n’avais toujours pas passé le cap du sixième palier. Il faudrait que j’y mettes plus d’ardeurs à l’avenir.
Nous invitâmes Summer à une partie de cartes. Travis n’était, comme moi, nullement au courant de ses histoires de cœur. Elle nous déballa son histoire. Elle et Alice se voyaient en cachette depuis un moment déjà et Summer avait fait sa demande, mais Alice était mariée et le lui avait caché, alors Summer s’était réfugié dans la boisson à la fête de Travis, et elle s’en excusait. Après avoir parlé à Alice, cette dernière devait prendre une décision quant à son mariage présent : elle était malheureuse et ne voyait pas de futur avec un homme, alors pourquoi ne pas divorcer ? Summer souffrait grandement, mais vivait d’espoirs. Je lui souhaitais le bonheur, bien que tout cette situation m’inquiétât. Je lui faisais confiance ; si elle pensait qu’Alice était bonne pour elle, alors les choses s’arrangeraient sûrement pour le mieux.
- Tiens, Liberty m’appelle, interrompit Travis en s’emparant de son téléphone. Allô ? QUOI ?
Liberty avait accouché, seule, dans le grand logement où vivait autrefois Travis avec les deux femmes. Elle pleurait dans l’autre pièce, et avait caché le berceau dans la chambre de Summer, incapable de gérer la situation.
- Qu’est-ce qu’on fait ? soufflai-je à Travis, incapable de me faire un tableau de la situation.
- On souhaite la bienvenue au petit Sébastien, puis on prend soin de Liberty. La pauvre, me répondit Travis dans un murmure.
Je baissai les yeux, envahie par un mélange de colère et de tristesse. Le père de Sébastien, Gavin Richard, n’était même pas au courant qu’il venait de devenir père. Liberty venait de tout nous dévoiler : elle aimait Gavin et avait eu si peur qu’il ne prenne la fuite s’il apprenait qu’elle attendait un enfant de lui qu’elle avait simplement abandonné tous projets futurs avec le jeune homme. Elle l’avait refourgué au même placard que tous ses autres amants, malgré qu’il eût clairement gagné son cœur. A présent, elle souffrait atrocement d’avoir vécu sa grossesse seule et n’osait même pas regarder son bébé en face. Il y avait plusieurs choses que je ne comprenais pas chez Liberty, mais je ravalai mes ressentiments. Elle restait mon amie, peu importe mon opinion sur la question.
- Bonjour, Sébastien, murmurai-je au bébé naissant. Ce que tu es chou ! Tu me rappelles les filles à ton âge.
Le petit semblait m’écouter attentivement, l’air de se demander de quoi je pouvais bien parler.
Liberty nous rejoignit en séchant ses larmes. Travis me laissa pour aller trouver Summer, qui préparait à manger. J’étais mal à l’aise d’être seule avec Liberty. Enfin, seule avec les filles qui pointaient du doigt le bébé en demandant ce que c’était et pourquoi il geignait comme ça.
- Je m’excuse, j’ai merdé, soupira simplement Liberty.
- Qu’est-ce que tu veux dire ? demandai-je, une boule dans la gorge.
- Je… Je pensais que je pourrais… Tu sais, faire comme vous, aimer… Vivre en couple, élever un enfant… Mais j’ai trop peur…
Je ne pouvais pas comprendre. Je n’avais clairement pas vécu sa vie, car la mienne n’avait été qu’une succession de bonheurs. Je ne savais d’ailleurs pas quoi dire : la situation creusait une énorme trachée entre nous, et je me demandais s’il nous serait un jour possible de vraiment connecter malgré nos différences évidentes.
Summer arriva à la rescousse et je me détendis quelque peu. Pour blaguer, Summer proposa d’adopter le bébé, et Liberty s’anima soudain, mais je m’interposai avant qu’elle ne puisse répondre :
- Attendons que la mère et le bébé ne créent un lien avant de sauter aux conclusions. Tu as peut-être simplement besoin de le prendre… Tu sais, c’est… C’est magique…
- Je ne sais pas… Je ne suis pas prête…
- Bien moi, en tout cas, je le suis ! Tiens, il a faim. Je vais être la meilleure tatie de tout le 4e ère, vous verrez. Mais Liberty, rappelle-moi Gavin dès que possible, il mérite tout de même de savoir qu’il est papa !
Liberty baissa les yeux, comme si elle souhaitait être ailleurs soudainement. Et c’était probablement le cas. Déjà, tout ce qui touchait aux enfants, aux familles, lui causait un malaise, mais alors Summer qui lui rappelait qu’elle avait retiré au père le droit de vivre pleinement sa paternité sous couvert de craindre de tout gâcher… Je me demandais quelles pensées lui traversaient l’esprit.
- Merci de m’aider, Summer… Sans toi…
- Ça va, n’en parle même pas, supplia Summer avec une grimace.
Tandis que Summer nourrissait le bébé et que Liberty regardait au loin, je pris congé. Travis resta derrière pour rattraper un peu le temps perdu avec nos amies, et je retournai à la maison pour donner le bain et le souper aux filles. Je n’avais jamais été une grande lectrice, surtout pour de la romance, alors lorsque j’eus l’idée de commander les romans de Liberty pour mieux comprendre mon amie, je pense que c’était pour ne demeurer qu’une idée, au fond. Cependant, ce fit naître un projet dans mon esprit d’histoires pour initier les filles à Symbiose.
A suivre...
Les objectifs de la G1
Objectifs Step by Step
- Visiter la Clairière Magique de Willow Creek : OK
- Visiter la Grotte Oubliée de Oasis Spring
- Organiser : Rencard, anniversaire et dîner. (3/3)
- Compléter une collection de base au choix : Cartes postales (4/15)
- Rencontrer le Clown Triste : OK
- Avoir une Plante Vache : OK
- Élever au moins un enfant jusqu'à JA : En cours
- Compléter l'aspiration choisie : Peintre extraordinaire (4/4)
- Atteindre le sommet de sa carrière : Peintre (8/10)
- Développer une compétence au niveau 10 : Peinture (10/10)
Objectifs de la collection "Deluxe" - Débloquée
- S’improviser clown lors d’un événement : Non
- Aller à un événement en portant les habits à paillettes : Non
- Porter les chapeaux d’animaux et émotionnels (ex. pour les anniversaires d’enfants) : Non
Objectifs de la collection "Temps des fêtes" - Débloquée
- Célébrer la trêve des confiseurs : Non
Objectifs de la collection "Soirées de luxe" -A débloquer
- Organisez un mariage pendant lequel seront utilisés la « Fontaine du rire » et la « Table buffet » : Non
- Obtenez une médaille d’or pour une fête privée pendant laquelle seront utilisés la « Fontaine du rire » et la « Table buffet » : Non
Objectifs de la collection "Guitare macabre de la Faucheuse" - Débloquée
- Lorsqu’un décès survient, jouer un morceau devant sa tombe : Non
Objectifs Miam Miam
- Ne jamais se servir d'une cuisinière/barbecue
- Commander une pizza/une livraison au moins 2x/sem.
- Manger les plats au micro-onde :
- Flocons d’avoine
- Pâtisserie congelée
- Plat congelé
- Nuggets au poulet
- Goûter aux 6 plats à commander en livraison :
- Bar grillé
- Poke Bowl
- Salade caprese
- Sandwich BLT
- Sauté au poulet asiatique
- Spaghettis
- Goûter aux trois sortes de pizza disponibles :
- Pizza au fromage
- Pizza au pepperoni
- Pizza au bacon canadien
- Engager un traiteur lors d’un événement social
- Concevoir l’héritier dans :
- Un bain à remous
- Un observatoire
- Une fusée
Les objectifs Legacy
- Posséder une copie de chaque sculpture émotionnelle :
- Sculpture triste
- Sculpture enjouée
- Sculpture enjôleuse
- Sculpture colérique
- Posséder une copie de chaque peinture émotionnelle :
- Peinture triste
- Peinture enjouée
- Peinture confiante
- Peinture concentrée
- Peinture enjôleuse
- Peinture colérique
- Avoir un décès causé par la Plante Vache (Facultatif)
- Boire l’essence de vie du Sim décédé par la Plante Vache (Facultatif)
- Collectionner les potions de vie (0/20)
- Collectionner les potions consommables (13/15)
•Incomplet •En cours •Complété
Crédits