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Moonchie-Sim
3 years agoNew Ace
Chap XII
Spoiler
Hazel n’allait pas mieux. Une nuit, elle se glissa hors du lit et décida que personne ne lui dicterait la loi et qu’elle, elle aimait bien l’idée d’une plante carnivore à la maison. Que ça représentait bien son humeur. Tiens, pourquoi pas deux, puisqu’elle possédait le nombre idéal de graines ? Les plantes Vaches restées dans sa poche depuis ce jour où ils avaient visité la grotte oubliée servaient enfin. Hazel songeait avec aigreur que ce jour-là, Astrid lui avait juré d’être sa complice à vie. Quelle traître !
De son côté, Astrid n’avait pas la moindre idée de la violente rage que nourrissait sa jumelle à son égard. D’ailleurs, peut-être parce qu’elle était si éprise d’Elisa, la jeune fille ne semblait plus du tout atteinte par le ressenti de celle qui avait partagé sa vie de la naissance à aujourd’hui. Astrid connaissait un changement drastique de sa personnalité et ne comprenait pas encore tout à fait elle-même le phénomène. On aurait dit que le fait de développer le trait de pitre avait exorbité son côté malicieux plutôt que joueur, et ce n’était donc peut-être pas sans raison qu’elle était si détachée des sentiments de sa sœur. C’était peut-être, effectivement, quelque peu malicieux.
Hazel faisait tout pour attirer « subtilement » l’attention d’Astrid, sans se douter que c’était la nôtre surtout qu’elle attisait. J’étais de plus en plus alarmée par le comportement de la jeune fille, qui décida un jour de nous présenter son « petit ami » qu’elle venait tout juste de rencontrer. Astrid réagit en la félicitant avec amusement, insistant pour qu’ils aillent à un rencard à quatre. C’était la première fois qu’elle parlait ouvertement de sa relation amoureuse avec Elisa devant nous, et la malice derrière ses propos nous choqua profondément. Nous ne reconnaissions plus ni l’une ni l’autre de nos filles et même Travis était passé de l’amusement bon enfant à la détresse de père en fureur.
Marc était un jeune homme poli et charmant, il fallait l’admettre, et l’inviter n’était pas ce que nous redoutions le plus. C’était surtout la soudaine impulsivité de notre fille qui nous faisait monter dans l’anxiété.
Astrid et Hazel ne semblaient pas prêtes à faire la paix, ni même à s’avouer en dispute, tout simplement. Dès qu’Astrid initiait la conversation, Hazel prétendait recevoir un appel ou un texto de Marc et s’en allait allègrement, l’air d’avoir tout à fait oublier l’existence de sa sœur, ce qui énervait à présent beaucoup Astrid, qui ne réalisait pas qu’elle se vengeait simplement du traitement auquel elle avait elle-même droit depuis quelques temps.
Un jour, Hazel rentra de l’école avec Marc et nous les surprîmes à s’embrasser dans le couloir. C’était apparemment leur premier baiser, mais n’étaient-ils pas trop jeunes pour se rapprocher autant ? Sûrement pas, mais papa Travis était d’un autre avis.
Il la chicana vertement sur le fait d’adopter une attitude décente et de cesser de chercher à causer du trouble. Hazel fut choquée de se faire ainsi remonter, mais à quelque part, c’était dû pour arriver. Un peu plus et nous les aurions trouvés au lit, à se bécoter sous les couvertures. Je n’osais même pas y penser !
Nous décidâmes d’avoir une conversation avec les filles. Pour adoucir la rencontre, nous commandâmes un spaghetti de chez Rapido et commençâmes par rappeler le fait que nous venions de littéralement goûter au menu complet. Une fois cette banalité relevée et le silence retombé, Travis dit :
- Les filles, il faut que ça cesse. Votre dispute, ça ne peut plus durer. Maman et moi, on a besoin de comprendre ce qui se passe.
Les jumelles baissèrent les yeux sur leur assiette au même moment. Malgré tout, elles restaient synchronisées.
- C’est à cause de l’école ? demandai-je en sachant pertinemment que ce n’était pas le cas.
Astrid haussa les épaules sans relever la tête ni rien dire.
- C’est de sa faute, dit soudain Hazel en pointant sa sœur du menton.
- Mais de quoi tu parles ! cria alors Astrid. C’est toi qui ne fait que des bêtises, ces temps-ci ! En quoi c’est de ma faute ?
- Tu sais très bien, fait pas l’innocente ! vociféra Hazel.
- T’es juste jalouse parce que pour une fois dans ma vie, j’ai quelque chose que tu n’as pas ! souligna Astrid avec hargne.
- C’est bon, moi je m’en vais ! Elle me dégoûte trop ! siffla Hazel en faisant crisser sa chaise.
Astrid se renfonça dans la sienne et serra les dents, retenant des larmes de rage et de honte. Elle savait qu’elle avait parlé trop vite, trop fort. Nous avions assisté à la scène sans piper mot, mais nous cherchâmes en vain à retenir Hazel, qui partit en sanglotant tout bas.
La dispute qui avait éclaté à table nous avait montré à quel point Hazel souffrait et combien le lien entre nos jumelles était effrité. Je dormis mal, cette nuit-là, en quête d’une solution miracle pour ramener la paix et le bonheur dans le foyer. Soudain, je songeai au souhait d’Hazel d’avoir un petit gym à la maison. Je me levai donc et le lui bâtis dans la cour. Au matin, c’est Travis qui se fit le plaisir de le lui présenter tandis que je me préparais pour le boulot. La jeune fille semblait mitigée ; on aurait dit qu’elle tentait d’accéder à l’excitation et à la gratitude, mais qu’elle se faisait constamment renvoyer dans l’engluement de la déprime et de la colère. Tant mieux, l’exercice lui permettrait certainement de chasser ces vilaines émotions et de retrouver un peu d’énergie.
- Ça ne va pas ! souffla la jeune fille en forçant sur la machine musculaire. C’est trop lourd ! Argh, je déteste le sport !
- Mais ma chérie, tu es…
- Active, je sais ! Pfft, l’arnaque ! Je déteste ma vie !
Travis eut l’impression d’une flèche au cœur. Blessé, il décida de laisser sa fille apprivoiser les machines et de rentrer s’occuper du jeu vidéo sur lequel il travaillait. Il espérait plus que tout que Hazel retrouverait son énergie d’autrefois et ne se laisserait pas vaincre par la rage qui l’animait.
Ce qui ne devait certainement pas être facile, avec Astrid qui profita du départ de Travis pour venir taquiner sa sœur et l’observer s’exercer en silence, un petit sourire malicieux aux lèvres.
- Mais t’as rien de mieux à faire, quoi ? cria Hazel, énervée.
Lorsque Astrid sortit du gym en tirant la langue à sa sœur, Hazel se mit à repousser ses limites. Pour finir, elle aimait bien s’entraîner et découvrait qu’elle pouvait littéralement canaliser sa colère à travers l’énergie qu’elle dépensait à se muscler les bras et les jambes.
Quelques jours plus tard, Travis et moi reçûmes nos vieilles amies, Summer et Liberty, pour une fête privée et luxueuse grâce à ma récompense ultime. Nous n’avions pas trop d’argent dernièrement, à cause du petit gym et des factures exorbitantes, même si Travis avait enfin atteint le sommet de sa carrière. Les filles cependant avouaient que ces petites soirées rien qu’entre nous leur avait manqué, et à moi aussi, d’ailleurs.
Summer nous apprit qu’elle et Alice avaient déménagé du foyer des BFF et qu’elles comptaient adopter un enfant. J’étais heureuse de voir mon amie si épanouie, et j’avais hâte de voir où s’en irait cette histoire.
Ne nous demandons plus d’où vient le côté malicieux d’Astrid : il vient de Travis. Ce soir-là, après qu’il eut saboté le punch aux fruits, j’eus la conviction que nos enfants étaient de petits clones de mon chéri.
Nous nous emportâmes quelque peu devant les invités ce soir-là, mais Summer et Liberty semblaient trop absorbées par leur conversation sur les besoins d’un enfant pour remarquer quoi que ce soit.
Summer fut la première à quitter, et nous jouâmes donc à trois aux cartes avec Liberty. Celle-ci semblait quelque peu épuisée, mais tout de même affectait d’être heureuse. Ce n’est qu’au bout d’un moment qu’elle nous avoua avec hésitation qu’entre elle et Gavin, les choses allaient mal. Liberty avait besoin d’espace, de liberté – sans mauvais jeu de mot -, et elle papillonnait autour des hommes sans trop pouvoir se contrôler. Gavin ne le supportait plus et ils se disputaient constamment. Sébastien venait de devenir un adolescent et s’enfermait souvent dans sa chambre pour ne pas tomber ni sur l’un, ni sur l’autre. J’étais triste pour mon amie, et je me demandais où s’en allait nos familles respectives.
Je confiai mes craintes à Travis, qui me rassura de son mieux. L’adolescence était une phase difficile et nos filles en sortiraient grandies. N’était-ce pas à l’âge adulte qu’elles auraient à choisir qui héritait de la lignée ? Oui, et d’ailleurs, ça m’angoissait à fond, vu comment elles se traitaient l’une et l’autre dernièrement. Si elles décidaient de s’affronter, à quels genres d’épreuves auraient-elles droit ?
- Ne pense pas à ça pour le moment, mon amour. Tout ce qui compte, c’est le ici et maintenant. Et là, présentement, nous venons de remporter l’or pour la première fois depuis des siècles !
Je souris légèrement. Il en avait fallu, du temps, avant de gagner l’or pour un événement !
Le lendemain, Astrid invitait Elisa à la maison pendant que nous étions toujours au boulot. Les deux jeunes filles s’étaient grandement rapprochées amoureusement, et avaient la même tendance à faire des bêtises en cachette. Elles étaient de véritables complices.
D’ailleurs, personne ne les surpris à s’embrasser pour la première fois, car Astrid fit sûr de verrouiller la porte de sa chambre derrière elles. Elisa apprécia tant le baiser que leur intimité, et lorsque Astrid l’invita à dormir, Elisa accepta en ajoutant qu’elles pourraient même passer aux choses un peu plus sérieuses, non ?
- Tu veux dire… qu’on sorte officiellement ensemble ? souffla Astrid, émue.
Elle passait son temps à se vanter de sa petite amie lorsque celle-ci n’était pas là, car elles ne s’étaient jamais officiellement mis en couple, mais à présent qu’Elisa l’approchait avec le sujet, Astrid sentait son cœur fondre pour la jeune fille. Et bien sûr, elle accepta d’être sa petite amie.
- Alors, Elisa m’a demandé si je voulais être sa petite amie, et puis nous nous sommes collé sous les couvertures, mais tu sais, nous attendons le bon moment pour passer aux choses plus… corsées !
Hazel n’en pouvait plus de sa sœur. Si seulement elle pouvait disparaître, là maintenant ! Quelle bécasse, avec ses histoires dégoûtantes !
- Tu penses que je veux savoir, aussi ? cracha Hazel en tapant fort dans le punching ball.
- Pas besoin de le prendre comme ça, je te raconte, c’est tout ! dit Astrid en claquant de la langue.
- Ouais bah, plus la peine de me raconter rien, j’ai vraiment plus envie de te voir la tronche ! Dégage !
- T’es folle ! T’as pété un plomb ! cracha Astrid en s’en allant de pied ferme.
Ce soir-là, le sport seulement ne suffit pas à canaliser la rage d’Hazel. Elle invita Marc à la maison et, alors qu’il franchissait tout juste le portail de l’entrée, elle l’embrassa férocement.
- Attention, tu me fais mal, Hazel ! s’étonna Marc en la repoussant subitement.
Hazel avait les larmes aux yeux et le regard empli de haine lorsqu’elle lui cria :
- Dégage, je te haïs !
Elle le poussa vers la porte et claqua celle-ci derrière lui puis monta l’escalier en faisant le plus de bruit possible et s’enferma dans sa chambre en piquant une crise. Je sentis mon cœur défaillir face à la détresse absolue de ma fille, et surtout, j’étais complètement désemparée. Travis ne reviendrait du boulot que dans une heure, et d’ici là, qu’étais-je censé faire pour apaiser ma furieuse adolescente ? Astrid sortit la tête du salon et me regarda, l’air de dire « C’est quoi son problème ? ». J’étais déçue d’Astrid et lui jetai un regard qui voulait tout dire. La jeune fille vira blanche, comme si elle réalisait seulement maintenant que tout le monde voyait bien le petit jeu auquel elle s’adonnait depuis quelques temps, à rendre la vie de sa sœur misérable pour on-ne-sait-quelle-raison. Astrid avala de travers et s’en alla en silence. J’en avais par-dessus la tête… Et dire que nos anniversaires approchaient, à tous…
De son côté, Astrid n’avait pas la moindre idée de la violente rage que nourrissait sa jumelle à son égard. D’ailleurs, peut-être parce qu’elle était si éprise d’Elisa, la jeune fille ne semblait plus du tout atteinte par le ressenti de celle qui avait partagé sa vie de la naissance à aujourd’hui. Astrid connaissait un changement drastique de sa personnalité et ne comprenait pas encore tout à fait elle-même le phénomène. On aurait dit que le fait de développer le trait de pitre avait exorbité son côté malicieux plutôt que joueur, et ce n’était donc peut-être pas sans raison qu’elle était si détachée des sentiments de sa sœur. C’était peut-être, effectivement, quelque peu malicieux.
Hazel faisait tout pour attirer « subtilement » l’attention d’Astrid, sans se douter que c’était la nôtre surtout qu’elle attisait. J’étais de plus en plus alarmée par le comportement de la jeune fille, qui décida un jour de nous présenter son « petit ami » qu’elle venait tout juste de rencontrer. Astrid réagit en la félicitant avec amusement, insistant pour qu’ils aillent à un rencard à quatre. C’était la première fois qu’elle parlait ouvertement de sa relation amoureuse avec Elisa devant nous, et la malice derrière ses propos nous choqua profondément. Nous ne reconnaissions plus ni l’une ni l’autre de nos filles et même Travis était passé de l’amusement bon enfant à la détresse de père en fureur.
Marc était un jeune homme poli et charmant, il fallait l’admettre, et l’inviter n’était pas ce que nous redoutions le plus. C’était surtout la soudaine impulsivité de notre fille qui nous faisait monter dans l’anxiété.
Astrid et Hazel ne semblaient pas prêtes à faire la paix, ni même à s’avouer en dispute, tout simplement. Dès qu’Astrid initiait la conversation, Hazel prétendait recevoir un appel ou un texto de Marc et s’en allait allègrement, l’air d’avoir tout à fait oublier l’existence de sa sœur, ce qui énervait à présent beaucoup Astrid, qui ne réalisait pas qu’elle se vengeait simplement du traitement auquel elle avait elle-même droit depuis quelques temps.
Un jour, Hazel rentra de l’école avec Marc et nous les surprîmes à s’embrasser dans le couloir. C’était apparemment leur premier baiser, mais n’étaient-ils pas trop jeunes pour se rapprocher autant ? Sûrement pas, mais papa Travis était d’un autre avis.
Il la chicana vertement sur le fait d’adopter une attitude décente et de cesser de chercher à causer du trouble. Hazel fut choquée de se faire ainsi remonter, mais à quelque part, c’était dû pour arriver. Un peu plus et nous les aurions trouvés au lit, à se bécoter sous les couvertures. Je n’osais même pas y penser !
Nous décidâmes d’avoir une conversation avec les filles. Pour adoucir la rencontre, nous commandâmes un spaghetti de chez Rapido et commençâmes par rappeler le fait que nous venions de littéralement goûter au menu complet. Une fois cette banalité relevée et le silence retombé, Travis dit :
- Les filles, il faut que ça cesse. Votre dispute, ça ne peut plus durer. Maman et moi, on a besoin de comprendre ce qui se passe.
Les jumelles baissèrent les yeux sur leur assiette au même moment. Malgré tout, elles restaient synchronisées.
- C’est à cause de l’école ? demandai-je en sachant pertinemment que ce n’était pas le cas.
Astrid haussa les épaules sans relever la tête ni rien dire.
- C’est de sa faute, dit soudain Hazel en pointant sa sœur du menton.
- Mais de quoi tu parles ! cria alors Astrid. C’est toi qui ne fait que des bêtises, ces temps-ci ! En quoi c’est de ma faute ?
- Tu sais très bien, fait pas l’innocente ! vociféra Hazel.
- T’es juste jalouse parce que pour une fois dans ma vie, j’ai quelque chose que tu n’as pas ! souligna Astrid avec hargne.
- C’est bon, moi je m’en vais ! Elle me dégoûte trop ! siffla Hazel en faisant crisser sa chaise.
Astrid se renfonça dans la sienne et serra les dents, retenant des larmes de rage et de honte. Elle savait qu’elle avait parlé trop vite, trop fort. Nous avions assisté à la scène sans piper mot, mais nous cherchâmes en vain à retenir Hazel, qui partit en sanglotant tout bas.
La dispute qui avait éclaté à table nous avait montré à quel point Hazel souffrait et combien le lien entre nos jumelles était effrité. Je dormis mal, cette nuit-là, en quête d’une solution miracle pour ramener la paix et le bonheur dans le foyer. Soudain, je songeai au souhait d’Hazel d’avoir un petit gym à la maison. Je me levai donc et le lui bâtis dans la cour. Au matin, c’est Travis qui se fit le plaisir de le lui présenter tandis que je me préparais pour le boulot. La jeune fille semblait mitigée ; on aurait dit qu’elle tentait d’accéder à l’excitation et à la gratitude, mais qu’elle se faisait constamment renvoyer dans l’engluement de la déprime et de la colère. Tant mieux, l’exercice lui permettrait certainement de chasser ces vilaines émotions et de retrouver un peu d’énergie.
- Ça ne va pas ! souffla la jeune fille en forçant sur la machine musculaire. C’est trop lourd ! Argh, je déteste le sport !
- Mais ma chérie, tu es…
- Active, je sais ! Pfft, l’arnaque ! Je déteste ma vie !
Travis eut l’impression d’une flèche au cœur. Blessé, il décida de laisser sa fille apprivoiser les machines et de rentrer s’occuper du jeu vidéo sur lequel il travaillait. Il espérait plus que tout que Hazel retrouverait son énergie d’autrefois et ne se laisserait pas vaincre par la rage qui l’animait.
Ce qui ne devait certainement pas être facile, avec Astrid qui profita du départ de Travis pour venir taquiner sa sœur et l’observer s’exercer en silence, un petit sourire malicieux aux lèvres.
- Mais t’as rien de mieux à faire, quoi ? cria Hazel, énervée.
Lorsque Astrid sortit du gym en tirant la langue à sa sœur, Hazel se mit à repousser ses limites. Pour finir, elle aimait bien s’entraîner et découvrait qu’elle pouvait littéralement canaliser sa colère à travers l’énergie qu’elle dépensait à se muscler les bras et les jambes.
Quelques jours plus tard, Travis et moi reçûmes nos vieilles amies, Summer et Liberty, pour une fête privée et luxueuse grâce à ma récompense ultime. Nous n’avions pas trop d’argent dernièrement, à cause du petit gym et des factures exorbitantes, même si Travis avait enfin atteint le sommet de sa carrière. Les filles cependant avouaient que ces petites soirées rien qu’entre nous leur avait manqué, et à moi aussi, d’ailleurs.
Summer nous apprit qu’elle et Alice avaient déménagé du foyer des BFF et qu’elles comptaient adopter un enfant. J’étais heureuse de voir mon amie si épanouie, et j’avais hâte de voir où s’en irait cette histoire.
Ne nous demandons plus d’où vient le côté malicieux d’Astrid : il vient de Travis. Ce soir-là, après qu’il eut saboté le punch aux fruits, j’eus la conviction que nos enfants étaient de petits clones de mon chéri.
Nous nous emportâmes quelque peu devant les invités ce soir-là, mais Summer et Liberty semblaient trop absorbées par leur conversation sur les besoins d’un enfant pour remarquer quoi que ce soit.
Summer fut la première à quitter, et nous jouâmes donc à trois aux cartes avec Liberty. Celle-ci semblait quelque peu épuisée, mais tout de même affectait d’être heureuse. Ce n’est qu’au bout d’un moment qu’elle nous avoua avec hésitation qu’entre elle et Gavin, les choses allaient mal. Liberty avait besoin d’espace, de liberté – sans mauvais jeu de mot -, et elle papillonnait autour des hommes sans trop pouvoir se contrôler. Gavin ne le supportait plus et ils se disputaient constamment. Sébastien venait de devenir un adolescent et s’enfermait souvent dans sa chambre pour ne pas tomber ni sur l’un, ni sur l’autre. J’étais triste pour mon amie, et je me demandais où s’en allait nos familles respectives.
Je confiai mes craintes à Travis, qui me rassura de son mieux. L’adolescence était une phase difficile et nos filles en sortiraient grandies. N’était-ce pas à l’âge adulte qu’elles auraient à choisir qui héritait de la lignée ? Oui, et d’ailleurs, ça m’angoissait à fond, vu comment elles se traitaient l’une et l’autre dernièrement. Si elles décidaient de s’affronter, à quels genres d’épreuves auraient-elles droit ?
- Ne pense pas à ça pour le moment, mon amour. Tout ce qui compte, c’est le ici et maintenant. Et là, présentement, nous venons de remporter l’or pour la première fois depuis des siècles !
Je souris légèrement. Il en avait fallu, du temps, avant de gagner l’or pour un événement !
Le lendemain, Astrid invitait Elisa à la maison pendant que nous étions toujours au boulot. Les deux jeunes filles s’étaient grandement rapprochées amoureusement, et avaient la même tendance à faire des bêtises en cachette. Elles étaient de véritables complices.
D’ailleurs, personne ne les surpris à s’embrasser pour la première fois, car Astrid fit sûr de verrouiller la porte de sa chambre derrière elles. Elisa apprécia tant le baiser que leur intimité, et lorsque Astrid l’invita à dormir, Elisa accepta en ajoutant qu’elles pourraient même passer aux choses un peu plus sérieuses, non ?
- Tu veux dire… qu’on sorte officiellement ensemble ? souffla Astrid, émue.
Elle passait son temps à se vanter de sa petite amie lorsque celle-ci n’était pas là, car elles ne s’étaient jamais officiellement mis en couple, mais à présent qu’Elisa l’approchait avec le sujet, Astrid sentait son cœur fondre pour la jeune fille. Et bien sûr, elle accepta d’être sa petite amie.
- Alors, Elisa m’a demandé si je voulais être sa petite amie, et puis nous nous sommes collé sous les couvertures, mais tu sais, nous attendons le bon moment pour passer aux choses plus… corsées !
Hazel n’en pouvait plus de sa sœur. Si seulement elle pouvait disparaître, là maintenant ! Quelle bécasse, avec ses histoires dégoûtantes !
- Tu penses que je veux savoir, aussi ? cracha Hazel en tapant fort dans le punching ball.
- Pas besoin de le prendre comme ça, je te raconte, c’est tout ! dit Astrid en claquant de la langue.
- Ouais bah, plus la peine de me raconter rien, j’ai vraiment plus envie de te voir la tronche ! Dégage !
- T’es folle ! T’as pété un plomb ! cracha Astrid en s’en allant de pied ferme.
Ce soir-là, le sport seulement ne suffit pas à canaliser la rage d’Hazel. Elle invita Marc à la maison et, alors qu’il franchissait tout juste le portail de l’entrée, elle l’embrassa férocement.
- Attention, tu me fais mal, Hazel ! s’étonna Marc en la repoussant subitement.
Hazel avait les larmes aux yeux et le regard empli de haine lorsqu’elle lui cria :
- Dégage, je te haïs !
Elle le poussa vers la porte et claqua celle-ci derrière lui puis monta l’escalier en faisant le plus de bruit possible et s’enferma dans sa chambre en piquant une crise. Je sentis mon cœur défaillir face à la détresse absolue de ma fille, et surtout, j’étais complètement désemparée. Travis ne reviendrait du boulot que dans une heure, et d’ici là, qu’étais-je censé faire pour apaiser ma furieuse adolescente ? Astrid sortit la tête du salon et me regarda, l’air de dire « C’est quoi son problème ? ». J’étais déçue d’Astrid et lui jetai un regard qui voulait tout dire. La jeune fille vira blanche, comme si elle réalisait seulement maintenant que tout le monde voyait bien le petit jeu auquel elle s’adonnait depuis quelques temps, à rendre la vie de sa sœur misérable pour on-ne-sait-quelle-raison. Astrid avala de travers et s’en alla en silence. J’en avais par-dessus la tête… Et dire que nos anniversaires approchaient, à tous…
A suivre...
Les objectifs de la G1
Objectifs Step by Step
- Visiter la Clairière Magique de Willow Creek : OK
- Visiter la Grotte Oubliée de Oasis Spring : OK
- Organiser : Rencard, anniversaire et dîner. (3/3)
- Compléter une collection de base au choix : Cartes postales (12/14)
- Rencontrer le Clown Triste : OK
- Avoir une Plante Vache : OK
- Élever au moins un enfant jusqu'à JA : En cours
- Compléter l'aspiration choisie : Peintre extraordinaire (4/4)
- Atteindre le sommet de sa carrière : Peintre (10/10)
- Développer une compétence au niveau 10 : Peinture (10/10)
Objectifs de la collection "Deluxe" - Débloquée
- S’improviser clown lors d’un événement : OK
- Aller à un événement en portant les habits à paillettes : OK
- Porter les chapeaux d’animaux et émotionnels (ex. pour les anniversaires d’enfants) : OK
Objectifs de la collection "Temps des fêtes" - Débloquée
- Célébrer la trêve des confiseurs : OK
Objectifs de la collection "Soirées de luxe" - Débloquée
- Organisez un mariage pendant lequel seront utilisés la « Fontaine du rire » et la « Table buffet » : OK
- Obtenez une médaille d’or pour une fête privée pendant laquelle seront utilisés la « Fontaine du rire » et la « Table buffet » : OK
Objectifs de la collection "Guitare macabre de la Faucheuse" - Débloquée
- Lorsqu’un décès survient, jouer un morceau devant sa tombe : Non
Objectifs Miam Miam
- Ne jamais se servir d'une cuisinière/barbecue
- Commander une pizza/une livraison au moins 2x/sem.
- Manger les plats au micro-onde :
- Flocons d’avoine
- Pâtisserie congelée
- Plat congelé
- Nuggets au poulet
- Goûter aux 6 plats à commander en livraison :
- Bar grillé
- Poke Bowl
- Salade caprese
- Sandwich BLT
- Sauté au poulet asiatique
- Spaghettis
- Goûter aux trois sortes de pizza disponibles :
- Pizza au fromage
- Pizza au pepperoni
- Pizza au bacon canadien
- Engager un traiteur lors d’un événement social : OK
- Concevoir l’héritier dans :
- Un bain à remous
- Un observatoire
- Une fusée
Les objectifs Legacy
- Posséder une copie de chaque sculpture émotionnelle :
- Sculpture triste
- Sculpture enjouée
- Sculpture enjôleuse
- Sculpture colérique
- Posséder une copie de chaque peinture émotionnelle :
- Peinture triste
- Peinture enjouée
- Peinture confiante
- Peinture concentrée
- Peinture enjôleuse
- Peinture colérique
- Avoir un décès causé par la Plante Vache (Facultatif)
- Boire l’essence de vie du Sim décédé par la Plante Vache (Facultatif)
- Collectionner les potions de vie (0/20)
- Collectionner les potions consommables (13/15)
•Incomplet •En cours •Complété