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3 years ago
Génération 22 SBS Challenge
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Rappel des règles.
Spoiler
Votre sim va devenir un vampire,et le temps n’aura donc plus de prise sur lui. Atteindre tous ces objectifs ne devrait donc pas être un problème...
►Déménager à Forgotten Hollow
►Se faire transformer en vampire
►Atteindre le maximum de la compétence « Coutumes de Vampires »
►Atteindre le maximum de la compétence "Orgue"
►Compléter au moins 2 aspirations sur les 3 suivantes:*
- «Maître Vampire»
- «Famille de Vampires»
- «Bon Vampire»
►Faire crac-crac sous forme de chauve-souris
►Guérir son héritier du vampirisme (s'il n'est pas humain)
►Optionnel: guérir du vampirisme ou mourir à cause du soleil
►Bonus,pour un peu plus de challenge (et un vampire plus vrai que nature!): choisir la faiblesse «peau fine» (au moins 2 rangs),et ne pas être immunisé à l'ail
►Déménager à Forgotten Hollow
►Se faire transformer en vampire
►Atteindre le maximum de la compétence « Coutumes de Vampires »
►Atteindre le maximum de la compétence "Orgue"
►Compléter au moins 2 aspirations sur les 3 suivantes:*
- «Maître Vampire»
- «Famille de Vampires»
- «Bon Vampire»
►Faire crac-crac sous forme de chauve-souris
►Guérir son héritier du vampirisme (s'il n'est pas humain)
►Optionnel: guérir du vampirisme ou mourir à cause du soleil
►Bonus,pour un peu plus de challenge (et un vampire plus vrai que nature!): choisir la faiblesse «peau fine» (au moins 2 rangs),et ne pas être immunisé à l'ail
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- Milady ?
Le ton inquiet de cet appel me sort de ma torpeur.
Je me tourne vers mon époux, Sir Caleb Vatore, duc de Winderburg, et je vois à son regard qu'l ne s'agit pont là de sa première tentative de m'interpeller. Je m'impose un sourire timide en réponse à son appel et tente de rejeter au loin les pensées qui m'assaillent depuis l'aube.
- Allez vous bien Ma mie ?
- On ne peut mieux sir. Il me tarde seulement d'arriver en notre demeure.
Réponse digne d'une véritable lady. Mon dos souffre de cette longue chevauchée, la faim me tiraille et l'inquiétude ne m'a point quitté depuis notre départ du comté de mon frère, mon foyer depuis ma naissance. Or je ne pourrais jamais énoncer ces faits à mon époux. Ce ne serait point digne d'une lady, telle est l'éducation que j'ai reçue depuis ma tendre enfance. Arborant toujours ce sourire faux je regarde cet homme un peu plus longtemps que les convenances ne le permettent. Je vois dans son regard qu'il ne croit ni en mes mots, ni en ce sourire. Voilà un homme doté d'une grande intelligence, je le ressens ainsi depuis nos premiers échanges, mais très vite ce trouble dans son regard disparait et il remet son masque de duc, d'homme que rien n'atteint, et se tourne vers l'horizon. D'un léger coup de talon il fait s'élancer sa fière monture et rejoint son chevalier qui ouvre la marche, me laissant seule en arrière avec pour seule compagnie mes craintes face à ce nouveau destin.
Petite fille je ne rêvais que de preux chevaliers, d'amour courtois et de mariage d'amour. Puis j'ai compris que ma position ne me permettrait rien d'autre qu'un mariage de raison, pour nouer quelques accords politique avec un homme qui n'épouserait pas une femme mais une dot, des terres, ou des alliances. Triste sort que celui des femmes dans notre monde, simple monnaie d'échange ou garantie pour ces messieurs. Il en va ainsi et j'ai accepter depuis longtemps ce triste destin que je ne pourrais point changé, et si je ne puis trouvé l'amour comme mes parents dans leur mariage arrangé, peut être pourrais-je y trouver une compagnie agréable, une affectueuse amitié sincère avec celui qui sera mon époux, en plus du réconfort que m'apportera mon rôle de mère.
Bien des choses changèrent à l'aube de mon quinzième anniversaire, lorsque la tragédie vint frappée à notre porte. Les décès successif de ma mère, morte en couche, puis de mon père, terrassé par le chagrin d'avoir perdu sa tendre épouse quelque mois plus tard vinrent anéantir toute mes chances de bonheur.
Je devint la pupille de mon frère ainé, un être vil, cruel, et sot. Abandonnant ses responsabilités de comte il perdit année après année la totalité de notre fortune, misant soir après soir aux tables de jeux, allant jusqu'à perdre la totalité de ma dot un soir maudit. Sa sottise et sa cruauté mit à mal notre comté, les fermiers, les commerçants et les métayers fuyant un après l'autre ce comté en perdition, où plus aucunes perspectives d'un avenir respectables ne leur apparaissaient.
Dans ma dix-neuvième année je me trouvais confinée dans ce château déserté de tous, sans perspective de mariage, d'avenir, condamnée à supporter les coups et les inepties de mon infâme frère.
Jusqu'à ce matin d'avril 1342 où Sir Vatore, un duc dont la réputation est des plus effroyables, s'arrêta à notre porte afin de voir le maréchal ferrant du village pour son destrier qui avait perdu l'un de ses fers.
Je n'appris rien de plus, je ne sus pas la teneur des tractations entre ses deux hommes mais un matin l'unique soubrette restée au château m'annonça que je devais me tenir prête à partir avec mon promis vers ma nouvelle demeure, puis elle partit, me laissant seule, sous le choc de cette nouvelle inattendue.
J'attendis que la peur me saisisse violement, que la colère m'assaille face à cet odieux ordre dont me frère ne m'avait même pas informé mais rien ne vint, car malgré la terrible réputation de cet homme, et bien que je n'ai jamais vu son visage, aurait il était un vieil homme bedonnant que la chose ne m'aurait guère peu importé, je ressentis un vif soulagement. Peu importe ce qu'il adviendrait de moi j'allais quitter cet endroit de malheur et ce frère abject.
Ma nature impétueuse repris le dessus et me permit d'affronter les choses avec calme, sans la moindre crainte.
Reprenant pied dans le présent j'entendis le duc s'adressé à son chevalier, avec dans le ton une pointe de canarderie surprenante.
- Edmund je pense que nous devrions faire halte aux premières lueurs du crépuscule. Milady semble fourbue, nous chevauchons depuis l'aube et je crois qu'elle n'est point coutumière des longues chevauchées.
- Comme il vous siéra sir.
Je ne fus point étonnée d'entendre que mon état ne lui était point inconnu, bien vite j'avais compris que je ne pourrais rien lui cacher tant il était perspicace, mais sa sollicitude me surprit. Quel monstre de cruauté comme il était dépeint se souciait du confort d'une dame, soit elle son épouse ou non. Et puis par dessus tout quel duc, cruel ou non, prenait pour épouse une femme sans dot, dont la lignée semble si peu honorable. Cet homme, mon époux, est un mystère qu'il me tarde de percé à jour.
Le soleil égrenait ses derniers rayons quand nous posâmes pied à terre. En toute hâte les taches firent réparties entre tous, et les chevaliers ainsi que Sir Vatore montèrent le camp pour la nuit, et firent un grand feu. Au début réticent mon époux céda devant mon entêtement et je pus en quelques temps préparer de quoi sustenter chacun. Les remercîments et compliments qui suivirent le repas me réchauffèrent le cœur et me mirent quelque peu dans l'embarras, détestant être le centre de l'attention. Je préfère être discrète, dans l'ombre, reflexe qui me vint certainement des années ou j'essayer de me cacher de mon frère afin de ne point subir ses courroux.
Incapable de remettre de l'ordre dans mes pensées je m'éloigna, restant toujours visible des soldats, mais ayant besoin de m'isolé de tout ces changements.
Seule ainsi face à la mer, entendant le murmure des hommes derrière moi je m'effondre, assailli par la honte, et le remord. D'autre que moi, dans ma situation se laisserait aller à la colère, ou au désespoir, après tout ne me retrouvais-je pas mariée à un homme que l'on disait encore plus cruel que mon frère? Mais ce n'était point là les difficiles émotions qui m'envahissaient. Je commençais même très légèrement à douter du bien fondé de ces médisances et pris sur moi de les prendre pour ce qu'elles étaient, de simples bruits, de vulgaires rumeurs que le commun s'efforçait de colporter par jalousie, ou ignorance.
En cette dernière soirée avant notre arrivée c'est bien la honte, le remord, qui me tenaillaient. Mon envie de solitude, mon retrait pourrait causer du tort à mon époux, d'aucun pourrait se plaire à raconter que l'épousée du seigneur le fuit comme un lépreux, et en plus de causer lui causer du tort cela pourrait aussi lui inspirer une sourde colère à mon endroit. Tout cela fondé sur une erreur de jugement car je ne fuis point mon mari en ce triste soir, je fuis les souvenirs qui suivirent l'annonce de nos épousailles, je fuis la honte causée par mon gredin de frère.
Après l'annonce de la soubrette je fis enfin la rencontre de mon promis. Il était bien loin de tout ce que j'aurais pu imaginer. Bel homme, très bel homme si je me permettais de le penser, fier, altier, et froid comme les pierres. Puis son regard croisa le mien et le glacier de ses yeux fondit lançant apercevoir une chaleur qui me déstabilisa un instant. M'apprêtant à baisser timidement les yeux comme il convient à une jouvencelle je remarquas que son regard changea vite laissant place rapidement à un regard mélancolique, presque douloureux. Pas une once de méchanceté , ou de cruauté comme dans les yeux de mon frère, mais une terrible douleur je le pressentis. Tout à la fois subjugué par la beauté de cet homme qui semblait vouloir devenir mon époux, et déstabilisé par ce que je pouvais lire en son regard je sentis mes légères appréhensions face à cette union disparaître. Peut être était il véritablement le monstre que l'on disait, mais peut être cachait il autre chose au fond de son âme, et il me tardait d'en découvrir davantage. Oui j'acceptais ce mariage surprenant à cœur ouvert, me jurant d'être une épouse convenable sans toutefois ne plus jamais me laisser être la victime innocente des hommes de l'acabit de mon frère. Seul le temps me dirait si j'avais fait le bon choix ce jour là. Tout à mes tergiversations j'en oubliais mon frère qui s'impatientait à coté. Se raclant la gorge afin d'attirer l'attention sur lui il me jeta un regard empli de haine, par mon mariage j'accédais à un titre et à une fortune plus élevée que lui; comme si tout ceci était de mon fait et non le fruit de ses manigances. Très vite il tenta d'imposer sa vision des choses pour cette union, ruiné, il refusa que le mariage soit célébré ici trouvant quelques prétextes dénués de sens, ce qui n'échappa pas à mon promis. Il fut donc question de partir deux jours après l'annonce de nos fiançailles pour la château de Winderburg où serait célébrer notre mariage. Mon frère s'opposa farouchement à ce que notre dernière servante m'accompagne ce projet sembla compromis, voyagée sans chaperon entouré d'homme, même si l'un deux était mon fiancé, ruinerait ma réputation et jetterait l'opprobre sur mon futur époux. Mon frère n'y voyait là aucune inconvenance, pressé de se débarrasser de moi, et tenta de nous y forcer. Mon promis le menaçant de croiser le fer avec lui si il ne cessait point sur l'instant de proférer pareil outrage fut le seul argument qui le fit taire. Manipulant éhoteusement le duc ils parvinrent à se mettre d'accord pour célébrer notre mariage en ce château, au frais du duc, après les trois semaines de fiançailles passées. Ses projets largement chamboulés le duc renvoya le gros de sa suite en son duché pour tenir les lieux jusqu'à son retour et nous profitâmes de ce contre temps pour faire connaissance, sous l'œil inattentif de Cunégonde la servante. Il me pressa de question, semblant avoir envie de tout connaître de moi, mais évita de répondre à la plupart des miennes. Je n'appris presque rien hormis qu'il semblait être un homme bon, bien loin de son image de monstre, mais surtout il me semblait profondément blessé, meurtri, et rien ne transparut m'aiguillant sur ce qui pouvait le blesser ainsi. J'eu craint quelques instants que l'attitude déplorable de mon frère ne le fasse changer d'avis mais il n'en fut rien, et pas une seule fois il ne sembla me tenir rigueur des agissements de mon frère. Je ne saurais jurer de rien mais ce mariage se montrait sous les meilleurs auspices pour moi.
Les bruits de pas derrière moi me sortirent des mes songes, et je reconnus le pas martial, sur, de mon époux.
M'apprêtant à me confondre en excuse pour mon attitude indigne d'une épouse de duc il me surprit en prenant la parole avant moi.
- Je prie le ciel que vous puissiez me pardonner un jour Ma dame de vous avoir entrainé de force de ce mariage qui vous cause tant de peine.
Loin de moi l'envie d'avoir voulu vous faire du mal Milady, un jour peut être pourrais je vous dire quels élans de mon âme me poussèrent à vous avoir, mais jamais au grand jamais madame je ne vous ferait plus de tort volontairement.
Je ne m'imposerais jamais à vous, et je prie le ciel que vous puissiez trouver quelques compensations à cette vie de malheur dans laquelle je vous ai précipité, mon domaine est fort grand, mes gens amicaux, et j'ai plus d'or qu'il n'en faut, vous comblerez chacun de vos désirs censés, et ne demanderais jamais plus que vous ne pourriez m'offrir. Si pour mon malheur vous préférez un éloignement total de ma personne je m'y plierai et jamais vous ne serez obligé de me croiser, ou de m'adresser la parole dans l'intimité. Je le fol espoir que vous puissiez tout de même acceptez de paraître cordiale à mon encontre lors des rencontres, des sorties ou tout autres manifestations protocolaires. Si cela vous agréez Ma Dame bien entendu.
Ebranlée par cette tirade, je sent les larmes poindre aux coins de mes yeux, et les derniers mots qu'il m'adresse en retournant vers le camp plonge tout mon âme dans une abime de tendresse et de douleurs mêlées.
- Il ne se passera pas un jour sans que j'implore en silence votre pardon Rosie. Fut une époque lointaine où j'aurais été digne de vous. Aujourd'hui je ne puis que vous aimez dans le secret de mon cœur, et prier pour que les peines que je vous cause ne détruise pas la lumière de votre âme.
Ces paroles jamais je n'aurais du les entendre, aveu secret qu'il se faisait à lui même, mais je les entendit malgré tout et le palpitement qu'elles conduisirent dans ma poitrine fut une sensation nouvelle.
Cette voix, rauque et désespérée ferait à coup sur chavirer mon cœur un jour pas si lointain. Où était l'homme que l'on disait infâme, qui disait on prenait plaisir à instaurer la peur et la douleur dans le foyer des ses voisins? On disait de lui qu'il n'avais pas de cœur, mais ne venait il pas de m'ouvrir son cœur ?
Et surtout, cet homme ne venait il pas d'affirmer, non pour moi mais pour lui j'en conviens, qu'il m'aimait ? Etait ce dont possible ? Et Rosie, lui qui ne m'avait guère plus d'une fois appeler par mon prénom m'avait déjà en lui donner un petit nom ?
Incapable de me mouvoir je me perdis dans la contemplation du ressac des vagues essayant d'endiguer les élans de mon cœur. Je ne pouvais pas lui faire confiance, pas encore, car bien trop de zone d'ombre persistaient autour de mon époux. Et si je me laissais gagnés par les tendres sentiments avant de découvrir qu'il est bien le monstre dépeint mon cœur serait brisé et je ne souhaite pas enduré cette douleur.
Prendre le temps, l'esprit ouvert, de percer les secrets de mon époux et faire avec force face à ce que je pourrais découvrir, voilà la prière que j'émis ce soir...