Forum Discussion
3 years ago
@Nicole46 Merci :blush:
@MiniLazy Bienvenue dans mon monde de guimauve alors :smiley: Avec moi il y en a un peu partout, ca dégouline, ça fleure bon l'aamuuuuur partout :wink:
@Elinoee Merci beaucoup pour ce très gentil message :love: Hahaha, mais Sir Vatore est un homme mystérieux, pas sur qu'il se dévoile si rapidement :wink:
Après 8 jours d’une longue chevauchée harassante nous posâmes enfin pied à terre dans le domaine de mon époux. Je m’attendais à un château lugubre ou bien si ostentatoire que nul ne pourrait ignorer le statut de duc mais ce ne fut point là les termes qui conviendrait à décrire les lieux. Alors que nous avions traversé le village attenant au domaine, je fus surprise d’y voir des fermes de belles tailles, des commerces grandement achalandés, des paysans joyeux et serein, un somme un village bien plus prospère que partout ailleurs en Simsile. Le château lui bien que propre et parfaitement entretenu n’était fort plus grand que le pavillon de chasse le plus petit du roi, dans une pierre grise des plus commune à cette région, sans aucun signe d’une quelconque richesse, hormis cette imposante statut d’un vaillant chevalier dans la cour.
Mon époux me saisit doucement le bras et m’entraina vers la grande porte sans une parole. Le silence avait accompagné notre périple et je ne m’étonnais plus de ce fait.
Les portes franchies au bras de mon époux deux serviteurs virent se présenter à nous. Hildegarde, et son époux Raymund nous accueillirent avec chaleur, souriant joyeusement et osant même quelques mots d’esprit avec leur maitre qui laissa tomber pendant quelques instants son masque d’impassibilité pour afficher un sourire franc qui fit tressauter mon cœur. Point de doute qu’il était aimé par ses gens, remarque que j’avais déjà énoncé au matin lors de la visite des ses métayers. Le château, ses mots, l’affection que semblait lui porté tout ce monde, ses sourires emplis de joyeux et d’espoir, si rare étaient-ils, tout ceci ne laissait certainement pas voir de lui le monstre dépeint. Mais les apparences peuvent être si trompeuses que je ne sus plus où mon cœur me portait sur cette affaire. Sa réputation devait être fondée sur quelques vérités malgré tout, mais où était donc ces fâcheuses vérités. Point le temps de tergiverser sur ces propos que mon époux m’interpella.
- Ma Dame, Hildegarde vous mènera à vos appartements, et je veillerai à ce que l’on vous fasse monter une collation et de quoi vous laver. Je n’ai point pour le moment le temps de vous accompagne car des affaires urgentes requiert mon attention après un si longue absence, mais je souhaite que vous puissiez vous reposez après ce long périple et les serviteurs veilleront à vos besoins. Pardonnez-moi de vous informer si tard qui plus est qu’un banquet sera donné ce soir au château en présence des tous nos gens. Ils sont impatients de célébrer nos épousailles et je ne puis les faire attendre plus longtemps. Et il semblerait que je sois plus prompt à vous faire défaut à vous plutôt qu’à eux. Voilà encore bien une faiblesse de mon rôle d’époux.
- Monseigneur n’ayez point d’inquiétude à votre tour, je suis parfaitement au fait de votre rang et des vos obligations. Je vous sais gré de vous préoccuper des mes besoins Milord. Hildegarde, allons-y je vous suis.
Et sans un regard en arrière je suivis la femme de chambre dans le grand escalier du hall. Ma tolérance à la sottise serait bien vite atteinte si mon gredin de mari s’évertue sans cesse à s’excuser de chaque parole prononcée. Je suis une femme éduquée, capable de tenir son rang et surtout capable de savoir quelle place occupe mon époux. Je n’ai point besoin de ses excuses perpétuelles, mais plutôt de sa conversation, de me sentir autre chose qu’une feuille fragile virevoltant au gré des envies des uns et des autres. Rah, quel homme perturbant. Je ne puis même pas lui en tenir rancune car sous ses mots je gage qu’il se cache une grande incertitude. Mon époux semble persister à s’imaginer que ce mariage fait mon malheur, et pour être parfaitement honnête je ne lui ai point donner le loisir de se rendre compte de sa méprise. Peut être m’impressionne t’il plus que je ne le pensa em premier lieu.
- Milady, voilà vos appartements. Ceux du duc dont contiguës aux votre madame.
- Merci Hildegarde, tout cela est très bien. Pardonne mon manque d’enthousiasme mais je suis lasse et j’attends avec grande hâte de pouvoir calmer cette faim qui me tenaille les tréfonds.
- Bien sur Madame, tout sera la dans peu de temps. Que puis je faire pour vous Milady ?
- Pourrais tu trouver ma cote rouge et mon bliaud assorti dans l’une des mes malles s’il te plait ? Je tiens à paraitre à mon avantage au coté de mon époux ce soir. N’ai crainte je ne suis point de ces coquettes vaniteuses qui dilapident le moindre sous du domaine en frivolités ma chère Hildegarde. Je n’ai par ailleurs qu’une seule tenue que je juge dispendieuse, or je tiens tout de même à paraitre fièrement ce soir au bras de Milord. Penses-tu que cela puisse être mal interprété ce soir ?
- Que nenni madame, tous seront fort aise de vous voir apprêter pour leur faire honneur. Et si quelque sot vous juge sur vos apparats il ne leur faudra que quelques minutes en votre présence pour voir la bonté de votre cœur Milady. Pardonnez moi Milady de vous embarrassez, je parle parfois plus qu’il ne le faudrait.
- Ne t’excuse point Hildegarde, je respecte plus que tout l’honnêteté et ne te tiendrais jamais rigueur de ta franchise n’ai aucune crainte.
- Votre bonté m’honore Madame. Le tub est là et votre repas sur la table. Si vous le permettez je vais me retirer, faites-moi appeler si vous avez besoin de quoi que ce soit Madame.
La pièce fut vte empli d’une douce chaleur moite qui s’échappait du tub où une eau claire et bien chaude d’appelait à grand cri, mes les mouvements de mon estomac alléchés par les odeurs de sucre s’émanant des tranchoirs gagnèrent et c’est avec délectation que je goutai à chaque mets présent. Le château pouvait bien être simple et le personnel si peu nombreux, la cuisine elle était tout bonnement divine. Quand mon appétit fut satisfait je plongeai dans l’eau chaude me libérant de la crasse, de la fatigue et de mes doutes des ces derniers jours. La fatigue du l’emporter car ce furent les coups ténus d’Hildegarde qui patientait à la porte que me sortirent du sommeil, le feu dans l’âtre faiblissait et l’eau était tout juste tiède encore.
- Madame je suis là pour vous aider à vous vêtir et à vous coiffer.
- Entre.
- Voulez vous que je nattes vos cheveux Madame ? En tout modestie je possède de nombreux talents mais nul ne surpasse celui pour les coiffures Milady
- Est-ce toi qui à cuisiné ce que l’on m’a servi?
- Bien sur madame, avec l’aide de Marie bien souvent.
- Et bien soit coiffe moi, je connais maintenant des talents de cuisinière, nul doute que je veux découvrir tes autres talets.
- Vous êtes bien trop bonne madame.
- Simplement honnête Hildegarde, j’abhorre l’hypocrisie et les pieux mensonges. Dis-moi qui est Marie ? Est-ce l’une des cuisinières ?
- Il n’y a pas de cuisinières ici madame, je m’active seule au fourneaux la plupart du temps. Le maitre mange frugalement en tout temps, il n’a point besoin de cuisinier. Les femmes du village viennent m’aider lors des grands banquets comme ce soir. Marie elle est une toute jeune fille d’une dizaine d’année à peine, la fille du boulanger. Elle aime être occupée et cadette de 8 frères et sœurs elle n’a que peu d’obligations dans son foyer, alors le duc lui trouve quelques taches ou menus travaux à faire au château et la rétribue grandement elle aussi.
- Je vois, votre maitre est-il donc généreux ?
- Oh oui Milady, par le ciel oui Milord est fort généreux envers chacun d’entre nous. Personne ici ne souhaiterais vivre en un autre endroit. Voilà Madame vous êtes parée. Il sera bientôt temps de descendre. Je vais me retirer si vous le permettez j’ai encore des tas de choses à faire en bas.
- Vas y Hildegarde, ne te retarde pas pour moi.
Généreux, si tel est réellement le cas voilà bien un trait chez mon époux qui fera battre mon cœur plus fort encore que son doux minois.
La tête haute je pénétra dans la grande salle en souriant timidement. A l’instant les discussions cessèrent et tous de tournèrent vers moi, m’épiant un instant et l’instant d’après tous me sourirent amicalement. J’avançai de quelque pas et lâcha subitement un souffle en apercevant le fond de la salle. Mon époux semblait faire fi de toutes les convenances et ce souffle me dit que ma crainte de découvrir quelques nouvelles fantaisies dans la grande salle avait été plus forte que je ne le pensais. Mais non il y avait bien là une majestueuse table seigneuriale qui trônait sous le dais rouge, l’une des deux couleurs de mon époux. Le duc présidant la tablée accompagnée de deux personnes inconnues et des deux chevaliers qui avait constitué notre escorte. L’un appartenait à mon époux, l’autre à mon frère et reprendrait la route au petit jour. Quand il me vit le duc s’interrompit et je vis dans son regard danser un sursaut de fierté et ce que j’interprétais comme une flamme de désir. Je baissai les yeux immédiatement, le rouge colorant mes joues et mon souffle un peu plus court. Une douce chaleur envahissait mon corps, ce regard là j’espérais le revoir très vite, en même temps qu’il m’effrayait. Impossible d’oublier que mon époux serait en droit ce soir de réclamer son dû, et ma connaissance de la chose était inexistante. Comme toutes les jouvencelles l’idée de ma nuit de noce me causait bien des tourments.
Je parviens à la table sans même m’en rendre compte, pris place aux côtés du duc, puis un petit toussotement, les discussions qui se turent à nouveau et d’un voix claire mon mari qui s’adressa à tous nos invités.
-Voisins, amis, frère, je vous remercie de votre présence ce soir et vous présente Lady Rosamund Vatore, duchesse de Winderburg, mon épouse, notre châtelaine. Puissiez-vous faire honneur à notre duché ce soir.
Ensemble nous festoierons dans la joie mes amis. Santé.
Les vivats et les hourras ponctuèrent la déclaration de mon époux. Le rose aux joues d’être ainsi au centre des regards je les remerciai de leur accueil chaleureux par un hochement de tête et un sourire franc et sincère. Finalement ma nouvelle vie démarrait on ne peut mieux.
Nous fîmes bombance ce soir-là, les viandes grillées succédèrent les potages et bouillons, les mets sucrés furent de véritables délices. Par-delà les mets exquis je fis connaissance du baron de Forgotten Hollow placé à ma droite, Lord Vladislaus Straud un vieil homme charmant et plein de sagesse, et de son épouse Lady Lilith Straud, une charmante jeune femme pétillante et plein de vie, qui prenait place ce soir à gauche de mon époux.
Ma soirée fut si agréable que je ne vis pas le temps passé. Je ne me rendis compte de l’heure tardive quand mon époux se leva et prenant place derrière moi se pencha pour me glisser un mot à l’oreille.
- Ma dame, peut être serait-il l’heure de nous retirer. Maintenant que l’un de mes appétits est comblé il me tarde de satisfaire l’autre…
Bien qu’il se fût approché de mon oreilles il dit ses mots d’une vois si haute qu’il était clair qu’il voulu que tout le monde entende. Je fus bien incapable de répondre, et si la crainte m’avait assailli d’abord, une douce incandescence pris possession de mon corps, mes orteils se recroquevillant dans mes pantoufles, bouillant de hâte de découvrir mon mari sous un nouvel aspect. Alors sans un mot je me levai, saisit son bras tendu et le suivit vers ses appartements, la peur et l’envie se mélangeant en mon esprit.
- Ma Dame encore une fois je vous prie de me pardonner mes paroles déplacées plus tôt. ..
-
Ah non point trop n’en faut, le duc comptait il ainsi que faire tourner chèvre à nouveau ce soir…
- Je ne voulais point vous effrayer tant madame, mais je me plais à entretenir les ragots qui courent à mon sujet, et quel meilleur moyen que d’effrayer ma jeune et innocente épouse en ce premier soir au domaine…
- Milord voilà des façons peu banales pour un duc. Ainsi donc vous avez eu vents de ces maudites médisances ?
- Mais qui vous dit qu’elles ne sont que des médisances Ma dame ? Même si le commun se médis sur ma cruauté il ne se trouve tout de même pas si loin de la vérité. Je suis un monstre Milady, et ce nom signifie bien des choses qui dépassent votre entendement mais je n’en reste pas moins un monstre. Et aujourd’hui pour la première fois je le déplore Rosammund, car un monstre ne peut espérer conquérir un ange tel que vous….
- Plait il Milord ?
-
- N’ayez crainte Rosie, jamais je ne m’imposerai à vous. Pardonnez encore une fois mes manières déplaisantes et passez une agréable nuit Milady.
Il me fallut quelques instants pour reprendre pieds dans la réalité, assez longtemps pour que le duc m’ait laissée seule dans le corridor sans que je ne m’aperçoive de son départ. Un monstre, mon époux ? Je n’en cru pas en mots, pas dans le seul où il semblait le dire. Mais cela ne faisait que grossir le nuage de mystère entourant mon époux, et si ses mots ne m’avaient pas fait frémir de peur, la détresse et la douleur dans son regard avait ébranlé mon cœur. Mon mari était peut-être un monstre, bien que j’en doute, mais il était surtout une âme meurtrie, un homme blessé.
Ou bien si peut être était il finalement un monstre car quel homme laisserait son épousée tremblante de frustration d’une envie inassouvie au soir de sa nuit de noce ?
@MiniLazy Bienvenue dans mon monde de guimauve alors :smiley: Avec moi il y en a un peu partout, ca dégouline, ça fleure bon l'aamuuuuur partout :wink:
@Elinoee Merci beaucoup pour ce très gentil message :love: Hahaha, mais Sir Vatore est un homme mystérieux, pas sur qu'il se dévoile si rapidement :wink:
Après 8 jours d’une longue chevauchée harassante nous posâmes enfin pied à terre dans le domaine de mon époux. Je m’attendais à un château lugubre ou bien si ostentatoire que nul ne pourrait ignorer le statut de duc mais ce ne fut point là les termes qui conviendrait à décrire les lieux. Alors que nous avions traversé le village attenant au domaine, je fus surprise d’y voir des fermes de belles tailles, des commerces grandement achalandés, des paysans joyeux et serein, un somme un village bien plus prospère que partout ailleurs en Simsile. Le château lui bien que propre et parfaitement entretenu n’était fort plus grand que le pavillon de chasse le plus petit du roi, dans une pierre grise des plus commune à cette région, sans aucun signe d’une quelconque richesse, hormis cette imposante statut d’un vaillant chevalier dans la cour.
Mon époux me saisit doucement le bras et m’entraina vers la grande porte sans une parole. Le silence avait accompagné notre périple et je ne m’étonnais plus de ce fait.
Les portes franchies au bras de mon époux deux serviteurs virent se présenter à nous. Hildegarde, et son époux Raymund nous accueillirent avec chaleur, souriant joyeusement et osant même quelques mots d’esprit avec leur maitre qui laissa tomber pendant quelques instants son masque d’impassibilité pour afficher un sourire franc qui fit tressauter mon cœur. Point de doute qu’il était aimé par ses gens, remarque que j’avais déjà énoncé au matin lors de la visite des ses métayers. Le château, ses mots, l’affection que semblait lui porté tout ce monde, ses sourires emplis de joyeux et d’espoir, si rare étaient-ils, tout ceci ne laissait certainement pas voir de lui le monstre dépeint. Mais les apparences peuvent être si trompeuses que je ne sus plus où mon cœur me portait sur cette affaire. Sa réputation devait être fondée sur quelques vérités malgré tout, mais où était donc ces fâcheuses vérités. Point le temps de tergiverser sur ces propos que mon époux m’interpella.
- Ma Dame, Hildegarde vous mènera à vos appartements, et je veillerai à ce que l’on vous fasse monter une collation et de quoi vous laver. Je n’ai point pour le moment le temps de vous accompagne car des affaires urgentes requiert mon attention après un si longue absence, mais je souhaite que vous puissiez vous reposez après ce long périple et les serviteurs veilleront à vos besoins. Pardonnez-moi de vous informer si tard qui plus est qu’un banquet sera donné ce soir au château en présence des tous nos gens. Ils sont impatients de célébrer nos épousailles et je ne puis les faire attendre plus longtemps. Et il semblerait que je sois plus prompt à vous faire défaut à vous plutôt qu’à eux. Voilà encore bien une faiblesse de mon rôle d’époux.
- Monseigneur n’ayez point d’inquiétude à votre tour, je suis parfaitement au fait de votre rang et des vos obligations. Je vous sais gré de vous préoccuper des mes besoins Milord. Hildegarde, allons-y je vous suis.
Et sans un regard en arrière je suivis la femme de chambre dans le grand escalier du hall. Ma tolérance à la sottise serait bien vite atteinte si mon gredin de mari s’évertue sans cesse à s’excuser de chaque parole prononcée. Je suis une femme éduquée, capable de tenir son rang et surtout capable de savoir quelle place occupe mon époux. Je n’ai point besoin de ses excuses perpétuelles, mais plutôt de sa conversation, de me sentir autre chose qu’une feuille fragile virevoltant au gré des envies des uns et des autres. Rah, quel homme perturbant. Je ne puis même pas lui en tenir rancune car sous ses mots je gage qu’il se cache une grande incertitude. Mon époux semble persister à s’imaginer que ce mariage fait mon malheur, et pour être parfaitement honnête je ne lui ai point donner le loisir de se rendre compte de sa méprise. Peut être m’impressionne t’il plus que je ne le pensa em premier lieu.
- Milady, voilà vos appartements. Ceux du duc dont contiguës aux votre madame.
- Merci Hildegarde, tout cela est très bien. Pardonne mon manque d’enthousiasme mais je suis lasse et j’attends avec grande hâte de pouvoir calmer cette faim qui me tenaille les tréfonds.
- Bien sur Madame, tout sera la dans peu de temps. Que puis je faire pour vous Milady ?
- Pourrais tu trouver ma cote rouge et mon bliaud assorti dans l’une des mes malles s’il te plait ? Je tiens à paraitre à mon avantage au coté de mon époux ce soir. N’ai crainte je ne suis point de ces coquettes vaniteuses qui dilapident le moindre sous du domaine en frivolités ma chère Hildegarde. Je n’ai par ailleurs qu’une seule tenue que je juge dispendieuse, or je tiens tout de même à paraitre fièrement ce soir au bras de Milord. Penses-tu que cela puisse être mal interprété ce soir ?
- Que nenni madame, tous seront fort aise de vous voir apprêter pour leur faire honneur. Et si quelque sot vous juge sur vos apparats il ne leur faudra que quelques minutes en votre présence pour voir la bonté de votre cœur Milady. Pardonnez moi Milady de vous embarrassez, je parle parfois plus qu’il ne le faudrait.
- Ne t’excuse point Hildegarde, je respecte plus que tout l’honnêteté et ne te tiendrais jamais rigueur de ta franchise n’ai aucune crainte.
- Votre bonté m’honore Madame. Le tub est là et votre repas sur la table. Si vous le permettez je vais me retirer, faites-moi appeler si vous avez besoin de quoi que ce soit Madame.
La pièce fut vte empli d’une douce chaleur moite qui s’échappait du tub où une eau claire et bien chaude d’appelait à grand cri, mes les mouvements de mon estomac alléchés par les odeurs de sucre s’émanant des tranchoirs gagnèrent et c’est avec délectation que je goutai à chaque mets présent. Le château pouvait bien être simple et le personnel si peu nombreux, la cuisine elle était tout bonnement divine. Quand mon appétit fut satisfait je plongeai dans l’eau chaude me libérant de la crasse, de la fatigue et de mes doutes des ces derniers jours. La fatigue du l’emporter car ce furent les coups ténus d’Hildegarde qui patientait à la porte que me sortirent du sommeil, le feu dans l’âtre faiblissait et l’eau était tout juste tiède encore.
- Madame je suis là pour vous aider à vous vêtir et à vous coiffer.
- Entre.
- Voulez vous que je nattes vos cheveux Madame ? En tout modestie je possède de nombreux talents mais nul ne surpasse celui pour les coiffures Milady
- Est-ce toi qui à cuisiné ce que l’on m’a servi?
- Bien sur madame, avec l’aide de Marie bien souvent.
- Et bien soit coiffe moi, je connais maintenant des talents de cuisinière, nul doute que je veux découvrir tes autres talets.
- Vous êtes bien trop bonne madame.
- Simplement honnête Hildegarde, j’abhorre l’hypocrisie et les pieux mensonges. Dis-moi qui est Marie ? Est-ce l’une des cuisinières ?
- Il n’y a pas de cuisinières ici madame, je m’active seule au fourneaux la plupart du temps. Le maitre mange frugalement en tout temps, il n’a point besoin de cuisinier. Les femmes du village viennent m’aider lors des grands banquets comme ce soir. Marie elle est une toute jeune fille d’une dizaine d’année à peine, la fille du boulanger. Elle aime être occupée et cadette de 8 frères et sœurs elle n’a que peu d’obligations dans son foyer, alors le duc lui trouve quelques taches ou menus travaux à faire au château et la rétribue grandement elle aussi.
- Je vois, votre maitre est-il donc généreux ?
- Oh oui Milady, par le ciel oui Milord est fort généreux envers chacun d’entre nous. Personne ici ne souhaiterais vivre en un autre endroit. Voilà Madame vous êtes parée. Il sera bientôt temps de descendre. Je vais me retirer si vous le permettez j’ai encore des tas de choses à faire en bas.
- Vas y Hildegarde, ne te retarde pas pour moi.
Généreux, si tel est réellement le cas voilà bien un trait chez mon époux qui fera battre mon cœur plus fort encore que son doux minois.
La tête haute je pénétra dans la grande salle en souriant timidement. A l’instant les discussions cessèrent et tous de tournèrent vers moi, m’épiant un instant et l’instant d’après tous me sourirent amicalement. J’avançai de quelque pas et lâcha subitement un souffle en apercevant le fond de la salle. Mon époux semblait faire fi de toutes les convenances et ce souffle me dit que ma crainte de découvrir quelques nouvelles fantaisies dans la grande salle avait été plus forte que je ne le pensais. Mais non il y avait bien là une majestueuse table seigneuriale qui trônait sous le dais rouge, l’une des deux couleurs de mon époux. Le duc présidant la tablée accompagnée de deux personnes inconnues et des deux chevaliers qui avait constitué notre escorte. L’un appartenait à mon époux, l’autre à mon frère et reprendrait la route au petit jour. Quand il me vit le duc s’interrompit et je vis dans son regard danser un sursaut de fierté et ce que j’interprétais comme une flamme de désir. Je baissai les yeux immédiatement, le rouge colorant mes joues et mon souffle un peu plus court. Une douce chaleur envahissait mon corps, ce regard là j’espérais le revoir très vite, en même temps qu’il m’effrayait. Impossible d’oublier que mon époux serait en droit ce soir de réclamer son dû, et ma connaissance de la chose était inexistante. Comme toutes les jouvencelles l’idée de ma nuit de noce me causait bien des tourments.
Je parviens à la table sans même m’en rendre compte, pris place aux côtés du duc, puis un petit toussotement, les discussions qui se turent à nouveau et d’un voix claire mon mari qui s’adressa à tous nos invités.
-Voisins, amis, frère, je vous remercie de votre présence ce soir et vous présente Lady Rosamund Vatore, duchesse de Winderburg, mon épouse, notre châtelaine. Puissiez-vous faire honneur à notre duché ce soir.
Ensemble nous festoierons dans la joie mes amis. Santé.
Les vivats et les hourras ponctuèrent la déclaration de mon époux. Le rose aux joues d’être ainsi au centre des regards je les remerciai de leur accueil chaleureux par un hochement de tête et un sourire franc et sincère. Finalement ma nouvelle vie démarrait on ne peut mieux.
Nous fîmes bombance ce soir-là, les viandes grillées succédèrent les potages et bouillons, les mets sucrés furent de véritables délices. Par-delà les mets exquis je fis connaissance du baron de Forgotten Hollow placé à ma droite, Lord Vladislaus Straud un vieil homme charmant et plein de sagesse, et de son épouse Lady Lilith Straud, une charmante jeune femme pétillante et plein de vie, qui prenait place ce soir à gauche de mon époux.
Ma soirée fut si agréable que je ne vis pas le temps passé. Je ne me rendis compte de l’heure tardive quand mon époux se leva et prenant place derrière moi se pencha pour me glisser un mot à l’oreille.
- Ma dame, peut être serait-il l’heure de nous retirer. Maintenant que l’un de mes appétits est comblé il me tarde de satisfaire l’autre…
Bien qu’il se fût approché de mon oreilles il dit ses mots d’une vois si haute qu’il était clair qu’il voulu que tout le monde entende. Je fus bien incapable de répondre, et si la crainte m’avait assailli d’abord, une douce incandescence pris possession de mon corps, mes orteils se recroquevillant dans mes pantoufles, bouillant de hâte de découvrir mon mari sous un nouvel aspect. Alors sans un mot je me levai, saisit son bras tendu et le suivit vers ses appartements, la peur et l’envie se mélangeant en mon esprit.
- Ma Dame encore une fois je vous prie de me pardonner mes paroles déplacées plus tôt. ..
-
Ah non point trop n’en faut, le duc comptait il ainsi que faire tourner chèvre à nouveau ce soir…
- Je ne voulais point vous effrayer tant madame, mais je me plais à entretenir les ragots qui courent à mon sujet, et quel meilleur moyen que d’effrayer ma jeune et innocente épouse en ce premier soir au domaine…
- Milord voilà des façons peu banales pour un duc. Ainsi donc vous avez eu vents de ces maudites médisances ?
- Mais qui vous dit qu’elles ne sont que des médisances Ma dame ? Même si le commun se médis sur ma cruauté il ne se trouve tout de même pas si loin de la vérité. Je suis un monstre Milady, et ce nom signifie bien des choses qui dépassent votre entendement mais je n’en reste pas moins un monstre. Et aujourd’hui pour la première fois je le déplore Rosammund, car un monstre ne peut espérer conquérir un ange tel que vous….
- Plait il Milord ?
-
- N’ayez crainte Rosie, jamais je ne m’imposerai à vous. Pardonnez encore une fois mes manières déplaisantes et passez une agréable nuit Milady.
Il me fallut quelques instants pour reprendre pieds dans la réalité, assez longtemps pour que le duc m’ait laissée seule dans le corridor sans que je ne m’aperçoive de son départ. Un monstre, mon époux ? Je n’en cru pas en mots, pas dans le seul où il semblait le dire. Mais cela ne faisait que grossir le nuage de mystère entourant mon époux, et si ses mots ne m’avaient pas fait frémir de peur, la détresse et la douleur dans son regard avait ébranlé mon cœur. Mon mari était peut-être un monstre, bien que j’en doute, mais il était surtout une âme meurtrie, un homme blessé.
Ou bien si peut être était il finalement un monstre car quel homme laisserait son épousée tremblante de frustration d’une envie inassouvie au soir de sa nuit de noce ?