Forum Discussion
3 years ago
@Elinoee oui je reconnais qu'il fallait oser les marier ces deux là, mais je me suis dit allez pourquoi pas :D Il y a quand même quelques explications à ça hein :wink:
Trois semaines, trois longues semaines s’étaient écoulées depuis cette oh combien frustrante nuit de noce. Trois semaines de vide et d’interrogations qui bientôt m’empêchèrent de trouver le sommeil.
J’avais pris mon rôle de chatelaine en main des les premiers jours, craignant que l’on ne me laisse point la place, ou que chacune de mes décisions soit remise en cause mais il n’en fut rien.
Raymund m’accueillie chaque jour avec joie dans la cuisine où j’étais aux maigres préparations des repas quotidiens.
Hildegarde m’accompagnait plusieurs fois au village et je pu faire connaissances avec tout les villageois, hommes, femmes, enfants ou vieillards tous m’accueillirent à leur tour avec chaleur heureux semblait ils d’avoir une chatelaine au duché. Je me fis force de proposition pour améliorer bon nombre de choses, en passant par l’éducation des plus jeunes, et mes idées bien que fort peu conventionnelles furent acceptés par tous.
Dès les premiers jours Lilith vint me rendre visite, et bien vite elle devint une très bonne amie. J’appris que son mariage était une de ces unions de convenances bâti sur moins de choses que ma propre union. Le comte était depuis longtemps un ami de sa famille et quand la réputation de lilith fut menacée par de basses vilenies Vladislaus lui proposa le mariage avant que le mal ne soit fait. Point d’amour, point d’intimité comme elle se vit normalement entre un époux et sa femme, mais une très grande amitié, et un profond respect. Si elle n’avait point de chance de connaitre le véritable amour lilith me répétait chaque jour comme elle était reconnaissante et heureuse de la vie que lui offrait le comte. Dès lors je ne pouvais que me réjouir pour elle, et espérer pour moi que si l’amour ne viendrait jamais je pourrais partager de tel bienfait dans mon mariage avec le duc.
Quand nous ne passions pas des heures à palabrer sur moult sujets, elle me rejoignait pour broder, ou pour partager quelques délices cuisinés avec talent par Hildegarde.
Ainsi ma vie au château était agréable, chaque jour passant empli de tâches valorisantes, et de moments libres où je ne pouvais me soucier que de moi.
Je me remis vite à mes travaux d’aiguilles, rapiéçant tentures et chemises de lin, brodant nappes et couvre lit, et je me mis à la confection de petits trousseaux à offrir aux mères du villages pour leur nouveaux nés, contenant quelques ouvrages nécessaires bébés.
Ma vie ici était paisible, et peut être aurait-elle pu être épanouie si ce temps passé ici m’avait permis quelque rapprochement avec mon époux. Je passai très peu de temps avec mon époux, semblât-il préférer toutes activités qui l’éloignait de moi. Après nos débuts difficiles j’avais espéré que nous pourrions parvenir à une confortable connaissance l’un et l’autre, partageant des moments en communs lors des journées qui défilaient. Si je ne lui demandais en aucune façon un amour profond j’eu espérer longtemps une franche camaraderie. Mais il n’en fut rien. Mon époux me fuyait sans que je ne comprenne jamais les motifs de son rejet. Peut être lui avais-je fais honte d’une quelqu’une manière, peut être ma terreur au soir de notre festin de noce lui avait fortement déplu mais en ce cas aurait il fait montre de colère, s’imposant à moi comme il en avait tout à fait le droit, ma personne lui appartenant. Non tout ceci était fort peu compréhensible.
Depuis le grand banquet nous n’avions partagé que peu de repas ensemble, et à chaque fois moi seule mangeait, lui préférant se complaire dans un silence de mort jusqu’à la fin du repas. Il m’adressa peu de paroles, et bien souvent elle ne se résumèrent qu’à de nouvelles excuses pour le malheur dans lequel il m’avait plongé. Sacre nom de nom ne pouvait il donc pas voir que ses silences et sa presque indifférences étaient aujourd’hui mon plus grand tourment, car si la crainte de sa réputation m’avait fait peur en ce jour de noce je savais aujourd’hui qu’il n’en était rien.
Il n’était point de ces monstres cruels qui se repaissaient de la peur des ses semblables. Il était au contraire un homme simple, charitable et honorable. Il ne dilapidait point son or, préférant le mettre à profit des métayers et autres villageois. Il n’avait point 25 laquais, écuyers, ou homme à tout faire pour lui tenir la main en toute chose. Non mon époux se faisait un devoir de tout faire seul, tout ce qui pouvait être fait seul du moins, et n’abusais jamais de son rang. A le croiser à l’écurie curant les sabots, brossant son cheval jamais l’on aurait pu penser se trouver face à l’un des ducs les plus riches et importants du royaume.
Quel homme de sa position pouvait on croiser dans le grand hall chatouillant ou babillant pour les tout petits enfants du village, ou bien encore quel duc se faisait le maitre des écuries, dispensant ses leçons et conseils à tous les enfants de ses métayers ? Non mon époux pouvait avoir bien des défauts que je découvrirais un jour, il n’était point dépourvu de cœur et de noblesse d’âme, à des lieux du monstre que l’on dépeignait. En son duché point de décorations ostentatoires, point de bijoux étincelants, mais des greniers abondants, des foyers confortables et chaleureux, des soins apportés à chaque âme vivant sur ses terres.
Plus j’en apprenais sur lui, au détour d’une conversations avec la gouvernante, en entendant les villageois parler ou simplement en le regardant sans fard et sans artifices, plus je sentais mon cœur frémir d’une sensation nouvelle. Il ne lui faudrait que peu d’effort pour conquérir mon âme, s’il en avait seulement ressenti l’envie….
Mais cela ne lui était point reprochable après tout, mes rêves n’étaient rien de plus que cela, des désirs que je savais irréalisable. Point-là de raisons de se plaindre de mon sort car je le savais enviable malgré tout.
L’éveil des mes sentiments avait débuté il y a peu, une soirée semblable à une autre, jusqu’à ce que j’entende les douces notes d’un luth s’échapper d’une des chambres privées. Ma surprise fut bien grande quand je le vis en entrebâillant la grande porte. Il ne m’eu point remarquer et continua donc à gratter son bel instrument, faisant pleurer des cordes une douce mélopée qui m’enveloppa. Si l’air était enjoué, sur son visage reflétait mille maux et ce mélange si contradictoire déclenchait en moi l’envie de m’approcher, de le serrer contre moi et de ne plus jamais laissé aucune douleur d’aucune sorte ternir ses yeux si doux.
Ainsi je retourna ce soir là à mes appartements le cœur emplit d’une détermination nouvelle. Si mon époux ne venait point à moi alors j’irais à lui et je dénicherais son cœur que je chérirais pour toujours.
Je le convia donc ce soir là à m’accompagner pour une partie de carte. L’ambiance fut presque détendue, et si il semblait heureux d’avoir accéder à ma demande, son visage se rembrunit à chaque fois qu’il levait les yeux sur moi, et chaque fois son regards se teintait à nouveau de cette douleur, et de cet abattement que j’avais déjà vu si souvent.
Mon mari n’était pas un monstre, mon mari était bon, peut être même uns des hommes avec le grand le plus grand du royaume, mais mon mari souffrait, je ne savais point quels lourds tourments blessaient son âme mais je ne pouvais point nier que son cœur était meurtri.
- Bonne nuit mon doux sire !
Ces quelques mots murmurés en le quittant après notre jeu lui teintèrent les joues d’un joli rosé, Dieu qu’il était beau quand il était gêné.
Trois semaines, trois longues semaines s’étaient écoulées depuis cette oh combien frustrante nuit de noce. Trois semaines de vide et d’interrogations qui bientôt m’empêchèrent de trouver le sommeil.
J’avais pris mon rôle de chatelaine en main des les premiers jours, craignant que l’on ne me laisse point la place, ou que chacune de mes décisions soit remise en cause mais il n’en fut rien.
Raymund m’accueillie chaque jour avec joie dans la cuisine où j’étais aux maigres préparations des repas quotidiens.
Hildegarde m’accompagnait plusieurs fois au village et je pu faire connaissances avec tout les villageois, hommes, femmes, enfants ou vieillards tous m’accueillirent à leur tour avec chaleur heureux semblait ils d’avoir une chatelaine au duché. Je me fis force de proposition pour améliorer bon nombre de choses, en passant par l’éducation des plus jeunes, et mes idées bien que fort peu conventionnelles furent acceptés par tous.
Dès les premiers jours Lilith vint me rendre visite, et bien vite elle devint une très bonne amie. J’appris que son mariage était une de ces unions de convenances bâti sur moins de choses que ma propre union. Le comte était depuis longtemps un ami de sa famille et quand la réputation de lilith fut menacée par de basses vilenies Vladislaus lui proposa le mariage avant que le mal ne soit fait. Point d’amour, point d’intimité comme elle se vit normalement entre un époux et sa femme, mais une très grande amitié, et un profond respect. Si elle n’avait point de chance de connaitre le véritable amour lilith me répétait chaque jour comme elle était reconnaissante et heureuse de la vie que lui offrait le comte. Dès lors je ne pouvais que me réjouir pour elle, et espérer pour moi que si l’amour ne viendrait jamais je pourrais partager de tel bienfait dans mon mariage avec le duc.
Quand nous ne passions pas des heures à palabrer sur moult sujets, elle me rejoignait pour broder, ou pour partager quelques délices cuisinés avec talent par Hildegarde.
Ainsi ma vie au château était agréable, chaque jour passant empli de tâches valorisantes, et de moments libres où je ne pouvais me soucier que de moi.
Je me remis vite à mes travaux d’aiguilles, rapiéçant tentures et chemises de lin, brodant nappes et couvre lit, et je me mis à la confection de petits trousseaux à offrir aux mères du villages pour leur nouveaux nés, contenant quelques ouvrages nécessaires bébés.
Ma vie ici était paisible, et peut être aurait-elle pu être épanouie si ce temps passé ici m’avait permis quelque rapprochement avec mon époux. Je passai très peu de temps avec mon époux, semblât-il préférer toutes activités qui l’éloignait de moi. Après nos débuts difficiles j’avais espéré que nous pourrions parvenir à une confortable connaissance l’un et l’autre, partageant des moments en communs lors des journées qui défilaient. Si je ne lui demandais en aucune façon un amour profond j’eu espérer longtemps une franche camaraderie. Mais il n’en fut rien. Mon époux me fuyait sans que je ne comprenne jamais les motifs de son rejet. Peut être lui avais-je fais honte d’une quelqu’une manière, peut être ma terreur au soir de notre festin de noce lui avait fortement déplu mais en ce cas aurait il fait montre de colère, s’imposant à moi comme il en avait tout à fait le droit, ma personne lui appartenant. Non tout ceci était fort peu compréhensible.
Depuis le grand banquet nous n’avions partagé que peu de repas ensemble, et à chaque fois moi seule mangeait, lui préférant se complaire dans un silence de mort jusqu’à la fin du repas. Il m’adressa peu de paroles, et bien souvent elle ne se résumèrent qu’à de nouvelles excuses pour le malheur dans lequel il m’avait plongé. Sacre nom de nom ne pouvait il donc pas voir que ses silences et sa presque indifférences étaient aujourd’hui mon plus grand tourment, car si la crainte de sa réputation m’avait fait peur en ce jour de noce je savais aujourd’hui qu’il n’en était rien.
Il n’était point de ces monstres cruels qui se repaissaient de la peur des ses semblables. Il était au contraire un homme simple, charitable et honorable. Il ne dilapidait point son or, préférant le mettre à profit des métayers et autres villageois. Il n’avait point 25 laquais, écuyers, ou homme à tout faire pour lui tenir la main en toute chose. Non mon époux se faisait un devoir de tout faire seul, tout ce qui pouvait être fait seul du moins, et n’abusais jamais de son rang. A le croiser à l’écurie curant les sabots, brossant son cheval jamais l’on aurait pu penser se trouver face à l’un des ducs les plus riches et importants du royaume.
Quel homme de sa position pouvait on croiser dans le grand hall chatouillant ou babillant pour les tout petits enfants du village, ou bien encore quel duc se faisait le maitre des écuries, dispensant ses leçons et conseils à tous les enfants de ses métayers ? Non mon époux pouvait avoir bien des défauts que je découvrirais un jour, il n’était point dépourvu de cœur et de noblesse d’âme, à des lieux du monstre que l’on dépeignait. En son duché point de décorations ostentatoires, point de bijoux étincelants, mais des greniers abondants, des foyers confortables et chaleureux, des soins apportés à chaque âme vivant sur ses terres.
Plus j’en apprenais sur lui, au détour d’une conversations avec la gouvernante, en entendant les villageois parler ou simplement en le regardant sans fard et sans artifices, plus je sentais mon cœur frémir d’une sensation nouvelle. Il ne lui faudrait que peu d’effort pour conquérir mon âme, s’il en avait seulement ressenti l’envie….
Mais cela ne lui était point reprochable après tout, mes rêves n’étaient rien de plus que cela, des désirs que je savais irréalisable. Point-là de raisons de se plaindre de mon sort car je le savais enviable malgré tout.
L’éveil des mes sentiments avait débuté il y a peu, une soirée semblable à une autre, jusqu’à ce que j’entende les douces notes d’un luth s’échapper d’une des chambres privées. Ma surprise fut bien grande quand je le vis en entrebâillant la grande porte. Il ne m’eu point remarquer et continua donc à gratter son bel instrument, faisant pleurer des cordes une douce mélopée qui m’enveloppa. Si l’air était enjoué, sur son visage reflétait mille maux et ce mélange si contradictoire déclenchait en moi l’envie de m’approcher, de le serrer contre moi et de ne plus jamais laissé aucune douleur d’aucune sorte ternir ses yeux si doux.
Ainsi je retourna ce soir là à mes appartements le cœur emplit d’une détermination nouvelle. Si mon époux ne venait point à moi alors j’irais à lui et je dénicherais son cœur que je chérirais pour toujours.
Je le convia donc ce soir là à m’accompagner pour une partie de carte. L’ambiance fut presque détendue, et si il semblait heureux d’avoir accéder à ma demande, son visage se rembrunit à chaque fois qu’il levait les yeux sur moi, et chaque fois son regards se teintait à nouveau de cette douleur, et de cet abattement que j’avais déjà vu si souvent.
Mon mari n’était pas un monstre, mon mari était bon, peut être même uns des hommes avec le grand le plus grand du royaume, mais mon mari souffrait, je ne savais point quels lourds tourments blessaient son âme mais je ne pouvais point nier que son cœur était meurtri.
- Bonne nuit mon doux sire !
Ces quelques mots murmurés en le quittant après notre jeu lui teintèrent les joues d’un joli rosé, Dieu qu’il était beau quand il était gêné.