Forum Discussion
3 years ago
@nathalie986 bonne découverte des mes petits mélos sauce guimauve alors :wink: Merci pour tes gentils mots.
Ma petitepeste challengeuse s'appelle Marie, mais elle préfère simplement M :wink: Bien sur c'est une battante, mais si elle est un peu déconnectée de la réalité par moment elle ne lâchera rien.
@L4GaM3US3 Quand j'ai vu ces poses j'ai immédiatement pensé à elle. Je la vois vraiment courageuse, valeureuse, mais un tantinet maladroite.
Heureusement, je ne sais pas ... Déjà une femme seule en plein moyen âge pas simple, voir impossible, mais peut être y'a t'il autre chose au delà de ce qu'elle a vu, peut être risque t'elle de passée à côté de quelques chose en fuyant :blush:
Malheureusement c'est souvent comme ça dans les challenges, les premières générations souffrent, mais je ne m'en fais pas elle a assez de cran pour y faire face. :smiley:
*********************************
Les premiers rayons du soleil brillaient à l'horizon, l'air frais et humide de l'aurore enveloppait mon corps et mon âme tel le brouillard des froides nuits d'automne. Transie de froid, seule et perdue j'avais lutté toute la nuit contre la mort qui envahissait tout mon être, qui s'infiltrait petit à petit en moi. Chaque souffle devenait plus pénible, mon corps inanimé semblait lourd et mon esprit se perdait en divagations. La mort affleurait là tout près, prête à s'emparer de moi quand mes dernières forces m'abandonneraient, mais ce ne serait pas pour ce moment. Je m'accrochais à chaque souvenir heureux de ma courte existence et irrémédiablement je revenais sur ces dernières semaines. Je repensais à la chaleur de mon foyer, je revoyais les sourires de connivences d'Hildegarde et plongé en plein cœur de mes ténèbres je sentais sur moi le regard perçant de mon époux, la douleur semblait les avoir envahis, plongeant son âme dans les tourments les plus violents. Ma disparition, ma mort le ferait il souffrir, quitterais-je se monde sans avoir découvert tous ses secrets...
Car si l'absolue terreur qui me saisit hier en le découvrant au fond de la crypte m'avait entrainé à le fuir aujourd'hui l'angoisse de ne plus jamais le revoir, de l'abandonner ainsi, en sachant quelle douleur lui affligerait ma mort, sans qu'il n'est su les raisons de ma fuite, cette angoisse là fut sans commune mesure avec ma peur d'hier.
La peur, et l'inconnu, sont de très mauvais conseillers, preuve en est encore une fois s'il le fallait. Si je n'avais point fui ainsi je ne saurais pas au crépuscule de vie, peut être aurais-je connu d'autres dangers face à cet homme que je ne connaît si peu, ou peut être n'avais point tort en déclamant qu'il n'était point un monstre cruel, car après tout lui ne m'avais point menti. Au soir de nos noces en son domaine il m'avait bien lui même dit qu'il était un monstre, loin du sens que les petites gens donnait à se mot.
Ah dieu quelle sotte je fus une fois encore ! Eusse-ai-je été plus courageuse et j'aurais trouvé la force d'affronter mes craintes, hélas ma vie fut bien trop rempli de noirceur pour affronter mon destin cruel encore une fois. Mourir en cet aube d'un nouveau jour serait une délivrance....
-ROSIE ! Rosie, seigneur ayez pitié ne me l'enlevez pas!
Cette voix, ce désespoir, je ne puis être la cause de tant de peine, cela m'est impossible. Trouver la force, un dernier souffle de vie pour lui...
- Rosie, seigneur vous êtes sauve. Là ma douce, je suis là je ne vous abandonnerais point. Ayez pitié de mon âme ma Dame, respirez je vous en conjure, vivez car je ne peux vivre dans un monde où vous n'existez plus...
Deux puissants bras m'entouraient, et je fus soulevé du sol. Dans la chaleur de ces bras que je ne connaissais que peu mon esprit s'apaisa. Bien des craintes et des interrogations demeuraient mais je me sentis en sécurité, chez moi pour la première fois de ma vie. Hélas ma faiblesse grandissait, la fatigue me terrassait, et le doux murmure légèrement apaisé de mon époux me berça jusqu'à ce que le sommeil s'empare de mon être.
- Allumez l'âtre dans les appartements de Milady, faites monter un tub d'eau chaude, des linges propres, des aiguilles, du fil, du vin et toute la pharmacopée du château, faites vite!
- Oui messire.
Quand je repris mes esprits il me fallut quelques instants pour saisir où j'étais. Le feu et la chaleur de l'eau avait apaisé les frissons qui m'avaient accompagnés toute la nuit. Mon époux, sans un mot, me frictionnait les cheveux, et l'on pouvait sentir toute l'angoisse qui le tenaillait. Il n'avait point l'air en colère, mais profondément blessé, et terrifié. Comment je me retrouvais là restait un mystère, mais il était clair que je ne m'était point trompée, mon époux me sauverait, et ma disparition l'aurait rongé.... Tout à la fois en proie à la peur et à la honte je tenta quelques mots qui ne virent pas. Ma gorge desséchée semblait refuser d'émettre le moindre son, hormis une quinte de toux qui me fit trembler de la tête au pied.
- Ne parlez point ma douce. L'heure viendra des réponses mais pour l'instant laissez moi soigner les maux que je puis guérir....
De douces paroles, adressée tel une supplique qui ne souffriraient aucun débat. Alors je fermis les yeux et laissa l'eau et mon époux laver mon corps et mon âme des tourments que je leur avaient imposés.
- Vous pouvez me fuir tant que vous le souhaitez ma Rosie, mais point au péril de votre vie, elle m'est bien trop précieuse...
Je ne sus si ce fut ses mots ou sa voix tel un moribond mais ma sottise m'apparu plus clairement encore que ce matin. Peut importais bien ce qu'il fut, je gage que jamais mon époux ne me ferait le moindre mal. Peut être était il bien un monstre, mais jamais à mon égard. Pour moi il serait mon chevalier servant, tant que l'on me prêtera vie. Rassurée par cette nouvelle réalité qui prenait vie en mon coeur je le laissa me passer une chemise, puis il m'allongea sur le lit et quand à son tour il s'étendit , à distance de moi, prêt sembla t'il à énoncer encore quelques idioties, ou excuses inutiles je ne réfléchis plus et vint me blottir contre lui.
Si il fut surpris il n'en montra rien et m'enlaça plus encore, comme si il pouvait puisé en moi la force de vivre. A nouveau mon âme fut secoué d'un sentiment de sécurité, et je découvrit à quel point j'appréciais la tendresse de ce geste.
- Milady. Ma rosie je ne suis point un idiot et je sais ce que vous avez tenté de fuir, je vous dois promptement des explications et des excuses pour tout ces secrets....
- Demain mon sire, demain...
- Oui Rosie, demain je vous en fait la promesse. Sachez ma douce que vous ne serez jamais plus en sécurité qu'auprès de moi. Jamais vous n'avez couru le moindre risque en ma présence, je vous en fais la promesse solennelle.
- Dormez ma Rosie, je veille sur votre sommeil. Dormez ma douce et laissez moi vous chérir dans le secret de cette nuit. Demain viendra bien assez tôt.
Ma petite
@L4GaM3US3 Quand j'ai vu ces poses j'ai immédiatement pensé à elle. Je la vois vraiment courageuse, valeureuse, mais un tantinet maladroite.
Heureusement, je ne sais pas ... Déjà une femme seule en plein moyen âge pas simple, voir impossible, mais peut être y'a t'il autre chose au delà de ce qu'elle a vu, peut être risque t'elle de passée à côté de quelques chose en fuyant :blush:
Malheureusement c'est souvent comme ça dans les challenges, les premières générations souffrent, mais je ne m'en fais pas elle a assez de cran pour y faire face. :smiley:
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Les premiers rayons du soleil brillaient à l'horizon, l'air frais et humide de l'aurore enveloppait mon corps et mon âme tel le brouillard des froides nuits d'automne. Transie de froid, seule et perdue j'avais lutté toute la nuit contre la mort qui envahissait tout mon être, qui s'infiltrait petit à petit en moi. Chaque souffle devenait plus pénible, mon corps inanimé semblait lourd et mon esprit se perdait en divagations. La mort affleurait là tout près, prête à s'emparer de moi quand mes dernières forces m'abandonneraient, mais ce ne serait pas pour ce moment. Je m'accrochais à chaque souvenir heureux de ma courte existence et irrémédiablement je revenais sur ces dernières semaines. Je repensais à la chaleur de mon foyer, je revoyais les sourires de connivences d'Hildegarde et plongé en plein cœur de mes ténèbres je sentais sur moi le regard perçant de mon époux, la douleur semblait les avoir envahis, plongeant son âme dans les tourments les plus violents. Ma disparition, ma mort le ferait il souffrir, quitterais-je se monde sans avoir découvert tous ses secrets...
Car si l'absolue terreur qui me saisit hier en le découvrant au fond de la crypte m'avait entrainé à le fuir aujourd'hui l'angoisse de ne plus jamais le revoir, de l'abandonner ainsi, en sachant quelle douleur lui affligerait ma mort, sans qu'il n'est su les raisons de ma fuite, cette angoisse là fut sans commune mesure avec ma peur d'hier.
La peur, et l'inconnu, sont de très mauvais conseillers, preuve en est encore une fois s'il le fallait. Si je n'avais point fui ainsi je ne saurais pas au crépuscule de vie, peut être aurais-je connu d'autres dangers face à cet homme que je ne connaît si peu, ou peut être n'avais point tort en déclamant qu'il n'était point un monstre cruel, car après tout lui ne m'avais point menti. Au soir de nos noces en son domaine il m'avait bien lui même dit qu'il était un monstre, loin du sens que les petites gens donnait à se mot.
Ah dieu quelle sotte je fus une fois encore ! Eusse-ai-je été plus courageuse et j'aurais trouvé la force d'affronter mes craintes, hélas ma vie fut bien trop rempli de noirceur pour affronter mon destin cruel encore une fois. Mourir en cet aube d'un nouveau jour serait une délivrance....
-ROSIE ! Rosie, seigneur ayez pitié ne me l'enlevez pas!
Cette voix, ce désespoir, je ne puis être la cause de tant de peine, cela m'est impossible. Trouver la force, un dernier souffle de vie pour lui...
- Rosie, seigneur vous êtes sauve. Là ma douce, je suis là je ne vous abandonnerais point. Ayez pitié de mon âme ma Dame, respirez je vous en conjure, vivez car je ne peux vivre dans un monde où vous n'existez plus...
Deux puissants bras m'entouraient, et je fus soulevé du sol. Dans la chaleur de ces bras que je ne connaissais que peu mon esprit s'apaisa. Bien des craintes et des interrogations demeuraient mais je me sentis en sécurité, chez moi pour la première fois de ma vie. Hélas ma faiblesse grandissait, la fatigue me terrassait, et le doux murmure légèrement apaisé de mon époux me berça jusqu'à ce que le sommeil s'empare de mon être.
- Allumez l'âtre dans les appartements de Milady, faites monter un tub d'eau chaude, des linges propres, des aiguilles, du fil, du vin et toute la pharmacopée du château, faites vite!
- Oui messire.
Quand je repris mes esprits il me fallut quelques instants pour saisir où j'étais. Le feu et la chaleur de l'eau avait apaisé les frissons qui m'avaient accompagnés toute la nuit. Mon époux, sans un mot, me frictionnait les cheveux, et l'on pouvait sentir toute l'angoisse qui le tenaillait. Il n'avait point l'air en colère, mais profondément blessé, et terrifié. Comment je me retrouvais là restait un mystère, mais il était clair que je ne m'était point trompée, mon époux me sauverait, et ma disparition l'aurait rongé.... Tout à la fois en proie à la peur et à la honte je tenta quelques mots qui ne virent pas. Ma gorge desséchée semblait refuser d'émettre le moindre son, hormis une quinte de toux qui me fit trembler de la tête au pied.
- Ne parlez point ma douce. L'heure viendra des réponses mais pour l'instant laissez moi soigner les maux que je puis guérir....
De douces paroles, adressée tel une supplique qui ne souffriraient aucun débat. Alors je fermis les yeux et laissa l'eau et mon époux laver mon corps et mon âme des tourments que je leur avaient imposés.
- Vous pouvez me fuir tant que vous le souhaitez ma Rosie, mais point au péril de votre vie, elle m'est bien trop précieuse...
Je ne sus si ce fut ses mots ou sa voix tel un moribond mais ma sottise m'apparu plus clairement encore que ce matin. Peut importais bien ce qu'il fut, je gage que jamais mon époux ne me ferait le moindre mal. Peut être était il bien un monstre, mais jamais à mon égard. Pour moi il serait mon chevalier servant, tant que l'on me prêtera vie. Rassurée par cette nouvelle réalité qui prenait vie en mon coeur je le laissa me passer une chemise, puis il m'allongea sur le lit et quand à son tour il s'étendit , à distance de moi, prêt sembla t'il à énoncer encore quelques idioties, ou excuses inutiles je ne réfléchis plus et vint me blottir contre lui.
Si il fut surpris il n'en montra rien et m'enlaça plus encore, comme si il pouvait puisé en moi la force de vivre. A nouveau mon âme fut secoué d'un sentiment de sécurité, et je découvrit à quel point j'appréciais la tendresse de ce geste.
- Milady. Ma rosie je ne suis point un idiot et je sais ce que vous avez tenté de fuir, je vous dois promptement des explications et des excuses pour tout ces secrets....
- Demain mon sire, demain...
- Oui Rosie, demain je vous en fait la promesse. Sachez ma douce que vous ne serez jamais plus en sécurité qu'auprès de moi. Jamais vous n'avez couru le moindre risque en ma présence, je vous en fais la promesse solennelle.
- Dormez ma Rosie, je veille sur votre sommeil. Dormez ma douce et laissez moi vous chérir dans le secret de cette nuit. Demain viendra bien assez tôt.