Forum Discussion
3 years ago
@Ellandan C'est tellement gentil de commenter le Décade :smile: Dans sa prochaine lettre, John nous en apprendra davantage sur son établissement aux Côtes d'Ambonnay.
<3
10 novembre 1778,
Chère Sarah,
J'apprends dans votre dernière lettre que notre frère aîné, William, est mort subitement suite à ses fréquents étourdissements. Je partage votre deuil, petite soeur, et j'envoie à nos vieux parents toute ma sollicitude et mon affection.
Cette année, 1778, fût une grande année pour les Colson d'Amérisim, dont je suis pour l'instant le seul représentant. J'ai loué les terres qui abritent la roseraie dont je vous parlais dans ma dernière lettre. La Famille de Lambremont a accepté de me louer cette terre contre le tiers des revenus que je retirerai du fruit de la terre et de mes activités professionnelles. 33% de tout ce que j'accumulerai aux fils des ans devront être remis à la famille seigneuriale des Côtes d'Ambonnay! C'est beaucoup, trouvez-vous? C'est la norme dans la Colonie.
J'ai également supplié Grégoire de Lambremont de me faire un prêt substantiel pour que je puisse me construire une maison adéquate qui ne ressemble pas aux cabanes que je vois chez d'autres colons de la région et qui me font dégoût. D'ailleurs, je lui ai promis de redoubler d'ardeur lors des corvées seigneuriales et de transformer ces terres en lieux hospitalier qui feraient l’orgueil de sa famille
Grégoire de Lambremont accepta de me prêter 20 000$ avec 25% d'intérêts. Guillaume de Lambremont, le père glacial de Grégoire, semblait quant à lui satisfait de comment son fils négociait la location de ces dites terres et l'on senti à cet instant précis, que le vieux Guillaume était fier de Grégoire.
Rapidement, durant l'été 1778, avec l'aide et le soutien des Foltfax et des Colbert, une maison faite de bois rond fût construite non loin de la roseraie qui m'avait incontestablement attiré à m'établir à cet endroit précis. La maison était bien humble, il n'y avait qu'une pièce à vivre au rez-de-jardin et deux chambres à l'étage. De plus, une étable abritait quelques vaches pour le laitainsi qu'un poulailler pour les œufs. Je suis un homme privilégié de pouvoir m'établir aussi confortablement dans cette colonie nouvellement conquise par le Royaume Britannisim.
Vous savez, petite sœur, que je voulais débuter ma nouvelle ici en cultivant mon propre lopin de terre: eh bien dès l'été 1778, je me suis procuré des graines de tomates que j'ai rapidement planté dans mon premier véritable potager à moi, à John Colson d'Amérisim.
Le travail sur la terre demeure bien exigeant et mes journées sont bien occupées. Le soir après le train que j'effectue auprès des animaux et la culture de mon potager, je sens la fatigue m'habiter rapidement et me porter vers mon lit de fer forgé.
Puis, vient le jour du repos, le dimanche. Ce jour-là, je me rends à la Chapelle du Village pour m'y recueillir, je porterai dorénavant l'âme de notre frère dans mes pensées tout comme le chagrin de nos vieux parents dans mon recueillement. Le Père Eudes Bishop accompagne la communauté en célébrant les fêtes religieuses et les rassemblements dominicaux. Il est aussi une bonne oreille lorsque nous avons besoin de nous confier.
Je vous connais, Sarah, dans votre dernière lettre, vous m'avez assailli de mille et une questions concernant cette jeune femme, Jane, que j'ai rencontré l'été dernier. Eh bien, je dois vous exprimer ma déception. Cette dernière n'est venue qu'une seule fois me rendre visite avec sa tante pour me féliciter pour ma nouvelle maison. Je n'ai plus eu, malheureusement, signe de vie depuis février dernier...
Soyez assurée de ma profonde affection envers vous, nos frères et sœurs et nos vieux parents,
Votre frère,
John.
<3
10 novembre 1778,
Chère Sarah,
J'apprends dans votre dernière lettre que notre frère aîné, William, est mort subitement suite à ses fréquents étourdissements. Je partage votre deuil, petite soeur, et j'envoie à nos vieux parents toute ma sollicitude et mon affection.
Cette année, 1778, fût une grande année pour les Colson d'Amérisim, dont je suis pour l'instant le seul représentant. J'ai loué les terres qui abritent la roseraie dont je vous parlais dans ma dernière lettre. La Famille de Lambremont a accepté de me louer cette terre contre le tiers des revenus que je retirerai du fruit de la terre et de mes activités professionnelles. 33% de tout ce que j'accumulerai aux fils des ans devront être remis à la famille seigneuriale des Côtes d'Ambonnay! C'est beaucoup, trouvez-vous? C'est la norme dans la Colonie.
J'ai également supplié Grégoire de Lambremont de me faire un prêt substantiel pour que je puisse me construire une maison adéquate qui ne ressemble pas aux cabanes que je vois chez d'autres colons de la région et qui me font dégoût. D'ailleurs, je lui ai promis de redoubler d'ardeur lors des corvées seigneuriales et de transformer ces terres en lieux hospitalier qui feraient l’orgueil de sa famille
Grégoire de Lambremont accepta de me prêter 20 000$ avec 25% d'intérêts. Guillaume de Lambremont, le père glacial de Grégoire, semblait quant à lui satisfait de comment son fils négociait la location de ces dites terres et l'on senti à cet instant précis, que le vieux Guillaume était fier de Grégoire.
Rapidement, durant l'été 1778, avec l'aide et le soutien des Foltfax et des Colbert, une maison faite de bois rond fût construite non loin de la roseraie qui m'avait incontestablement attiré à m'établir à cet endroit précis. La maison était bien humble, il n'y avait qu'une pièce à vivre au rez-de-jardin et deux chambres à l'étage. De plus, une étable abritait quelques vaches pour le laitainsi qu'un poulailler pour les œufs. Je suis un homme privilégié de pouvoir m'établir aussi confortablement dans cette colonie nouvellement conquise par le Royaume Britannisim.
Vous savez, petite sœur, que je voulais débuter ma nouvelle ici en cultivant mon propre lopin de terre: eh bien dès l'été 1778, je me suis procuré des graines de tomates que j'ai rapidement planté dans mon premier véritable potager à moi, à John Colson d'Amérisim.
Le travail sur la terre demeure bien exigeant et mes journées sont bien occupées. Le soir après le train que j'effectue auprès des animaux et la culture de mon potager, je sens la fatigue m'habiter rapidement et me porter vers mon lit de fer forgé.
Puis, vient le jour du repos, le dimanche. Ce jour-là, je me rends à la Chapelle du Village pour m'y recueillir, je porterai dorénavant l'âme de notre frère dans mes pensées tout comme le chagrin de nos vieux parents dans mon recueillement. Le Père Eudes Bishop accompagne la communauté en célébrant les fêtes religieuses et les rassemblements dominicaux. Il est aussi une bonne oreille lorsque nous avons besoin de nous confier.
Je vous connais, Sarah, dans votre dernière lettre, vous m'avez assailli de mille et une questions concernant cette jeune femme, Jane, que j'ai rencontré l'été dernier. Eh bien, je dois vous exprimer ma déception. Cette dernière n'est venue qu'une seule fois me rendre visite avec sa tante pour me féliciter pour ma nouvelle maison. Je n'ai plus eu, malheureusement, signe de vie depuis février dernier...
Soyez assurée de ma profonde affection envers vous, nos frères et sœurs et nos vieux parents,
Votre frère,
John.