Forum Discussion
Jurysan6
7 years agoSeasoned Rookie
@Daenerys Merci, je confirme qu'il faut courage, patience, persévérance et surtout que ça "fout la rage" d'enchaîner autant d'humains (parce que faire que des sessions de jeu pour uniquement faire des gosses...c'est ultra passionnant :angry: ). Un vampire il peut bien mettre quinze simsettes enceintes en même temps ; alors qu'une vampire bah t'es obligé d'attendre donc c'est vraiment long et j'étais à deux doigts d'arrêter ou de "tricher" en utilisant un code si le prochain était encore humain (le jeu a dû m'entendre puisqu'il m'a sorti un vampire de lui-même :D). BellePinte ayant autorisé récemment le trait "sombre alignement" après 4 (ou 5) bébés humains, je vais le mettre en jeu quand je vais reprendre, ça c'est sûr (je ne me réjouis pas trop vite, je connais ma chance avec le mot "aléatoire" :D )
Ahaha les malheurs de l'éditage, je compatis ;) En tout cas, ravie que tu aimes Yuri (j'avoue que vu son entrée, je me suis dit que ça risquait de ne pas plaire une mère qui va aussi loin pour donner une leçon à sa fille, mais c'est comme ça que j'ai fait dans ma partie/tête donc voilà voilà o:))
Je te rassure, je suis très contente que Sayuri ait son petit Kahei :kissing_heart:
Et me revoici avec à nouveau un chapitre de plus, le 29 ! Bonne lecture :)
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Chapitre 29 : Marché
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Face à l'annonce terrible de Sayuri, Lilith commença à lui dire que ce n'était pas possible qu'elle n'ait pas envie de s'occuper de son petit vampire. Yuri intervint immédiatement, entraînant la servante dans le couloir et laissant sa fille seule avec Kahei qui était tranquillement dans son berceau.
-Ce n'est pas inné chez toutes les femmes d'accueillir à bras ouverts un nouveau né. Sayuri a eu onze enfants humains avant Kahei, ça n'aide pas forcément à la faire se réjouir. Elle a passé neuf années à faire des bébés en vain alors je t'interdis de lui faire la moral sur le comportement qu'elle a et aura avec ses enfants ! Peut-être qu'elle aura un déclic, ce qui a de fortes chances d'arriver, ou peut-être qu'elle n'en aura pas ; c'est ainsi et pas autrement. Ce n'est pas en la culpabilisant qu'elle changera.
-P...pardon noble dame...je...je ne voulais pas...ce n'était pas mon intention...se sentit mal Lilith.
-Je me suis un peu emportée, je te prie de bien vouloir m'excuser...cela est...l'émotion... Je suis grand-mère ! Se réjouit Yuri en sautant jusqu'au plafond et bien entendu en le traversant.
-Mais du coup...ce petit, il a besoin de sa mère non ?
-Il a besoin qu'on s'occupe de lui, toi et moi. Sayuri le fera le moment venu et en nous voyant gagatiser devant son fils, elle risque d'avoir un déclic. Pour l'heure, elle est dans la déception et l'absence de sentiments à cause des onze autres. Pour elle, il s'agit d'échecs même si on lui a répété que non. Ah ! Mon petit-fils me manque déjà !
Yuri fonça et traversa le mur de la chambre pour se pencher au dessus du berceau tandis que Sayuri, très mal, quittait son fauteuil pour arpenter le couloir du deuxième sous-sol. Elle passa fatalement devant Lilith.
-Maîtresse, je...
-Laisse-moi...je veux être seule...affirma-t-elle à voix basse en prenant la direction de « sa chambre » et donc de son cercueil.
-Maîtresse...se mina Lilith toute retournée par la situation.
Les jours suivants ne furent pas différents. Sayuri ne quittait pas son cercueil ou quand elle le faisait, elle allait dans sa petite chapelle : elle voulait être seule et le montrait clairement. Yuri respectait le besoin de sa fille même si elle avait envie d'aller la réconforter ; il fallait laisser du temps au temps. D'ailleurs, la « jeune » grand-mère était aux anges (comble pour un vampire) avec son premier petit-enfant. Lorsque ce n'était pas elle qui s'en occupait, c'était Lilith...voire même les deux en même temps. Entonnement, celle qui souffrait le plus de la situation était la servante. Lilith était complètement tiraillée entre plusieurs choses et intérieurement c'était le chaos total. Elle était heureuse et gagate devant le petit Kahei puisqu'il s'agissait du fils de sa « maîtresse chérie » et en même temps, elle culpabilisait de s'en occuper ; pour elle, elle volait le rôle de mère de Sayuri. Hormis le petit bonhomme, Lilith ne supportait pas de voir sa maîtresse dans un tel état. Elle avait essayé plusieurs fois mais sans trop d'insistance, d'aller vers elle, en vain. Même lorsqu'elle n'avait pas dit un mot en apportant un jus de plasma, Sayuri lui avait montré immédiatement la porte. L'humaine voulait faire quelque chose mais elle ne savait pas quoi ; sans parler du fait que Yuri l'avait à l’œil et que cette dernière lui avait interdit de déranger sa fille. Lilith était brimée et elle n'appréciait pas mais, que pouvait-elle faire contre Yuri Suh, la vampire matriarche de la famille ? Rien ; elle était malheureusement également et indirectement à son service.
Cependant, quelques jours plus tard lorsque Lilith arriva de bon matin sur le terrain des Suh, Sayuri entre ouvrit très légèrement la porte de la chapelle et l'appela sans se montrer à cause du Soleil. La servante fut à la fois ravie et anxieuse ; que pouvait bien vouloir sa maîtresse ? Quoiqu'il en était, elle se dépêcha d'entrer dans la chapelle et de refermer la porte. Elle chercha Sayuri du regard mais ne la vit pas.
-Maîtresse ? Appela-t-elle.
-Je suis là, fit une chauve-souris en se pointant devant Lilith.
-AAAAAAAAAH !
-Attention !
Surprise par l'apparition totalement inattendue, Lilith bascula à la renverse. Sayuri n'allait peut-être pas bien mais elle avait encore ses réflexes vampires opérationnels. Elle reprit forme humaine et rattrapa sa servante par le bras avant de la redresser.
-J'arrive à parler en chauve-souris maintenant, sourit-elle. Il paraît que c'est très rare m'ont dit mes petites amies.
-Petites...amies ? S'étouffa-t-elle à la limite entre la jalousie et la crise cardiaque.
-Mes cinq chauves-souris préférées. Elles m'ont tenue compagnie.
-Ah...fut-elle soulagée. Effectivement c'est très rare mais ça ne m'étonne pas de vous, sourit-elle. Je suppose que vous vouliez juste me montrer votre nouvelle capacité ? Demanda-t-elle en se minant d'avance et en partant déçue.
-Oui, sourit Sayuri. Enfin...non...je voudrais te demander une chose.
Lilith retrouva immédiatement le sourire et fit volte face :
-Je suis toute ouïe.
-Que penses-tu de mon attitude envers Kahei ?
Le sourire s'effaça instantanément et Lilith constata qu'une fois de plus, elle allait être tiraillée entre ce qu'elle voulait dire et ce qu'elle pouvait dire.
-Eh bien...il vous faut certainement un peu de temps et ça viendra tout seul...ça arrive parfois.
-Joli récital...constata-t-elle. T'ai-je déjà dit que tu mens très mal Lilith ? Je te demande ce que TOI tu penses, pas ce que pense ma mère.
-Je...pense comme elle, stressa-t-elle un peu plus en s'enlisant dans son mensonge.
-Je voudrais que les choses soient claires pour toi ; tu n'as qu'une maîtresse, moi et moi seule, pas ma mère. Alors qu'importe ce qu'elle dit ou fait, elle n'est rien pour toi même si elle a de bons conseils. En aucun cas elle aura des représailles à ton égard. Je repose ma question pour la dernière fois, à toi de voir qu'elle réponse tu vas me donner : que penses-tu de mon attitude envers Kahei ?
Intérieurement, Lilith avait envie de sauter au cou de Sayuri, heureuse d'apprendre qu'elle n'appartenait qu'à elle. Seulement, la servante se retint, ce n'était ni convenable ni autorisé et surtout, ce n'était absolument pas le moment. L'humaine chercha ses mots, elle voulait exprimer sans ambiguïté ce qu'elle pensait mais en même temps, elle avait peur que Sayuri le prenne mal. Elle finit par se lancer :
-En fait je rejoins un peu votre mère mais pas sur tout. Vous connaissant, ce n'est pas en vous laissant tranquille que vous aurez un déclic si déclic il doit y avoir. Je crois que vous devriez essayer de prendre votre fils dans vos bras pour commencer...ah non...avant ça...vous devriez plutôt vous demander si au fond de vous-même, vous voulez prendre votre fils dans les bras. Votre mère a raison sur un point, toutes les femmes n'ont pas forcément la fibre maternelle mais je crois que même si on ne l'a pas, on peut tout de même passer un peu de temps avec ses enfants. Votre fils n'est pas seul, sa grand-mère vieille continuellement sur lui et puis...il y a moi dans le rôle de servante à tout faire donc quelque part vous êtes une bonne mère...vous ne laissez pas le petit Kahei Suh tout seul.
-Je me demande pourquoi je m'attacherai à mes enfants puisque dans quelques années, il n'en restera qu'un sur les six ? Fit-elle pour éviter de répondre à Lilith.
-Je pense que vous pouvez tous les aimer. Dans quelques années il n'y en aura certes plus qu'un mais ils auront tous fait votre fierté...et puis ils peuvent rester en tant que fantômes !
-Merci Lilith, sourit-elle en la congédiant.
-Heu...je...bon d'accord...ne chercha-t-elle pas à comprendre plus longtemps en voyant Sayuri reprendre sa forme de chauve-souris et rejoindre « ses petites amies ».
Durant le mois suivant, outre la cuisine qui fut installée ; Sayuri prit plusieurs fois Kahei dans ses bras, sous le regard bienveillant et attentif de Lilith car la vampire ne souhaitait pas se retrouver seule avec « cette chose baveuse » comme elle l'appelait. Il était clair qu'elle n'avait pas l'instinct maternel mais elle aimait son fils, à sa manière certes mais elle l'aimait. Elle ne ressentait simplement pas le besoin de s'en occuper. Cela la rassura de s'en rendre compte. Elle était un peu comme les pères d’antan, voir l'enfant de temps en temps et éventuellement jouer un peu avec lui ; c'était amplement suffisant puisqu'il y avait déjà la grand-mère et la servante pour s'en occuper (surtout la grand-mère) !
Quelques mois passèrent, le petit Kahei devenait de jour en jour un mignon petit bambin. Sayuri était très fière de la bouille de son fils qu'elle qualifiait de « parfaite ».
Lilith lui fit remarquer gentiment qu'un fils était forcément parfait aux yeux de sa mère. La vampire ronchonna en faux semblant ; elle aimait bien les quelques piques que pouvait faire sa servante pour lui rappeler qu'elle était maman. Sayuri s'occupait certes rarement de son fils, en revanche, c'était elle qui lui apprenait à marcher, elle y mettait un point d'honneur ! Enfin...toujours sous l’œil attentif de Lilith n'étant jamais loin, cela rassurait la vampire. Dans ces moments d'apprentissage, c'était là que le petit bambin devenait très souriant et tout heureux, comme si il savourait pleinement les instants avec sa mère. « Cela fait plaisir à voir » pensa Yuri embusquée dans un mur. « Par contre si ma fille pouvait arrêter de toujours faire venir Lilith quand elle est avec Kahei... Elle peut très bien s'en occuper seule sans être surveillée » continua-t-elle sa pensée sans se rendre compte qu'en étant cachée dans les murs, elle surveillait elle-même sa fille.
Une petite année passa et durant ce temps, Sayuri avait eu une idée géniale ! Elle prêtait la chambre « humaine » à Lilith, ainsi, la servante était sur place pour s'occuper du petit mais, le terrain Enfantdelaveuve, lui appartenait toujours. Lilith avait très vite accepté et pour une raison en particulier, être toujours proche de sa maîtresse, sans parler que les deux « chambres » étaient l'une en face de l'autre. Yuri s'était opposée à une telle mesure mais comme l'avait annoncé Sayuri, sa mère n'avait aucun ordre à donner à Lilith. La vampire fantôme voyait au delà des apparences et elle craignait qu'un jour, la situation qu'elle qualifiait d'ambiguë ne devienne problématique. Même si elle avait eu sa discussion avec Lilith qui était pleinement consciente que Sayuri ne l'aimait pas ; Yuri avait un mauvais pressentiment car sa fille semblait ne pas prendre tout à fait en compte les sentiments de sa servante.
Un beau jour de ce début d'année 2677, lorsque la nuit commença de tomber, Sayuri chercha sa servante partout dans la crypte. Elle la trouva dans la cuisine en train de préparer le repas pour le petit Kahei ; Lilith adorait cuisiner et elle pouvait faire de bonnes petites choses maintenant qu'elle n'était plus la seule à manger humain. Sayuri ferma la porte et s'approcha.
-Lilith.
-Oui maîtresse ? Sortit-elle la quiche du four.
-J'ai quelque chose à te proposer, sembla-t-elle mal à l'aise.
-Je vous écoute, sourit-elle en préparant la sauce salade.
-Ta cuisine heu...peut-elle être momentanément interrompue ?
-Je n'ai rien qui cuit donc oui, arrêta-t-elle. Qui a-t-il ? Vous semblez mal à l'aise.
-Un peu, sourit-elle nerveusement. Je...je te préviens cela est assez dingue...
-Vous vous transformez en poulet ? Chambra-t-elle. Je vous écoute, vous pouvez tout me dire vous le savez bien depuis le temps.
-Heu...certes... Déjà...tu peux refuser...si tu ne veux pas je comprendrai...
Lilith trouva le début de phrase extrêmement curieux et se demanda qu'elle serait la suite.
-...Alors voilà...depuis quelques temps j'ai une idée en tête mais en même temps...pourquoi ai-je autant de mal à m'exprimer ? S'agaça Sayuri après elle-même.
Lilith essaya de détendre l'atmosphère en lançant une blague :
-Vous voulez me demander en mariage ou quoi ?
-Pas tout à fait, fut surprise la vampire ne comprenant pas la boutade.
-Hein ? S'étouffa-t-elle puisqu'elle s'attendait à un « non ».
-En vérité...j'aimerais avoir une sorte de relation amoureuse avec toi mais je ne suis pas amoureuse...cela est complètement dingue. Du coup...je me demandais si tu serais d'ac...
-Oui ! Coupa-t-elle en pensant halluciner.
-Non mais laisse-moi parler jusque la fin avant de me répondre et puis tu peux prendre plusieurs jours pour réfléchir. Je sais que tu m'aimes et que ça peut être délicat pour toi, d'où le fait que tu peux refuser, c'est une proposition pas un ordre. Toi et moi dans une fausse relation amoureuse et heu...je m'engage à ce que tu ais l'exclusivité féminine mais je continuerai d'avoir des hommes dans ma vie, ne serait-ce que pour ma descendance que j'aimerais continuer d'ici quelques temps. Du coup, si tu acceptes, je ne veux et ne tolérerai aucune jalousie de ta part. Et nous deux, ça ne serait pas tout le temps non plus...juste de temps en temps. Voilà, c'est un marché que je te propose...je suis curieuse quant à avoir une romance avec une femme...enfin une fausse ; je répète que je ne t'aime pas et je veux que tu en sois vraiment consciente avant de me donner ta réponse.
Le sourire de Lilith grimpa doucement mais sûrement jusqu'aux oreilles pointues !
Une explosion de joie retentissait en elle et le fait que Sayuri ne l'aimait pas n'y changeait rien : pour rien au monde elle aurait refusé l'unique chance de roucouler un peu avec sa maîtresse.
-Je ne serais pas jalouse c'est promis, répondit-elle.
-Lilith, réfléchis-y sérieusement s'il te plaît...
-C'est tout réfléchi, je connais les tenants et les aboutissants ; je n'aurai aucun faux espoir.
Satisfaite, Sayuri l'embrassa et essaya de l'entraîner hors de la cuisine mais elle se heurta à une résistance.
-Qu'est-ce que vous faites ? Fit Lilith en se dégageant.
-Eh bien je...heu...resta-t-elle stupéfaite sans comprendre. Je t'emmène dans mon cercueil pour...
-Non, affirma froidement Lilith.
-Plaît-il ? Tomba-t-elle des nues. Tu viens de me dire « oui ».
-J'ai dit « oui » pour la fausse relation amoureuse, pas pour partager votre cercueil le temps d'un instant.
-C'est la même chose, ne comprit pas Sayuri.
-Ah non, désolée maîtresse mais non, fut-elle déçue. Je...le jour où vous m'avez embrassée à Oasis Spring, je vous ai remerciée de m'avoir dit immédiatement la vérité et de ne pas jouer avec moi... Aujourd'hui vous êtes en train de jouer avec moi et mes sentiments...
-Mais non, je t'ai demandé si tu étais d'accord, tu m'as dit « oui » et deux secondes après tu me dis « non »...fut-elle perdue.
-Ne voyez-vous pas la différence ? S'étonna-t-elle.
-Non...essaya-t-elle de comprendre. Une relation amoureuse on fait crac-crac...
Lilith comprit l'incompréhension de sa maîtresse et lui expliqua la très grande différence entre une relation amoureuse et partager une nuit avec quelqu'un. Sayuri sembla tomber des nues et fut perplexe.
-Alors soit vous voulez vraiment une fausse romance et dans ce cas là c'est « oui », soit vous ne voulez que vous amuser et c'est « non ». Je ne suis pas un jouet comme vos géniteurs.
-Mais heu...dans une romance même fausse...on fait bien crac-crac à un moment non ? Se fit-elle toute petite de peur de vexer Lilith.
-N'avez-vous jamais été en couple ou au moins amoureuse ? S'étonna-t-elle.
-Je ne crois pas...juste des amourettes au lycée et encore. Je pense qu'on doit le savoir quand on est amoureux, se parla-t-elle.
-Ah oui...donc vous ignorez complètement les symptômes et les envies...constata-t-elle ébahie.
-Dis Lilith...est-ce que tu voudrais bien m'apprendre à aimer même pour de faux s'il te plaît ?
-Uniquement si vous êtes prête à vous tenir au marché que vous m'avez proposé, sinon non.
-Promis...pas de cercueil pour le moment, sourit-elle comme une adolescente.
Ahaha les malheurs de l'éditage, je compatis ;) En tout cas, ravie que tu aimes Yuri (j'avoue que vu son entrée, je me suis dit que ça risquait de ne pas plaire une mère qui va aussi loin pour donner une leçon à sa fille, mais c'est comme ça que j'ai fait dans ma partie/tête donc voilà voilà o:))
Je te rassure, je suis très contente que Sayuri ait son petit Kahei :kissing_heart:
Et me revoici avec à nouveau un chapitre de plus, le 29 ! Bonne lecture :)
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Face à l'annonce terrible de Sayuri, Lilith commença à lui dire que ce n'était pas possible qu'elle n'ait pas envie de s'occuper de son petit vampire. Yuri intervint immédiatement, entraînant la servante dans le couloir et laissant sa fille seule avec Kahei qui était tranquillement dans son berceau.
-Ce n'est pas inné chez toutes les femmes d'accueillir à bras ouverts un nouveau né. Sayuri a eu onze enfants humains avant Kahei, ça n'aide pas forcément à la faire se réjouir. Elle a passé neuf années à faire des bébés en vain alors je t'interdis de lui faire la moral sur le comportement qu'elle a et aura avec ses enfants ! Peut-être qu'elle aura un déclic, ce qui a de fortes chances d'arriver, ou peut-être qu'elle n'en aura pas ; c'est ainsi et pas autrement. Ce n'est pas en la culpabilisant qu'elle changera.
-P...pardon noble dame...je...je ne voulais pas...ce n'était pas mon intention...se sentit mal Lilith.
-Je me suis un peu emportée, je te prie de bien vouloir m'excuser...cela est...l'émotion... Je suis grand-mère ! Se réjouit Yuri en sautant jusqu'au plafond et bien entendu en le traversant.
-Mais du coup...ce petit, il a besoin de sa mère non ?
-Il a besoin qu'on s'occupe de lui, toi et moi. Sayuri le fera le moment venu et en nous voyant gagatiser devant son fils, elle risque d'avoir un déclic. Pour l'heure, elle est dans la déception et l'absence de sentiments à cause des onze autres. Pour elle, il s'agit d'échecs même si on lui a répété que non. Ah ! Mon petit-fils me manque déjà !
Yuri fonça et traversa le mur de la chambre pour se pencher au dessus du berceau tandis que Sayuri, très mal, quittait son fauteuil pour arpenter le couloir du deuxième sous-sol. Elle passa fatalement devant Lilith.
-Maîtresse, je...
-Laisse-moi...je veux être seule...affirma-t-elle à voix basse en prenant la direction de « sa chambre » et donc de son cercueil.
-Maîtresse...se mina Lilith toute retournée par la situation.
Les jours suivants ne furent pas différents. Sayuri ne quittait pas son cercueil ou quand elle le faisait, elle allait dans sa petite chapelle : elle voulait être seule et le montrait clairement. Yuri respectait le besoin de sa fille même si elle avait envie d'aller la réconforter ; il fallait laisser du temps au temps. D'ailleurs, la « jeune » grand-mère était aux anges (comble pour un vampire) avec son premier petit-enfant. Lorsque ce n'était pas elle qui s'en occupait, c'était Lilith...voire même les deux en même temps. Entonnement, celle qui souffrait le plus de la situation était la servante. Lilith était complètement tiraillée entre plusieurs choses et intérieurement c'était le chaos total. Elle était heureuse et gagate devant le petit Kahei puisqu'il s'agissait du fils de sa « maîtresse chérie » et en même temps, elle culpabilisait de s'en occuper ; pour elle, elle volait le rôle de mère de Sayuri. Hormis le petit bonhomme, Lilith ne supportait pas de voir sa maîtresse dans un tel état. Elle avait essayé plusieurs fois mais sans trop d'insistance, d'aller vers elle, en vain. Même lorsqu'elle n'avait pas dit un mot en apportant un jus de plasma, Sayuri lui avait montré immédiatement la porte. L'humaine voulait faire quelque chose mais elle ne savait pas quoi ; sans parler du fait que Yuri l'avait à l’œil et que cette dernière lui avait interdit de déranger sa fille. Lilith était brimée et elle n'appréciait pas mais, que pouvait-elle faire contre Yuri Suh, la vampire matriarche de la famille ? Rien ; elle était malheureusement également et indirectement à son service.
Cependant, quelques jours plus tard lorsque Lilith arriva de bon matin sur le terrain des Suh, Sayuri entre ouvrit très légèrement la porte de la chapelle et l'appela sans se montrer à cause du Soleil. La servante fut à la fois ravie et anxieuse ; que pouvait bien vouloir sa maîtresse ? Quoiqu'il en était, elle se dépêcha d'entrer dans la chapelle et de refermer la porte. Elle chercha Sayuri du regard mais ne la vit pas.
-Maîtresse ? Appela-t-elle.
-Je suis là, fit une chauve-souris en se pointant devant Lilith.
-AAAAAAAAAH !
-Attention !
Surprise par l'apparition totalement inattendue, Lilith bascula à la renverse. Sayuri n'allait peut-être pas bien mais elle avait encore ses réflexes vampires opérationnels. Elle reprit forme humaine et rattrapa sa servante par le bras avant de la redresser.
-J'arrive à parler en chauve-souris maintenant, sourit-elle. Il paraît que c'est très rare m'ont dit mes petites amies.
-Petites...amies ? S'étouffa-t-elle à la limite entre la jalousie et la crise cardiaque.
-Mes cinq chauves-souris préférées. Elles m'ont tenue compagnie.
-Ah...fut-elle soulagée. Effectivement c'est très rare mais ça ne m'étonne pas de vous, sourit-elle. Je suppose que vous vouliez juste me montrer votre nouvelle capacité ? Demanda-t-elle en se minant d'avance et en partant déçue.
-Oui, sourit Sayuri. Enfin...non...je voudrais te demander une chose.
Lilith retrouva immédiatement le sourire et fit volte face :
-Je suis toute ouïe.
-Que penses-tu de mon attitude envers Kahei ?
Le sourire s'effaça instantanément et Lilith constata qu'une fois de plus, elle allait être tiraillée entre ce qu'elle voulait dire et ce qu'elle pouvait dire.
-Eh bien...il vous faut certainement un peu de temps et ça viendra tout seul...ça arrive parfois.
-Joli récital...constata-t-elle. T'ai-je déjà dit que tu mens très mal Lilith ? Je te demande ce que TOI tu penses, pas ce que pense ma mère.
-Je...pense comme elle, stressa-t-elle un peu plus en s'enlisant dans son mensonge.
-Je voudrais que les choses soient claires pour toi ; tu n'as qu'une maîtresse, moi et moi seule, pas ma mère. Alors qu'importe ce qu'elle dit ou fait, elle n'est rien pour toi même si elle a de bons conseils. En aucun cas elle aura des représailles à ton égard. Je repose ma question pour la dernière fois, à toi de voir qu'elle réponse tu vas me donner : que penses-tu de mon attitude envers Kahei ?
Intérieurement, Lilith avait envie de sauter au cou de Sayuri, heureuse d'apprendre qu'elle n'appartenait qu'à elle. Seulement, la servante se retint, ce n'était ni convenable ni autorisé et surtout, ce n'était absolument pas le moment. L'humaine chercha ses mots, elle voulait exprimer sans ambiguïté ce qu'elle pensait mais en même temps, elle avait peur que Sayuri le prenne mal. Elle finit par se lancer :
-En fait je rejoins un peu votre mère mais pas sur tout. Vous connaissant, ce n'est pas en vous laissant tranquille que vous aurez un déclic si déclic il doit y avoir. Je crois que vous devriez essayer de prendre votre fils dans vos bras pour commencer...ah non...avant ça...vous devriez plutôt vous demander si au fond de vous-même, vous voulez prendre votre fils dans les bras. Votre mère a raison sur un point, toutes les femmes n'ont pas forcément la fibre maternelle mais je crois que même si on ne l'a pas, on peut tout de même passer un peu de temps avec ses enfants. Votre fils n'est pas seul, sa grand-mère vieille continuellement sur lui et puis...il y a moi dans le rôle de servante à tout faire donc quelque part vous êtes une bonne mère...vous ne laissez pas le petit Kahei Suh tout seul.
-Je me demande pourquoi je m'attacherai à mes enfants puisque dans quelques années, il n'en restera qu'un sur les six ? Fit-elle pour éviter de répondre à Lilith.
-Je pense que vous pouvez tous les aimer. Dans quelques années il n'y en aura certes plus qu'un mais ils auront tous fait votre fierté...et puis ils peuvent rester en tant que fantômes !
-Merci Lilith, sourit-elle en la congédiant.
-Heu...je...bon d'accord...ne chercha-t-elle pas à comprendre plus longtemps en voyant Sayuri reprendre sa forme de chauve-souris et rejoindre « ses petites amies ».
Durant le mois suivant, outre la cuisine qui fut installée ; Sayuri prit plusieurs fois Kahei dans ses bras, sous le regard bienveillant et attentif de Lilith car la vampire ne souhaitait pas se retrouver seule avec « cette chose baveuse » comme elle l'appelait. Il était clair qu'elle n'avait pas l'instinct maternel mais elle aimait son fils, à sa manière certes mais elle l'aimait. Elle ne ressentait simplement pas le besoin de s'en occuper. Cela la rassura de s'en rendre compte. Elle était un peu comme les pères d’antan, voir l'enfant de temps en temps et éventuellement jouer un peu avec lui ; c'était amplement suffisant puisqu'il y avait déjà la grand-mère et la servante pour s'en occuper (surtout la grand-mère) !
Quelques mois passèrent, le petit Kahei devenait de jour en jour un mignon petit bambin. Sayuri était très fière de la bouille de son fils qu'elle qualifiait de « parfaite ».
Lilith lui fit remarquer gentiment qu'un fils était forcément parfait aux yeux de sa mère. La vampire ronchonna en faux semblant ; elle aimait bien les quelques piques que pouvait faire sa servante pour lui rappeler qu'elle était maman. Sayuri s'occupait certes rarement de son fils, en revanche, c'était elle qui lui apprenait à marcher, elle y mettait un point d'honneur ! Enfin...toujours sous l’œil attentif de Lilith n'étant jamais loin, cela rassurait la vampire. Dans ces moments d'apprentissage, c'était là que le petit bambin devenait très souriant et tout heureux, comme si il savourait pleinement les instants avec sa mère. « Cela fait plaisir à voir » pensa Yuri embusquée dans un mur. « Par contre si ma fille pouvait arrêter de toujours faire venir Lilith quand elle est avec Kahei... Elle peut très bien s'en occuper seule sans être surveillée » continua-t-elle sa pensée sans se rendre compte qu'en étant cachée dans les murs, elle surveillait elle-même sa fille.
Une petite année passa et durant ce temps, Sayuri avait eu une idée géniale ! Elle prêtait la chambre « humaine » à Lilith, ainsi, la servante était sur place pour s'occuper du petit mais, le terrain Enfantdelaveuve, lui appartenait toujours. Lilith avait très vite accepté et pour une raison en particulier, être toujours proche de sa maîtresse, sans parler que les deux « chambres » étaient l'une en face de l'autre. Yuri s'était opposée à une telle mesure mais comme l'avait annoncé Sayuri, sa mère n'avait aucun ordre à donner à Lilith. La vampire fantôme voyait au delà des apparences et elle craignait qu'un jour, la situation qu'elle qualifiait d'ambiguë ne devienne problématique. Même si elle avait eu sa discussion avec Lilith qui était pleinement consciente que Sayuri ne l'aimait pas ; Yuri avait un mauvais pressentiment car sa fille semblait ne pas prendre tout à fait en compte les sentiments de sa servante.
Un beau jour de ce début d'année 2677, lorsque la nuit commença de tomber, Sayuri chercha sa servante partout dans la crypte. Elle la trouva dans la cuisine en train de préparer le repas pour le petit Kahei ; Lilith adorait cuisiner et elle pouvait faire de bonnes petites choses maintenant qu'elle n'était plus la seule à manger humain. Sayuri ferma la porte et s'approcha.
-Lilith.
-Oui maîtresse ? Sortit-elle la quiche du four.
-J'ai quelque chose à te proposer, sembla-t-elle mal à l'aise.
-Je vous écoute, sourit-elle en préparant la sauce salade.
-Ta cuisine heu...peut-elle être momentanément interrompue ?
-Je n'ai rien qui cuit donc oui, arrêta-t-elle. Qui a-t-il ? Vous semblez mal à l'aise.
-Un peu, sourit-elle nerveusement. Je...je te préviens cela est assez dingue...
-Vous vous transformez en poulet ? Chambra-t-elle. Je vous écoute, vous pouvez tout me dire vous le savez bien depuis le temps.
-Heu...certes... Déjà...tu peux refuser...si tu ne veux pas je comprendrai...
Lilith trouva le début de phrase extrêmement curieux et se demanda qu'elle serait la suite.
-...Alors voilà...depuis quelques temps j'ai une idée en tête mais en même temps...pourquoi ai-je autant de mal à m'exprimer ? S'agaça Sayuri après elle-même.
Lilith essaya de détendre l'atmosphère en lançant une blague :
-Vous voulez me demander en mariage ou quoi ?
-Pas tout à fait, fut surprise la vampire ne comprenant pas la boutade.
-Hein ? S'étouffa-t-elle puisqu'elle s'attendait à un « non ».
-En vérité...j'aimerais avoir une sorte de relation amoureuse avec toi mais je ne suis pas amoureuse...cela est complètement dingue. Du coup...je me demandais si tu serais d'ac...
-Oui ! Coupa-t-elle en pensant halluciner.
-Non mais laisse-moi parler jusque la fin avant de me répondre et puis tu peux prendre plusieurs jours pour réfléchir. Je sais que tu m'aimes et que ça peut être délicat pour toi, d'où le fait que tu peux refuser, c'est une proposition pas un ordre. Toi et moi dans une fausse relation amoureuse et heu...je m'engage à ce que tu ais l'exclusivité féminine mais je continuerai d'avoir des hommes dans ma vie, ne serait-ce que pour ma descendance que j'aimerais continuer d'ici quelques temps. Du coup, si tu acceptes, je ne veux et ne tolérerai aucune jalousie de ta part. Et nous deux, ça ne serait pas tout le temps non plus...juste de temps en temps. Voilà, c'est un marché que je te propose...je suis curieuse quant à avoir une romance avec une femme...enfin une fausse ; je répète que je ne t'aime pas et je veux que tu en sois vraiment consciente avant de me donner ta réponse.
Le sourire de Lilith grimpa doucement mais sûrement jusqu'aux oreilles pointues !
Une explosion de joie retentissait en elle et le fait que Sayuri ne l'aimait pas n'y changeait rien : pour rien au monde elle aurait refusé l'unique chance de roucouler un peu avec sa maîtresse.
-Je ne serais pas jalouse c'est promis, répondit-elle.
-Lilith, réfléchis-y sérieusement s'il te plaît...
-C'est tout réfléchi, je connais les tenants et les aboutissants ; je n'aurai aucun faux espoir.
Satisfaite, Sayuri l'embrassa et essaya de l'entraîner hors de la cuisine mais elle se heurta à une résistance.
-Qu'est-ce que vous faites ? Fit Lilith en se dégageant.
-Eh bien je...heu...resta-t-elle stupéfaite sans comprendre. Je t'emmène dans mon cercueil pour...
-Non, affirma froidement Lilith.
-Plaît-il ? Tomba-t-elle des nues. Tu viens de me dire « oui ».
-J'ai dit « oui » pour la fausse relation amoureuse, pas pour partager votre cercueil le temps d'un instant.
-C'est la même chose, ne comprit pas Sayuri.
-Ah non, désolée maîtresse mais non, fut-elle déçue. Je...le jour où vous m'avez embrassée à Oasis Spring, je vous ai remerciée de m'avoir dit immédiatement la vérité et de ne pas jouer avec moi... Aujourd'hui vous êtes en train de jouer avec moi et mes sentiments...
-Mais non, je t'ai demandé si tu étais d'accord, tu m'as dit « oui » et deux secondes après tu me dis « non »...fut-elle perdue.
-Ne voyez-vous pas la différence ? S'étonna-t-elle.
-Non...essaya-t-elle de comprendre. Une relation amoureuse on fait crac-crac...
Lilith comprit l'incompréhension de sa maîtresse et lui expliqua la très grande différence entre une relation amoureuse et partager une nuit avec quelqu'un. Sayuri sembla tomber des nues et fut perplexe.
-Alors soit vous voulez vraiment une fausse romance et dans ce cas là c'est « oui », soit vous ne voulez que vous amuser et c'est « non ». Je ne suis pas un jouet comme vos géniteurs.
-Mais heu...dans une romance même fausse...on fait bien crac-crac à un moment non ? Se fit-elle toute petite de peur de vexer Lilith.
-N'avez-vous jamais été en couple ou au moins amoureuse ? S'étonna-t-elle.
-Je ne crois pas...juste des amourettes au lycée et encore. Je pense qu'on doit le savoir quand on est amoureux, se parla-t-elle.
-Ah oui...donc vous ignorez complètement les symptômes et les envies...constata-t-elle ébahie.
-Dis Lilith...est-ce que tu voudrais bien m'apprendre à aimer même pour de faux s'il te plaît ?
-Uniquement si vous êtes prête à vous tenir au marché que vous m'avez proposé, sinon non.
-Promis...pas de cercueil pour le moment, sourit-elle comme une adolescente.