Forum Discussion
Jurysan6
7 years agoSeasoned Rookie
@Nina04 Aha, Maman Suh est pleine de surprises ;) Vlad du cœur ? Avec une humaine qui plus est servante ? >:)
Nan, nan, nan, le père n'est pas reparti (ni dans le jeu ni dans l'histoire). J'avoue que la phrase a pu passer inaperçue mais la voici :
Elle ne l'a juste pas enfermé dans une cellule, il dort dans la chambre bleue (procréation) pour se reposer avant de reprendre le volant ;) (et je crois que même s'il est écrit 1 prisonnier par cellule, rien n'empêche de laisser un sims se promener chez nous du moment qu'il ne se sauve pas. Dans mon jeu en tout cas, il est dans sa cellule, bienau chaud au frais :D)
Me revoici avec le chapitre 34, ça avance ça avance mine de rien ces chapitres o:) Bonne lecture :)
PS : J'ai donné un autre nom à la chambre "humaine/de procréation" à savoir : La Chambre Bleue. Petite information au cas où o:)
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Chapitre 34 : Regrets
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Toute la nuit Yuri resta avec Lilith chez elle à la réconforter mais ce n'était en rien facile. Pendant ce temps, Sayuri avait couché Kahei pour se dépêcher de retrouver Gaëtan dans la chambre bleue. L'homme venait tout juste de se réveiller et il ne refusa pas les prolongations. Il envoya tout de même un message à sa femme comme quoi il avait eu une urgence pour sa galerie d'art : un convoi s'était fait braquer. De ce fait, il était parti dans la ville d'où provenait les œuvres volées pour faire toute la paperasse administrative. Crédule ou non, Marina lui avait répondu de rentrer au plus vite une fois l'affaire réglée.
Seulement, Gaëtan n'avait pas spécialement envie de retourner chez lui ; il était très bien avec et chez Sayuri : il avait à nouveau quinze ans ! Une fois qu'ils eurent finis leurs séances de crac-crac, il formula ce dont il avait envie :
-Toi et moi, qu'en penses-tu ? On pourrait recommencer et se donner une deuxième chance non ?
-Ahaha, et ta femme ? Rit-elle.
-Dis-moi « oui » et je l'appelle immédiatement pour lui annoncer le divorce, prit-il son téléphone.
-Non. Gaëtan, je ne veux pas de relation sérieuse. Je veux seulement m'amuser. Désolée.
L'homme ne fut pas surpris mais il affirma qu'il était vraisemblablement coupable de l'instabilité sentimentale de Sayuri. Il regrettait de ne pas lui avoir pardonné son incartade nocturne avec Jason par le passé. La vampire affirma que cela n'avait rien à voir mais l'humain en était pourtant persuadé. Kahei débarqua dans la chambre et interrompit le dialogue des adultes :
-Bobo ! Pleura-t-il.
-Qu'est-ce qu'il a encore ce gosse ? Pesta Sayuri. Et où est Lilith ? Râla-t-elle.
-Ah oui...fit Gaëtan en constatant à quel point sa dulcinée n'avait pas la fibre maternelle. Je peux ?
-T'occuper de mon fils ? Ne t'en prive surtout pas !
-Ca me fera un aperçu de ce qu'aurait été notre vie de couple avec des enfants, sourit-il. Il est tellement mignon malgré ses cris.
L'homme comprit rapidement que le petit Kahei faisait ses dents et il sut s'en occuper aussi bien que Yuri ou Lilith ; Gaëtan était un bon père à n'en pas douter.
Une fois le bambin rendormit, l'humain se dépêcha de retourner auprès de la vampire dont il ignorait la nature.
Au petit matin, Gaëtan demanda s'il pouvait encore rester quelques jours et Sayuri accepta ; après tout, l'homme ne pouvait repartir et elle le savait. C'était bien pour cela qu'elle avait verrouillé la porte menant à l'escalier dérobé. Seules elle et Lilith avait la clé, Yuri n'en ayant nullement besoin puisqu'elle traversait les murs et plafonds. D'ailleurs, la vampire fantôme refit son apparition et profita de voir sa fille seule dans la cuisine pour lui parler de façon anodine.
Sayuri lui demanda si son escapade chez Vladislaus lui avait fait du bien ; puis, la questionna sur Lilith :
-Elle est introuvable, j'ai dû m'occuper de Kahei depuis plus de vingt-quatre heures...elle va m'entendre. Je lui avais donné sa journée d'hier mais elle n'est pas venue cette nuit.
-Lilith est mal, avoua Yuri après réflexion.
-Quoi ? Qu'a-t-elle ? Pourquoi ne m'a-t-elle rien dit ? J'aurais fait venir un médecin et aurait payé des médicaments, changea-t-elle de ton en devenant inquiète. D'ailleurs...je croyais que les élixirs d'éternelle jeunesse empêchaient les maladies ?
Surprise par l'attitude vraie de sa fille semblant pourtant ne pas se rappeler d'avoir mis fin au marché, Yuri fit comme si Lilith était simplement malade :
-Cette maladie là n'est pas contrée par l'élixir.
-Est-ce grave ?
-Cela dépend mais oui cela est probable et...
-Je vais voir Lilith immédiatement, coupa Sayuri.
-En pleine matinée avec ce Soleil écrasant ? Hurla Yuri paniquée à l'idée que sa fille ne brûle.
-Ne vous inquiétez pas mère, je vais à peine avoir le temps de chauffer, sourit-elle. Une fenêtre doit bien être ouverte comme d'habitude, sourit-elle.
Sayuri prit sa forme de chauve-souris et s'élança dans les couloirs jusqu'à franchir la petite trappe de la porte d'entrée. Elle fonça et trouva miraculeusement une fenêtre entre-ouverte ; elle se dépêcha de s'y engouffrer.
Une fois chez Lilith, Sayuri vérifia qu'elle ne brûlait pas et râla quelques instants : « chaud, chaud, chaud...ah ! » Ensuite de quoi, elle chercha Lilith qu'elle trouva allongée sur son lit à l'étage, dans le noir complet.
La vampire s'approcha gentiment, grand sourire et, s'assit sur le bord du lit.
-Lilith ? Qu'as-tu ? Est-ce qu'il te faut quelque chose de particulier ?
-Maîtresse ? Fit-elle un bond en se retournant après avoir allumé la lumière.
-Ah ! Préviens lorsque tu allumes, fut éblouie une mini seconde Sayuri.
Lilith constata le sourire qu'elle connaissait chez la vampire et, n'apprécia pas.
-Vous souriez ? Grinça-t-elle.
-Heu...oui. Ma mère m'a dit que tu n'étais pas bien alors je viens aux nouvelles. Je ne vais tout de même pas faire une tête d'enterrement...enfin...ça se soigne ce que tu as n'est-ce pas ? Perdit-elle aussitôt son sourire.
-Qu'est-ce qui se soigne ? Fut-elle abasourdie.
-Ta maladie, ma mère m'a dit que tu étais mal.
-Je ne suis pas malade, je...
-Tant mieux ! Coupa Sayuri en essayant de l'embrasser.
-Je vous interdis de me toucher ! S'exclama Lilith en se décalant. Comment osez-vous ? Vous revenez l'air de rien comme une fleur...fut-elle écœurée du comportement.
-Ai-je fait quelque chose de mal ? J'ai oublié ton anniversaire c'est ça ?
-VOUS M'AVEZ BRISE LE COEUR ! Hurla Lilith folle de rage.
Sayuri "recula d'un pas", surprise.
-Quoi ? Je...fut-elle déboussolée.
-Hier soir, lui rafraîchit-elle la mémoire.
-Les mots sont un peu montés...se rappela-t-elle vaguement.
- « Un peu montés » ? Vous m'avez insultée, humiliée et rabaissée à mon rang de servante ignare et stupide. Si nous avions été mille ans plus tôt, je suis certaine que vous m'auriez frappée en plus du reste...
-Nan ! Jamais je ne lèverai la main sur toi. Je...je ne pensais pas ce que j'ai dit...
-J'ai très bien compris n'être qu'un objet à vos yeux...je ne vaux guère plus que vos géniteurs. Donnez-moi un ordre et j'obéirai, autrement n'attendez rien de moi, fut-elle claire.
-Lilith...
-Ordonnez-moi de vous embrasser, allez-y, vous en mourrez d'envie.
Sayuri resta silencieuse et relativement pas fière d'elle. Lilith n'avait pas entièrement tord, la vampire était bien tentée de lui donner l'ordre.
-Je ne pensais pas ce que j'ai dit hier...je ne le pense pas tout court... Je...j'ai respecté ce que j'avais énoncé dans notre accord et toi tu as commencé à me faire une scène de jalousie.
-C'est faux. Je pensais simplement que vous comprendriez ma requête vis-à-vis de votre ancien petit-ami. Je ne m'étais pas imaginé un seul instant que vous vous étiez empressée de faire un enfant avec lui... Et là, je suis certaine que vous venez de passer toute la nuit avec, et vous revenez vers moi l'air de rien à nouveau, pensant que la gentille Lilith va vous tomber dans les bras et accepter de venir dans votre cercueil. Même s'il n'était pas votre ex, comment pouvez-vous passer de lui à moi dans la même journée sans aucun état d'âme au moins à mon égard ?
Contre toute attente, l'humaine était extrêmement calme. Elle avait certes envie de pleurer et de montrer sa douleur mais elle se retint ; elle profitait que Sayuri soit « ouverte » à la discussion pour dire ce qu'elle avait sur le cœur.
-Lilith...
-Je savais que vous ne m'aimiez pas mais je pensais naïvement que vous aviez du respect à mon égard et de la considération pour mes sentiments envers vous. J'étais vraiment stupide de croire tout ça...
-Tu n'es pas stupide, ne dis pas cela. Je suis désolée...je n'ai jamais voulu te blesser...
-Vous avez mis fin au marché, lui rappela-t-elle nerveusement.
-Je...je ne veux pas que cela s'arrête, avoua-t-elle. J'...j'apprécie nos petits moments toutes les deux...fit-elle avec des yeux de cocker.
-Et moi je ne pensais pas un seul instant que vous y mettriez fin comme un simple claquement de doigts, s'éloigna-t-elle en direction des escaliers.
-Tu...tu m'en veux ? Questionna-t-elle timidement.
-Vous ne comprenez toujours pas, se retourna-t-elle vers Sayuri. Vous ne voyez qu'une seule chose c'est que je viens de refuser ce que vous attendiez de moi.
-Beaucoup ?
Lilith ne répondit pas, bien trop blessée par les maladresses successives de sa maîtresse dans la discussion.
Elle reprit le chemin vers ses escaliers et s'arrêta net avant de descendre la première marche en entendant :
-Je te demande sincèrement pardon Lilith...
La rouquine se tourna vers la vampire et eut un choc de la découvrir par terre, à genoux, en train de débiter ses regrets avec sincérité.
-...je n'ai jamais voulu te faire de la peine ou du mal de quelque façon ou manière que cela soit. Je ne pensais vraiment pas ce que je t'ai dit hier. Tu n'es ni stupide ni une simple petite servante ni rien. Tu...tu es mon...amie... Je n'ai pas vraiment le mode d'emploi avec les gens depuis mon incarcération...
-Maîtresse, relevez-vous... s'approcha-t-elle mal.
-Je m'en veux de t'avoir brisé le cœur...je n'ai pas pensé un seul instant que cela irait aussi loin pour toi... Je te supplie de me pardonner... Je...j'ai besoin de toi...tu m'es précieuse même si ce n'est pas dans le sens que tu aimerais. Je ne veux pas que tout s'arrête. Laisse-moi me racheter... Je regrette sincèrement...amèrement... Donne-nous une chance s'il te plaît Lilith...
Nan, nan, nan, le père n'est pas reparti (ni dans le jeu ni dans l'histoire). J'avoue que la phrase a pu passer inaperçue mais la voici :
La vampire en avait assez de s'occuper de son fils alors elle le laissa tout seul pendant qu'elle décida de faire un tour dans son cimetière, sans oublier de verrouiller la véritable porte d'entrée (celle se trouvant après l'escalier dérobé).
Elle ne l'a juste pas enfermé dans une cellule, il dort dans la chambre bleue (procréation) pour se reposer avant de reprendre le volant ;) (et je crois que même s'il est écrit 1 prisonnier par cellule, rien n'empêche de laisser un sims se promener chez nous du moment qu'il ne se sauve pas. Dans mon jeu en tout cas, il est dans sa cellule, bien
Me revoici avec le chapitre 34, ça avance ça avance mine de rien ces chapitres o:) Bonne lecture :)
PS : J'ai donné un autre nom à la chambre "humaine/de procréation" à savoir : La Chambre Bleue. Petite information au cas où o:)
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Toute la nuit Yuri resta avec Lilith chez elle à la réconforter mais ce n'était en rien facile. Pendant ce temps, Sayuri avait couché Kahei pour se dépêcher de retrouver Gaëtan dans la chambre bleue. L'homme venait tout juste de se réveiller et il ne refusa pas les prolongations. Il envoya tout de même un message à sa femme comme quoi il avait eu une urgence pour sa galerie d'art : un convoi s'était fait braquer. De ce fait, il était parti dans la ville d'où provenait les œuvres volées pour faire toute la paperasse administrative. Crédule ou non, Marina lui avait répondu de rentrer au plus vite une fois l'affaire réglée.
Seulement, Gaëtan n'avait pas spécialement envie de retourner chez lui ; il était très bien avec et chez Sayuri : il avait à nouveau quinze ans ! Une fois qu'ils eurent finis leurs séances de crac-crac, il formula ce dont il avait envie :
-Toi et moi, qu'en penses-tu ? On pourrait recommencer et se donner une deuxième chance non ?
-Ahaha, et ta femme ? Rit-elle.
-Dis-moi « oui » et je l'appelle immédiatement pour lui annoncer le divorce, prit-il son téléphone.
-Non. Gaëtan, je ne veux pas de relation sérieuse. Je veux seulement m'amuser. Désolée.
L'homme ne fut pas surpris mais il affirma qu'il était vraisemblablement coupable de l'instabilité sentimentale de Sayuri. Il regrettait de ne pas lui avoir pardonné son incartade nocturne avec Jason par le passé. La vampire affirma que cela n'avait rien à voir mais l'humain en était pourtant persuadé. Kahei débarqua dans la chambre et interrompit le dialogue des adultes :
-Bobo ! Pleura-t-il.
-Qu'est-ce qu'il a encore ce gosse ? Pesta Sayuri. Et où est Lilith ? Râla-t-elle.
-Ah oui...fit Gaëtan en constatant à quel point sa dulcinée n'avait pas la fibre maternelle. Je peux ?
-T'occuper de mon fils ? Ne t'en prive surtout pas !
-Ca me fera un aperçu de ce qu'aurait été notre vie de couple avec des enfants, sourit-il. Il est tellement mignon malgré ses cris.
L'homme comprit rapidement que le petit Kahei faisait ses dents et il sut s'en occuper aussi bien que Yuri ou Lilith ; Gaëtan était un bon père à n'en pas douter.
Une fois le bambin rendormit, l'humain se dépêcha de retourner auprès de la vampire dont il ignorait la nature.
Au petit matin, Gaëtan demanda s'il pouvait encore rester quelques jours et Sayuri accepta ; après tout, l'homme ne pouvait repartir et elle le savait. C'était bien pour cela qu'elle avait verrouillé la porte menant à l'escalier dérobé. Seules elle et Lilith avait la clé, Yuri n'en ayant nullement besoin puisqu'elle traversait les murs et plafonds. D'ailleurs, la vampire fantôme refit son apparition et profita de voir sa fille seule dans la cuisine pour lui parler de façon anodine.
Sayuri lui demanda si son escapade chez Vladislaus lui avait fait du bien ; puis, la questionna sur Lilith :
-Elle est introuvable, j'ai dû m'occuper de Kahei depuis plus de vingt-quatre heures...elle va m'entendre. Je lui avais donné sa journée d'hier mais elle n'est pas venue cette nuit.
-Lilith est mal, avoua Yuri après réflexion.
-Quoi ? Qu'a-t-elle ? Pourquoi ne m'a-t-elle rien dit ? J'aurais fait venir un médecin et aurait payé des médicaments, changea-t-elle de ton en devenant inquiète. D'ailleurs...je croyais que les élixirs d'éternelle jeunesse empêchaient les maladies ?
Surprise par l'attitude vraie de sa fille semblant pourtant ne pas se rappeler d'avoir mis fin au marché, Yuri fit comme si Lilith était simplement malade :
-Cette maladie là n'est pas contrée par l'élixir.
-Est-ce grave ?
-Cela dépend mais oui cela est probable et...
-Je vais voir Lilith immédiatement, coupa Sayuri.
-En pleine matinée avec ce Soleil écrasant ? Hurla Yuri paniquée à l'idée que sa fille ne brûle.
-Ne vous inquiétez pas mère, je vais à peine avoir le temps de chauffer, sourit-elle. Une fenêtre doit bien être ouverte comme d'habitude, sourit-elle.
Sayuri prit sa forme de chauve-souris et s'élança dans les couloirs jusqu'à franchir la petite trappe de la porte d'entrée. Elle fonça et trouva miraculeusement une fenêtre entre-ouverte ; elle se dépêcha de s'y engouffrer.
Une fois chez Lilith, Sayuri vérifia qu'elle ne brûlait pas et râla quelques instants : « chaud, chaud, chaud...ah ! » Ensuite de quoi, elle chercha Lilith qu'elle trouva allongée sur son lit à l'étage, dans le noir complet.
La vampire s'approcha gentiment, grand sourire et, s'assit sur le bord du lit.
-Lilith ? Qu'as-tu ? Est-ce qu'il te faut quelque chose de particulier ?
-Maîtresse ? Fit-elle un bond en se retournant après avoir allumé la lumière.
-Ah ! Préviens lorsque tu allumes, fut éblouie une mini seconde Sayuri.
Lilith constata le sourire qu'elle connaissait chez la vampire et, n'apprécia pas.
-Vous souriez ? Grinça-t-elle.
-Heu...oui. Ma mère m'a dit que tu n'étais pas bien alors je viens aux nouvelles. Je ne vais tout de même pas faire une tête d'enterrement...enfin...ça se soigne ce que tu as n'est-ce pas ? Perdit-elle aussitôt son sourire.
-Qu'est-ce qui se soigne ? Fut-elle abasourdie.
-Ta maladie, ma mère m'a dit que tu étais mal.
-Je ne suis pas malade, je...
-Tant mieux ! Coupa Sayuri en essayant de l'embrasser.
-Je vous interdis de me toucher ! S'exclama Lilith en se décalant. Comment osez-vous ? Vous revenez l'air de rien comme une fleur...fut-elle écœurée du comportement.
-Ai-je fait quelque chose de mal ? J'ai oublié ton anniversaire c'est ça ?
-VOUS M'AVEZ BRISE LE COEUR ! Hurla Lilith folle de rage.
Sayuri "recula d'un pas", surprise.
-Quoi ? Je...fut-elle déboussolée.
-Hier soir, lui rafraîchit-elle la mémoire.
-Les mots sont un peu montés...se rappela-t-elle vaguement.
- « Un peu montés » ? Vous m'avez insultée, humiliée et rabaissée à mon rang de servante ignare et stupide. Si nous avions été mille ans plus tôt, je suis certaine que vous m'auriez frappée en plus du reste...
-Nan ! Jamais je ne lèverai la main sur toi. Je...je ne pensais pas ce que j'ai dit...
-J'ai très bien compris n'être qu'un objet à vos yeux...je ne vaux guère plus que vos géniteurs. Donnez-moi un ordre et j'obéirai, autrement n'attendez rien de moi, fut-elle claire.
-Lilith...
-Ordonnez-moi de vous embrasser, allez-y, vous en mourrez d'envie.
Sayuri resta silencieuse et relativement pas fière d'elle. Lilith n'avait pas entièrement tord, la vampire était bien tentée de lui donner l'ordre.
-Je ne pensais pas ce que j'ai dit hier...je ne le pense pas tout court... Je...j'ai respecté ce que j'avais énoncé dans notre accord et toi tu as commencé à me faire une scène de jalousie.
-C'est faux. Je pensais simplement que vous comprendriez ma requête vis-à-vis de votre ancien petit-ami. Je ne m'étais pas imaginé un seul instant que vous vous étiez empressée de faire un enfant avec lui... Et là, je suis certaine que vous venez de passer toute la nuit avec, et vous revenez vers moi l'air de rien à nouveau, pensant que la gentille Lilith va vous tomber dans les bras et accepter de venir dans votre cercueil. Même s'il n'était pas votre ex, comment pouvez-vous passer de lui à moi dans la même journée sans aucun état d'âme au moins à mon égard ?
Contre toute attente, l'humaine était extrêmement calme. Elle avait certes envie de pleurer et de montrer sa douleur mais elle se retint ; elle profitait que Sayuri soit « ouverte » à la discussion pour dire ce qu'elle avait sur le cœur.
-Lilith...
-Je savais que vous ne m'aimiez pas mais je pensais naïvement que vous aviez du respect à mon égard et de la considération pour mes sentiments envers vous. J'étais vraiment stupide de croire tout ça...
-Tu n'es pas stupide, ne dis pas cela. Je suis désolée...je n'ai jamais voulu te blesser...
-Vous avez mis fin au marché, lui rappela-t-elle nerveusement.
-Je...je ne veux pas que cela s'arrête, avoua-t-elle. J'...j'apprécie nos petits moments toutes les deux...fit-elle avec des yeux de cocker.
-Et moi je ne pensais pas un seul instant que vous y mettriez fin comme un simple claquement de doigts, s'éloigna-t-elle en direction des escaliers.
-Tu...tu m'en veux ? Questionna-t-elle timidement.
-Vous ne comprenez toujours pas, se retourna-t-elle vers Sayuri. Vous ne voyez qu'une seule chose c'est que je viens de refuser ce que vous attendiez de moi.
-Beaucoup ?
Lilith ne répondit pas, bien trop blessée par les maladresses successives de sa maîtresse dans la discussion.
Elle reprit le chemin vers ses escaliers et s'arrêta net avant de descendre la première marche en entendant :
-Je te demande sincèrement pardon Lilith...
La rouquine se tourna vers la vampire et eut un choc de la découvrir par terre, à genoux, en train de débiter ses regrets avec sincérité.
-...je n'ai jamais voulu te faire de la peine ou du mal de quelque façon ou manière que cela soit. Je ne pensais vraiment pas ce que je t'ai dit hier. Tu n'es ni stupide ni une simple petite servante ni rien. Tu...tu es mon...amie... Je n'ai pas vraiment le mode d'emploi avec les gens depuis mon incarcération...
-Maîtresse, relevez-vous... s'approcha-t-elle mal.
-Je m'en veux de t'avoir brisé le cœur...je n'ai pas pensé un seul instant que cela irait aussi loin pour toi... Je te supplie de me pardonner... Je...j'ai besoin de toi...tu m'es précieuse même si ce n'est pas dans le sens que tu aimerais. Je ne veux pas que tout s'arrête. Laisse-moi me racheter... Je regrette sincèrement...amèrement... Donne-nous une chance s'il te plaît Lilith...