Forum Discussion
Nathalie986
4 years agoSeasoned Ace
@Eljisim
Ils ont la classe, mes vampires, c’est certain. :blush: Cette chère Carrie en avait même été bluffée, à l’époque ! :p
Je suis désolée pour ton cœur d’artichaut mais Tempérance ne fait pas dans la dentelle. :naughty: Odely et Ancelin ont bien fait de profiter de ce moment de répit avant son retour de bâton, comme tu le dis joliment. :smile:
Oh, et moi qui pensais que ce qu’ils pensaient allait être dur à trouver ! Décidément, tu devines tout ; je peux te le dire maintenant : ils pensaient bien à une super partie de jeu du lama. Exactement. Tu avais raison ! :kissing_heart:
Je suis touchée que tu aies a-do-ré ce chapitre, ainsi que les poses. :love: Mon petit couple méritait bien cette attention de ma part. Pouvoir enfin se toucher après tant d’années. Le moment devait être inoubliable. :smile:
Tu as raison, ce moment ne va pas se reproduire avant longtemps, mais ils en étaient conscients. Tu l’as dit, ils font partie d’une équipe et ils n’auraient certainement pas trahi cette équipe.
Merci pour leurs formes sombres. :blush:
@oiseaudelune
Audric s’est senti un peu à part après l’incendie, mais il a vite été réintégré. Ce n’était pas de sa faute, bien évidemment, mais seulement celle de l’hôpital. :naughty:
Je savais que tu allais être heureuse de retrouver ton Ancelin adoré dans ce chapitre, et j’adore les petites expressions que tu utilises à son égard comme « il est tellement cute! » ou « C’est vraiment un amour! ». Alors, oui, j'adore ! :kissing_heart:
Odely et Ancelin auraient pu se dire « je t’aime » mais c’était trop dur pour eux. Ils ont vécu 20 ans sans pouvoir se toucher, et se dire ces mots alors qu’ils ne le pouvaient plus, leur était insupportable. C’est pour cela qu’ils se sont interdits de les dire, jusqu'à ce que... la malédiction soit levée pour quelques heures. :blush:
Oui, Ancelin était autrefois un pirate, et Odely une princesse! :smiley:
Fantine porte bien une pierre magique. Mais à quoi sert-elle ? Le mystère reste entier. :wink:
He oui, malheureusement, Ancelin a donné son âme... :neutral: Notre vampire amoureux n’aurait pas supporté que Tempérance fasse du mal à Odely... Deviendra-t-il un monstre et mordra-t-il tout le monde comme Carmilla ? A découvrir dans ce chapitre... :wink:
Merci pour ton gentil mot à la fin de ton commentaire. Je suis chaque fois très touchée :kissing_heart:
@Arcaluce
L’ascenseur émotionnel... oui, c’est tout à fait ça. :relaxed:
Tu as le flair, certaines révélations risquent d’être douloureuses, ou, en tous cas, difficiles à entendre... Mais nous y reviendrons plus tard. :wink:
Audric a retrouvé toute sa place dans l’équipe. Nous reviendrons aussi plus tard sur la pierre de Fantine, mais Audric a, l’a, semble-t-il, reconnue. :innocent:
J’aime beaucoup disperser les mystères, je plaide coupable, tout comme j’aime également introduire des rebondissements à mes histoires. Tout s’éclaircira au fur et à mesure. :blush:
Qu’est-ce que tu entends par tenue « le mâle » ? C’est le nom de la tenue qu’il porte ? Si oui, où vois-tu les noms des tenues ?
Les spectres... petits mais costauds ! :D Il vaut mieux ne pas les contrarier. Ancelin a fait son choix, un choix cornélien, et difficile, qui risque évidemment d’anéantir Odely. Mais ça, il n’y a pas pensé, non ! Il a préféré se dire qu’Odely allait l’oublier avec le temps. Pfff... :angry:
Le marché avec Tempérance leur aura, au moins, permis de se retrouver avant le terrible choix qui a été fait, mais c’est vrai que ces retrouvailles, bien que belles étaient aussi « douces et tristes, car éphémères alors que leur amour est éternel. » Comme c’est joli dit. :heart:
Opaline a fait de son mieux en essayant d’aider l’équipe mais, malheureusement, ce mieux n’a pas été suffisant. En tous cas, Opaline reste du côté des gentils, c’est déjà une bonne chose.
« La dernière image est glaçante... ». Oui. Je la voulais glaçante, car un autre Ancelin est sorti de tout ça, un Ancelin sans âme... :naughty:
Et maintenant la suite...
Point de vue d'Amaël
Après cette nuit sordide et irréelle, j’avais fait le tour, au petit jour, de l’hôpital afin d’évaluer les dégâts commis par Tempérance.
Nous avions à présent neuf objets maléfiques sur le terrain, le pire étant certainement cette étrange arborescence à trois mains, en lieu et place de branches. Les poupées faisaient peur, mais pas autant que cette chose.
La suite, juste en dessous :blush:
Ils ont la classe, mes vampires, c’est certain. :blush: Cette chère Carrie en avait même été bluffée, à l’époque ! :p
Je suis désolée pour ton cœur d’artichaut mais Tempérance ne fait pas dans la dentelle. :naughty: Odely et Ancelin ont bien fait de profiter de ce moment de répit avant son retour de bâton, comme tu le dis joliment. :smile:
Oh, et moi qui pensais que ce qu’ils pensaient allait être dur à trouver ! Décidément, tu devines tout ; je peux te le dire maintenant : ils pensaient bien à une super partie de jeu du lama. Exactement. Tu avais raison ! :kissing_heart:
Je suis touchée que tu aies a-do-ré ce chapitre, ainsi que les poses. :love: Mon petit couple méritait bien cette attention de ma part. Pouvoir enfin se toucher après tant d’années. Le moment devait être inoubliable. :smile:
Tu as raison, ce moment ne va pas se reproduire avant longtemps, mais ils en étaient conscients. Tu l’as dit, ils font partie d’une équipe et ils n’auraient certainement pas trahi cette équipe.
Merci pour leurs formes sombres. :blush:
Spoiler
La robe d’Odely vient bien d’Heure de Gloire. Quant à la couronne, je l’ai trouvé sur le site d’HSL (History Lover’s Sims). C’est un site sur lequel qui propose pas mal de CC de différentes périodes de l’histoire. Je m’en suis beaucoup servi pour Cendre. Le site est vraiment très bien. Je peux t’envoyer le lien en MP si tu veux mais tu peux le trouver facilement en tapant HSL Sims 4 dans ton moteur de recherche. :blush:
@oiseaudelune
Audric s’est senti un peu à part après l’incendie, mais il a vite été réintégré. Ce n’était pas de sa faute, bien évidemment, mais seulement celle de l’hôpital. :naughty:
Je savais que tu allais être heureuse de retrouver ton Ancelin adoré dans ce chapitre, et j’adore les petites expressions que tu utilises à son égard comme « il est tellement cute! » ou « C’est vraiment un amour! ». Alors, oui, j'adore ! :kissing_heart:
Odely et Ancelin auraient pu se dire « je t’aime » mais c’était trop dur pour eux. Ils ont vécu 20 ans sans pouvoir se toucher, et se dire ces mots alors qu’ils ne le pouvaient plus, leur était insupportable. C’est pour cela qu’ils se sont interdits de les dire, jusqu'à ce que... la malédiction soit levée pour quelques heures. :blush:
Oui, Ancelin était autrefois un pirate, et Odely une princesse! :smiley:
Fantine porte bien une pierre magique. Mais à quoi sert-elle ? Le mystère reste entier. :wink:
He oui, malheureusement, Ancelin a donné son âme... :neutral: Notre vampire amoureux n’aurait pas supporté que Tempérance fasse du mal à Odely... Deviendra-t-il un monstre et mordra-t-il tout le monde comme Carmilla ? A découvrir dans ce chapitre... :wink:
Merci pour ton gentil mot à la fin de ton commentaire. Je suis chaque fois très touchée :kissing_heart:
@Arcaluce
L’ascenseur émotionnel... oui, c’est tout à fait ça. :relaxed:
Tu as le flair, certaines révélations risquent d’être douloureuses, ou, en tous cas, difficiles à entendre... Mais nous y reviendrons plus tard. :wink:
Audric a retrouvé toute sa place dans l’équipe. Nous reviendrons aussi plus tard sur la pierre de Fantine, mais Audric a, l’a, semble-t-il, reconnue. :innocent:
J’aime beaucoup disperser les mystères, je plaide coupable, tout comme j’aime également introduire des rebondissements à mes histoires. Tout s’éclaircira au fur et à mesure. :blush:
Qu’est-ce que tu entends par tenue « le mâle » ? C’est le nom de la tenue qu’il porte ? Si oui, où vois-tu les noms des tenues ?
Les spectres... petits mais costauds ! :D Il vaut mieux ne pas les contrarier. Ancelin a fait son choix, un choix cornélien, et difficile, qui risque évidemment d’anéantir Odely. Mais ça, il n’y a pas pensé, non ! Il a préféré se dire qu’Odely allait l’oublier avec le temps. Pfff... :angry:
Le marché avec Tempérance leur aura, au moins, permis de se retrouver avant le terrible choix qui a été fait, mais c’est vrai que ces retrouvailles, bien que belles étaient aussi « douces et tristes, car éphémères alors que leur amour est éternel. » Comme c’est joli dit. :heart:
Opaline a fait de son mieux en essayant d’aider l’équipe mais, malheureusement, ce mieux n’a pas été suffisant. En tous cas, Opaline reste du côté des gentils, c’est déjà une bonne chose.
« La dernière image est glaçante... ». Oui. Je la voulais glaçante, car un autre Ancelin est sorti de tout ça, un Ancelin sans âme... :naughty:
Et maintenant la suite...
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Point de vue d'Amaël
Après cette nuit sordide et irréelle, j’avais fait le tour, au petit jour, de l’hôpital afin d’évaluer les dégâts commis par Tempérance.
Nous avions à présent neuf objets maléfiques sur le terrain, le pire étant certainement cette étrange arborescence à trois mains, en lieu et place de branches. Les poupées faisaient peur, mais pas autant que cette chose.
Spoiler
Yoram nous éclaira sur son origine. C’était un trident de Vénus, présent que les vénusiens offraient régulièrement à leurs alliés, un présent bienveillant pour ceux qui le recevaient mais, particulièrement malfaisant pour les ennemis de Vénus ou de ceux qui acceptaient leur alliance. Il faisait monter en eux une terreur irraisonnée, qui ne leur permettait plus de réfléchir rationnellement, ou de se défendre.
Il ne faisait plus aucun doute, maintenant, pour Yoram, que les Vénusiens ne s’étaient pas aventurés dans ce secteur de l’espace, par hasard, et que les enlèvements d’Audric, puis d’Opaline, n’avaient pas été fortuits. Tempérance avait très certainement dû s’allier à cette bande d’extraterrestres malveillants.
Malgré la frayeur ambiante qui s’intensifiait, nous réussîmes à évoquer les évènements de la nuit passée.
Ancelin et Odely nous avaient laissés en début de soirée, lorsqu’ils avaient appris que Tempérance était dans les parages, bien déterminés à lui mettre la main dessus.
Nous étions tous dans l’ignorance de ce qui avait pu se passer ensuite, mais nous ne les avions pas revus de la nuit. Quelque chose de terrible avait cependant dû se produire car Guidry nous avait assuré qu’Ancelin venait de perdre son âme, il l'avait senti. Et il s’y connaissait en âmes, Guidry...
Mes amis se demandaient donc quelle genre de créature avait pu devenir notre ami vampire.
Je le savais déjà et je le leur dis.
Alors que j’étais allé prendre l’air, au petit matin sur le perron, j’avais vu Ancelin revenir de la ville, maculé de plasma. Je n’osais imaginer ce qu’il était advenu de l’un de mes administrés mais, Ancelin n’était plus celui que nous avions connu.
Il s’était avancé, puis s’était arrêté au pied de l’escalier. Il m’avait regardé sans mot dire, mais je devinais un petit sourire au coin de ses lèvres. Je ne pus voir son regard, dissimulé derrière des lunettes de soleil, mais je pressentis aisément que celui-ci ne devait traduire aucune trace de remords.
Il fallait se rendre à l’évidence. Ancelin s’était perdu, en même temps que son dernier bout d’âme.
Doreen et Yoram ne trouvaient pas cela étonnant. Ils n’étaient pourtant pas souvent sur la même longueur d’onde mais, cette fois, ils s’accordaient à dire qu’Ancelin avait toujours été aux limites de l’humanité.
Alors que Fantine prenait sa défense en arguant qu’il avait toujours été un ami fidèle, Odely apparut derrière nous :
- Je vous interdis de dire du mal d’Ancelin. Il a toujours été présent pour chacun d’entre vous, et c’est maintenant à notre tour de l’aider. Nous devons lui rendre son âme.
- C’est exactement ce que disait Yoram, hier soir, clama Audric. Il faut lui rendre son âme. Le problème est que nous ne savons pas comment.
- Vous, les jeteurs de sort, vous devez probablement avoir un moyen magique de le faire. Je vous conseille donc de vous mettre au travail, et d’y réfléchir très vite. Ancelin est des nôtres.
Audric et Doreen s’étaient concertés rapidement.
- Nous allons y réfléchir, nous te le promettons. Mais pourrais-tu nous expliquer ce qui s’est passé cette nuit ?
- Certainement pas. Je ne veux pas que vous soyez influencés par ce qui nous est arrivés. Et maintenant, si nous avons fini, je vous rappelle qu’on a une pièce à débarrasser. N’oubliez pas pourquoi nous sommes ici.
Son regard était si triste. Je ne me faisais pas d’illusion sur la douleur qu’elle devait ressentir. Odely était proche de nous tous, mais sûrement davantage d’Ancelin, puisqu’ils se connaissaient depuis de nombreuses années. Avoir perdu un coéquipier devait être pour elle une véritable souffrance, mais elle donnait bien le change.
Elle savait que cette journée était la mienne, et que j’aurais dû être dégagé des corvées de déblayage, mais, étant donné qu’elle avait demandé à Audric et Doreen de travailler sur un moyen de restituer son âme à Ancelin, ils n’étaient plus que trois pour cette pénible tâche. Elle me demanda donc, comme une faveur, de venir les aider ; ce que je j'acceptai volontiers.
J’avais donc suivi Odely jusqu’au premier étage, accompagné de Fantine et Yoram.
La pièce était sombre. Il y avait pourtant ici quelques luminaires qui avaient dû être puissants autrefois, mais, sans électricité, ils ne servaient à rien.
Nous fûmes surpris de voir, que pour une fois, la pièce qui s’était ouverte à nous n’en formait pas une, mais plusieurs.
Les quatre portes qui se trouvaient là étaient toutes accessibles et constituaient un ensemble. Nous nous trouvions apparemment au cœur de l’hôpital.
Yoram et Fantine découvrirent les salles de soin tandis que nous tentâmes, avec Odely d’ouvrir les deux autres portes ; les nombreux déchets qui jonchaient le sol nous en empêchèrent. Nous décidâmes donc de nous en débarrasser avant de refaire une tentative.
Nous travaillâmes donc sans relâche pour rendre l’endroit accueillant, la sueur au front, les bras et le dos en compote, mais nous y parvînmes.
Nous avions même nettoyé les murs, certes pas aussi scrupuleusement qu’Ancelin l’aurait fait, mais nous n’avions pas à rougir de notre travail.
Nous avions une nouvelle fois déniché quelques trouvailles au milieu des détritus, petits trésors qui nous permettaient d’avoir un peu d’argent pour améliorer notre quotidien.
Odely demanda donc à Fantine et Yoram de se rendre chez Juju afin d’acheter des bougies pour nous éclairer. Je n’en compris pas la raison car, d’ordinaire, nous finissions de nettoyer avant d’aller à la boutique « Trouves-y-tout ».
Yoram en profita pour négocier l’achat d’une antenne satellite. Il jurait sur toutes les étoiles du ciel, que cela nous permettrait d’éviter les enlèvements vénusiens. Odely décida de lui faire confiance et accepta cet achat imprévu. Elle ne tenait pas à voir un autre de ses mercenaires se faire tuer par les vénusiens.
Nous nous retrouvâmes seuls, Odely et moi... Odely découvrit le réfectoire...
... tandis que je tombai sur le bureau.
Nous nous employâmes à débarrasser les détritus. Odely alla beaucoup vite que moi, de par sa nature vampire, et elle finit par me rejoindre pour m’aider.
Après le nettoyage, nous nous assîmes l’un près de l’autre sans un mot.
Après de longues minutes d’un silence pesant, Odely prit enfin la parole :
- Amaël... J’ai envoyé Yoram et Fantine au bourg sous un faux prétexte. Je voulais t’entretenir de ce qui s’est passé la nuit dernière.
Elle me raconta tout... Le pacte avec Tempérance... leur trahison pour une nuit ensemble...
Son mariage avec Ancelin, leur amour Unique, de vampires... Cette nuit qui avait été la leur après 22 ans de séparation...
Je ne m’attendais pas à cela. Jamais, en les voyant, je n’aurais pensé qu’Odely et Ancelin étaient mariés.
Des larmes coulèrent le long de ses joues et sa voix s’étrangla :
- J’ai senti le moment où son âme a quitté son corps parce que le lien qui nous unissait, tous les deux, a été rompu brutalement.
J’essayai de trouver les mots pour la réconforter mais elle essuya ses larmes d’un revers de la main, et se ressaisit. Elle ne souhaitait pas qu’on la console. Elle voulait simplement que je dévoile aux autres l’histoire de cette malédiction. Pour vaincre Tempérance, personne ne devait être dans l’ignorance, mais elle ne se sentait pas la force d’en parler elle-même, et d’affronter leurs questions. Je promis donc de le faire.
Yoram et Fantine interrompirent notre conversation à leur retour du village.
Ils avaient trouvé les bougies et l’antenne satellite. Décidemment, la boutique de Juju portait bien son nom.
Il me vint alors une idée. Je proposai à mes amis de me rendre moi-même chez Juju pour y vendre les objets dont nous n’avions aucune utilité.
Puisqu’on trouvait tout chez lui, il aurait certainement une solution pour nous débarrasser de nos déchets accumulés. L’idée fut accueillie avec beaucoup d’enthousiasme.
Comme nous le pensions, Juju avait effectivement un moyen pour résoudre notre problème. Il me proposa de mettre à notre disposition, un camion avec chauffeur pour récupérer nos déchets. Deux passages seraient nécessaires, un pour les ordures, et l’autre pour les déchets verts. A nous de voir si nous acceptions les deux solutions, ou si nous n’options que pour une seule.
Etant donné le prix d’ami qu’il m’annonça, et qui collait parfaitement au budget dont nous avions débattu avec Odely, j’acceptai avec joie puis m’en allai récupérer quelques minéraux et autres végétaux à des fins de revente.
En début d’après-midi, l’homme de Juju nous avait entièrement débarrassé de nos détritus, et l’hôpital avait retrouvé un peu de sa splendeur d’antan et une partie de sa façade, au niveau du rez-de-chaussée. Tous semblaient soulagés mais Audric en avait presque sauté de joie.
Si l’on ajoute à cela, la théière et le micro-onde que nous avions trouvés dans le réfectoire de l’infirmerie, nous étions comme des enfants qui venaient de recevoir un cadeau.
Fantine ne se fit pas prier pour nous préparer un thé apaisant, extrêmement bienvenu dans cet endroit où la peur ne nous donnait plus aucun répit. Nous vivions avec, à chaque seconde qui passait.
Il ne faisait plus aucun doute, maintenant, pour Yoram, que les Vénusiens ne s’étaient pas aventurés dans ce secteur de l’espace, par hasard, et que les enlèvements d’Audric, puis d’Opaline, n’avaient pas été fortuits. Tempérance avait très certainement dû s’allier à cette bande d’extraterrestres malveillants.
Malgré la frayeur ambiante qui s’intensifiait, nous réussîmes à évoquer les évènements de la nuit passée.
Ancelin et Odely nous avaient laissés en début de soirée, lorsqu’ils avaient appris que Tempérance était dans les parages, bien déterminés à lui mettre la main dessus.
Nous étions tous dans l’ignorance de ce qui avait pu se passer ensuite, mais nous ne les avions pas revus de la nuit. Quelque chose de terrible avait cependant dû se produire car Guidry nous avait assuré qu’Ancelin venait de perdre son âme, il l'avait senti. Et il s’y connaissait en âmes, Guidry...
Mes amis se demandaient donc quelle genre de créature avait pu devenir notre ami vampire.
Je le savais déjà et je le leur dis.
Alors que j’étais allé prendre l’air, au petit matin sur le perron, j’avais vu Ancelin revenir de la ville, maculé de plasma. Je n’osais imaginer ce qu’il était advenu de l’un de mes administrés mais, Ancelin n’était plus celui que nous avions connu.
Il s’était avancé, puis s’était arrêté au pied de l’escalier. Il m’avait regardé sans mot dire, mais je devinais un petit sourire au coin de ses lèvres. Je ne pus voir son regard, dissimulé derrière des lunettes de soleil, mais je pressentis aisément que celui-ci ne devait traduire aucune trace de remords.
Il fallait se rendre à l’évidence. Ancelin s’était perdu, en même temps que son dernier bout d’âme.
Doreen et Yoram ne trouvaient pas cela étonnant. Ils n’étaient pourtant pas souvent sur la même longueur d’onde mais, cette fois, ils s’accordaient à dire qu’Ancelin avait toujours été aux limites de l’humanité.
Alors que Fantine prenait sa défense en arguant qu’il avait toujours été un ami fidèle, Odely apparut derrière nous :
- Je vous interdis de dire du mal d’Ancelin. Il a toujours été présent pour chacun d’entre vous, et c’est maintenant à notre tour de l’aider. Nous devons lui rendre son âme.
- C’est exactement ce que disait Yoram, hier soir, clama Audric. Il faut lui rendre son âme. Le problème est que nous ne savons pas comment.
- Vous, les jeteurs de sort, vous devez probablement avoir un moyen magique de le faire. Je vous conseille donc de vous mettre au travail, et d’y réfléchir très vite. Ancelin est des nôtres.
Audric et Doreen s’étaient concertés rapidement.
- Nous allons y réfléchir, nous te le promettons. Mais pourrais-tu nous expliquer ce qui s’est passé cette nuit ?
- Certainement pas. Je ne veux pas que vous soyez influencés par ce qui nous est arrivés. Et maintenant, si nous avons fini, je vous rappelle qu’on a une pièce à débarrasser. N’oubliez pas pourquoi nous sommes ici.
Son regard était si triste. Je ne me faisais pas d’illusion sur la douleur qu’elle devait ressentir. Odely était proche de nous tous, mais sûrement davantage d’Ancelin, puisqu’ils se connaissaient depuis de nombreuses années. Avoir perdu un coéquipier devait être pour elle une véritable souffrance, mais elle donnait bien le change.
Elle savait que cette journée était la mienne, et que j’aurais dû être dégagé des corvées de déblayage, mais, étant donné qu’elle avait demandé à Audric et Doreen de travailler sur un moyen de restituer son âme à Ancelin, ils n’étaient plus que trois pour cette pénible tâche. Elle me demanda donc, comme une faveur, de venir les aider ; ce que je j'acceptai volontiers.
J’avais donc suivi Odely jusqu’au premier étage, accompagné de Fantine et Yoram.
La pièce était sombre. Il y avait pourtant ici quelques luminaires qui avaient dû être puissants autrefois, mais, sans électricité, ils ne servaient à rien.
Nous fûmes surpris de voir, que pour une fois, la pièce qui s’était ouverte à nous n’en formait pas une, mais plusieurs.
Les quatre portes qui se trouvaient là étaient toutes accessibles et constituaient un ensemble. Nous nous trouvions apparemment au cœur de l’hôpital.
Yoram et Fantine découvrirent les salles de soin tandis que nous tentâmes, avec Odely d’ouvrir les deux autres portes ; les nombreux déchets qui jonchaient le sol nous en empêchèrent. Nous décidâmes donc de nous en débarrasser avant de refaire une tentative.
Nous travaillâmes donc sans relâche pour rendre l’endroit accueillant, la sueur au front, les bras et le dos en compote, mais nous y parvînmes.
Nous avions même nettoyé les murs, certes pas aussi scrupuleusement qu’Ancelin l’aurait fait, mais nous n’avions pas à rougir de notre travail.
Nous avions une nouvelle fois déniché quelques trouvailles au milieu des détritus, petits trésors qui nous permettaient d’avoir un peu d’argent pour améliorer notre quotidien.
Odely demanda donc à Fantine et Yoram de se rendre chez Juju afin d’acheter des bougies pour nous éclairer. Je n’en compris pas la raison car, d’ordinaire, nous finissions de nettoyer avant d’aller à la boutique « Trouves-y-tout ».
Yoram en profita pour négocier l’achat d’une antenne satellite. Il jurait sur toutes les étoiles du ciel, que cela nous permettrait d’éviter les enlèvements vénusiens. Odely décida de lui faire confiance et accepta cet achat imprévu. Elle ne tenait pas à voir un autre de ses mercenaires se faire tuer par les vénusiens.
Nous nous retrouvâmes seuls, Odely et moi... Odely découvrit le réfectoire...
... tandis que je tombai sur le bureau.
Nous nous employâmes à débarrasser les détritus. Odely alla beaucoup vite que moi, de par sa nature vampire, et elle finit par me rejoindre pour m’aider.
Après le nettoyage, nous nous assîmes l’un près de l’autre sans un mot.
Après de longues minutes d’un silence pesant, Odely prit enfin la parole :
- Amaël... J’ai envoyé Yoram et Fantine au bourg sous un faux prétexte. Je voulais t’entretenir de ce qui s’est passé la nuit dernière.
Elle me raconta tout... Le pacte avec Tempérance... leur trahison pour une nuit ensemble...
Son mariage avec Ancelin, leur amour Unique, de vampires... Cette nuit qui avait été la leur après 22 ans de séparation...
Je ne m’attendais pas à cela. Jamais, en les voyant, je n’aurais pensé qu’Odely et Ancelin étaient mariés.
Des larmes coulèrent le long de ses joues et sa voix s’étrangla :
- J’ai senti le moment où son âme a quitté son corps parce que le lien qui nous unissait, tous les deux, a été rompu brutalement.
J’essayai de trouver les mots pour la réconforter mais elle essuya ses larmes d’un revers de la main, et se ressaisit. Elle ne souhaitait pas qu’on la console. Elle voulait simplement que je dévoile aux autres l’histoire de cette malédiction. Pour vaincre Tempérance, personne ne devait être dans l’ignorance, mais elle ne se sentait pas la force d’en parler elle-même, et d’affronter leurs questions. Je promis donc de le faire.
Yoram et Fantine interrompirent notre conversation à leur retour du village.
Ils avaient trouvé les bougies et l’antenne satellite. Décidemment, la boutique de Juju portait bien son nom.
Il me vint alors une idée. Je proposai à mes amis de me rendre moi-même chez Juju pour y vendre les objets dont nous n’avions aucune utilité.
Puisqu’on trouvait tout chez lui, il aurait certainement une solution pour nous débarrasser de nos déchets accumulés. L’idée fut accueillie avec beaucoup d’enthousiasme.
Comme nous le pensions, Juju avait effectivement un moyen pour résoudre notre problème. Il me proposa de mettre à notre disposition, un camion avec chauffeur pour récupérer nos déchets. Deux passages seraient nécessaires, un pour les ordures, et l’autre pour les déchets verts. A nous de voir si nous acceptions les deux solutions, ou si nous n’options que pour une seule.
Etant donné le prix d’ami qu’il m’annonça, et qui collait parfaitement au budget dont nous avions débattu avec Odely, j’acceptai avec joie puis m’en allai récupérer quelques minéraux et autres végétaux à des fins de revente.
En début d’après-midi, l’homme de Juju nous avait entièrement débarrassé de nos détritus, et l’hôpital avait retrouvé un peu de sa splendeur d’antan et une partie de sa façade, au niveau du rez-de-chaussée. Tous semblaient soulagés mais Audric en avait presque sauté de joie.
Si l’on ajoute à cela, la théière et le micro-onde que nous avions trouvés dans le réfectoire de l’infirmerie, nous étions comme des enfants qui venaient de recevoir un cadeau.
Fantine ne se fit pas prier pour nous préparer un thé apaisant, extrêmement bienvenu dans cet endroit où la peur ne nous donnait plus aucun répit. Nous vivions avec, à chaque seconde qui passait.
La suite, juste en dessous :blush: