Forum Discussion
Nathalie986
3 years agoSeasoned Ace
@Eljisim
Les vénusiens sont en effet mêlés à l’histoire et on va en entendre parler dans ce chapitre, justement ! :mrgreen:
Pour tout dire, Ancelin n’a pas été relooké, façon bad vampire. Il est resté en tenu de nuit après avoir quitté Odely. Et, quand il a donné son âme, il est tout de suite parti en quête d’un bon repas, sans même prendre le temps de se changer. Son look reste donc le même. :wink:
Odely a gardé son alliance. Elle croit en leurs retrouvailles. Elle espère.
Une petite pointe d’envie envers Fantine et Amaël ? Peut-être. De la tristesse, c’est sûr. Pour le moment, elle a le cœur brisé. :heartbreak: (Evidemment qu’Ancelin et elle étaient des Uniques :innocent: )
La notion d’Unique est une notion que j’intègre à toutes mes histoires de vampires (oui, j’adore ce concept), mais je ne l’ai pas inventée pour le VDC. En réalité, je l’ai inventée, il y deux ans, lorsque j’ai écrit la génération 8 du SBS, qui n’est pas encore publiée sur le forum. Voilà, tu sais tout. :smile:
Une partie de la façade a pu être nettoyée mais il y a encore du travail, vu le prix que ça coûte d’enlever tout ce lierre... mais ça prend bonne forme, surtout sans les ordures à côté !
J’avais brièvement évoqué le fait qu’il se passait quelque chose entre Amaël et Fantine, au tout début du chapitre 7, lorsqu’Ancelin les aperçoit tous les deux, après avoir lu le journal de Susumu.
Amaël et Fantine se sont apparemment trouvé quelques affinités et, c’est en les voyant que je l’ai découvert. (décidément, Amaël est de tous les plans drague). Leur barre de relations amoureuses était bien avancée. Je leur ai donc fait faire leur premier bai.ser hors caméra, et depuis, ils vivent leur vie. Cette fois, j’ai laissé faire puisqu’Odely n’était pas concernée. (En espérant qu’Amaël n’aille pas encore draguer quelqu’un d’autre :grimace: )
Guidry m’a fait plein de trucs bizarres, cette soirée-là. Je pense que tu as raison, il devait jouer les voyeurs ! :mrgreen:
Oui, le challenge avance bien. Merci pour ton commentaire :kissing_heart:
@oiseaudelune
Vilain Ancelin, croqueur d’humains ! Mais je suis sûre que tu es heureuse de voir ça ! :naughty:
Evidemment, il s’est mis à hiberner (ou congeler... comme tu veux ! :lol: ), donc c’est moins drôle. Mais, étant donné que je ne le contrôle pas, c’est plus simple.
Odely le défendra toujours. C’est son amour et elle peut tout lui pardonner, même l’impensable (enfin, je pense...) Pour l’instant, elle est surtout triste de l’avoir perdu... encore. :heartbreak:
L’hôpital devait être bien joli en son temps, j’en suis persuadée. :smile:
Oh merci pour Amaël et Fantine. C’est vrai qu’ils sont mimi, ces deux-là ! :love:
Le pouvoir de la main est en place. J’imagine que les choses vont maintenant s’accélérer. :naughty:
Merci pour tes commenataires toujours aussi enthousiastes. Ça fait vraiment plaisir. :kissing_heart:
@Arcaluce
Je suis heureuse que tu aimes les histoires d’amour, parce que moi... je les adore ! :blush:
Fantine et Amaël ? On ne sait pas encore de quoi demain sera fait... mais ils prennent le bon chemin, tous les deux... enfin, je l’espère. J’avoue que je les ai un peu aidés après les avoir vus flirter, mais j’ai bon espoir que ça dure malgré leur différence d’âge. :smile:
J’espère aussi qu’Amaël va résoudre le problème « hanté » de l’hôpital. C’est son but, et c’est aussi pour cela qu’il a activé le mode « héroïque ». En espérant que cela ne le desserve pas. Ce serait dommage. Mais, comme tu dis, l’équipe avance bien... Tout devrait donc bien se passer. :smile:
Je ne peux pas encore te dire si Ancelin va récupérer son âme. Il est encore trop tôt pour le savoir mais, oui, il existe sans doute un moyen. Sauf que personne ne l’a encore trouvé... :neutral:
On va quand même croire (croiser les doigts et jeter une pièce dans la fontaine) que cette histoire d’amour entre Odely et lui ne finisse pas comme ça... Une histoire d’amour tragique ? Je veux croire que non... :cry:
Si tu savais comme ton commentaire me fait plaisir ! Tant sur ton propos sur le montage de mes images, qui apporte une véritable ambiance, que sur le fait que je parvienne à intégrer tous les personnages dans l’histoire même si je ne les contrôle pas. Ce n’est pas chose aisée, alors je te remercie beaucoup de l’avoir souligné. Ça me touche vraiment d’avoir réussi. Et de cela, je n’étais pas sûre tant il est vrai que certaines situations peuvent paraître absurdes.... :kissing_heart:
@Ellandan
Coucou à toi aussi ! Et quelle joie de te voir ici ! C’est un vrai plaisir. :kissing_heart:
Tu n’imagines même pas ma frustration lorsqu’Opaline est morte de froid... Je n’ai même pas eu le temps de jouer avec elle. Un vrai calvaire, car je pensais jouer au moins une fois avec chacun de mes personnages. :neutral:
Je pensais aussi que les humains seraient les premiers à partir mais, vraisemblablement, non. Et, tu as raison, revenir sous forme de fantôme, ce n’est pas pareil, car je ne peux pas la jouer... Bref, je suis complètement désenchantée. :cry:
L’histoire d’Ancelin et d’Odely est très triste en effet... mais tu sais que j’aime bien les histoires d’amour torturées... J’espère, tout comme toi qu’Ancelin retrouvera son âme. :blush:
Mais oui, qu’ils sont mignons Amaël et Fantine ! Mais pourquoi l’un des deux mourrait-il précocement ? A cause de l’hôpital ? Ah bon ? On va dire que non. Je croise toujours les doigts... Je les aime bien tous les deux même si je n’avais pas ce projet pour eux lorsque j’ai commencé cette histoire. :love:
Et maintenant la suite...
Point de vue de Doreen
Je m’étais réveillée il y a quelques minutes, encore éreintée de la nuit de frayeur que nous venions de passer. Je m’étais étirée longuement pour me sortir de ma torpeur puis m’étais assise au bord du lit au moment où Fantine rejoignait notre chambre dans l’intention de dormir.
Elle me raconta qu’elle avait passé la nuit à discuter avec Amaël, et que cet homme lui plaisait beaucoup.
- Il n’est pas un peu vieux pour toi, lui avais-je alors dit.
Fantine avait rigolé :
- Le cœur n’a pas d’âge, tu sais. Et il est en pleine forme, je t’assure !
La suite juste en dessous :smile:
Spoiler
Je t’en prie, avec plaisir. :blush:
Les vénusiens sont en effet mêlés à l’histoire et on va en entendre parler dans ce chapitre, justement ! :mrgreen:
Pour tout dire, Ancelin n’a pas été relooké, façon bad vampire. Il est resté en tenu de nuit après avoir quitté Odely. Et, quand il a donné son âme, il est tout de suite parti en quête d’un bon repas, sans même prendre le temps de se changer. Son look reste donc le même. :wink:
Odely a gardé son alliance. Elle croit en leurs retrouvailles. Elle espère.
Une petite pointe d’envie envers Fantine et Amaël ? Peut-être. De la tristesse, c’est sûr. Pour le moment, elle a le cœur brisé. :heartbreak: (Evidemment qu’Ancelin et elle étaient des Uniques :innocent: )
La notion d’Unique est une notion que j’intègre à toutes mes histoires de vampires (oui, j’adore ce concept), mais je ne l’ai pas inventée pour le VDC. En réalité, je l’ai inventée, il y deux ans, lorsque j’ai écrit la génération 8 du SBS, qui n’est pas encore publiée sur le forum. Voilà, tu sais tout. :smile:
Une partie de la façade a pu être nettoyée mais il y a encore du travail, vu le prix que ça coûte d’enlever tout ce lierre... mais ça prend bonne forme, surtout sans les ordures à côté !
J’avais brièvement évoqué le fait qu’il se passait quelque chose entre Amaël et Fantine, au tout début du chapitre 7, lorsqu’Ancelin les aperçoit tous les deux, après avoir lu le journal de Susumu.
Amaël et Fantine se sont apparemment trouvé quelques affinités et, c’est en les voyant que je l’ai découvert. (décidément, Amaël est de tous les plans drague). Leur barre de relations amoureuses était bien avancée. Je leur ai donc fait faire leur premier bai.ser hors caméra, et depuis, ils vivent leur vie. Cette fois, j’ai laissé faire puisqu’Odely n’était pas concernée. (En espérant qu’Amaël n’aille pas encore draguer quelqu’un d’autre :grimace: )
Guidry m’a fait plein de trucs bizarres, cette soirée-là. Je pense que tu as raison, il devait jouer les voyeurs ! :mrgreen:
Oui, le challenge avance bien. Merci pour ton commentaire :kissing_heart:
@oiseaudelune
Vilain Ancelin, croqueur d’humains ! Mais je suis sûre que tu es heureuse de voir ça ! :naughty:
Evidemment, il s’est mis à hiberner (ou congeler... comme tu veux ! :lol: ), donc c’est moins drôle. Mais, étant donné que je ne le contrôle pas, c’est plus simple.
Odely le défendra toujours. C’est son amour et elle peut tout lui pardonner, même l’impensable (enfin, je pense...) Pour l’instant, elle est surtout triste de l’avoir perdu... encore. :heartbreak:
L’hôpital devait être bien joli en son temps, j’en suis persuadée. :smile:
Oh merci pour Amaël et Fantine. C’est vrai qu’ils sont mimi, ces deux-là ! :love:
Le pouvoir de la main est en place. J’imagine que les choses vont maintenant s’accélérer. :naughty:
Merci pour tes commenataires toujours aussi enthousiastes. Ça fait vraiment plaisir. :kissing_heart:
@Arcaluce
Je suis heureuse que tu aimes les histoires d’amour, parce que moi... je les adore ! :blush:
Fantine et Amaël ? On ne sait pas encore de quoi demain sera fait... mais ils prennent le bon chemin, tous les deux... enfin, je l’espère. J’avoue que je les ai un peu aidés après les avoir vus flirter, mais j’ai bon espoir que ça dure malgré leur différence d’âge. :smile:
J’espère aussi qu’Amaël va résoudre le problème « hanté » de l’hôpital. C’est son but, et c’est aussi pour cela qu’il a activé le mode « héroïque ». En espérant que cela ne le desserve pas. Ce serait dommage. Mais, comme tu dis, l’équipe avance bien... Tout devrait donc bien se passer. :smile:
Je ne peux pas encore te dire si Ancelin va récupérer son âme. Il est encore trop tôt pour le savoir mais, oui, il existe sans doute un moyen. Sauf que personne ne l’a encore trouvé... :neutral:
On va quand même croire (croiser les doigts et jeter une pièce dans la fontaine) que cette histoire d’amour entre Odely et lui ne finisse pas comme ça... Une histoire d’amour tragique ? Je veux croire que non... :cry:
Si tu savais comme ton commentaire me fait plaisir ! Tant sur ton propos sur le montage de mes images, qui apporte une véritable ambiance, que sur le fait que je parvienne à intégrer tous les personnages dans l’histoire même si je ne les contrôle pas. Ce n’est pas chose aisée, alors je te remercie beaucoup de l’avoir souligné. Ça me touche vraiment d’avoir réussi. Et de cela, je n’étais pas sûre tant il est vrai que certaines situations peuvent paraître absurdes.... :kissing_heart:
@Ellandan
Coucou à toi aussi ! Et quelle joie de te voir ici ! C’est un vrai plaisir. :kissing_heart:
Tu n’imagines même pas ma frustration lorsqu’Opaline est morte de froid... Je n’ai même pas eu le temps de jouer avec elle. Un vrai calvaire, car je pensais jouer au moins une fois avec chacun de mes personnages. :neutral:
Je pensais aussi que les humains seraient les premiers à partir mais, vraisemblablement, non. Et, tu as raison, revenir sous forme de fantôme, ce n’est pas pareil, car je ne peux pas la jouer... Bref, je suis complètement désenchantée. :cry:
L’histoire d’Ancelin et d’Odely est très triste en effet... mais tu sais que j’aime bien les histoires d’amour torturées... J’espère, tout comme toi qu’Ancelin retrouvera son âme. :blush:
Mais oui, qu’ils sont mignons Amaël et Fantine ! Mais pourquoi l’un des deux mourrait-il précocement ? A cause de l’hôpital ? Ah bon ? On va dire que non. Je croise toujours les doigts... Je les aime bien tous les deux même si je n’avais pas ce projet pour eux lorsque j’ai commencé cette histoire. :love:
Et maintenant la suite...
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Point de vue de Doreen
Je m’étais réveillée il y a quelques minutes, encore éreintée de la nuit de frayeur que nous venions de passer. Je m’étais étirée longuement pour me sortir de ma torpeur puis m’étais assise au bord du lit au moment où Fantine rejoignait notre chambre dans l’intention de dormir.
Elle me raconta qu’elle avait passé la nuit à discuter avec Amaël, et que cet homme lui plaisait beaucoup.
- Il n’est pas un peu vieux pour toi, lui avais-je alors dit.
Fantine avait rigolé :
- Le cœur n’a pas d’âge, tu sais. Et il est en pleine forme, je t’assure !
Spoiler
Je ne voulus pas en savoir plus. Fantine était allée se coucher tandis que j’avais pris une douche pour me dynamiser. Aujourd’hui, c’était à mon tour de veiller au fonctionnement de l’hôpital et il me fallait reprendre du poil de la bête.
Je descendis à la cuisine dans l’idée de préparer un petit déjeuner. Mais le temps me prenait en défaut. Yoram était déjà attablé et se délectait d’un fish un chips. Ce garçon mangeait vraiment tout et n’importe quoi, à n’importe quelle heure de la journée.
Je décidai de faire au plus court et d’user de magie pour préparer mon repas.
M’étant réveillée à neuf heure et demie, il fallait maintenant que j’active le mouvement.
Mince ! Des tacos au poisson... Ce n’est pas ce que j’avais imaginé au petit déjeuner. Cet hôpital me rend vraiment trop stressée. J’avais pourtant pensé à des œufs brouillés au bacon...
Tant pis, j’ai trop faim pour lancer une nouvelle tentative.
J’avais déposé le plat sur la table et m’étais installée en face de Yoram. Il n’était pas mon compagnon favori mais, puisqu’il n’y avait que lui dans la cuisine, j’aurais fait preuve d’impolitesse en allant m’asseoir plus loin.
- Si j’avais su que tu allais préparer quelque chose, j’aurais attendu. Tes tacos ont l’air délicieux. Tu crois que je peux en prendre quand même.
Il avait englouti son fish and chips à la hâte, sûrement pour goûter aux tacos. Yoram raffolait du poisson.
- Fais-toi plaisir, lui dis-je en essayant de ne pas me moquer.
Heureusement que j’avais l’estomac bien accroché car j’avais commencé ma journée en attaquant le nettoyage de cet infâme poulailler, non pas que je sois particulièrement délicate, mais l’odeur était vraiment saisissante.
Le jardin m’offrait d’autres joies. Je n’y connaissais pas grand-chose en jardinage mais, j’avais décidé de planter, sans en demander la permission à qui que ce soit, une graine de valériane et une de mandragore. Ces racines étaient la clé de voûte des potions magiques de tout jeteur de sorts qui se respecte, et nulle doute qu’Audric accueillerait mon audace avec joie.
Ensuite, un coup d’arrosage par-ci, et un jet de bouillie bordelaise par-là, pour faire fuir les insectes indésirables, et je suis certaine que je pourrais m’en sortir. Il n’y avait que le désherbage qui me posait problème ; j’étais obligée de le faire à la main car je n’avais pas compris le fonctionnement de la machine qu’utilisaient Audric et Odely.
Lorsque j’eus fini, je me fis un plaisir de faire un sort, à ma façon à plante tordue qui se trouvait au jardin.
Maintenant que nous avions débloqué la première pièce du deuxième étage, une chambre, encore une fois, Guidry nous avait fortement conseillé de nous débarrasser de tous ces objets maléfiques qui affermissaient la puissance de Tempérance. En plus, d’après ses dires, ces matières diverses contribuaient à nous rendre de plus en plus effrayés.
Et de un ! J’allais les faire valser, moi, les objets de Tempérance.
J’étais galvanisée. J’avais donc pris sur moi de contacter Juju de la boutique « Trouves-y-tout » par voie de talkie-walkie. Ce dernier, nous considérant certainement comme la poule aux œufs d’or, en avait mis un à notre disposition, directement relié sur la fréquence de son magasin.
Toujours sans demander l’autorisation d’Odely, j’avais pris sur moi de lui vendre les derniers éléments de la fontaine. Et il s’était fait une joie de m’envoyer son chauffeur pour nous soulager de ces sculptures immondes.
Vous avez déjà vu une fontaine aussi moche, vous ?
Elle m’apparut vraiment plus belle sans toutes ces affreusetés qui étaient supposées l’embellir.
Grâce à moi, nous avions encore récupéré 1176 simflouz. Ajoutés à la trésorerie que nous avions déjà, grâce aux dernières ventes, nous avions un sympathique petit pactole. Un vrai trésor, et ce n’était pas fini...
J’avais entendu Odely rallier ses troupes disponibles pour déblayer les deux salles de bain du premier étage, et la chambre du deuxième. Mes amis y feraient certainement quelques trouvailles lucratives.
Audric et moi étions à nouveau dispensés, tout d’abord parce que nous étions magiciens, mais ensuite parce que, moi-même j’étais tenue de gérer l’hôpital.
Nous nous retrouvâmes au salon pour échanger nos idées sur la façon de rendre son âme à Ancelin, mais nous parvînmes à la conclusion que cela risquait de ne pas être possible, à moins d’en finir réellement avec Tempérance.
D’ailleurs, Audric me fit part d’une idée de génie concernant la fin qu’il envisageait pour elle.
- C’est diabolique, n’est-ce pas ? me dit-il, un petit sourire en coin. Encore faudra-t-il que nous trouvions la faille par laquelle elle arrive jusqu’à nous. Et pour le moment, nous sommes loin d’en être là.
- Et si tu te liais d’amitié avec elle, ça pourrait être sympa, non ? Tu fais ami-ami avec Tempérance et tu lui soutires le renseignement !
- C’est quoi ce plan à c.. , Doreen ? Cette bonne femme n’est amie avec personne, pas même avec Guidry qu’elle prétend aimer. Tu veux me faire tuer, ou quoi ?
- Pas du tout, mais tu es un expert en potion, et tu pourrais retourner cette harpie, à ton avantage.
J’avais usé de mon plus beau sourire, espérant le convaincre.
Si Audric savait jeter des sorts aussi bien que je ne le faisais, il admettait que ce n’était pas son truc... mais les potions, il les maîtrisait comme un chef alors que moi, je n’y connaissais rien.
- Tu parles d’amitié imposée ? me demanda-t-il. Je n’ai jamais essayé ce genre de potion sur un fantôme... Je ne sais pas où ça pourrait nous mener.
- C’est peut-être le moment d’essayer. Au pire, ça capotera.
- Peut-être, mais ça pourrait aussi être très dangereux pour moi.
Je connaissais Audric depuis longtemps et je savais qu’il n’aurait pas résisté au défi que je lui lançais. Danger ou pas, il adorait aller au-delà de ses limites. Cet homme-là, si délicat il faut bien le reconnaître, et qui faisait parfois sourire nos amis lorsqu’il exhibait son dégoût pour certaines choses, pouvait aisément sortir de sa zone de confort pour prouver ses compétences, même lorsqu’il en sortait nauséeux.
Il accepta donc tout de suite l’idée, malgré sa dangerosité.
Après notre discussion, j’ai laissé Audric, bien déterminée à supprimer toutes les substances malveillantes qui avaient élu domicile dans notre chez-nous. J’avais détruit, ce matin, une plante suspecte, et je commençai, en ce début d’après-midi, par cette horrible arborescence vénusienne. Un simple coup de pied suffit à la faire voler en éclat.
Pauvre petite plante maléfique. En réalité, tu t’es cassée comme de la pierre... éparpillée au sol, sans défense, avant de disparaître. Un vrai soulagement.
Je m’en pris ensuite à la poupée de Tempérance. Elle aussi, ne fit ni une, ni deux. Elle disparut sans un bruit, en pleine journée, loin de sa maîtresse maléfique...
Et plus je détruisais ses horribles choses, mieux je me sentais, ce qui me poussa à continuer.
Poussée dans mon élan, je me fis agressée par une entité invisible au moment où j’allais faire un sort à une autre des poupées de Tempérance. Les coups pleuvaient de toute part, et je mis un moment avant de me ressaisir, meurtrie par des douleurs bien réelles.
Tempérance protégeait, sans nul doute, cette poupée mais, j’étais tellement paralysée que je ne pus rien faire. La frayeur me consumait de l’intérieur, tout autant que ma souffrance était bien réelle.
Yoram, qui avait assisté à la scène, vint à ma rencontre. Sa voix chaude avait des vertus apaisantes et, j’avoue que cela me faisait du bien de l’entendre. Ma peur s’amenuisait à mesure que j’écoutais ses paroles.
- Si tu n’y arrives pas tout de suite, ce sera pour tout à l’heure, Doreen. Ne t’en fais pas... Nous donnons déjà pas mal de fil à retordre à la furie et à ses spectres.
Il avait raison. Ses mots étaient plein de sagesse. Je regrettais d’avoir pensé tant de mal de lui.
Aujourd’hui, je voulais me faire pardonner en m’intéressant à lui. J’ai remarqué tant de fois qu’il était attiré comme un aimant vers Opaline...
- Et comment vas-tu, toi ? lui demandai-je. Tu es tellement fort depuis la disparition d’Opaline.
- J’essaye de ne pas y penser, répondit-il humblement. Elle n’est plus de notre monde, mais la voir de temps en temps, même sous sa forme spectrale, m’aide à faire mon deuil...
- J’admire ta force, tu sais, réussis-je à dire simplement avant de me lever.
J’étais sincère, mais j’avais aperçu Odely, non loin de nous et je devais lui parler de l’entretien que j’avais eu avec Audric.
Je descendis à la cuisine dans l’idée de préparer un petit déjeuner. Mais le temps me prenait en défaut. Yoram était déjà attablé et se délectait d’un fish un chips. Ce garçon mangeait vraiment tout et n’importe quoi, à n’importe quelle heure de la journée.
Je décidai de faire au plus court et d’user de magie pour préparer mon repas.
M’étant réveillée à neuf heure et demie, il fallait maintenant que j’active le mouvement.
Mince ! Des tacos au poisson... Ce n’est pas ce que j’avais imaginé au petit déjeuner. Cet hôpital me rend vraiment trop stressée. J’avais pourtant pensé à des œufs brouillés au bacon...
Tant pis, j’ai trop faim pour lancer une nouvelle tentative.
J’avais déposé le plat sur la table et m’étais installée en face de Yoram. Il n’était pas mon compagnon favori mais, puisqu’il n’y avait que lui dans la cuisine, j’aurais fait preuve d’impolitesse en allant m’asseoir plus loin.
- Si j’avais su que tu allais préparer quelque chose, j’aurais attendu. Tes tacos ont l’air délicieux. Tu crois que je peux en prendre quand même.
Il avait englouti son fish and chips à la hâte, sûrement pour goûter aux tacos. Yoram raffolait du poisson.
- Fais-toi plaisir, lui dis-je en essayant de ne pas me moquer.
Heureusement que j’avais l’estomac bien accroché car j’avais commencé ma journée en attaquant le nettoyage de cet infâme poulailler, non pas que je sois particulièrement délicate, mais l’odeur était vraiment saisissante.
Le jardin m’offrait d’autres joies. Je n’y connaissais pas grand-chose en jardinage mais, j’avais décidé de planter, sans en demander la permission à qui que ce soit, une graine de valériane et une de mandragore. Ces racines étaient la clé de voûte des potions magiques de tout jeteur de sorts qui se respecte, et nulle doute qu’Audric accueillerait mon audace avec joie.
Ensuite, un coup d’arrosage par-ci, et un jet de bouillie bordelaise par-là, pour faire fuir les insectes indésirables, et je suis certaine que je pourrais m’en sortir. Il n’y avait que le désherbage qui me posait problème ; j’étais obligée de le faire à la main car je n’avais pas compris le fonctionnement de la machine qu’utilisaient Audric et Odely.
Lorsque j’eus fini, je me fis un plaisir de faire un sort, à ma façon à plante tordue qui se trouvait au jardin.
Maintenant que nous avions débloqué la première pièce du deuxième étage, une chambre, encore une fois, Guidry nous avait fortement conseillé de nous débarrasser de tous ces objets maléfiques qui affermissaient la puissance de Tempérance. En plus, d’après ses dires, ces matières diverses contribuaient à nous rendre de plus en plus effrayés.
Et de un ! J’allais les faire valser, moi, les objets de Tempérance.
J’étais galvanisée. J’avais donc pris sur moi de contacter Juju de la boutique « Trouves-y-tout » par voie de talkie-walkie. Ce dernier, nous considérant certainement comme la poule aux œufs d’or, en avait mis un à notre disposition, directement relié sur la fréquence de son magasin.
Toujours sans demander l’autorisation d’Odely, j’avais pris sur moi de lui vendre les derniers éléments de la fontaine. Et il s’était fait une joie de m’envoyer son chauffeur pour nous soulager de ces sculptures immondes.
Vous avez déjà vu une fontaine aussi moche, vous ?
Elle m’apparut vraiment plus belle sans toutes ces affreusetés qui étaient supposées l’embellir.
Grâce à moi, nous avions encore récupéré 1176 simflouz. Ajoutés à la trésorerie que nous avions déjà, grâce aux dernières ventes, nous avions un sympathique petit pactole. Un vrai trésor, et ce n’était pas fini...
J’avais entendu Odely rallier ses troupes disponibles pour déblayer les deux salles de bain du premier étage, et la chambre du deuxième. Mes amis y feraient certainement quelques trouvailles lucratives.
Audric et moi étions à nouveau dispensés, tout d’abord parce que nous étions magiciens, mais ensuite parce que, moi-même j’étais tenue de gérer l’hôpital.
Nous nous retrouvâmes au salon pour échanger nos idées sur la façon de rendre son âme à Ancelin, mais nous parvînmes à la conclusion que cela risquait de ne pas être possible, à moins d’en finir réellement avec Tempérance.
D’ailleurs, Audric me fit part d’une idée de génie concernant la fin qu’il envisageait pour elle.
- C’est diabolique, n’est-ce pas ? me dit-il, un petit sourire en coin. Encore faudra-t-il que nous trouvions la faille par laquelle elle arrive jusqu’à nous. Et pour le moment, nous sommes loin d’en être là.
- Et si tu te liais d’amitié avec elle, ça pourrait être sympa, non ? Tu fais ami-ami avec Tempérance et tu lui soutires le renseignement !
- C’est quoi ce plan à c.. , Doreen ? Cette bonne femme n’est amie avec personne, pas même avec Guidry qu’elle prétend aimer. Tu veux me faire tuer, ou quoi ?
- Pas du tout, mais tu es un expert en potion, et tu pourrais retourner cette harpie, à ton avantage.
J’avais usé de mon plus beau sourire, espérant le convaincre.
Si Audric savait jeter des sorts aussi bien que je ne le faisais, il admettait que ce n’était pas son truc... mais les potions, il les maîtrisait comme un chef alors que moi, je n’y connaissais rien.
- Tu parles d’amitié imposée ? me demanda-t-il. Je n’ai jamais essayé ce genre de potion sur un fantôme... Je ne sais pas où ça pourrait nous mener.
- C’est peut-être le moment d’essayer. Au pire, ça capotera.
- Peut-être, mais ça pourrait aussi être très dangereux pour moi.
Je connaissais Audric depuis longtemps et je savais qu’il n’aurait pas résisté au défi que je lui lançais. Danger ou pas, il adorait aller au-delà de ses limites. Cet homme-là, si délicat il faut bien le reconnaître, et qui faisait parfois sourire nos amis lorsqu’il exhibait son dégoût pour certaines choses, pouvait aisément sortir de sa zone de confort pour prouver ses compétences, même lorsqu’il en sortait nauséeux.
Il accepta donc tout de suite l’idée, malgré sa dangerosité.
Après notre discussion, j’ai laissé Audric, bien déterminée à supprimer toutes les substances malveillantes qui avaient élu domicile dans notre chez-nous. J’avais détruit, ce matin, une plante suspecte, et je commençai, en ce début d’après-midi, par cette horrible arborescence vénusienne. Un simple coup de pied suffit à la faire voler en éclat.
Pauvre petite plante maléfique. En réalité, tu t’es cassée comme de la pierre... éparpillée au sol, sans défense, avant de disparaître. Un vrai soulagement.
Je m’en pris ensuite à la poupée de Tempérance. Elle aussi, ne fit ni une, ni deux. Elle disparut sans un bruit, en pleine journée, loin de sa maîtresse maléfique...
Et plus je détruisais ses horribles choses, mieux je me sentais, ce qui me poussa à continuer.
Poussée dans mon élan, je me fis agressée par une entité invisible au moment où j’allais faire un sort à une autre des poupées de Tempérance. Les coups pleuvaient de toute part, et je mis un moment avant de me ressaisir, meurtrie par des douleurs bien réelles.
Tempérance protégeait, sans nul doute, cette poupée mais, j’étais tellement paralysée que je ne pus rien faire. La frayeur me consumait de l’intérieur, tout autant que ma souffrance était bien réelle.
Yoram, qui avait assisté à la scène, vint à ma rencontre. Sa voix chaude avait des vertus apaisantes et, j’avoue que cela me faisait du bien de l’entendre. Ma peur s’amenuisait à mesure que j’écoutais ses paroles.
- Si tu n’y arrives pas tout de suite, ce sera pour tout à l’heure, Doreen. Ne t’en fais pas... Nous donnons déjà pas mal de fil à retordre à la furie et à ses spectres.
Il avait raison. Ses mots étaient plein de sagesse. Je regrettais d’avoir pensé tant de mal de lui.
Aujourd’hui, je voulais me faire pardonner en m’intéressant à lui. J’ai remarqué tant de fois qu’il était attiré comme un aimant vers Opaline...
- Et comment vas-tu, toi ? lui demandai-je. Tu es tellement fort depuis la disparition d’Opaline.
- J’essaye de ne pas y penser, répondit-il humblement. Elle n’est plus de notre monde, mais la voir de temps en temps, même sous sa forme spectrale, m’aide à faire mon deuil...
- J’admire ta force, tu sais, réussis-je à dire simplement avant de me lever.
J’étais sincère, mais j’avais aperçu Odely, non loin de nous et je devais lui parler de l’entretien que j’avais eu avec Audric.
La suite juste en dessous :smile: