Forum Discussion
Nathalie986
3 years agoSeasoned Ace
Suite Chapitre 10
Bilan des ventes de la journée
Bonus
Et voici maintenant l’hôpital à la fin de cette dixième journée.
Les progrès de l’équipe
A suivre...
Spoiler
Je finis par m’asseoir.
- Que devons-nous faire, dans ce cas ?
Ma question pouvait paraître naïve, mais Hilda me répondit tranquillement, de sa voix douce :
- Vous devez retrouver le talisman, et en faire sortir Aurora.
- C’est ce que vous m’avez dit tout à l’heure, oui, mais comment fera-t-on pour récupérer l’âme de mon mari et la mettre dans le talisman ? Nous ne savons même pas ce que Tempérance en a fait.
- Elle au Pandémonium.
Cette révélation m’explosa au visage. Le Pandemonium... le feu... les flammes... l’Enfer. Comment l’un d’entre nous pourrait-il aller chercher cette part si précieuse d’Ancelin, sans y laisser la vie ? C’était impossible.
Il y eut un long moment de silence avant qu’Hilda ne reprenne :
- L’un d’entre vous devra se sacrifier. Quelqu’un qui n’a aucun pouvoir surnaturel. Un humain.
Je sentis mes entrailles se serrer. Guidry me regarda :
- Je vous avais prévenus. Aucun de vous n’est prêt à cela.
Je respirai un grand coup :
- Il faudra trouver une autre solution. Il est impensable que je sacrifie qui que ce soit, même pour sauver Ancelin. De toute façon, on ne sait même pas à quoi ressemble ce talisman. Donc, la conversation est close.
- Vous devriez peut-être demander leur avis aux deux personnes concernées par ce sacrifice, non ? Quant au talisman, il s’agit d’une pierre très rare, un diamant bleu. Il agit sur les plans physique et mental, ce qui lui donne la propriété de fusionner le corps et l’esprit. Le bleu de cette pierre est d’une pureté exceptionnelle. Vous la reconnaîtrez lorsque vous la verrez.
- Je ne la chercherai pas.
Hilda s’était alors levée. Difficile de dire si son visage exprimait de la colère, de la déception, ou autre chose, mais elle alla rejoindre mes amis sans me dire un mot de plus.
- Vous êtes bornée, me dit simplement Guidry.
- J’ai laissé une enveloppe sur le comptoir pour le déblocage d’une salle de bain. J’ajoute à cela 1000 simflouz pour débloquer les deux dernières chambres du deuxième étage. Je crois que nous avons rempli toutes les conditions, non ?
- Tout à fait. Je vais vous les déverrouiller de ce pas.
Guidry avant donc fini par me laisser, lui aussi, mais je ne fus pas seule bien longtemps car Audric s’était rapproché de moi.
- J’ai entendu votre conversation. Je crois savoir où est le talisman. Il pourrait changer les choses. Tu es vraiment sûre de ne pas vouloir l’utiliser ?
Je soupirai, laissant apparaître mon exaspération. Je ne voulais plus entendre parler de ce talisman, pour ce soir.
- Laisse-moi, Audric, s’il-te-plaît.
- Comme tu voudras, mais si tu changes d’avis, rappelle-toi que j’ai l’info.
Nous subîmes, cette nuit-là, une nouvelle attaque vénusienne. Personne ne fut blessé car nous étions tous à l’intérieur du bâtiment et, comme Guidry nous l’avait annoncé, nos assaillants ne s’en prenaient pas aux murs.
Tous partirent se coucher après l’assaut, laissant Guidry et Hilda discuter dans la cuisine. Cette dernière s’était aimablement proposée pour débarrasser le salon, faire la vaisselle et le ménage, ce qui enchanta tout le monde.
De mon côté, j’avais besoin de m’activer et j’entrepris de finir de débarrasser la façade avant de l’hôpital, de tout ce lierre qui ne la mettait pas en valeur. J’enlevai également toutes ces plantes grimpantes disgracieuses, qui avaient aussi pris racine sur les façades intérieures de notre cour.
J’envoyai ensuite un message à Juju pour qu’il envoie une benne dès le lendemain matin, puis je montai au deuxième, dans le bureau de l’infirmerie, pour voir les consignes que Yoram avait laissées pour nous permettre de détruire le vaisseau vénusien.
Peu de temps avant sa mort, Yoram m’avait conduite jusqu’au bureau de l’infirmerie pour me montrer où se trouvait son plan d’attaque. Il avait dissimulé les informations dans une tablette sixamienne qu’il avait accrochée au mur, en évidence, afin qu’elle ressemble à un tableau, puis il avait enregistré mes empreintes pour je puisse la déverrouiller facilement.
En quittant la pièce, il m’avait confié un petit carnet sur lequel étaient notés les clés qui me permettraient de déchiffrer le document codé.
Le jour commençait à se lever lorsque j’arrivai dans le bureau. La tablette était toujours là.
Je m’en saisis et, munie du petit carnet de Yoram, je me lançai dans le décodage du texte sixamien crypté.
Ce ne fut pas une mince affaire, mais les indications de feu mon ami étaient explicites, et je pus boucler ma traduction en moins d’une heure. Le plan était très simple, juste un peu dangereux, mais rien de bien compliqué.
Je sortis de la pièce, et me dirigeai vers la porte en face afin d’aller voir Ancelin. A peine avais-je pénétré dans sa chambre que je ressentis un courant d’air frais me transpercer. Tempérance venait de se joindre à moi.
La Furie beugla quelques insultes à mon encontre, me reprochant d’avoir invoqué Hilda alors qu’elle m’avait fortement conseillé de ne pas le faire.
J’ignore si ce sont ses cris qui réveillèrent Ancelin, mais toujours est-il qu’il émergea de son cercueil à ce moment-là.
Ancelin se retrouva entre nous deux, ne disant mot. Son regard allait de l’une à l’autre, froid comme la glace, et il n’intervint à aucun moment pour faire cesser le flot d’incriminations qui sortait de la bouche spectrale.
En colère devant cette indifférence, je saisis Tempérance par le cou, et la sortit de la pièce.
- Mais tu es devenue complètement hystérique, ma parole, osa-t-elle me dire.
- Hystérique ? Tu veux rire ? Cherche-moi encore et tu auras l’occasion de goûter à mon hystérie ! En attendant, je ne veux plus que tu t’approches de moi, ou de mes amis.
La Furie se calma un peu :
- La seule chose que je t’avais demandée, était de ne pas faire venir Hilda dans l’hôpital, et tu n’en as fait qu’à ta tête. Ce squelette est un danger ambulant pour nous tous.
- Pour nous tous ? Nous ne sommes pas dans le même camp, toi et moi. C’est toi, le danger, pour nous. Toi, et tes amis vénusiens qui bombardent chaque soir notre abri, êtes un danger. Hilda est notre amie, et son aide est très précieuse, au-delà de mes espérances, je dois bien l’avouer.
Tempérance ne répondit pas, mais un petit rictus au coin de ses lèvres, trahit son malaise.
- Oh mais tu as peur, on dirait. Tu fais bien, car lorsque je t’aurais vaincue, je te fais la promesse que, cette fois, ce sera définitivement. Je m’en assurerai personnellement, et plus jamais tu ne reviendras hanter qui que ce soit.
Elle tourna les talons sans même répliquer.
- Tu vois, Tempérance, tu as fait une grosse erreur en volant à Ancelin l’amour qu’il avait pour moi. Car je n’ai plus rien à perdre, à présent.
Il m’avait semblé apercevoir mon mari dans l’encadrement de la fenêtre de la porte de sa chambre. Je poussai la porte mais, en pénétrant dans la pièce, je pus constater qu’il avait replongé en hibernation.
Les premières lueurs du jour avaient fait leur apparition. Il était temps que j’aille me reposer, à mon tour. Ensuite, j’irai réveiller Audric, et il faudrait aussi que je convoque tous nos amis pour décider de la suite des évènements. J’avais une petite idée pour mettre en place le plan de Hilda.
A suivre...
- Que devons-nous faire, dans ce cas ?
Ma question pouvait paraître naïve, mais Hilda me répondit tranquillement, de sa voix douce :
- Vous devez retrouver le talisman, et en faire sortir Aurora.
- C’est ce que vous m’avez dit tout à l’heure, oui, mais comment fera-t-on pour récupérer l’âme de mon mari et la mettre dans le talisman ? Nous ne savons même pas ce que Tempérance en a fait.
- Elle au Pandémonium.
Cette révélation m’explosa au visage. Le Pandemonium... le feu... les flammes... l’Enfer. Comment l’un d’entre nous pourrait-il aller chercher cette part si précieuse d’Ancelin, sans y laisser la vie ? C’était impossible.
Il y eut un long moment de silence avant qu’Hilda ne reprenne :
- L’un d’entre vous devra se sacrifier. Quelqu’un qui n’a aucun pouvoir surnaturel. Un humain.
Je sentis mes entrailles se serrer. Guidry me regarda :
- Je vous avais prévenus. Aucun de vous n’est prêt à cela.
Je respirai un grand coup :
- Il faudra trouver une autre solution. Il est impensable que je sacrifie qui que ce soit, même pour sauver Ancelin. De toute façon, on ne sait même pas à quoi ressemble ce talisman. Donc, la conversation est close.
- Vous devriez peut-être demander leur avis aux deux personnes concernées par ce sacrifice, non ? Quant au talisman, il s’agit d’une pierre très rare, un diamant bleu. Il agit sur les plans physique et mental, ce qui lui donne la propriété de fusionner le corps et l’esprit. Le bleu de cette pierre est d’une pureté exceptionnelle. Vous la reconnaîtrez lorsque vous la verrez.
- Je ne la chercherai pas.
Hilda s’était alors levée. Difficile de dire si son visage exprimait de la colère, de la déception, ou autre chose, mais elle alla rejoindre mes amis sans me dire un mot de plus.
- Vous êtes bornée, me dit simplement Guidry.
- J’ai laissé une enveloppe sur le comptoir pour le déblocage d’une salle de bain. J’ajoute à cela 1000 simflouz pour débloquer les deux dernières chambres du deuxième étage. Je crois que nous avons rempli toutes les conditions, non ?
- Tout à fait. Je vais vous les déverrouiller de ce pas.
Guidry avant donc fini par me laisser, lui aussi, mais je ne fus pas seule bien longtemps car Audric s’était rapproché de moi.
- J’ai entendu votre conversation. Je crois savoir où est le talisman. Il pourrait changer les choses. Tu es vraiment sûre de ne pas vouloir l’utiliser ?
Je soupirai, laissant apparaître mon exaspération. Je ne voulais plus entendre parler de ce talisman, pour ce soir.
- Laisse-moi, Audric, s’il-te-plaît.
- Comme tu voudras, mais si tu changes d’avis, rappelle-toi que j’ai l’info.
Nous subîmes, cette nuit-là, une nouvelle attaque vénusienne. Personne ne fut blessé car nous étions tous à l’intérieur du bâtiment et, comme Guidry nous l’avait annoncé, nos assaillants ne s’en prenaient pas aux murs.
Tous partirent se coucher après l’assaut, laissant Guidry et Hilda discuter dans la cuisine. Cette dernière s’était aimablement proposée pour débarrasser le salon, faire la vaisselle et le ménage, ce qui enchanta tout le monde.
De mon côté, j’avais besoin de m’activer et j’entrepris de finir de débarrasser la façade avant de l’hôpital, de tout ce lierre qui ne la mettait pas en valeur. J’enlevai également toutes ces plantes grimpantes disgracieuses, qui avaient aussi pris racine sur les façades intérieures de notre cour.
J’envoyai ensuite un message à Juju pour qu’il envoie une benne dès le lendemain matin, puis je montai au deuxième, dans le bureau de l’infirmerie, pour voir les consignes que Yoram avait laissées pour nous permettre de détruire le vaisseau vénusien.
Peu de temps avant sa mort, Yoram m’avait conduite jusqu’au bureau de l’infirmerie pour me montrer où se trouvait son plan d’attaque. Il avait dissimulé les informations dans une tablette sixamienne qu’il avait accrochée au mur, en évidence, afin qu’elle ressemble à un tableau, puis il avait enregistré mes empreintes pour je puisse la déverrouiller facilement.
En quittant la pièce, il m’avait confié un petit carnet sur lequel étaient notés les clés qui me permettraient de déchiffrer le document codé.
Le jour commençait à se lever lorsque j’arrivai dans le bureau. La tablette était toujours là.
Je m’en saisis et, munie du petit carnet de Yoram, je me lançai dans le décodage du texte sixamien crypté.
Ce ne fut pas une mince affaire, mais les indications de feu mon ami étaient explicites, et je pus boucler ma traduction en moins d’une heure. Le plan était très simple, juste un peu dangereux, mais rien de bien compliqué.
Je sortis de la pièce, et me dirigeai vers la porte en face afin d’aller voir Ancelin. A peine avais-je pénétré dans sa chambre que je ressentis un courant d’air frais me transpercer. Tempérance venait de se joindre à moi.
La Furie beugla quelques insultes à mon encontre, me reprochant d’avoir invoqué Hilda alors qu’elle m’avait fortement conseillé de ne pas le faire.
J’ignore si ce sont ses cris qui réveillèrent Ancelin, mais toujours est-il qu’il émergea de son cercueil à ce moment-là.
Ancelin se retrouva entre nous deux, ne disant mot. Son regard allait de l’une à l’autre, froid comme la glace, et il n’intervint à aucun moment pour faire cesser le flot d’incriminations qui sortait de la bouche spectrale.
En colère devant cette indifférence, je saisis Tempérance par le cou, et la sortit de la pièce.
- Mais tu es devenue complètement hystérique, ma parole, osa-t-elle me dire.
- Hystérique ? Tu veux rire ? Cherche-moi encore et tu auras l’occasion de goûter à mon hystérie ! En attendant, je ne veux plus que tu t’approches de moi, ou de mes amis.
La Furie se calma un peu :
- La seule chose que je t’avais demandée, était de ne pas faire venir Hilda dans l’hôpital, et tu n’en as fait qu’à ta tête. Ce squelette est un danger ambulant pour nous tous.
- Pour nous tous ? Nous ne sommes pas dans le même camp, toi et moi. C’est toi, le danger, pour nous. Toi, et tes amis vénusiens qui bombardent chaque soir notre abri, êtes un danger. Hilda est notre amie, et son aide est très précieuse, au-delà de mes espérances, je dois bien l’avouer.
Tempérance ne répondit pas, mais un petit rictus au coin de ses lèvres, trahit son malaise.
- Oh mais tu as peur, on dirait. Tu fais bien, car lorsque je t’aurais vaincue, je te fais la promesse que, cette fois, ce sera définitivement. Je m’en assurerai personnellement, et plus jamais tu ne reviendras hanter qui que ce soit.
Elle tourna les talons sans même répliquer.
- Tu vois, Tempérance, tu as fait une grosse erreur en volant à Ancelin l’amour qu’il avait pour moi. Car je n’ai plus rien à perdre, à présent.
Il m’avait semblé apercevoir mon mari dans l’encadrement de la fenêtre de la porte de sa chambre. Je poussai la porte mais, en pénétrant dans la pièce, je pus constater qu’il avait replongé en hibernation.
Les premières lueurs du jour avaient fait leur apparition. Il était temps que j’aille me reposer, à mon tour. Ensuite, j’irai réveiller Audric, et il faudrait aussi que je convoque tous nos amis pour décider de la suite des évènements. J’avais une petite idée pour mettre en place le plan de Hilda.
A suivre...
Bilan des ventes de la journée
Bonus
Spoiler
Voici quelques photos de la façade avant de l’hôpital, et des façades de la cour intérieure, débarrassées du lierre et des ronces.
Et voici maintenant l’hôpital à la fin de cette dixième journée.
Spoiler
(en bleu ciel, les pièces accessibles dès le début - En vert, les pièces débloquées dans les précédents chapitres - En jaune, les pièces débloquées au cours du chapitre)
Rez-de-chaussée
Premier étage
Deuxième étage
Rez-de-chaussée
Premier étage
Deuxième étage
Les progrès de l’équipe
A suivre...