Forum Discussion
Nathalie986
3 years agoSeasoned Ace
@Eljisim
Héhé ! Heureuse que tu aies apprécié le retour d’Odely. J’avoue que je me suis bien amusée à coller un texte sur le screen dont tu parles. Il aurait été dommage de le mettre de côté. :smirk:
Tu vas en savoir plus sur le talisman dans le chapitre d’aujourd’hui. :wink:
Concernant les vénusiens, j’avais mentionné dès le chapitre 8 leur alliance avec Tempérance, lorsqu’Amaël avait découvert le trident de Vénus (au tout début du chapitre, de mémoire). Tu seras privé de cookies, pour avoir oublié ce détail. :naughty: (Quoi ? ce n’est pas moi qui distribue les cookies ?!! :tired_face: )
Odely n’a pas d’âme mais elle a le sens du devoir et de la loyauté. Et surtout, son équipe compte beaucoup pour elle. :love: Elle ne les sacrifierait pas.
Il se pourrait bien que Tempérance ait un lien avec Hilda... :blush: il sera abordé un peu plus tard mais tu as raison, on peut parler de passif nébuleux.
La tension monte, effectivement. :grimace: Odely a clairement dit qu’elle n’avait plus rien à perdre, alors Tempérance n’a qu’à bien se tenir. :naughty:
Pour l’affrontement final j’ai quelques idées en tête, alors tout dépendra de la tournure que prendra mon récit. J’ai déjà la trame mais, lorsque j’écris, il m’arrive parfois de la détourner, donc, rien n’est encore sûr. Mais Odely hait tellement Tempérance, que ce serait lui rendre justice. :relieved:
Je suis désolée, Elji, mais Ancelin ne ressent plus rien envers Odely. Il observe, c’est tout. :cry:
Merci pour les failles mais je n’ai rien fait de spécial. Elles apparaissent après les attaques de bombes de lave. C’est donc le jeu qui les fait apparaitre (mais elles ne restent pas). Je me suis donc dit que j’allais les exploiter pour l’histoire. Elles viennent bien d’Îles Paradisiaques, et je pense que oui, on doit pouvoir les trouver dans le débogage. :smile:
@oiseaudelune
Ça me fait plaisir de te voir si heureuse de retrouver Ancelin et Odely. :smiley:
Ancelin n’est pas au mieux de sa forme, c’est vrai. Il ne ressent plus rien, que nenni ! ça me fait d’ailleurs de la peine, à moi aussi. :bawling:
Je te le confirme : Odely a plus d’humanité que Carmilla Devaillancourt ! Et j’ai bien constaté que tu ne pensais pas à elle ! :mrgreen:
J’ai voulu garder Bone Hilda, telle qu’elle était et lui donner une histoire, assez tragique tout de même, mais une histoire quand même. Je suis contente que cela te plaise. :blush:
Tu vas connaître la suite de l’histoire des vénusiens dans le chapitre d’aujourd’hui. J’espère que ton vœu sera réalisé. :wink:
Merci pour ton petit message de fin, très chaleureux. :kissing_heart:
@Ellandan
Odely ne chôme jamais, c’est une vampire ! :mrgreen:
Rendre son âme à Ancelin est un peu compliqué, en effet. Tu vas en savoir plus dans le chapitre qui suit. :blush:
@Arcaluce
Merci beaucoup pour ton gentil mot. :kissing_heart:
On y croit, ou on y croit pas, mais le hasard fait souvent bien les choses ; et une chose est sûre, je suis heureuse d’avoir repris l’histoire avec Odely. :love:
Ne sois pas impressionnée par ce que j’arrive à faire en une seule journée.
Nettoyer, bricoler ou jardiner sont des tâches qu’il faut faire et prennent du temps, tout comme invoquer Bone Hilda qui n’a pas voulu se montrer tout de suite, la coquine ! :confused:
Par contre, pour les conversations, ça me prend moins de temps. Je réunis mes personnages à l’aide du « former un groupe », je prends quelques screens, et je passe la suite etc. selon les besoins de l’histoire, sinon, ce ne serait pas possible d’accomplir les tâches et de créer une intrigue en même temps. Pour Guidry, Bone, Hilda ou Tempérance, je les laisse venir ou partir à leur guise. Ils ne sont jamais inclus dans les groupes. Voilà, tu sais tout :blush:
Ceci dit, Odely est une vampire super puissante, alors, elle peut en faire des choses en une journée ! :innocent:
Non, personne n’est prêt à un sacrifice humain... Alors sera-t-il nécessaire ou pas ? Nous allons le découvrir dans le chapitre du jour, et tu sauras, à ce moment-là, si tu dois aller botter les miches de Tempérance, ou pas. :naughty:
Ah non ! C’est vrai que tu attends le plan de Odely, d’abord. Je crois que c’est plus prudent, en effet. :wink:
Je suis flattée que tu aimes mon univers mystique. L’hôpital de Oiseau de Lune m’inspire. :love:
Et maintenant la suite...
J’avais entendu sa voix alors que j’étais dans un demi-sommeil, bien lové au fond de mon lit. Elle devenait de plus en plus insistante, et je finis par ouvrir un œil, à contre cœur, m’extirpant de mes draps douillets.
La suite, juste en dessous... :smile:
Héhé ! Heureuse que tu aies apprécié le retour d’Odely. J’avoue que je me suis bien amusée à coller un texte sur le screen dont tu parles. Il aurait été dommage de le mettre de côté. :smirk:
Tu vas en savoir plus sur le talisman dans le chapitre d’aujourd’hui. :wink:
Concernant les vénusiens, j’avais mentionné dès le chapitre 8 leur alliance avec Tempérance, lorsqu’Amaël avait découvert le trident de Vénus (au tout début du chapitre, de mémoire). Tu seras privé de cookies, pour avoir oublié ce détail. :naughty: (Quoi ? ce n’est pas moi qui distribue les cookies ?!! :tired_face: )
Odely n’a pas d’âme mais elle a le sens du devoir et de la loyauté. Et surtout, son équipe compte beaucoup pour elle. :love: Elle ne les sacrifierait pas.
Il se pourrait bien que Tempérance ait un lien avec Hilda... :blush: il sera abordé un peu plus tard mais tu as raison, on peut parler de passif nébuleux.
Spoiler
:wink:
La tension monte, effectivement. :grimace: Odely a clairement dit qu’elle n’avait plus rien à perdre, alors Tempérance n’a qu’à bien se tenir. :naughty:
Pour l’affrontement final j’ai quelques idées en tête, alors tout dépendra de la tournure que prendra mon récit. J’ai déjà la trame mais, lorsque j’écris, il m’arrive parfois de la détourner, donc, rien n’est encore sûr. Mais Odely hait tellement Tempérance, que ce serait lui rendre justice. :relieved:
Je suis désolée, Elji, mais Ancelin ne ressent plus rien envers Odely. Il observe, c’est tout. :cry:
Merci pour les failles mais je n’ai rien fait de spécial. Elles apparaissent après les attaques de bombes de lave. C’est donc le jeu qui les fait apparaitre (mais elles ne restent pas). Je me suis donc dit que j’allais les exploiter pour l’histoire. Elles viennent bien d’Îles Paradisiaques, et je pense que oui, on doit pouvoir les trouver dans le débogage. :smile:
@oiseaudelune
Ça me fait plaisir de te voir si heureuse de retrouver Ancelin et Odely. :smiley:
Ancelin n’est pas au mieux de sa forme, c’est vrai. Il ne ressent plus rien, que nenni ! ça me fait d’ailleurs de la peine, à moi aussi. :bawling:
Je te le confirme : Odely a plus d’humanité que Carmilla Devaillancourt ! Et j’ai bien constaté que tu ne pensais pas à elle ! :mrgreen:
J’ai voulu garder Bone Hilda, telle qu’elle était et lui donner une histoire, assez tragique tout de même, mais une histoire quand même. Je suis contente que cela te plaise. :blush:
Tu vas connaître la suite de l’histoire des vénusiens dans le chapitre d’aujourd’hui. J’espère que ton vœu sera réalisé. :wink:
Merci pour ton petit message de fin, très chaleureux. :kissing_heart:
@Ellandan
Odely ne chôme jamais, c’est une vampire ! :mrgreen:
Rendre son âme à Ancelin est un peu compliqué, en effet. Tu vas en savoir plus dans le chapitre qui suit. :blush:
@Arcaluce
Merci beaucoup pour ton gentil mot. :kissing_heart:
On y croit, ou on y croit pas, mais le hasard fait souvent bien les choses ; et une chose est sûre, je suis heureuse d’avoir repris l’histoire avec Odely. :love:
Ne sois pas impressionnée par ce que j’arrive à faire en une seule journée.
Nettoyer, bricoler ou jardiner sont des tâches qu’il faut faire et prennent du temps, tout comme invoquer Bone Hilda qui n’a pas voulu se montrer tout de suite, la coquine ! :confused:
Par contre, pour les conversations, ça me prend moins de temps. Je réunis mes personnages à l’aide du « former un groupe », je prends quelques screens, et je passe la suite etc. selon les besoins de l’histoire, sinon, ce ne serait pas possible d’accomplir les tâches et de créer une intrigue en même temps. Pour Guidry, Bone, Hilda ou Tempérance, je les laisse venir ou partir à leur guise. Ils ne sont jamais inclus dans les groupes. Voilà, tu sais tout :blush:
Ceci dit, Odely est une vampire super puissante, alors, elle peut en faire des choses en une journée ! :innocent:
Non, personne n’est prêt à un sacrifice humain... Alors sera-t-il nécessaire ou pas ? Nous allons le découvrir dans le chapitre du jour, et tu sauras, à ce moment-là, si tu dois aller botter les miches de Tempérance, ou pas. :naughty:
Ah non ! C’est vrai que tu attends le plan de Odely, d’abord. Je crois que c’est plus prudent, en effet. :wink:
Je suis flattée que tu aimes mon univers mystique. L’hôpital de Oiseau de Lune m’inspire. :love:
Et maintenant la suite...
*** *** *** *** *** *** ***
J’avais entendu sa voix alors que j’étais dans un demi-sommeil, bien lové au fond de mon lit. Elle devenait de plus en plus insistante, et je finis par ouvrir un œil, à contre cœur, m’extirpant de mes draps douillets.
Spoiler
Je m’assis au bord du lit et tachai de faire mon plus beau sourire à ma visiteuse matinale, alors que j’étais encore à moitié endormi.
- Salut Odely ! Quelle bonne surprise de te voir. Qu’est-ce qui t’amène ?
- Tu as dit que tu savais peut-être où se trouvait ce talisman, le diamant bleu...
C’était donc ça ! Elle avait changé d’avis depuis la veille au soir. Je me demandais bien pourquoi. Elle était pourtant déterminée à ne rien entendre.
- Alors ? Tu sais où il est ?
- Oui. Je pense que c’est Fantine qui l’a.
- Fantine ?
- C’est son père qui le lui a offert. Elle ne connait pas les propriétés magiques du diamant bleu, mais c’est elle qui l’a, oui. Je l’ai aperçu à son cou lors de notre soirée déguisée. Il est monté sur un joli collier mais c’est le talisman, ça ne fait aucun doute.
- Très bien, c’est une bonne nouvelle. Tu vas venir avec moi, nous allons lui expliquer la situation et elle nous remettra ce diamant bleu.
- J’espère. C’est un bijou de famille. Il a une valeur sentimentale pour elle.
- Il contient l’âme de la déesse, alors habille-toi, et suis-moi.
Quand elle voulait quelque chose, Odely ne s’embarrassait jamais de fioritures. Elle resta assise quelques secondes à me regarder puis me lança :
- Alors ? Pourquoi tu n’es pas encore habillé ?
- Et si tu sortais de ma chambre, avant ?
Quand je dis qu’elle ne s’embarrasse jamais de fioritures... Elle pénétra dans la chambre de nos amis sans même prendre la peine de frapper, mais finalement, ce fut elle qui sembla la plus gênée, alors que je trouvais la situation cocasse.
Evidemment, Amaël et Fantine n’avaient pas le même ressenti que nous et s’extirpèrent très rapidement de leur lit, en prenant soin de se couvrir.
Odely s’excusa platement puis demanda à Fantine de nous rejoindre à la cuisine.
Elle avait servi du café et sortit une brioche qu’elle avait elle-même préparé, la veille. Elle me laissa le soin d’exposer à Fantine la raison de notre intrusion dans son intimité.
Notre amie écouta attentivement, mais ses yeux s’écarquillèrent davantage à mesure que j’avançais dans mes explications.
- Mon père serait un sorcier ? C’est peu probable, je t’assure. Je ne l’ai jamais vu pratiquer la magie. Tu te trompes forcément de collier.
- Ecoute... Je sais que ça peut te paraître bizarre, mais celui qui a créé ce talisman s’appelait Eliott O’Connor. Et tu t’appelles Connor... Le O s’est peut-être perdu avec le temps, mais je ne pense pas que ce soit une coïncidence. Sa lignée de sorcier a pu s’éteindre si Eliott a épousé une humaine...
Fantine avait failli s’étouffer avec sa brioche.
- Eliott était le prénom de mon arrière-grand-père...
- C’est une bonne nouvelle, ça, lui répondit Odely. Au moins, nous sommes sûrs de ne pas nous être trompés.
- Mais c’est délirant ! J’ai ce bijou depuis toute petite, et je ne savais même pas que je trimballais une déesse avec moi, depuis tout ce temps!
Heureusement que je ne me suis pas débarrassée du collier.
- Es-tu d’accord pour nous le remettre ? lui demanda doucement Odely. Tu es consciente qu’il est important que nous libérions la déesse Aurora ?
- Oui... Mais cette pierre est très chère à mon cœur. Elle me vient de mon père... Pourriez-vous m’assurer qu’elle ne sera pas détruite lorsque la magie permettra à Aurora d’en sortir ?
- Non, on ne peut pas te garantir une chose pareille.
J’avais décidé de ne pas lui mentir. Moi-même j’ignorais si la pierre resterait intacte après la libération de la déesse, la récupération de l’âme d’Ancelin, et la libération de celle-ci. La pierre allait devoir transiter par les Enfers, alors, je n’avais aucune idée de ce qui pourrait lui arriver.
J’exprimai donc mes craintes à Fantine, afin qu’elle sache qu’il était du domaine du possible, que le diamant bleu soit détruit.
- J’ai bon espoir, quand même, conclus-je, pour que le talisman ait été créé avec un sort puissant. Il doit protéger l’âme des dieux. Je ne l’imagine donc pas se briser à la première contrariété.
Faisant fi de ses inquiétudes, Fantine finit par accepter de nous remettre son précieux diamant bleu, en nous faisant promettre, toutefois, d’en prendre grand soin. Puis elle termina son café et s’en alla le chercher.
Elle revint quelques minutes plus tard, et le déposa devant elle. Odely était impressionnée par la beauté et la pureté de la pierre.
- Tu l’as retirée de ton collier ? lui demandai-je.
- Ne t’en fais pas. Il s’y réemboîte parfaitement. Et je ne voulais pas prendre le risque de perdre aussi la chaîne.
- Bien, souffla Odely, maintenant que nous avons ce magnifique talisman, il ne nous reste plus qu’à trouver comment faire pour libérer Aurora. Qu’en dis-tu Audric ?
- Ça, j’en fais mon affaire. Je vais me faire aider par Doreen, mais c’est comme si c’était déjà fait.
- J’adore ce genre de réponse ! Bon je te laisse le diamant bleu. Doreen et toi, rejoignez-moi sur le parvis de l’hôpital. Fantine ira mettre les autres au courant de la situation. Et rendez-vous pour tout le monde à quinze heures, au kiosque. J’ai encore des choses à vous dire.
J’avais retrouvé Doreen, au frais, dans sa chambre, en train de faire du point de croix. Elle s’était découvert une passion pour cette activité depuis que nous étions enfermés ici et je dois admettre que ces œuvres étaient de plus en plus jolies.
Je lui fis un bref topo au sujet du talisman puis nous rendîmes ensemble devant l’hôpital où Odely nous attendait déjà.
Elle nous parla du plan d’action de Yoram pour détruire les vénusiens. Grâce à des notes qu’il lui avait laissées, elle savait comment faire pour armer l’antenne satellite qui se trouvait sur le toit de l’hôpital, et que notre ami avait achetée chez Juju la semaine dernière. L’antenne pourrait détecter tous les vaisseaux vénusiens à plusieurs années lumières de notre position, et s’orienterait d’elle-même pour tous les pulvériser. A condition de faire les bons réglages.
Seuls, Odely, Doreen et moi, étions en mesure de pouvoir effectuer ces manipulations aussi périlleuses que délicates ; Odely car elle pouvait accéder au toit, grâce à ses ailes de chauve-souris, et Doreen et moi, car nous pouvions y voler, grâce à nos balais magiques.
Odely décréta qu’elle irait seule car l’entreprise était beaucoup trop dangereuse.
- Elle l’est pour toi aussi, lui dis-je.
- Elle l’est moins. S’il y a court-circuit, vous mourrez électrocutés, alors que je risque seulement de griller un peu. Ça ne me fera pas de bien mais je m’en remettrai. Je suis immortelle.
- Dans ce cas, pourquoi tu nous as fait venir ?
- Je mets parfois un peu de temps à me remettre d’un choc mortel, alors si ce devait être le cas, je compte sur vous pour venir me chercher. Et ne touchez pas à cette antenne, c’est clair ?
- Très clair, mais promets-nous d’être prudente.
- C’est promis. Je peux y aller, maintenant ?
Doreen et moi acquiesçâmes d’un léger hochement de tête, et Odely déploya ses ailes jusqu’à devenir une petite chauve-souris.
Nous la vîmes prendre son envol, assurée. Elle nous avait dit avoir étudié scrupuleusement toutes les instructions de Yoram. Elle connaissait le schéma de cette antenne, presque par cœur.
Le « presque » nous faisait un peu peur, mais Odely ne faisant jamais les choses à moitié, nous imaginions aisément qu’elle avait envisagé toutes les possibilités.
Nous la vîmes arriver près du toit. Le satellite était tout proche.
La manœuvre dura un long moment. Nous avions du mal à voir ce qui se passait là-haut, et nous espérions qu’Odely n’était pas en difficultés. Nous avions chaud car la journée était caniculaire et, à tour de rôle, Doreen et moi allions remplir des bouteilles d’eau pour nous hydrater, pendant que l’autre surveillait le toit.
L’attente était interminable puis, soudain, nous aperçûmes un premier faisceau lumineux se diriger vers le ciel, et se perdre dans l’espace. Nous savions qu’il s’agissait d’une arme puissante dont la portée défiait tout ce que l’on connaissait sur notre planète, mais je ne pus m’empêcher de penser que le rayon était de toute beauté. Un deuxième lui fit écho quelques minutes plus tard, après que l’antenne ait modifié son orientation.
Un troisième faisceau, se dirigeant juste au-dessus de l’hôpital, se matérialisa une bonne dizaines de minutes après les deux premiers, nous laissant pantois face à la belle explosion qui s’ensuivit : le vaisseau qui venait de sauter devait avoir un diamètre trois fois supérieur à la surface du terrain de notre demeure, et il n’était pas très loin de nous. Il ne faisait aucun doute que c’est celui-ci qui nous avait attaqué ces derniers temps.
Odely redescendit une demi-heure après l’explosion, car elle avait voulu s’assurer que notre offensive envers l’ennemi était belle et bien terminée.
Nous étions soulagés de la revoir en pleine forme.
- Alors, qu’est-ce que vous en dites ? nous demanda-t-elle en souriant de toutes ses canines.
- Epoustouflant ! lui répondis-je sur le même ton. D’ici, on a assisté à un beau brasier. Tu as assuré !
A quinze heures tapantes, nous étions au rendez-vous pour le débriefing prévu par notre cheffe. Nous arrivâmes au kiosque, alors qu’Amaël et Fantine débattaient encore de l’explosion qui avait eu lieu au-dessus de leurs têtes et dont ils ignoraient la provenance.
Je me sentis revivre, à l’ombre de la tonnelle, même si nous n’avions pas beaucoup d’air, mais j’étais bien loin de l’atmosphère étouffante, et du cagnard, que j’avais dû supporter pendant plusieurs heures.
Odely expliqua ce qui venait de se produire, assurant à nos amis que les vaisseaux vénusiens avaient été détruits. Nous n’aurions plus à subir d’attaques de leur part, et Tempérance se trouvait, à présent, démunie de ses alliés extraterrestres.
Trois vaisseaux avaient été détruits mais nous n’avions pu observer, à l’œil nu, que la destruction de l’un d’entre eux, qui était en orbite au-dessus de nous. Nous n’avions plus aucune chance d’être pris à parti par cette race malfaisante car, avant qu’ils ne se rendent compte que leurs vaisseaux ne croisaient plus dans notre espace, il s’écoulerait un temps amplement suffisant pour que nous réglions les problèmes de cet endroit. Et, dans le meilleur des cas, les vénusiens comprendraient qu’il valait mieux pour eux ne plus envahir l’espace de la planète Sim.
Fantine et Amaël étaient ravis de cette bonne nouvelle.
Odely poursuivit ensuite son discours en mentionnant le talisman. Fantine avait mis au courant Amaël à propos de la discussion que nous avions eue le matin même mais, ce que nous apprenions tous, c’est que, pour sauver l’âme d’Ancelin, un humain devrait être sacrifié.
Odely ne savait pas encore comment cela devait se passer car, seule la Déesse Aurora serait en mesure d’apporter des réponses et une solution mais, ce dont elle était certaine, c’est que si, Amaël ou Fantine, les seuls humains présents dans l’aventure, faisaient le choix de sauver l’âme d’Ancelin, l’issue serait probablement fatale.
- Nous sommes amis depuis longtemps, Fantine.., et toi, Amaël, même si je te connais depuis peu, tu fais partie de l’équipe et je ne te veux aucun mal, dit-elle à nos amis humains. Jamais je ne vous obligerai à faire quelque chose qui mettra vos vies en danger, c’est pourquoi j’ai imaginé une sorte de "sortie de secours".
Elle se tourna vers moi.
- Vous, les sorciers, vous êtes certainement suffisamment puissants pour ramener à la vie un être humain. Vos pouvoirs sont immenses, et j’espère pouvoir compter sur vous.
Mon regard croisa celui de Doreen. Nous savions que nous pouvions faire quelque chose. Nous connaissions les sorts et les potions mais, aucun d’entre nous ne s’était réellement exercé à une telle magie. La pression était énorme.
Doreen ne semblait pas vouloir prendre le risque :
- Nous parlons de magie noire, Audric, de ramener quelqu’un à la vie, et tu le sais aussi sûrement que moi, cette magie n’est pas sans conséquence. Tu dois tout de suite oublier cette idée.
Je n’avais pas la même opinion qu’elle, et cela me navra :
- Je ne peux pas, je suis désolé. Si Fantine ou Amaël décident d’accepter, je ferai tout pour les ramener à la vie, peu importe le prix à payer.
Doreen me regarda un instant sans rien dire. Je pouvais lire de la tristesse dans ses yeux et, lorsqu’elle me répondit, ses mots furent sans appel :
- Comme tu veux. Mais tu devras te passer de moi.
Amaël et Fantine s’étaient rapprochés l’un de l’autre. Leurs regards plongeaient, l’un dans l’autre, désespérés. Ils ne savaient pas quoi penser de ce plan périlleux.
Odely donna congé à tout le monde et nous donna un ultimatum de vingt-quatre heures.
- Nous n’avons malheureusement pas beaucoup de temps pour nous décider, s’excusa-t-elle en s’adressant aux deux personnes concernées. Alors, demain, votre réponse sera oui ou non. Il n’y aura pas de mauvaise réponse, et je n’en voudrai à personne du choix qu’il aura fait. D’ici là, je vous souhaite à tous une bonne réflexion.
Après avoir effectué les corvées du jour, je me lançai, pour la première fois, dans la préparation d’une potion de résurrection. La recette était complexe, et il m’avait fallu soudoyer Juju pour qu’il m’obtienne les ingrédients nécessaires à son élaboration, aussi rares qu’onéreux.
Fantine vint se joindre à moi quelques minutes plus tard :
- Je tenais à te remercier. C’est cool de savoir que tu seras là pour me ramener, si je choisis d’accepter la mission.
- C’est normal. Il faut bien que mes pouvoirs servent à quelque chose, non ?
J’essayai de prendre un ton léger pour la rassurer, mais je n’avais aucune idée du résultat final de cette potion. J’en avais trouvé la recette dans l’un des grimoires de mes ancêtres mais, même si lui l’avait déjà éprouvée, j’étais anxieux à l’idée de la tester sur Fantine ou Amaël.
- Tu sais que c’est risqué, quand même ? Tu vas devoir mourir pour récupérer l’âme d’Ancelin aux Enfers. On ne sait même pas comment on va pouvoir faire ça...
- Hilda a dit qu’Aurora nous expliquerait la marche à suivre. On ne pourra être mieux guidés que par une déesse toute puissante et immortelle, tu ne crois pas.
Je l’espérais de tout mon cœur...
- Si, j’ai confiance en Hilda. En tous cas, j’ai hâte de savoir comment elle compte procéder pour qu’Amaël, ou toi, vous rendiez au Pandemonium. Lorsque j’aurai cette information, il me sera plus facile d’ajuster mon sort de résurrection.
- Tu vas aussi utiliser un sort, en plus de la potion ?
- Deux précautions valent mieux qu’une. On en saura plus ce soir, lorsqu’on aura libéré Aurora.
A la nuit tombée, j’avais terminé mon breuvage. Je m’empressai de le mettre en flacons, avant de rejoindre les autres dans le hall.
- Salut Odely ! Quelle bonne surprise de te voir. Qu’est-ce qui t’amène ?
- Tu as dit que tu savais peut-être où se trouvait ce talisman, le diamant bleu...
C’était donc ça ! Elle avait changé d’avis depuis la veille au soir. Je me demandais bien pourquoi. Elle était pourtant déterminée à ne rien entendre.
- Alors ? Tu sais où il est ?
- Oui. Je pense que c’est Fantine qui l’a.
- Fantine ?
- C’est son père qui le lui a offert. Elle ne connait pas les propriétés magiques du diamant bleu, mais c’est elle qui l’a, oui. Je l’ai aperçu à son cou lors de notre soirée déguisée. Il est monté sur un joli collier mais c’est le talisman, ça ne fait aucun doute.
- Très bien, c’est une bonne nouvelle. Tu vas venir avec moi, nous allons lui expliquer la situation et elle nous remettra ce diamant bleu.
- J’espère. C’est un bijou de famille. Il a une valeur sentimentale pour elle.
- Il contient l’âme de la déesse, alors habille-toi, et suis-moi.
Quand elle voulait quelque chose, Odely ne s’embarrassait jamais de fioritures. Elle resta assise quelques secondes à me regarder puis me lança :
- Alors ? Pourquoi tu n’es pas encore habillé ?
- Et si tu sortais de ma chambre, avant ?
Quand je dis qu’elle ne s’embarrasse jamais de fioritures... Elle pénétra dans la chambre de nos amis sans même prendre la peine de frapper, mais finalement, ce fut elle qui sembla la plus gênée, alors que je trouvais la situation cocasse.
Evidemment, Amaël et Fantine n’avaient pas le même ressenti que nous et s’extirpèrent très rapidement de leur lit, en prenant soin de se couvrir.
Odely s’excusa platement puis demanda à Fantine de nous rejoindre à la cuisine.
Elle avait servi du café et sortit une brioche qu’elle avait elle-même préparé, la veille. Elle me laissa le soin d’exposer à Fantine la raison de notre intrusion dans son intimité.
Notre amie écouta attentivement, mais ses yeux s’écarquillèrent davantage à mesure que j’avançais dans mes explications.
- Mon père serait un sorcier ? C’est peu probable, je t’assure. Je ne l’ai jamais vu pratiquer la magie. Tu te trompes forcément de collier.
- Ecoute... Je sais que ça peut te paraître bizarre, mais celui qui a créé ce talisman s’appelait Eliott O’Connor. Et tu t’appelles Connor... Le O s’est peut-être perdu avec le temps, mais je ne pense pas que ce soit une coïncidence. Sa lignée de sorcier a pu s’éteindre si Eliott a épousé une humaine...
Fantine avait failli s’étouffer avec sa brioche.
- Eliott était le prénom de mon arrière-grand-père...
- C’est une bonne nouvelle, ça, lui répondit Odely. Au moins, nous sommes sûrs de ne pas nous être trompés.
- Mais c’est délirant ! J’ai ce bijou depuis toute petite, et je ne savais même pas que je trimballais une déesse avec moi, depuis tout ce temps!
Heureusement que je ne me suis pas débarrassée du collier.
- Es-tu d’accord pour nous le remettre ? lui demanda doucement Odely. Tu es consciente qu’il est important que nous libérions la déesse Aurora ?
- Oui... Mais cette pierre est très chère à mon cœur. Elle me vient de mon père... Pourriez-vous m’assurer qu’elle ne sera pas détruite lorsque la magie permettra à Aurora d’en sortir ?
- Non, on ne peut pas te garantir une chose pareille.
J’avais décidé de ne pas lui mentir. Moi-même j’ignorais si la pierre resterait intacte après la libération de la déesse, la récupération de l’âme d’Ancelin, et la libération de celle-ci. La pierre allait devoir transiter par les Enfers, alors, je n’avais aucune idée de ce qui pourrait lui arriver.
J’exprimai donc mes craintes à Fantine, afin qu’elle sache qu’il était du domaine du possible, que le diamant bleu soit détruit.
- J’ai bon espoir, quand même, conclus-je, pour que le talisman ait été créé avec un sort puissant. Il doit protéger l’âme des dieux. Je ne l’imagine donc pas se briser à la première contrariété.
Faisant fi de ses inquiétudes, Fantine finit par accepter de nous remettre son précieux diamant bleu, en nous faisant promettre, toutefois, d’en prendre grand soin. Puis elle termina son café et s’en alla le chercher.
Elle revint quelques minutes plus tard, et le déposa devant elle. Odely était impressionnée par la beauté et la pureté de la pierre.
- Tu l’as retirée de ton collier ? lui demandai-je.
- Ne t’en fais pas. Il s’y réemboîte parfaitement. Et je ne voulais pas prendre le risque de perdre aussi la chaîne.
- Bien, souffla Odely, maintenant que nous avons ce magnifique talisman, il ne nous reste plus qu’à trouver comment faire pour libérer Aurora. Qu’en dis-tu Audric ?
- Ça, j’en fais mon affaire. Je vais me faire aider par Doreen, mais c’est comme si c’était déjà fait.
- J’adore ce genre de réponse ! Bon je te laisse le diamant bleu. Doreen et toi, rejoignez-moi sur le parvis de l’hôpital. Fantine ira mettre les autres au courant de la situation. Et rendez-vous pour tout le monde à quinze heures, au kiosque. J’ai encore des choses à vous dire.
J’avais retrouvé Doreen, au frais, dans sa chambre, en train de faire du point de croix. Elle s’était découvert une passion pour cette activité depuis que nous étions enfermés ici et je dois admettre que ces œuvres étaient de plus en plus jolies.
Je lui fis un bref topo au sujet du talisman puis nous rendîmes ensemble devant l’hôpital où Odely nous attendait déjà.
Elle nous parla du plan d’action de Yoram pour détruire les vénusiens. Grâce à des notes qu’il lui avait laissées, elle savait comment faire pour armer l’antenne satellite qui se trouvait sur le toit de l’hôpital, et que notre ami avait achetée chez Juju la semaine dernière. L’antenne pourrait détecter tous les vaisseaux vénusiens à plusieurs années lumières de notre position, et s’orienterait d’elle-même pour tous les pulvériser. A condition de faire les bons réglages.
Seuls, Odely, Doreen et moi, étions en mesure de pouvoir effectuer ces manipulations aussi périlleuses que délicates ; Odely car elle pouvait accéder au toit, grâce à ses ailes de chauve-souris, et Doreen et moi, car nous pouvions y voler, grâce à nos balais magiques.
Odely décréta qu’elle irait seule car l’entreprise était beaucoup trop dangereuse.
- Elle l’est pour toi aussi, lui dis-je.
- Elle l’est moins. S’il y a court-circuit, vous mourrez électrocutés, alors que je risque seulement de griller un peu. Ça ne me fera pas de bien mais je m’en remettrai. Je suis immortelle.
- Dans ce cas, pourquoi tu nous as fait venir ?
- Je mets parfois un peu de temps à me remettre d’un choc mortel, alors si ce devait être le cas, je compte sur vous pour venir me chercher. Et ne touchez pas à cette antenne, c’est clair ?
- Très clair, mais promets-nous d’être prudente.
- C’est promis. Je peux y aller, maintenant ?
Doreen et moi acquiesçâmes d’un léger hochement de tête, et Odely déploya ses ailes jusqu’à devenir une petite chauve-souris.
Nous la vîmes prendre son envol, assurée. Elle nous avait dit avoir étudié scrupuleusement toutes les instructions de Yoram. Elle connaissait le schéma de cette antenne, presque par cœur.
Le « presque » nous faisait un peu peur, mais Odely ne faisant jamais les choses à moitié, nous imaginions aisément qu’elle avait envisagé toutes les possibilités.
Nous la vîmes arriver près du toit. Le satellite était tout proche.
La manœuvre dura un long moment. Nous avions du mal à voir ce qui se passait là-haut, et nous espérions qu’Odely n’était pas en difficultés. Nous avions chaud car la journée était caniculaire et, à tour de rôle, Doreen et moi allions remplir des bouteilles d’eau pour nous hydrater, pendant que l’autre surveillait le toit.
L’attente était interminable puis, soudain, nous aperçûmes un premier faisceau lumineux se diriger vers le ciel, et se perdre dans l’espace. Nous savions qu’il s’agissait d’une arme puissante dont la portée défiait tout ce que l’on connaissait sur notre planète, mais je ne pus m’empêcher de penser que le rayon était de toute beauté. Un deuxième lui fit écho quelques minutes plus tard, après que l’antenne ait modifié son orientation.
Un troisième faisceau, se dirigeant juste au-dessus de l’hôpital, se matérialisa une bonne dizaines de minutes après les deux premiers, nous laissant pantois face à la belle explosion qui s’ensuivit : le vaisseau qui venait de sauter devait avoir un diamètre trois fois supérieur à la surface du terrain de notre demeure, et il n’était pas très loin de nous. Il ne faisait aucun doute que c’est celui-ci qui nous avait attaqué ces derniers temps.
Odely redescendit une demi-heure après l’explosion, car elle avait voulu s’assurer que notre offensive envers l’ennemi était belle et bien terminée.
Nous étions soulagés de la revoir en pleine forme.
- Alors, qu’est-ce que vous en dites ? nous demanda-t-elle en souriant de toutes ses canines.
- Epoustouflant ! lui répondis-je sur le même ton. D’ici, on a assisté à un beau brasier. Tu as assuré !
A quinze heures tapantes, nous étions au rendez-vous pour le débriefing prévu par notre cheffe. Nous arrivâmes au kiosque, alors qu’Amaël et Fantine débattaient encore de l’explosion qui avait eu lieu au-dessus de leurs têtes et dont ils ignoraient la provenance.
Je me sentis revivre, à l’ombre de la tonnelle, même si nous n’avions pas beaucoup d’air, mais j’étais bien loin de l’atmosphère étouffante, et du cagnard, que j’avais dû supporter pendant plusieurs heures.
Odely expliqua ce qui venait de se produire, assurant à nos amis que les vaisseaux vénusiens avaient été détruits. Nous n’aurions plus à subir d’attaques de leur part, et Tempérance se trouvait, à présent, démunie de ses alliés extraterrestres.
Trois vaisseaux avaient été détruits mais nous n’avions pu observer, à l’œil nu, que la destruction de l’un d’entre eux, qui était en orbite au-dessus de nous. Nous n’avions plus aucune chance d’être pris à parti par cette race malfaisante car, avant qu’ils ne se rendent compte que leurs vaisseaux ne croisaient plus dans notre espace, il s’écoulerait un temps amplement suffisant pour que nous réglions les problèmes de cet endroit. Et, dans le meilleur des cas, les vénusiens comprendraient qu’il valait mieux pour eux ne plus envahir l’espace de la planète Sim.
Fantine et Amaël étaient ravis de cette bonne nouvelle.
Odely poursuivit ensuite son discours en mentionnant le talisman. Fantine avait mis au courant Amaël à propos de la discussion que nous avions eue le matin même mais, ce que nous apprenions tous, c’est que, pour sauver l’âme d’Ancelin, un humain devrait être sacrifié.
Odely ne savait pas encore comment cela devait se passer car, seule la Déesse Aurora serait en mesure d’apporter des réponses et une solution mais, ce dont elle était certaine, c’est que si, Amaël ou Fantine, les seuls humains présents dans l’aventure, faisaient le choix de sauver l’âme d’Ancelin, l’issue serait probablement fatale.
- Nous sommes amis depuis longtemps, Fantine.., et toi, Amaël, même si je te connais depuis peu, tu fais partie de l’équipe et je ne te veux aucun mal, dit-elle à nos amis humains. Jamais je ne vous obligerai à faire quelque chose qui mettra vos vies en danger, c’est pourquoi j’ai imaginé une sorte de "sortie de secours".
Elle se tourna vers moi.
- Vous, les sorciers, vous êtes certainement suffisamment puissants pour ramener à la vie un être humain. Vos pouvoirs sont immenses, et j’espère pouvoir compter sur vous.
Mon regard croisa celui de Doreen. Nous savions que nous pouvions faire quelque chose. Nous connaissions les sorts et les potions mais, aucun d’entre nous ne s’était réellement exercé à une telle magie. La pression était énorme.
Doreen ne semblait pas vouloir prendre le risque :
- Nous parlons de magie noire, Audric, de ramener quelqu’un à la vie, et tu le sais aussi sûrement que moi, cette magie n’est pas sans conséquence. Tu dois tout de suite oublier cette idée.
Je n’avais pas la même opinion qu’elle, et cela me navra :
- Je ne peux pas, je suis désolé. Si Fantine ou Amaël décident d’accepter, je ferai tout pour les ramener à la vie, peu importe le prix à payer.
Doreen me regarda un instant sans rien dire. Je pouvais lire de la tristesse dans ses yeux et, lorsqu’elle me répondit, ses mots furent sans appel :
- Comme tu veux. Mais tu devras te passer de moi.
Amaël et Fantine s’étaient rapprochés l’un de l’autre. Leurs regards plongeaient, l’un dans l’autre, désespérés. Ils ne savaient pas quoi penser de ce plan périlleux.
Odely donna congé à tout le monde et nous donna un ultimatum de vingt-quatre heures.
- Nous n’avons malheureusement pas beaucoup de temps pour nous décider, s’excusa-t-elle en s’adressant aux deux personnes concernées. Alors, demain, votre réponse sera oui ou non. Il n’y aura pas de mauvaise réponse, et je n’en voudrai à personne du choix qu’il aura fait. D’ici là, je vous souhaite à tous une bonne réflexion.
Après avoir effectué les corvées du jour, je me lançai, pour la première fois, dans la préparation d’une potion de résurrection. La recette était complexe, et il m’avait fallu soudoyer Juju pour qu’il m’obtienne les ingrédients nécessaires à son élaboration, aussi rares qu’onéreux.
Fantine vint se joindre à moi quelques minutes plus tard :
- Je tenais à te remercier. C’est cool de savoir que tu seras là pour me ramener, si je choisis d’accepter la mission.
- C’est normal. Il faut bien que mes pouvoirs servent à quelque chose, non ?
J’essayai de prendre un ton léger pour la rassurer, mais je n’avais aucune idée du résultat final de cette potion. J’en avais trouvé la recette dans l’un des grimoires de mes ancêtres mais, même si lui l’avait déjà éprouvée, j’étais anxieux à l’idée de la tester sur Fantine ou Amaël.
- Tu sais que c’est risqué, quand même ? Tu vas devoir mourir pour récupérer l’âme d’Ancelin aux Enfers. On ne sait même pas comment on va pouvoir faire ça...
- Hilda a dit qu’Aurora nous expliquerait la marche à suivre. On ne pourra être mieux guidés que par une déesse toute puissante et immortelle, tu ne crois pas.
Je l’espérais de tout mon cœur...
- Si, j’ai confiance en Hilda. En tous cas, j’ai hâte de savoir comment elle compte procéder pour qu’Amaël, ou toi, vous rendiez au Pandemonium. Lorsque j’aurai cette information, il me sera plus facile d’ajuster mon sort de résurrection.
- Tu vas aussi utiliser un sort, en plus de la potion ?
- Deux précautions valent mieux qu’une. On en saura plus ce soir, lorsqu’on aura libéré Aurora.
A la nuit tombée, j’avais terminé mon breuvage. Je m’empressai de le mettre en flacons, avant de rejoindre les autres dans le hall.
La suite, juste en dessous... :smile: