Forum Discussion
Nathalie986
4 years agoSeasoned Ace
@MiniLazy
Effectivement, c’est très facile de dire « je me contrôle » et de perdre justement le contrôle ! Pas cool de la part de Quentin. :# Michèle est tiraillée entre deux choix possibles ? Mais va-t-elle faire le bon ? :|
@Elinoee
C’est certain que « va-t’en » est un joli mot de fin mais l’histoire n’est pas encore finie... :# Je t’approuve lorsque tu dis qu’au moins Maxime n’aura rien su de ce que vivait Michèle. :|
Je ne ferai aucun commentaire sur le personnage de Quentin puisque c’est moi qui l’ai créé. Oh mais si, après tout ! C’est vrai qu’il est ignoble ! berk et re-berk ! :s
Ton « sauf que » n’est pas faux : Michèle doit se marier deux fois... Alors... que va-t-il se passer ? Tout cela est bien cruel pour elle. :cry:
Tu ne la vois pas interrompre sa grossesse... Je te laisse découvrir la suite... ;)
Le problème dans les sims est que la grossesse se voit très rapidement...
La tenue de Michèle n’est pas super top, je te l’accorde. :)
@Eljisim
Bien sûr que c’est un peu beaucoup la faute de Quentin... mais que veux-tu ? Tu l’as dit, Michèle est aveuglée par son amour pour Quentin. Elle a un petit voile devant les yeux qui l’empêche de voir la réalité... :open_mouth:
Je suis pas sûre qu’elle ait pris conscience de certaines choses à la fin du chapitre mais, ce qui est sûr, c’est qu’elle ne voulait pas voir Quentin à ce moment-là. :cry:
Alors toi aussi tu penses que Michèle va garder le bébé ? On va voir si la suite te donne raison ou non. :wink:
Mais tu dis aussi que rien n’empêche qu’elle se marie avec Quentin. Je suis d’accord. Mais quid du bébé dans ce cas ? :grimace:
Pas de NSBC pour moi mais Quentin aurait été parfait le rôle, c’est certain. :joy:
@Portocongo7 Merci :kiss:
Et maintenant la suite...
Après le départ de la Faucheuse, j’appelai mes frères, ma sœur et mon oncle Chris pour leur annoncer la triste nouvelle du décès de Papa.
Claire se jeta dans les bras de notre mère :
- Maman !
(Clémence) Vous êtes tous venus...
(Charles) Bien sûr Clémence.
- Mais pourquoi ? Pourquoi lui ? J’aurais dû partir avant !
- Ne dis pas ça, Maman. Je t’en prie...
- Mais comment je vais faire maintenant qu’il n’est plus là ?
- Tu n’es pas toute seule, on est tous là ! la rassura Claire
- Claire a raison, Clémence. Regarde autour de toi, confirma Charles.
- Je t’interdis de te laisser abattre ! Personne ne se laissera abattre dans cette famille ! poursuivit Claire.
Je m’étais approchée de Maman :
- C’est vrai. Nous sommes suffisamment nombreux pour nous aider les uns les autres. Nous surmonterons son départ tous ensemble.
- Hum...
(Clémence) Mais c’est tellement dur...
(Claire) On va s’en sortir, c’est vrai. Ça nous paraît impensable pour le moment mais on s’en sortira.
(Clémence) Et toi, Michèle ?
(Michèle) Ma petite Maman...
(Clémence) J’espère que cela ne va pas mettre ta grossesse en péril...
(Michèle) Je vais bien. Je t’assure.
Maman ignorait tout de l’ultimatum que m’avait posé Quentin et je ne comptais pas lui en parler pour le moment.
- Ce serait terrible s’il arrivait malheur au bébé !
- Maman ! Je t’ai dit que j’allais très bien !
- Votre père ne connaîtra même pas son quatrième petit enfant. C’est si triste...
- Mais il a eu une belle vie avec une grande famille ! lui dit son frère.
- C’est ce qu’il voulait Clémence ! Une grande famille unie. Il est mort heureux, crois-moi.
- C’est vrai. Ça j’en suis sûre. Merci Chris.
Olivier la serra contre lui :
- Tu vois, Clémence, tu as ton frère bien sûr, mais tous les enfants de Maxime sont là pour toi ! Tu es notre mère à tous, pas vrai Charles !
- Complètement !
- Nous t’aimons très fort Clémence.
Pendant ce temps, Claire et moi discutions de ma situation délicate :
- Je ne sais pas. Je n’ai pas encore pris de décision. Ce n’est pas facile tu sais.
- Il ne va pas falloir traîner pourtant...
Maman s’était jointe à nous et il fallut improviser :
- Une décision à propos de quoi Michèle ?
- Oh... Savoir si nous organisons le mariage ici ou chez Quentin. Mais ce n’est pas le moment d’en parler...
Je m’éclipsais, embarrassée, pour aller débarrasser les assiettes qui traînaient ici et là et surtout, pour me donner une contenance.
- Ici, bien sûr ! me lança Maman. C’est ici que cela doit se faire !
(Olivier) Que se passe-t-il ?
(Chris) Ta sœur se demande si elle doit organiser son mariage ici ou chez Quentin.
(Moi) Et j’ai dit aussi que ce n’était pas vraiment le moment d’en parler !
(Clémence) Ici, c’est évident ! Ton père ne l’aurait pas envisagé autrement !
(Olivier) Michèle a raison. Ce n’est pas le moment pour débattre sur le sujet
(Chris) Je suis d’accord.
(Moi) Merci Tonton. Merci Olivier !
Puis mon frère dut nous laisser :
- Il faut que je vous laisse. Nous avons veillé toute la nuit et j’aimerais rentrer prendre une douche avant d’aller au travail.
- Merci d’avoir été là, Olivier, le remercia Maman.
Claire et Charles étaient partis depuis un moment déjà lorsqu’Olivier s’en allât. Seul mon oncle Chris restât encore avec nous. C’est Maman qui lui demandât de partir :
- Chris, il serait peut-être temps que tu y ailles aussi. Je suis fatiguée et je voudrais m’allonger.
- Très bien sœurette ! Je t’appelle tout à l’heure.
- Et voilà. Tout le monde est parti... Nous sommes seules.
- Je serai encore plus seule lorsque tu partiras à ton tour, après ton mariage.
- Maman, je ne partirai jamais.
- Il te faudra bien suivre ton mari pourtant.
- Ou lui me suivre.
- Tu veux dire que tu serais prête à vivre ici, avec moi, avec Quentin et le bébé ?
La conversation devenait de plus en plus pénible pour moi mais je devais donner le change. Maman ne devait surtout pas soupçonner quoi que ce soit :
- Oui. C’est ce que je veux.
- Je suis si heureuse, tu ne peux pas savoir ! Je ne l’ai pas dit devant les autres mais ton bébé sera vraiment mon petit-enfant, celui de mon sang, le vrai !
- Pourtant j’aime déjà Emilie, Lucie et Céline. Mais je sais que ce ne sera pas pareil avec ton bébé. Tu dois me prendre pour un monstre.
- Mais pas du tout ! C’est normal. Et je suis tellement contente que tu nous acceptes ici. Je craignais que tu ne sois pas d’accord.
Je sentais que je la tirais vers le haut. Elle avait un objectif à présent pour se sortir de son chagrin. Par contre, je ne savais pas du tout comment j’allais me sortir de cette situation.
- Oh ma chérie, je t’aime tant !
La vie reprit tout doucement son cours mais les semaines qui suivirent furent compliquées pour moi. Après m’avoir une fois pour toutes présenté ses condoléances, Quentin m’appelait tous les jours pour savoir si j’avais pris une décision. Je lui répondais invariablement que non et lui demandais de me laisser encore un petit peu de temps. Maman, quant à elle, ne parlait que du bébé à venir. Elle me conseillait d’attendre sa naissance avant de me marier. « Tu seras ainsi plus jolie dans ta robe de mariée », me disait-elle.
Quant à moi, cela faisait dix jours que je faisais les allers-retours entre Newcrest et Granite Falls. L’agence m’avait envoyée en mission là-bas sous la couverture d’une touriste passionnée d’herboristerie. Je me levais tous les matins à cinq heures et je rentrais tous les soirs à vingt heures. J’étais éreintée. Et plus le temps passait, moins j’avais envie de me séparer du bébé.
Ce jour-là, on m’appela pour me signifier que le lendemain serait mon dernier jour en mission à Granite Falls. L’agence avait recueilli suffisamment d’informations.
Par contre, dans la foulée, le lendemain soir, il faudrait que je parte pour une nouvelle mission avec Charlotte et Reine à la salle de sport d’Oasis Spring. Nous aurions cette fois pour couverture, trois adolescentes. On ne devait absolument pas nous reconnaître.
J’étais fatiguée. Je n’en pouvais plus mais il me faudrait réussir cette mission. J’appelai Reine et Charlotte puis allai prendre un bain bien mérité.
Le lendemain soir, mes collègues étaient au rendez-vous, sur le parvis de la S.I.M.S. Je leur donnai les directives principales :
- Nous devons être méconnaissables et ressembler à des adolescentes.
- Alors, c’est tout trouvé ! Je me change en blonde ! s’enthousiasma Charlotte.
- Et c’est quoi la mission exactement ? demanda Reine
- La liste de nos agents doubles a été volée. Nous devons retrouver un petit paquet contenant le microfilm sur lequel se trouve cette liste.
J’expliquais rapidement la situation à mes deux amies : cette liste était tombée malencontreusement en la possession d’un adolescent qui a très vite compris qu’elle représentait beaucoup d’argent. Il s’est mis en tête de faire chanter la S.I.M.S. et a menacé de mettre le microfilm en vente sur Plopsy. Quel petit inconscient ! Il nous faut donc impérativement récupérer la liste avant qu’il ne la vende au plus offrant. Cela détruirait la couverture de tous nos agents doubles en mission.
- Voilà, vous savez tout.
- Ça veut dire que le nom de Baptiste Vaughn est sur cette liste. Notre super agent est donc en danger, s’inquiéta Reine.
- Nous allons le tirer de là. Nous sommes là pour ça, la rassuré-je.
- Et comment le microfilm est-il arrivé entre les mains de cet ado ?
- A cause de l’imprudence d’un de nos agents. Il a payé cher, d’après ce que j’ai cru comprendre...
- J’espère qu’on va pouvoir réparer tout ça.
Les filles et moi allâmes ensuite nous changer dans les vestiaires du bâtiment avant de nous rejoindre dans l’un des salons. Nous étions fin prêtes pour la mission.
Charlotte s’était, comme promis, déguisée en blonde tandis que j’avais arboré une perruque rose et que Reine avait opté pour des mèches bleues.
Nous avions revêtu des tenues de sport pour rejoindre tranquillement notre cible à la salle de sport d’Oasis Spring où il se rendait tous les lundis soir.
Nous ne mîmes pas longtemps à repérer l’adolescent en question. Il était vêtu tel que le Bureau nous l’avait décrit. Nous étions rentrées séparément mais nous sommes arrangées pour le cerner. Si nous ne pouvions agir pour le moment car il y avait trop de monde dans la salle, il n’était pas question qu’il nous échappe.
Lorsqu’il se dirigea vers les vestiaires une bonne heure après, Reine entreprit de le suivre. D’un signe de tête, je demandai à Charlotte de l’accompagner.
Reine le rattrapa juste avant qu’il ne s’enferme dans les douches.
L’adolescent leur donna du fil à retordre mais les filles finirent par avoir raison de lui et sa peur fut plus grande que l’appât du gain.
La salle était à nouveau noire de monde et Reine vint m’informer discrètement sur l’endroit que l’on cherchait avant de retourner dans les vestiaires avec Charlotte et le prisonnier.
Je sortis dans la nuit noire.
Le gamin avait dit avoir caché le microfilm derrière la salle de sport, au milieu des ventilateurs.
Je trouvai effectivement sans mal le paquet. Le problème, c’est qu’il était tellement mal caché que n’importe qui aurait pu tomber dessus !
Après avoir vérifier qu’il s’agissait bien du microfilm que nous recherchions, j’appelai les filles :
- C’est fait, dis-je brièvement avant de raccrocher.
Mission terminée. Il était maintenant grand temps de rentrer à la maison.
Le jeune homme, quant à lui, allait être conduit dans les locaux de la S.I.M.S. afin d’être interrogé. J’avais laissé à Reine et Charlotte la charge de l’y amener sous bonne garde.
Le lendemain matin, je me réveillai avec de terribles douleurs. Je m’étais écroulée sur mon lit en rentrant de la mission et j’avais dormi d’une traite jusqu’à maintenant. Je savais malheureusement ce qui était en train de se passer...
Je me trainai difficilement jusqu’à la salle de bain puis appelai mon grand frère. Il avait demandé à être prévenu lorsque ma décision aurait été prise et cela n’avait plus lieu d’être. J’avais un mauvais pressentiment et je savais qu’il serait à mes côtés dans cette épreuve.
- Viens tout de suite, s’il te plait, c’est urgent.
Olivier resta tout le temps avec moi. Il s’occupa lui-même de mon admission et exigea expressément une chambre individuelle. Il resta près de moi jusqu’à ce qu’on vienne me chercher pour m’emmener au bloc opératoire et il était encore là, à mon réveil, assis près de moi.
Mon moral était au plus bas. Il sécha mes larmes à plusieurs reprises puis lorsqu’il fut temps de quitter l’hôpital, il m’emmena faire un tour près de la rivière.
Nous nous assîmes sur un banc et il m’écouta parler pendant deux heures encore. Il me consola et parfois ne dit même rien. Il était juste là.
Lorsque je rentrai à la maison, je vis tout de suite que quelque chose n’allait pas avec Maman, et ce n’était pas dû au fait que j’avais perdu mon gros ventre. Je crois qu’elle ne le vit même pas.
- Michèle... Je me meurs... Je vais rejoindre ton père...
- Maman ! Qu’est-ce que tu as ? Maman !
- Je t’aime chérie... Promets-moi d’être heureuse !
- Maman !
- Promets, Michèle !
- Je te le promets, Maman...
Puis elle s’effondra. J’étais sous le choc.
Je ne m’étais même pas aperçue que mes frères et ma sœur étaient là...
Olivier m’expliquera plus tard qu’il avait appelé la fratrie pour être auprès de moi lorsque j’annoncerais à Maman le malheur qui venait de me frapper. Mais ma pauvre petite Maman n’en saurait jamais rien et un second malheur nous frappait tous. J’étais effondrée.
La suite juste en dessous...
Effectivement, c’est très facile de dire « je me contrôle » et de perdre justement le contrôle ! Pas cool de la part de Quentin. :# Michèle est tiraillée entre deux choix possibles ? Mais va-t-elle faire le bon ? :|
@Elinoee
C’est certain que « va-t’en » est un joli mot de fin mais l’histoire n’est pas encore finie... :# Je t’approuve lorsque tu dis qu’au moins Maxime n’aura rien su de ce que vivait Michèle. :|
Je ne ferai aucun commentaire sur le personnage de Quentin puisque c’est moi qui l’ai créé. Oh mais si, après tout ! C’est vrai qu’il est ignoble ! berk et re-berk ! :s
Ton « sauf que » n’est pas faux : Michèle doit se marier deux fois... Alors... que va-t-il se passer ? Tout cela est bien cruel pour elle. :cry:
Tu ne la vois pas interrompre sa grossesse... Je te laisse découvrir la suite... ;)
Le problème dans les sims est que la grossesse se voit très rapidement...
La tenue de Michèle n’est pas super top, je te l’accorde. :)
@Eljisim
Bien sûr que c’est un peu beaucoup la faute de Quentin... mais que veux-tu ? Tu l’as dit, Michèle est aveuglée par son amour pour Quentin. Elle a un petit voile devant les yeux qui l’empêche de voir la réalité... :open_mouth:
Je suis pas sûre qu’elle ait pris conscience de certaines choses à la fin du chapitre mais, ce qui est sûr, c’est qu’elle ne voulait pas voir Quentin à ce moment-là. :cry:
Alors toi aussi tu penses que Michèle va garder le bébé ? On va voir si la suite te donne raison ou non. :wink:
Mais tu dis aussi que rien n’empêche qu’elle se marie avec Quentin. Je suis d’accord. Mais quid du bébé dans ce cas ? :grimace:
Pas de NSBC pour moi mais Quentin aurait été parfait le rôle, c’est certain. :joy:
@Portocongo7 Merci :kiss:
Et maintenant la suite...
Gen 04 - Chapitre 04 - Surmonter et continuer
Après le départ de la Faucheuse, j’appelai mes frères, ma sœur et mon oncle Chris pour leur annoncer la triste nouvelle du décès de Papa.
Claire se jeta dans les bras de notre mère :
- Maman !
(Clémence) Vous êtes tous venus...
(Charles) Bien sûr Clémence.
- Mais pourquoi ? Pourquoi lui ? J’aurais dû partir avant !
- Ne dis pas ça, Maman. Je t’en prie...
- Mais comment je vais faire maintenant qu’il n’est plus là ?
- Tu n’es pas toute seule, on est tous là ! la rassura Claire
- Claire a raison, Clémence. Regarde autour de toi, confirma Charles.
- Je t’interdis de te laisser abattre ! Personne ne se laissera abattre dans cette famille ! poursuivit Claire.
Je m’étais approchée de Maman :
- C’est vrai. Nous sommes suffisamment nombreux pour nous aider les uns les autres. Nous surmonterons son départ tous ensemble.
- Hum...
(Clémence) Mais c’est tellement dur...
(Claire) On va s’en sortir, c’est vrai. Ça nous paraît impensable pour le moment mais on s’en sortira.
(Clémence) Et toi, Michèle ?
(Michèle) Ma petite Maman...
(Clémence) J’espère que cela ne va pas mettre ta grossesse en péril...
(Michèle) Je vais bien. Je t’assure.
Maman ignorait tout de l’ultimatum que m’avait posé Quentin et je ne comptais pas lui en parler pour le moment.
- Ce serait terrible s’il arrivait malheur au bébé !
- Maman ! Je t’ai dit que j’allais très bien !
- Votre père ne connaîtra même pas son quatrième petit enfant. C’est si triste...
- Mais il a eu une belle vie avec une grande famille ! lui dit son frère.
- C’est ce qu’il voulait Clémence ! Une grande famille unie. Il est mort heureux, crois-moi.
- C’est vrai. Ça j’en suis sûre. Merci Chris.
Olivier la serra contre lui :
- Tu vois, Clémence, tu as ton frère bien sûr, mais tous les enfants de Maxime sont là pour toi ! Tu es notre mère à tous, pas vrai Charles !
- Complètement !
- Nous t’aimons très fort Clémence.
Pendant ce temps, Claire et moi discutions de ma situation délicate :
- Je ne sais pas. Je n’ai pas encore pris de décision. Ce n’est pas facile tu sais.
- Il ne va pas falloir traîner pourtant...
Maman s’était jointe à nous et il fallut improviser :
- Une décision à propos de quoi Michèle ?
- Oh... Savoir si nous organisons le mariage ici ou chez Quentin. Mais ce n’est pas le moment d’en parler...
Je m’éclipsais, embarrassée, pour aller débarrasser les assiettes qui traînaient ici et là et surtout, pour me donner une contenance.
- Ici, bien sûr ! me lança Maman. C’est ici que cela doit se faire !
(Olivier) Que se passe-t-il ?
(Chris) Ta sœur se demande si elle doit organiser son mariage ici ou chez Quentin.
(Moi) Et j’ai dit aussi que ce n’était pas vraiment le moment d’en parler !
(Clémence) Ici, c’est évident ! Ton père ne l’aurait pas envisagé autrement !
(Olivier) Michèle a raison. Ce n’est pas le moment pour débattre sur le sujet
(Chris) Je suis d’accord.
(Moi) Merci Tonton. Merci Olivier !
Puis mon frère dut nous laisser :
- Il faut que je vous laisse. Nous avons veillé toute la nuit et j’aimerais rentrer prendre une douche avant d’aller au travail.
- Merci d’avoir été là, Olivier, le remercia Maman.
Claire et Charles étaient partis depuis un moment déjà lorsqu’Olivier s’en allât. Seul mon oncle Chris restât encore avec nous. C’est Maman qui lui demandât de partir :
- Chris, il serait peut-être temps que tu y ailles aussi. Je suis fatiguée et je voudrais m’allonger.
- Très bien sœurette ! Je t’appelle tout à l’heure.
- Et voilà. Tout le monde est parti... Nous sommes seules.
- Je serai encore plus seule lorsque tu partiras à ton tour, après ton mariage.
- Maman, je ne partirai jamais.
- Il te faudra bien suivre ton mari pourtant.
- Ou lui me suivre.
- Tu veux dire que tu serais prête à vivre ici, avec moi, avec Quentin et le bébé ?
La conversation devenait de plus en plus pénible pour moi mais je devais donner le change. Maman ne devait surtout pas soupçonner quoi que ce soit :
- Oui. C’est ce que je veux.
- Je suis si heureuse, tu ne peux pas savoir ! Je ne l’ai pas dit devant les autres mais ton bébé sera vraiment mon petit-enfant, celui de mon sang, le vrai !
- Pourtant j’aime déjà Emilie, Lucie et Céline. Mais je sais que ce ne sera pas pareil avec ton bébé. Tu dois me prendre pour un monstre.
- Mais pas du tout ! C’est normal. Et je suis tellement contente que tu nous acceptes ici. Je craignais que tu ne sois pas d’accord.
Je sentais que je la tirais vers le haut. Elle avait un objectif à présent pour se sortir de son chagrin. Par contre, je ne savais pas du tout comment j’allais me sortir de cette situation.
- Oh ma chérie, je t’aime tant !
La vie reprit tout doucement son cours mais les semaines qui suivirent furent compliquées pour moi. Après m’avoir une fois pour toutes présenté ses condoléances, Quentin m’appelait tous les jours pour savoir si j’avais pris une décision. Je lui répondais invariablement que non et lui demandais de me laisser encore un petit peu de temps. Maman, quant à elle, ne parlait que du bébé à venir. Elle me conseillait d’attendre sa naissance avant de me marier. « Tu seras ainsi plus jolie dans ta robe de mariée », me disait-elle.
Quant à moi, cela faisait dix jours que je faisais les allers-retours entre Newcrest et Granite Falls. L’agence m’avait envoyée en mission là-bas sous la couverture d’une touriste passionnée d’herboristerie. Je me levais tous les matins à cinq heures et je rentrais tous les soirs à vingt heures. J’étais éreintée. Et plus le temps passait, moins j’avais envie de me séparer du bébé.
Ce jour-là, on m’appela pour me signifier que le lendemain serait mon dernier jour en mission à Granite Falls. L’agence avait recueilli suffisamment d’informations.
Par contre, dans la foulée, le lendemain soir, il faudrait que je parte pour une nouvelle mission avec Charlotte et Reine à la salle de sport d’Oasis Spring. Nous aurions cette fois pour couverture, trois adolescentes. On ne devait absolument pas nous reconnaître.
J’étais fatiguée. Je n’en pouvais plus mais il me faudrait réussir cette mission. J’appelai Reine et Charlotte puis allai prendre un bain bien mérité.
Le lendemain soir, mes collègues étaient au rendez-vous, sur le parvis de la S.I.M.S. Je leur donnai les directives principales :
- Nous devons être méconnaissables et ressembler à des adolescentes.
- Alors, c’est tout trouvé ! Je me change en blonde ! s’enthousiasma Charlotte.
- Et c’est quoi la mission exactement ? demanda Reine
- La liste de nos agents doubles a été volée. Nous devons retrouver un petit paquet contenant le microfilm sur lequel se trouve cette liste.
J’expliquais rapidement la situation à mes deux amies : cette liste était tombée malencontreusement en la possession d’un adolescent qui a très vite compris qu’elle représentait beaucoup d’argent. Il s’est mis en tête de faire chanter la S.I.M.S. et a menacé de mettre le microfilm en vente sur Plopsy. Quel petit inconscient ! Il nous faut donc impérativement récupérer la liste avant qu’il ne la vende au plus offrant. Cela détruirait la couverture de tous nos agents doubles en mission.
- Voilà, vous savez tout.
- Ça veut dire que le nom de Baptiste Vaughn est sur cette liste. Notre super agent est donc en danger, s’inquiéta Reine.
- Nous allons le tirer de là. Nous sommes là pour ça, la rassuré-je.
- Et comment le microfilm est-il arrivé entre les mains de cet ado ?
- A cause de l’imprudence d’un de nos agents. Il a payé cher, d’après ce que j’ai cru comprendre...
- J’espère qu’on va pouvoir réparer tout ça.
Les filles et moi allâmes ensuite nous changer dans les vestiaires du bâtiment avant de nous rejoindre dans l’un des salons. Nous étions fin prêtes pour la mission.
Charlotte s’était, comme promis, déguisée en blonde tandis que j’avais arboré une perruque rose et que Reine avait opté pour des mèches bleues.
Nous avions revêtu des tenues de sport pour rejoindre tranquillement notre cible à la salle de sport d’Oasis Spring où il se rendait tous les lundis soir.
Nous ne mîmes pas longtemps à repérer l’adolescent en question. Il était vêtu tel que le Bureau nous l’avait décrit. Nous étions rentrées séparément mais nous sommes arrangées pour le cerner. Si nous ne pouvions agir pour le moment car il y avait trop de monde dans la salle, il n’était pas question qu’il nous échappe.
Lorsqu’il se dirigea vers les vestiaires une bonne heure après, Reine entreprit de le suivre. D’un signe de tête, je demandai à Charlotte de l’accompagner.
Reine le rattrapa juste avant qu’il ne s’enferme dans les douches.
L’adolescent leur donna du fil à retordre mais les filles finirent par avoir raison de lui et sa peur fut plus grande que l’appât du gain.
La salle était à nouveau noire de monde et Reine vint m’informer discrètement sur l’endroit que l’on cherchait avant de retourner dans les vestiaires avec Charlotte et le prisonnier.
Je sortis dans la nuit noire.
Le gamin avait dit avoir caché le microfilm derrière la salle de sport, au milieu des ventilateurs.
Je trouvai effectivement sans mal le paquet. Le problème, c’est qu’il était tellement mal caché que n’importe qui aurait pu tomber dessus !
Après avoir vérifier qu’il s’agissait bien du microfilm que nous recherchions, j’appelai les filles :
- C’est fait, dis-je brièvement avant de raccrocher.
Mission terminée. Il était maintenant grand temps de rentrer à la maison.
Le jeune homme, quant à lui, allait être conduit dans les locaux de la S.I.M.S. afin d’être interrogé. J’avais laissé à Reine et Charlotte la charge de l’y amener sous bonne garde.
Le lendemain matin, je me réveillai avec de terribles douleurs. Je m’étais écroulée sur mon lit en rentrant de la mission et j’avais dormi d’une traite jusqu’à maintenant. Je savais malheureusement ce qui était en train de se passer...
Je me trainai difficilement jusqu’à la salle de bain puis appelai mon grand frère. Il avait demandé à être prévenu lorsque ma décision aurait été prise et cela n’avait plus lieu d’être. J’avais un mauvais pressentiment et je savais qu’il serait à mes côtés dans cette épreuve.
- Viens tout de suite, s’il te plait, c’est urgent.
Olivier resta tout le temps avec moi. Il s’occupa lui-même de mon admission et exigea expressément une chambre individuelle. Il resta près de moi jusqu’à ce qu’on vienne me chercher pour m’emmener au bloc opératoire et il était encore là, à mon réveil, assis près de moi.
Mon moral était au plus bas. Il sécha mes larmes à plusieurs reprises puis lorsqu’il fut temps de quitter l’hôpital, il m’emmena faire un tour près de la rivière.
Nous nous assîmes sur un banc et il m’écouta parler pendant deux heures encore. Il me consola et parfois ne dit même rien. Il était juste là.
Lorsque je rentrai à la maison, je vis tout de suite que quelque chose n’allait pas avec Maman, et ce n’était pas dû au fait que j’avais perdu mon gros ventre. Je crois qu’elle ne le vit même pas.
- Michèle... Je me meurs... Je vais rejoindre ton père...
- Maman ! Qu’est-ce que tu as ? Maman !
- Je t’aime chérie... Promets-moi d’être heureuse !
- Maman !
- Promets, Michèle !
- Je te le promets, Maman...
Puis elle s’effondra. J’étais sous le choc.
Je ne m’étais même pas aperçue que mes frères et ma sœur étaient là...
Olivier m’expliquera plus tard qu’il avait appelé la fratrie pour être auprès de moi lorsque j’annoncerais à Maman le malheur qui venait de me frapper. Mais ma pauvre petite Maman n’en saurait jamais rien et un second malheur nous frappait tous. J’étais effondrée.
La suite juste en dessous...