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aoi-senritsu's avatar
aoi-senritsu
Seasoned Ace
1 day ago

Le Bunker [MAJ 02/9/26 1er jour (1ère partie)]

Bonjour tout le monde ! Me revoilà avec une nouvelle histoire :

“Une catastrophe se produit et nos 8 protagonistes se retrouvent à l'abri dans un bunker. Mais combien de temps vont-ils y passer ? Vont-ils s'entendre ? Quels secrets cachent le bunker ?”

Vous pouvez la retrouver ici ou sur mon blog https://aoi-senritsu.tumblr.com/ :

Jour 1 (1ère partie)

3 Replies

  • Très intrigante cette introduction ! ça laisse augurer un challenge très sympa ! 
    Est-ce qu'il s'inspire de "l'Apocalypse" ? 

  • EA_Cath's avatar
    EA_Cath
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    1 day ago

    Super comme concept aoi-senritsu​ , j'espère qu'il n'y aura pas trop de tensions dans la villa 😆 (ou plutôt le bunker...)

  • Nous voilà avec le début de l'histoire : 

    Jour 1 (1ère partie)

    Ciudad Enamorada, Mercredi 8 printemps, 15h27

    Une jeune femme aux cheveux roux traînait les pieds sur le trottoir. Sa journée avait été harassante… enfin, d’après elle. Marcher quelques kilomètres et supporter ce satané boulot relevait déjà d'un exploit considérable.

    Maugréant intérieurement, elle enfonça ses mains dans ses poches et fixa le bitume. Pourquoi son grand-père avait-il absolument tenu à acheter une maison aussi loin de l’arrêt de bus?

    Je pourrais peut-être faire une petite pause sur le banc un peu plus loin… pensa-t-elle.

    Soudain, un grondement sourd déchira l'air, suivi d'un sifflement strident. Elle se stoppa net.

    Un flash aveuglant illumina la rue. L'espace d'une seconde, le monde perdit ses couleurs. Lorsqu'elle releva un regard soudain alerte, l'horizon s'était métamorphosé. Au loin, un gigantesque champignon atomique s'élevait dans le ciel, embrasant la ligne des bâtiments.

    Un silence de mort s’installa. Les voitures stoppèrent net. Autour d'elle, les passants restèrent figés de terreur, pétrifiés.

    Mais alors que le monde semblait suspendu dans le temps, le cerveau de la jeune rousse s’enclencha à toute vitesse.

    Analyse : 

    • Champignon atomique.
    • Onde de choc en approche. Hors de portée immédiate.
    • Rayonnement thermique et ionisant.
    • Retombées radioactives : forte probabilité. Pas de mort immédiate. 

    Solution : 

    • trouver un abri fermé. Sous terre de préférence…

    Des souvenirs refirent immédiatement surface. La voix rocailleuse de son défunt grand-père résonna clairement dans sa mémoire :

    « Pourquoi tu crois que j'ai tenu à ce qu'on habite ce quartier ? Il existe un bunker souterrain, ici. Si jamais il arrive quelque chose, ce sera le seul endroit sûr… »

    Le bunker. Papy n'était donc pas fou.

    Elle poussa un long soupir exaspéré. Il allait falloir courir… Une véritable torture.

    C’est justement à ce moment-là que le temps reprit son cours. Le silence irréel vola en éclats. Les cris fusèrent, les sirènes d'alarme hurlèrent au loin et la panique balaya la rue. Les gens se mirent à courir dans tous les sens, bousculant les étals et abandonnant leurs véhicules au milieu de la chaussée.

    La jeune rousse jeta un coup d'œil autour d'elle. L'onde de choc ne tarderait pas. S'adressant aux quelques passants pétrifiés les plus proches, elle lâcha d'un ton sec et sans fioritures : 

    • Si vous voulez survivre, suivez-moi. Je sais où aller.

    Sans attendre leur réponse, elle s'élança. Courir n'avait jamais fait partie de ses passions, loin de là , mais la perspective des retombées radioactives constituait un argument de poids.

    Derrière elle, un petit groupe de survivants hésita une fraction de seconde avant d'emboîter le pas. Un homme aux cheveux châtains, au regard d'acier et à l'allure militaire, prit immédiatement la tête du groupe à l'arrière.

    • On reste groupés ! Aboya-t-il d'une voix de commandement qui ne souffrait aucune réplique. Ne ralentissez pas, suivez-la !

    Après quelques minutes d'une course éprouvante, la silhouette du parc photovoltaïque se dessina enfin à travers la poussière de la rue. Le bunker se trouvait là.

    Mais alors qu'elle ajustait sa trajectoire, son regard alerte accrocha une scène au bord du trottoir : une adolescente aux cheveux bruns s'effondrait à genoux, prostrée et en pleurs. Sa jeune voisine.

    Bifurquant sans hésiter, la rousse fonça vers elle et l'agrippa par l'épaule : 

    • Voisinette ! Debout, viens !
    • Mais... mes parents ! Balbutia la jeune fille, le visage inondé de larmes, paralysée par la terreur. Ils sont encore à la maison, je dois...
    • Pas le temps ! Trancha-t-elle sans laisser de place à la négociation.

    Elle la saisit fermement par le poignet et l'entraîna dans sa foulée. Sentant l'adolescente faiblir et résister sous le choc, la rousse resserra sa poigne, refusant catégoriquement de la lâcher.

    Derrière elles, l'homme châtain continuait de pousser les autres survivants, maintenant une cadence effrénée vers les panneaux solaires.

    Ils slalomèrent entre les rangées de panneaux photovoltaïques avant d’arriver, complètement essoufflés, devant le local technique du site.

    Alors que le groupe reprenait péniblement son souffle dans un concert de halètements paniqués, la jeune rousse attrapa la poignée de la porte métallique et tenta de l’ouvrir. La serrure résista, verrouillée.

    • Laisse-moi faire, je m’en occupe, lui lança l’homme châtain en s’avançant d'un pas ferme.

    Elle se recula sans protester, trop heureuse d'économiser ses forces. D'un coup de pied magistral, l'homme fit sauter le loquet. La porte s’ouvrit en grand dans un lourd fracas métallique.

    Sans demander leur reste, ils s’engouffrèrent tous précipitamment à l’intérieur pour échapper à la menace extérieure.

    L'espace restreint du local technique étouffait le son de leurs respirations saccadées.

    • L’ouverture doit être cachée ici. Cherchons ! ordonna la jeune rousse, la voix tendue par l'urgence.

    Une frénésie soudaine s'empara du groupe. Dans l'espace restreint, chacun s'activa à déplacer le bric-à-brac accumulé au fil des ans : outillage, tables de travail, étagères branlantes.

    • Attendez ! Le tapis ! reprit-elle soudain en remarquant un grand pan de tissu élimé dissimulé sous une couche de poussière.

    Ils se poussèrent mutuellement pour s'écarter. Elle s'abaissa, attrapa le bord du tapis et le rabattit vivement. La manœuvre fit voler une nuée de poussière, révélant la plaque d'acier blindé d'une trappe encastrée dans le béton. Saisissant la poignée métallique, elle tirera dessus de toutes ses forces pour l'ouvrir, dévoilant une échelle descendant vers les entrailles du site.

    Sans perdre une seconde, la jeune rousse s’engouffra dans l’ouverture et entama précipitamment la descente le long de l'échelle métallique. Les autres s'y précipitèrent à sa suite, talonnés par les ordres stricts et sans réplique de l’homme aux cheveux châtains.

    Dernier à s’engager, ce dernier rabattit la lourde trappe en acier blindé et en enclencha le mécanisme de verrouillage juste à temps. Au-dessus d'eux, un vrombissement assourdissant fit vibrer la structure métallique alors que l'onde de choc balayait la surface. Puis, le choc étouffé s'éteignit progressivement, laissant place à un silence lourd et presque irréel.

    Une fois au bas de l'échelle, au cœur d’un sas en béton armé, une odeur piquante de renfermé et de poussière leur prit la gorge. Dans la pénombre du sous-sol, éclairée par le seul halo faiblard de l'entrée, chacun chercha son souffle, réalisant à peine qu'ils venaient d'échapper à l’impensable.

    A suivre...