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11 years ago
ENFIN, tranquille. Je l'aime ma petite femme, mais depuis qu'elle attend notre petit bouchon, elle est particulièrement pénible. J'espère qu'elle va se calmer une fois qu'il sera né. Prise de tête à la maison + prise de tête au boulot = pas loin du pêtage de cable. Alors oui, le dimanche, je m'évade, je cours pour ne plus penser à rien. Rien de plus agréable, surtout par un dimanche ensoleillé, sans voiture pour me polluer la tronche et pas un chat ...
... sauf aujourd'hui. Je ne savais pas ce qui avait pris aux gens, mais tout le monde était de sortie. Ça devait être le printemps, la montée de la sève, toussa toussa. Je ne vais pas me plaindre, de jolis petits chatons bien roulés, en jupe ultra courte, avec une taille de guêpe à couper le souffle. Ça ne se refuse pas. Hé quoi ? Ne me dites pas que vous ne matez jamais, je ne vous croirais pas. C'est bien la seule chose que je me permets ... une fois que Sorena a le dos tourné bien sûr. Pas envie de me retrouver aveugle.
Ce que je n'avais pas prévu par contre, c'est que ce petit chaton là allait se retourner et qu'en plus, je la connaissais.
- ça va, je te dérange pas ?
- Hmm ... excusez-moi, mais c'est juste que ... Oh mais, on se connait !
Nina Caliente. C'était une des plus belles nanas lorsque j'étais au lycée. Elle était deux classes en-dessous de moi et elle était à fond sur mon pote, Don Lothario, le don Juan du lycée. Tous les mecs auraient donné n'importe quoi pour sortir avec elle ou sa soeur, Dina. Moi, j'avais passé mon tour. J'étais bien trop timide pour l'aborder. Ça doit faire quoi ... attendez, lycée 18 ans ... j'en ai 30. Ohla, ça fait 12 ans que je ne l'ai plus vue, mais elle n'a pas changé.
- Ah bon ?
- Mais oui, Cédric Rousseau. Terminale ES au lycée La Fiesta à Zarbville.
- Euh non, je vois toujours pas.
- J'étais pote avec Don Lothario.
- Ahhhhhhhhh oui, Cédric. Maintenant que tu le dis. Je ne t'aurais pas reconnu, t'as un peu changé.
- Toi non par contre, toujours aussi belle.
- Merci, c'est gentil. T'es charmeur toi ...
- Mais non voyons. Réaliste. Quoi de neuf depuis le lycée ?
- Oh, je vis toujours avec ma maman, Katrina et ma soeur Dina. Dina a étudié le droit et moi, j'ai plutôt gladouillé à la fac', comme d'hab'.
- Ça fait longtemps que t'es sur Oasis Spring ?
- Oh non, on a déménagé il y un mois. Et toi, tu deviens quoi ?
- Je travaille dans l'antenne locale de Plénozas Industrie, je suis marié et je vais être papa.
- Waw, papa ? Félicitation. C'est pour quand ?
- Pour septembre si tout va bien.
Et c'est là qu'au loin, une voix que je reconnais bien s'est faite entendre.
- Hey Nina !
- Euh, c'était un plaisir de te revoir Cédric. Je suis certaine qu'on se reverra. Mes hommages à madame Rousseau !
- Je n'y manquerai pas. Salut ...
Waw. J'ai jamais vu une fille en talon courir aussi vite. On aurait dit qu'elle avait vu ma femme, les yeux exorbités, la bave aux lèvres. Mais non, ce n'était pas elle, mais une toute autre personne que Nina voulait éviter.
- Ah mais c'est mon pote Cédric.
- Hey salut, t'es bien matinal ... T'es tombé du lit ou quoi ?
- Mauvaise langue.
- T'as fait quoi à cette pauvre Nina pour qu'elle te fuie comme ça ?
- Oh, t'es bien agressif gars. Faut te détendre un petit peu.
- Je suis détendu. 'Serait p'être temps par contre que t'arrête de faire souffrir les nanas, c'est moche sérieux.
- Ah mais je vois ... T'inquiète, je vais pas marcher sur tes plates-bandes. Une fois que j'aurais fait joujou avec elle, tu pourras te la taper.
- Non mais t'es pas bien toi ! Je suis FIDELE je te rappelle.
- Et je n'ai pas besoin de voir ailleurs, j'ai ce qu'il faut à la maison. Sorena, c'est ... enfin, c'est le feu d'artifice sous la couette.
- Mouais ... Encore faudrait-il la supporter ... Moi j'pourrais pas, trop prise de tête.
- Qu'est-ce que tu veux, j'aime les femmes pénibles. J'dois être maso.
- Roger ? Roger ? Z'auriez pas vu Roger ?
- Euh mec, tu veux pas qu'on aille discutailler ailleurs. On se boit un verre au jus de crotale ?
- Hmm ok. Mais pas longtemps sinon je vais me faire tuer.
Comment lui expliquer pour la énième fois que Roger était mort depuis belle lurette, tombé "malencontreusement" dans un puits. Et c'est ainsi que je laissai là la voisine Gigi, complètement alzheimeurée, chercher après son chat Roger. Pour passer
à suivre ...