Forum Discussion
Moonchie-Sim
2 years agoNew Ace
Je suis un peu girouette, je sais, mais j'ai finalement un nouvel ordinateur beaucoup plus tôt que je n'osais l'espérer alors peut-être, peut-être que je reprendrai l'histoire en bout de ligne. Pour le moment, je considère plutôt que je vais envoyer ce que j'avais écrit avant de perdre mon ancien ordinateur et voir si je poursuis ou non... Peut-être que je pourrais me lancer dans une histoire connexe :open_mouth: On verra :blush: D'ici là, j'envoie deux chapitres d'un coup pour faire avancer l'histoire un peu :smile:
A plus ! :smiley:
A suivre...
A plus ! :smiley:
G2 - Chapitre IV
Spoiler
Nous étions riches. Littéralement. Notre jardin de fruits du dragon nous avait tant rapporté que nous ne savions tout bonnement pas quoi faire de tout cet argent. A quoi bon le dépenser, nous avions tout le nécessaire, ici là. Cependant, Eli me suggéra de me procurer un ordinateur, et le meilleur qui soit. Je pourrais ainsi enfin m’essayer à l’écriture, et elle, jouer à ses jeux vidéo.
J’avais expliqué le plus simplement possible à Debbie que je partirais quelques jours et que je reviendrais très vite, mais la petite fille ne voulut rien entendre. Il était hors de question que je quitte même son champ de vision ! Ça me déchirait le cœur, mais je devrais quitter ma petite famille presque en catimini.
Le soir avant que je ne m’en aille, Eli et moi décidâmes de dormir littéralement à la belle étoile. Enfin, dormir ? Plutôt nous cajoler toute la nuit, vraiment ! Elisa ne voulait pas que je parte, assurait que je leur manquerais trop, mais je n’y pouvais rien, il fallait que je m’avance dans mes objectifs de vie. Sinon, qui pouvait dire ce qu’il adviendrait ? De moi, de ma famille ? Je songeais à Hazel, et je me demandais parfois si maman n’avait pas fait quelque chose de travers pour attiser une telle conséquence… Puis je me rappelais que Hazel avait été celle à avaler deux fois le gâteau, et que c’était donc un simple accident. Évidemment.
Le matin où je partis, je commençai par envoyer mon premier manuscrit d’un livre pour enfants à une maison d’édition. Ça s’appelait « Le gentil ermite », en hommage à Pierre qui venait malheureusement de décéder.
Pour changer un peu de mon mode de vie minimaliste, je décidai de louer un chalet. Un lit, un vrai, et dans une chambre ! Wouah. Je mangeais cependant toujours au barbecue, évidemment. Je dégustai pour la première fois des pommes de terre en robe des champs – quel drôle de nom, m’enfin -, puis j’allai profiter un peu de l’éternel beau temps pour pêcher. Mon ami l’ours vint me trouver et me saluer, mais il était sur son départ pour rendre visite à son frère, alors notre rencontre fut brève.
Je capturai des papillons lune, des papillons Morphos bleu ainsi que des feux follets. Je me procurai aussi des lucioles et autres insectes, mais à force de chasser les bestioles, je perdis le compte. Ce qui importait, c’était que j’avais gagné de nouvelles espèces dans ma collection !
Et aussi, grâce aux lucioles, je pus concocter un remède contre la tristesse, qui manquait à ma collection actuelle de remèdes.
Je rencontrai Hugo, le nouvel ermite qui s’était établi dans le lieu caché de Pierre, et nous décidâmes de faire plus ample connaissance tout en pêchant. J’étais perplexe ; je comprenais que Pierre avait un passé trouble avec Symbiose, mais pourquoi Hugo ressentait-il le besoin de s’éloigner de la population et de la technologie ? Et il ne souhaitait tout bonnement pas en parler. Dans un chuchotement, il me confia qu’il était persuadé que même ici, ils étaient sur écoute, et que c’était pour ça que Pierre était mort.
Étrange bonhomme, ce Hugo.
Je maximisai ma compétence en herboristerie grâce à ma lecture sur le sujet et à mes nombreuses décoctions, mais les insectes se cachaient très bien, et j’avais beau chercher, je n’en trouvais plus. Il était temps de rentrer et j’avais beau considérer qu’il manquait beaucoup à mon savoir, je jugeai que lorsque Debbie serait une enfant – bientôt -, nous reviendrions tous ensemble et qu’alors, ce serait bien plus simple de dénicher les petits insectes.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je rentrai à la maison pour découvrir Elisa grosse comme un ballon ! Étais-je donc partis si longtemps ? Oui. Oui, car elle était en train d’accoucher, là maintenant ! Bon sang ! Un second enfant, et je n’étais même pas au courant ? Tout allait soudain très, très vite !
Et non seulement elle donna naissance au petit Yaxson, mais par la même occasion elle atteignit la maturité. Je m’en voulais terriblement de ne pas avoir été là de toute sa grossesse, mais comment aurais-je pu savoir ? Et Elisa n’avait pas su me joindre car j’étais hors réseau. Quelle galère !
Tout le monde était ravi de l’arrivée de Yaxson. Debbie avait l’énergie d’une grande sœur affectueuse, et babillait constamment à proximité du berceau en demandant à prendre le bébé. Pour me rattraper d’avoir manqué toute la grossesse d’Elisa et l’enfance de Debbie, je m’occupai en priorité de Yaxson, mais cela sembla simplement frustré davantage ma femme que je sentais s’éloigner de moi un peu plus chaque jour. J’avais été en faute de partir au moment où elle avait le plus besoin de moi, et je le regrettais amèrement. Comment me faire pardonner, à présent ?
Papy Huntington rendait souvent visite à la petite Debbie et jouait avec elle. Pendant mon absence, il s’était assuré du bien-être de sa fille et petite-fille, et un lien étroit s’était créé entre Debbie et l’ainé. A présent que Yaxson s’était joint au foyer et que j’étais de retour, le grand-père me foudroyait sévèrement du regard tout en serrant le bébé naissant contre lui. Il était heureux de vivre pour connaître ses petits-enfants, et, presque subtilement, me fit comprendre qu’il espérait que je saurais être digne de sa fille à partir de maintenant.
J’avais expliqué le plus simplement possible à Debbie que je partirais quelques jours et que je reviendrais très vite, mais la petite fille ne voulut rien entendre. Il était hors de question que je quitte même son champ de vision ! Ça me déchirait le cœur, mais je devrais quitter ma petite famille presque en catimini.
Le soir avant que je ne m’en aille, Eli et moi décidâmes de dormir littéralement à la belle étoile. Enfin, dormir ? Plutôt nous cajoler toute la nuit, vraiment ! Elisa ne voulait pas que je parte, assurait que je leur manquerais trop, mais je n’y pouvais rien, il fallait que je m’avance dans mes objectifs de vie. Sinon, qui pouvait dire ce qu’il adviendrait ? De moi, de ma famille ? Je songeais à Hazel, et je me demandais parfois si maman n’avait pas fait quelque chose de travers pour attiser une telle conséquence… Puis je me rappelais que Hazel avait été celle à avaler deux fois le gâteau, et que c’était donc un simple accident. Évidemment.
Le matin où je partis, je commençai par envoyer mon premier manuscrit d’un livre pour enfants à une maison d’édition. Ça s’appelait « Le gentil ermite », en hommage à Pierre qui venait malheureusement de décéder.
Pour changer un peu de mon mode de vie minimaliste, je décidai de louer un chalet. Un lit, un vrai, et dans une chambre ! Wouah. Je mangeais cependant toujours au barbecue, évidemment. Je dégustai pour la première fois des pommes de terre en robe des champs – quel drôle de nom, m’enfin -, puis j’allai profiter un peu de l’éternel beau temps pour pêcher. Mon ami l’ours vint me trouver et me saluer, mais il était sur son départ pour rendre visite à son frère, alors notre rencontre fut brève.
Je capturai des papillons lune, des papillons Morphos bleu ainsi que des feux follets. Je me procurai aussi des lucioles et autres insectes, mais à force de chasser les bestioles, je perdis le compte. Ce qui importait, c’était que j’avais gagné de nouvelles espèces dans ma collection !
Et aussi, grâce aux lucioles, je pus concocter un remède contre la tristesse, qui manquait à ma collection actuelle de remèdes.
Je rencontrai Hugo, le nouvel ermite qui s’était établi dans le lieu caché de Pierre, et nous décidâmes de faire plus ample connaissance tout en pêchant. J’étais perplexe ; je comprenais que Pierre avait un passé trouble avec Symbiose, mais pourquoi Hugo ressentait-il le besoin de s’éloigner de la population et de la technologie ? Et il ne souhaitait tout bonnement pas en parler. Dans un chuchotement, il me confia qu’il était persuadé que même ici, ils étaient sur écoute, et que c’était pour ça que Pierre était mort.
Étrange bonhomme, ce Hugo.
Je maximisai ma compétence en herboristerie grâce à ma lecture sur le sujet et à mes nombreuses décoctions, mais les insectes se cachaient très bien, et j’avais beau chercher, je n’en trouvais plus. Il était temps de rentrer et j’avais beau considérer qu’il manquait beaucoup à mon savoir, je jugeai que lorsque Debbie serait une enfant – bientôt -, nous reviendrions tous ensemble et qu’alors, ce serait bien plus simple de dénicher les petits insectes.
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je rentrai à la maison pour découvrir Elisa grosse comme un ballon ! Étais-je donc partis si longtemps ? Oui. Oui, car elle était en train d’accoucher, là maintenant ! Bon sang ! Un second enfant, et je n’étais même pas au courant ? Tout allait soudain très, très vite !
Et non seulement elle donna naissance au petit Yaxson, mais par la même occasion elle atteignit la maturité. Je m’en voulais terriblement de ne pas avoir été là de toute sa grossesse, mais comment aurais-je pu savoir ? Et Elisa n’avait pas su me joindre car j’étais hors réseau. Quelle galère !
Tout le monde était ravi de l’arrivée de Yaxson. Debbie avait l’énergie d’une grande sœur affectueuse, et babillait constamment à proximité du berceau en demandant à prendre le bébé. Pour me rattraper d’avoir manqué toute la grossesse d’Elisa et l’enfance de Debbie, je m’occupai en priorité de Yaxson, mais cela sembla simplement frustré davantage ma femme que je sentais s’éloigner de moi un peu plus chaque jour. J’avais été en faute de partir au moment où elle avait le plus besoin de moi, et je le regrettais amèrement. Comment me faire pardonner, à présent ?
Papy Huntington rendait souvent visite à la petite Debbie et jouait avec elle. Pendant mon absence, il s’était assuré du bien-être de sa fille et petite-fille, et un lien étroit s’était créé entre Debbie et l’ainé. A présent que Yaxson s’était joint au foyer et que j’étais de retour, le grand-père me foudroyait sévèrement du regard tout en serrant le bébé naissant contre lui. Il était heureux de vivre pour connaître ses petits-enfants, et, presque subtilement, me fit comprendre qu’il espérait que je saurais être digne de sa fille à partir de maintenant.
G2 - Chapitre V
Spoiler
Debbie vécut son anniversaire dans un silence absolu. Elle s’était cachée derrière la maison tandis qu’Eli et moi nous occupions de Yaxson, et avait simplement bondi pour devenir une enfant. A cause de notre mode de vie, il était même inutile de songer à cuisiner un gâteau ou à célébrer un événement d’anniversaire. Ça ne cadrait simplement pas avec notre mantra de vivre au naturel. Mais Debbie n’était qu’une enfant, et c’est avec tristesse qu’elle vint nous trouver pour se dévoiler à nous.
Elle avait grandi pour devenir bienveillante, et une fois sa tristesse de ne pas avoir vécu d’anniversaire passée, la petite fille prit grand plaisir à veiller sur son petit frère plus souvent qu’autre chose.
Celui-ci ne tarda d’ailleurs pas à faire savoir qu’il souhaitait quitter le berceau et faire aller ses jambes. Je m’apprêtais à le nourrir lorsque je sentis son berceau trembler et pétiller, et que d’un coup, le petit garçon s’élançait dans les airs pour prendre de l’âge.
Il devint un bambin au caractère angélique, mais malgré ce qu’on disait de ces enfants sages, Yaxson demeurait un bambin avant tout et il ne manquait pas une occasion de jouer avec la nourriture, les ustensiles de cuisine, le jardin ou la cuvette de la toilette. Debbie s’en amusait beaucoup, et nous la taquinions que jusqu’à récemment, c’était elle qui était à sa place !
La petite fille admirait beaucoup Elisa, et demanda à recevoir un violon, elle aussi. Nous lui promîmes de lui en acheter un. Elle avait demandé à reprendre la coupe de cheveux qu’elle avait étant bambin, et à changer de vêtements, alors nous en profitâmes tous ensemble pour faire un petit tour dans le CAS. Je me souvenais avec nostalgie du salon de coiffure, et regrettait d’être si distraite par mon souci de parvenir à atteindre mes objectifs que j’en oubliais tout simplement de faire découvrir les joies de notre petit monde à ma famille.
J’étais souvent à cran. Je dormais mal et ne prenait pas tant soin de moi, car je passais mon temps à écrire, jardiner et concocter des remèdes. Lorsque je n’étais pas toute à mes tâches, je jouais avec les enfants, et j’espérais franchement être une bonne mère, mais Eli était clairement imbattable à ce sujet.
Nous dormions fréquemment à la belle étoile, car le ciel était magnifique une fois la nuit venue, et nous pouvions chuchoter sur le futur que nous imaginions pour les enfants. De quoi aurait l’air l’expansion du monde, une fois venu leur tour de prendre la relève ? Nous avions ouvert le sujet avec Debbie, et la petite fille semblait terrifiée, comme si elle ne comprenait pas tout à fait le principe de Symbiose. Je songeais qu’elle était peut-être un peu jeune pour ces histoires et que nous attendrions son adolescence pour retenter le coup.
Un soir que je souhaitais vraiment, mais vraiment m’avancer dans un guide de motivation que j’écrivais, je bus une infusion d’énergie et me passai une lotion désodorisante, puis je laissai Eli rejoindre ses doux rêves et retournai à mon ordinateur pour terminer le guide, qui s’intitulait : Motivation 101.
J’étais en charge du barbecue depuis qu’Eli avait failli mettre le feu, mais bien souvent, je préparais le repas puis laissait à Eli de donner le manger aux enfants avant de reprendre mon travail d’écrivaine ou de jardinage. Notre relation était devenue une entente mutuelle, une répartition des tâches, mais malheureusement, il n’existait plus grande affinité entre nous. L’amour avait laissé place à la monotonie, et nos différences qui faisaient leur charme au début de notre relation étaient devenu un tue-l’amour à présent que nous nous subissions quotidiennement. Eli était technophile et supportait mal notre mode de vie, mais le faisait bon gré, mal gré, pour les enfants. Elle me reprochait de lui avoir imposé cette voie, et je ne voyais pas en quoi je lui avais enlevé son libre-arbitre, mais à quelque part, je craignais qu’elle n’eût raison. Je n’avais jamais pris la peine de bien lui expliquer dans quoi elle s’engageait en s’établissant avec moi.
J’achevai mon guide de motivation, un livre sur la confiance en soi, vraiment. Et dire que la première personne à en avoir besoin, là maintenant, c’était bien moi. Cependant, j’eus comme un sursaut de vitalité lorsque je tapai les dernières lignes de mon ouvrage et je courus le dire à Eli, qui malgré notre froid, trouva à me féliciter chaudement. Y avait-il de l’espoir ? En tout cas, suffisamment pour que je me sentes d’humeur enjôleuse… Et que je me lance dans un roman à l’eau de rose nous mettant en scène, Eli et moi. Des fantaisies, vraiment.
Debbie commença à apprendre le violon, toujours dans l’esprit de suivre les traces d’Elisa, bien que je ne comprisse pas trop ce que ma fille voulait dire par là. Ce que j’en comprenais cependant, c’était que l’enfant se sentait très proche de celle qui l’avait élevé toute son enfance tandis que je partais pour Granite Falls, et qu’elle me voyait un peu comme une invitée dans leurs vies… Et ça faisait mal !
Yaxson, lui, raffolait de ses deux mères. Il passait son temps à courir rejoindre l’une ou l’autre, pour demander à jouer ou des câlins. Je participai activement et de mon mieux à son éducation, et le petit garçon semblait m’aimer franchement plus que Debbie. Peut-être que je manquais simplement de confiance, et peut-être aussi que la culpabilité d’avoir manqué à l’éducation de la première me faisait voir un manque d’amour où il n’y en avait pas, mais je jure… La différence entre Debbie et Yaxson se faisait sentir !
D’ailleurs, le petit gaillard vint me trouver un jour, l’air drôlement amusé par un je-ne-sais-quoi. Il ne cessait de gigoter et de glousser en se cachant la bouche comme devant une bonne blague, et je tentais de comprendre ce qui l’amusait autant, mais le petit bonhomme semblait agité de l’intérieur et indisponible pour répondre verbalement.
Et c’était compréhensible, puisqu’il était en fait en train de grandir ! Un instant il était bambin, l’autre d’après, un petit garçon ! Et j’avais assisté non seulement à sa pirouette qui n’avait plus de mystère à mes yeux, mais aussi à sa réaction face au phénomène lorsqu’il n’était pas provoqué par un gâteau, mais naturellement. Yaxson était venu me trouver, plutôt que de s’isoler comme Debbie, et il ne ressentait pas la tristesse d’avoir manqué son anniversaire. Tant mieux. Cependant…
- Est-ce que je peux avoir un gâteau ? demanda-t-il d’une petite voix suppliante.
Après que je lui eus proposé d’aller faire un tour dans le CAS plutôt que d’avoir un gâteau – et une fois revenu de sa déception évidente -, il alla trouver Eli qui jouait avec le feu de camp dans la cour. Ma femme demeura ébahie devant son petit devenu grand, et le serra fort contre elle. Yaxson demanda si à présent qu’il était grand, ils pouvaient tous prendre la route pour Granite Falls. Parce que je me tenais non loin de la scène, j’entendis la question de mon fils à Eli, et j’attendis sa réponse en serrant les dents. Je craignais qu’elle ne refuse ou… Pire, je ne sais pas.
- Bien sûr, fiston ! Faisons ça ! dit-elle en souriant.
Je soupirai de soulagement. J’avais prévu que nous célébrerions la Trêve des Confiseurs à Granite Falls une fois que les enfants seraient tous en âge de participer, mais vu la fragilité de ma relation avec Eli en ce moment, j’avais craint de devoir repousser le projet, et pire de l’annuler… Bon sang, l’annuler ! Ça aurait été dramatique. C’était une tradition d’amour, de partage et de résolution de conflits… Peut-être qu’Elisa comptait elle-même sur l’événement pour que nous nous rabibochions une bonne fois pour toute ?
Debbie vécut son anniversaire dans un silence absolu. Elle s’était cachée derrière la maison tandis qu’Eli et moi nous occupions de Yaxson, et avait simplement bondi pour devenir une enfant. A cause de notre mode de vie, il était même inutile de songer à cuisiner un gâteau ou à célébrer un événement d’anniversaire. Ça ne cadrait simplement pas avec notre mantra de vivre au naturel. Mais Debbie n’était qu’une enfant, et c’est avec tristesse qu’elle vint nous trouver pour se dévoiler à nous.
Elle avait grandi pour devenir bienveillante, et une fois sa tristesse de ne pas avoir vécu d’anniversaire passée, la petite fille prit grand plaisir à veiller sur son petit frère plus souvent qu’autre chose.
Celui-ci ne tarda d’ailleurs pas à faire savoir qu’il souhaitait quitter le berceau et faire aller ses jambes. Je m’apprêtais à le nourrir lorsque je sentis son berceau trembler et pétiller, et que d’un coup, le petit garçon s’élançait dans les airs pour prendre de l’âge.
Il devint un bambin au caractère angélique, mais malgré ce qu’on disait de ces enfants sages, Yaxson demeurait un bambin avant tout et il ne manquait pas une occasion de jouer avec la nourriture, les ustensiles de cuisine, le jardin ou la cuvette de la toilette. Debbie s’en amusait beaucoup, et nous la taquinions que jusqu’à récemment, c’était elle qui était à sa place !
La petite fille admirait beaucoup Elisa, et demanda à recevoir un violon, elle aussi. Nous lui promîmes de lui en acheter un. Elle avait demandé à reprendre la coupe de cheveux qu’elle avait étant bambin, et à changer de vêtements, alors nous en profitâmes tous ensemble pour faire un petit tour dans le CAS. Je me souvenais avec nostalgie du salon de coiffure, et regrettait d’être si distraite par mon souci de parvenir à atteindre mes objectifs que j’en oubliais tout simplement de faire découvrir les joies de notre petit monde à ma famille.
J’étais souvent à cran. Je dormais mal et ne prenait pas tant soin de moi, car je passais mon temps à écrire, jardiner et concocter des remèdes. Lorsque je n’étais pas toute à mes tâches, je jouais avec les enfants, et j’espérais franchement être une bonne mère, mais Eli était clairement imbattable à ce sujet.
Nous dormions fréquemment à la belle étoile, car le ciel était magnifique une fois la nuit venue, et nous pouvions chuchoter sur le futur que nous imaginions pour les enfants. De quoi aurait l’air l’expansion du monde, une fois venu leur tour de prendre la relève ? Nous avions ouvert le sujet avec Debbie, et la petite fille semblait terrifiée, comme si elle ne comprenait pas tout à fait le principe de Symbiose. Je songeais qu’elle était peut-être un peu jeune pour ces histoires et que nous attendrions son adolescence pour retenter le coup.
Un soir que je souhaitais vraiment, mais vraiment m’avancer dans un guide de motivation que j’écrivais, je bus une infusion d’énergie et me passai une lotion désodorisante, puis je laissai Eli rejoindre ses doux rêves et retournai à mon ordinateur pour terminer le guide, qui s’intitulait : Motivation 101.
J’étais en charge du barbecue depuis qu’Eli avait failli mettre le feu, mais bien souvent, je préparais le repas puis laissait à Eli de donner le manger aux enfants avant de reprendre mon travail d’écrivaine ou de jardinage. Notre relation était devenue une entente mutuelle, une répartition des tâches, mais malheureusement, il n’existait plus grande affinité entre nous. L’amour avait laissé place à la monotonie, et nos différences qui faisaient leur charme au début de notre relation étaient devenu un tue-l’amour à présent que nous nous subissions quotidiennement. Eli était technophile et supportait mal notre mode de vie, mais le faisait bon gré, mal gré, pour les enfants. Elle me reprochait de lui avoir imposé cette voie, et je ne voyais pas en quoi je lui avais enlevé son libre-arbitre, mais à quelque part, je craignais qu’elle n’eût raison. Je n’avais jamais pris la peine de bien lui expliquer dans quoi elle s’engageait en s’établissant avec moi.
J’achevai mon guide de motivation, un livre sur la confiance en soi, vraiment. Et dire que la première personne à en avoir besoin, là maintenant, c’était bien moi. Cependant, j’eus comme un sursaut de vitalité lorsque je tapai les dernières lignes de mon ouvrage et je courus le dire à Eli, qui malgré notre froid, trouva à me féliciter chaudement. Y avait-il de l’espoir ? En tout cas, suffisamment pour que je me sentes d’humeur enjôleuse… Et que je me lance dans un roman à l’eau de rose nous mettant en scène, Eli et moi. Des fantaisies, vraiment.
Debbie commença à apprendre le violon, toujours dans l’esprit de suivre les traces d’Elisa, bien que je ne comprisse pas trop ce que ma fille voulait dire par là. Ce que j’en comprenais cependant, c’était que l’enfant se sentait très proche de celle qui l’avait élevé toute son enfance tandis que je partais pour Granite Falls, et qu’elle me voyait un peu comme une invitée dans leurs vies… Et ça faisait mal !
Yaxson, lui, raffolait de ses deux mères. Il passait son temps à courir rejoindre l’une ou l’autre, pour demander à jouer ou des câlins. Je participai activement et de mon mieux à son éducation, et le petit garçon semblait m’aimer franchement plus que Debbie. Peut-être que je manquais simplement de confiance, et peut-être aussi que la culpabilité d’avoir manqué à l’éducation de la première me faisait voir un manque d’amour où il n’y en avait pas, mais je jure… La différence entre Debbie et Yaxson se faisait sentir !
D’ailleurs, le petit gaillard vint me trouver un jour, l’air drôlement amusé par un je-ne-sais-quoi. Il ne cessait de gigoter et de glousser en se cachant la bouche comme devant une bonne blague, et je tentais de comprendre ce qui l’amusait autant, mais le petit bonhomme semblait agité de l’intérieur et indisponible pour répondre verbalement.
Et c’était compréhensible, puisqu’il était en fait en train de grandir ! Un instant il était bambin, l’autre d’après, un petit garçon ! Et j’avais assisté non seulement à sa pirouette qui n’avait plus de mystère à mes yeux, mais aussi à sa réaction face au phénomène lorsqu’il n’était pas provoqué par un gâteau, mais naturellement. Yaxson était venu me trouver, plutôt que de s’isoler comme Debbie, et il ne ressentait pas la tristesse d’avoir manqué son anniversaire. Tant mieux. Cependant…
- Est-ce que je peux avoir un gâteau ? demanda-t-il d’une petite voix suppliante.
Après que je lui eus proposé d’aller faire un tour dans le CAS plutôt que d’avoir un gâteau – et une fois revenu de sa déception évidente -, il alla trouver Eli qui jouait avec le feu de camp dans la cour. Ma femme demeura ébahie devant son petit devenu grand, et le serra fort contre elle. Yaxson demanda si à présent qu’il était grand, ils pouvaient tous prendre la route pour Granite Falls. Parce que je me tenais non loin de la scène, j’entendis la question de mon fils à Eli, et j’attendis sa réponse en serrant les dents. Je craignais qu’elle ne refuse ou… Pire, je ne sais pas.
- Bien sûr, fiston ! Faisons ça ! dit-elle en souriant.
Je soupirai de soulagement. J’avais prévu que nous célébrerions la Trêve des Confiseurs à Granite Falls une fois que les enfants seraient tous en âge de participer, mais vu la fragilité de ma relation avec Eli en ce moment, j’avais craint de devoir repousser le projet, et pire de l’annuler… Bon sang, l’annuler ! Ça aurait été dramatique. C’était une tradition d’amour, de partage et de résolution de conflits… Peut-être qu’Elisa comptait elle-même sur l’événement pour que nous nous rabibochions une bonne fois pour toute ?
Objectifs de la G2
Spoiler
Destination Nature -
- Partir au moins quatre fois en vacances à Granite Falls : (2/4)
- Donner à un membre du foyer le trait « délicat » : Non
- Compléter l’aspiration « Amateur de plein air » : (4/4)
- Avoir un potager contenant toutes les plantes nécessaires à la confection des remèdes d’herboristerie : (10/10)
- Préparer et tester (soi-même ou sur quelqu’un d’autre) tous les remèdes existants : (5/13)
- Gagner l’or à l’évènement social « dégustation de hot-dogs » : OK
Objectifs Mini Maison : Débloqué
- Votre Sim héritier doit vivre dans une Mini-Maison !
- Tant qu’il vit seul ou en couple, ce doit être une « Micro-Maison » (niveau 1). La Mini-Maison (niveau 2) est autorisée avec l’arrivée du premier enfant, et la Petite Maison (niveau 3) avec l’arrivée du ou des enfants suivants.
Objectifs Miam Miam de la G2
- Ne se servir que du barbecue et du feu de camp
Traditions de la G2
- Organiser la Trêve des Confiseurs
- Organiser le BBQ de quartier : OK
Recettes du BBQ
- Brochette de viande
- Brouillade du petit-déjeuner
- Crumble aux fruits
- Fruit grillé
- Haricots aux saucisses
- Pomme de terre en robe des champs
- Poisson frit
- Ragoût du campeur
- Soupe Gumbos
- Surprise au doré jaune
- Gombo
Feu de camp
- Guimauve
- Hot-dog
- Scarabées
Concevoir l’héritier dans :
- Une tente
- Un lit de camp à la belle étoile
Restrictions de réseau :
Vivre sur un terrain hors réseau pendant au moins une semaine : OK
Cuisiner sur un terrain hors réseau un bouillon de grenouilles
- Partir au moins quatre fois en vacances à Granite Falls : (2/4)
- Donner à un membre du foyer le trait « délicat » : Non
- Compléter l’aspiration « Amateur de plein air » : (4/4)
- Avoir un potager contenant toutes les plantes nécessaires à la confection des remèdes d’herboristerie : (10/10)
- Préparer et tester (soi-même ou sur quelqu’un d’autre) tous les remèdes existants : (5/13)
- Gagner l’or à l’évènement social « dégustation de hot-dogs » : OK
Objectifs Mini Maison : Débloqué
- Votre Sim héritier doit vivre dans une Mini-Maison !
- Tant qu’il vit seul ou en couple, ce doit être une « Micro-Maison » (niveau 1). La Mini-Maison (niveau 2) est autorisée avec l’arrivée du premier enfant, et la Petite Maison (niveau 3) avec l’arrivée du ou des enfants suivants.
Objectifs Miam Miam de la G2
- Ne se servir que du barbecue et du feu de camp
Traditions de la G2
- Organiser la Trêve des Confiseurs
- Organiser le BBQ de quartier : OK
Recettes du BBQ
- Brochette de viande
- Brouillade du petit-déjeuner
- Crumble aux fruits
- Fruit grillé
- Haricots aux saucisses
- Pomme de terre en robe des champs
- Poisson frit
- Ragoût du campeur
- Soupe Gumbos
- Surprise au doré jaune
- Gombo
Feu de camp
- Guimauve
- Hot-dog
- Scarabées
Concevoir l’héritier dans :
- Une tente
- Un lit de camp à la belle étoile
Restrictions de réseau :
Vivre sur un terrain hors réseau pendant au moins une semaine : OK
Les objectifs Legacy de la G2
Spoiler
- Collectionner les potions de vie (3/20)
- Compléter une collection et l’exposer dans la maison familiale (insectes 10/21)
Écrire :
- Biographies
- Livre de motivation
- Livre du joueur
- Livre de romance
- Livre triste
- Livre énergisé
- Collectionner les potions de vie (3/20)
- Compléter une collection et l’exposer dans la maison familiale (insectes 10/21)
Écrire :
- Biographies
- Livre de motivation
- Livre du joueur
- Livre de romance
- Livre triste
- Livre énergisé