Sims'Fouille! Challenges & autres histoires pas trop longues.
Des petites histoires, quelques chapitres de challenge en cours dans mes saves, un vrai bazar c'est sur.
Bref comme je suis nulle en bla-bla je vous laisse là dessus!
Sul-Sul !
Je m'excuse par avance pour la guimauve, les mièvreries récurrentes et les débordement d'amour dont sont très souvent victimes mes tas de pixels. Je suis un vrai cœur d'artichaut romantique ;)
SOMMAIRE
I. DES VACHES, DES COURGETTES ET DES PAPILLONS DANS LE VENTRE.
CHAPITRE 1 - CHAPITRE 2 - CHAPITRE 3 - CHAPITRE 4 - CHAPITRE 5 - CHAPITRE 6 - CHAPITRE 7 - EPILOGUE
II. UN DUC, DES CHEVAUX, ET DES QUESTIONS.
Partie 1
Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3 - Chapitre 4 - Chapitre 5 - Chapitre 6 - Chapitre 7 - Fin de la partie 1
III. BOULES DE NEIGES, ET CLOCHES DE PAQUES, ET BONNE RENTREE SCOLAIRE!
CHAPITRE 1 - CHAPITRE 2 - CHAPITRE 3 - CHAPITRE 4
I. DES VACHES, DES COURGETTES ET DES PAPILLONS DANS LE VENTRE.
Génération 22 SBS Challenge
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Rappel des règles.
►Emménager à Henford-on-Bagley dans une petite ferme
►Ajouter les défis de terrain «Vie simple» et «Renards sauvages»
►Donner à un membre de la famille le trait «aime les animaux»
►Donner à un membre de la famille le trait «intolérant au lactose»
►Se faire un ami lapin et un ami renard
►Faire un pique-nique une fois par semaine
►Atteindre le niveau 5 de la compétence Point de croix (de préférence avec la laine de vos lamas)
►Compléter l’aspiration «Gardien de la campagne»
►Compléter la collection des rubans de foire
►Compléter entièrement la partie «vie à la campagne» du carnet du sim héritier (10 types de lait,11 types de laine,10 types d’oeufs,13 types de friandises pour animaux) et tester chaque produit
►Avoir un vêtement pour chacun de vos animaux (y compris l’ami renard et l’ami lapin)
►Aider un poussin à sortir de son œuf
►Posséder une volaille dorée et une volaille maléfique
►Ecrire un livre de cuisine Vie simple
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Mais qu’est-ce que je fous là ?
C’est la question qui tourne dans ma tête depuis un peu plus d’une heure maintenant. Normalement je devrais déjà être en route pour Oasis Springs, son soleil et ses bars, pas que j’y sois spécialement attendu d’ailleurs, pas de familles, pas d’attaches, personne ne m’attend jamais nulle part , ça explique peut-être en partie ma présence ici. En partie seulement. La seconde raison c’est que je suis un idiot invétéré.
S’il avait été un chouilla moins mignon je ne me serais pas attardé à l’écouter. Et s’il avait eu l’air moins vide de toute joie j’aurais continué ma route comme depuis des années.
Je vis comme ça, sur la route, avec pour toute possession ce qui tiens dans mon sac, je trace mon chemin sur ma bécane, allant de villes en villes, de squat en motel dégeu. Je survis en faisant des petits boulots à droite à gauche le long de ma route. Une vie enviable j’en conviens parfaitement. Un électron libre, seul mais libre. Je ne sauve pas la veuve et l’orphelin, je ne rends pas de service et je n’accepte pas de passer 6 mois dans une ferme décrépie pour la remettre sur les rails. Enfin pas d’habitude quoi. Pas quand l’offre est faite par un homme qui semble encore plus détruit que moi.
Ma vie se résume à une succession de mauvais choix, les miens et ceux des autres. Ceux de ma mère qui a mal choisi son homme, ceux du destin qui me l’ont enlevé quand j’avais à peine 3 ans, ceux de mon paternel qui a tout préféré à ses enfants jusqu’à nous abandonner à l’orphelinat 1 ans plus tard et bien entendu les miens. Chaque décision que je prends semble être la mauvaise. C’est un état donc je suis tout à fait conscient et qui obscurcis chacune de mes journées.
Je n'ai plus qu'une chose à faire maintenant. Assumer mon impulsivité et bouger mes fesses de cette moto. Comme disait la famille 3 on verra bien de quoi demain sera fait!
Horrible ! Voilà un parfait résumé de ce bor *** sans nom. J’oscille entre la gêne et la colère depuis deux semaines. Je suis en colère depuis des années maintenant, la colère et moi sommes de vieux amis. En colère contre ce chauffard, en colère contre mes parents d’être parti si vite en me laissant seul, en colère contre ce corps affreux qui ne me sert plus à rien. Je rage contre le monde entier et maintenant contre lui. Il n’y est pour rien c’est stupide mais je bouillonne inlassablement. En pleine forme, beau comme un dieu, vaillant et sur de lui il est le rappel incessant de tout ce que je ne pourrais plus jamais être. J’aurais dû abandonner finalement, suivre ma première idée, vendre la ferme et me laisser dépérir dans un appart miteux loin d’ici.
Et comme si cette fout** colère n’était pas déjà suffisante le Rambo qui se charge de ce que je ne peux plus faire me fais me sentir mal à l’aise dès qu’on se croise. Quand je l’ai vu dans ce bar la première fois il me semblait vraiment sympa, sur un coup de tête je lui avais proposer le boulot et notre conversation bien que courte avait été agréable et sans fausse note, mais depuis qu’il est ici on dirait une tout autre personne.
Il parle à peine quand on se croise, ce qui arrive si peu qu’il est évident qu’il me fuie comme la peste, et le peu de fois où l’on se croise il reste figé, en me dévisageant. Je sais à quel point je suis devenu impotent je sais à quel point mon aspect peut effrayer ou faire pitié, je n'ai pas besoin d’un rappel constant. Tout cette histoire est une mauvaise idée, seul ici je pouvais affronter ma déchéance comme je le souhaitais, maintenant je dois affronter ses regards et ses jugements silencieux.
J’aurais vraiment dû vendre cette foutue ferme.
Ma mauvaise humeur ne m’empêche pas pour autant de remarquer le formidable travail qu’il a abattu en peu de temps. Le terrain retrouve ses lettres de noblesses et bientôt je pourrais réinvestir dans du bétail. Sa présence est peut-être une torture pour moi elle n’en restait pas moins nécessaire. Et je suis de ce point de vue plus que redevable face à sa motivation malgré mon accueil.
Et comme en plus d’être un c** mal aimable je suis aussi un parfait idiot qui reste un homme malgré tout, un homme légèrement incapable de décrocher son regard de cet apollon dès qu’il a le dos tourné. C’est peut-être un conn** mars il est sacrément beau et je ne suis pas encore aveugle.
Il fait chaud non ?!
Depuis 15 jours que j’ai investi la ferme le travail harassant pour la remettre en état m’empêche de trop penser.
Pour la première fois de ma vie je fais quelque chose de productif qui me rend assez fier, et j’ai enfin la possibilité d’aider quelqu’un à mon petit niveau.
Je ne suis rien, je ne suis personne mais je peux au moins faire ça pour lui.
Lui, Clark, jeune fermier que la vie semble avoir encore plus blessé que moi. J’ai essayé de faire connaissance avec lui, me heurtant à un mur à chaque fois. Il se laisse aller un petit peu puis se braque et se renferme derrière les gigantesques murailles qu’il a forgé dans son esprit. Chaque tentative de rapprochement se solde par un échec douloureux pour moi qui suis d’habitude sûr de moi et loquace je suis vite intimidé devant lui. Je deviens un vrai nigaud, bégayant comme un ado boutonneux. Il me vrille la tête bien plus que je le craignais. Les rares fois où je l’approche je me retrouve happé par ses yeux qui débordent d’une souffrance qui fait écho à la mienne et m’y accroche comme à une bouée de sauvetage. C’est parfaitement pathétique, je suis là pour bosser, et je ne m’intéresse à personne d’autre qu’à ma petite personne. Je suis égoïste c’est une certitude, mais je n’ai pas eu le choix pour affronter ma vie, pas question de baisser les armes maintenant parce que cet homme réveil en moi un furieux besoin de prendre les armes pour le défendre de tout le malheur du monde. Pas qu’il en aurait besoin d’ailleurs, du peu qu’il me laisse entrevoir il tient plus du valeureux guerrier prêt à en découdre que du fragile jeune homme que l’on doit protéger. Tant de contradictions qui me font perdre mon aplomb et me laisse pantois face à lui. J’aurais peut-être pu museler mes pensées si il ne m’avait pas balancé sans préambule qu’il était gay. Entre les modalités de logement et la liste des tâches il m’a jeté ça à la tête, un aveu surprenant qu’il a justifié par son envie d’éviter tout quiproquo et d’éviter que je ne pète un plomb et me monte des films si je venais à l’apprendre plus tard.
Péter les plombs aucun risques, mais me faire des films c’est mort ça n’a pas aider. Impossible maintenant d’éclaircir cette situation j’ai été tellement surpris que j’ai pas su quoi lui répondre, ni même si je devais lui expliquer qu’il en était de même pour moi, un malaise pesant comme j’en suis si souvent capable. Alors je l’évite, je sors aux aurores et ne rentre qu’à la nuit tombée, je m’épuise pour remettre en ordre la ferme et ne pas me laisser une minute pour penser ou pour le croiser. Je sens déjà que ces 6 mois ici sont une très mauvaise idée. Je sens qu’une fois la ferme remise en état c’est moi qui serais décrépi et abandonné encore une fois.