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Chapitre 2, L’inconnue
Un soir, pris d’une grande fatigue Charles s’est endormi sur le sol de l’église juste après la messe.
Soudain, un son le réveilla. C’était un son plus tôt doux qu’il ne reconnu pas immédiatement. Après plusieurs minutes, il reconnu que c’était un sanglot. Avec discrétion, notre protagoniste se leva et aperçu une jeune femme agenouillée qui priait en pleurant.
La jeune femme leva les yeux . Elle regarda Charles intensément. Cet instant sembla duré une éternité. Charles senti la terre se dérober sous ses pieds. Jamais, il n’eut rencontré une femme aussi belle, aussi resplendissante. Sa beauté était si esquisse et si pure qu’elle ressemblait un ange. Un ange égaré sur terre.
“ Veuillez m’excusez, bafoua-t-il enfin, je ne voulais pas vous déranger.
Puis-je vous venir en aide ? ” Charles lui tendit sa main .
La jeune femme la saisit avec prudence tout en continuant à le fixer du regard.
Notre héros l’aida à s’asseoir sur le banc, puis s’essaya à coté d’elle.
“ Ou étiez vous ? Je n’ai vu personne quand je suis rentré ? Demanda t elle, enfin.
Charles fuit son regard, honteux.
“ Je me suis assoupi sur le sol ” , marmonna-t-il enfin.
“ Oh ! Surprise, la jeune femme ajouta, c’est peu commun. “ Puis elle lui adressa un tendre sourire. “ Je comprend il se fait tard, il est difficile de lutter contre le sommeil. “
Charles encore embarrassé, osa malgré tout lui demander quel était son prénom.
A ses mot, la jeune femme tomba en sanglot. Elle s’excusa brièvement comme une Dame de bonne famille puis se sauva dans la nuit.
Charles resta médusé. Il lui fallu plusieurs minutes pour reprendre ses esprits. Mais qui était donc cette jeune femme ? Charles décida de partir à sa recherche des le lendemain matin.
La providence mena Charles à retrouver la jeune femme dès le lendemain matin, chez la Taverne de Jojo. Elle le reconnu immédiatement. Elle hésita. Charles commença a se dirigé vers elle. Devait-elle fuir à nouveau ? Son angoisse grandissait à l’approche de ses pas.
“ Ma Dame, salua Charles en s’inclinant, puis-je me présenter ? ”
La jeune femme le salua d’un léger signe de tête.
“ Je m’appelle Charles Perrin, je viens d’emménager à Henford. J’ai acheté un grand terrain afin d’y construire mon foyer. Voici mon cheval Muguet. Accepteriez vous de passer un peu de votre temps en ma compagnie ? ”
Dans un élan de courage, qui la surpris elle même, elle ajouta rapidement avant de s’enfuir :
“ Je ne peux vous parler maintenant, retrouvez moi ce soir, derrière l’église. “
Charles cria en l’a voyant s’éloigner : ” J’y serais ! ”
Charles eu du mal à rester concentrer durant tout le reste de la journée, ses pensées étaient toutes tournées vers cette mystérieuse jeune femme.
Enfin, l’aube se dessina dans le ciel. Charles couru vers l’église après avoir fait une petite toilette dans les sanitaires de la taverne.
La jeune femme était présente, assise sur le banc derrière le monument.
” Je vous en prie, rejoignez moi, invita-t-elle. Courageusement, elle se confia : Je me prénomme Dame Léonie d’Escufon. Mon père est Vicomte d’Henford. En conséquent, je ne peux m’entretenir seule avec des inconnus en société. “
A ses mot, Charles se leva brusquement et fit la révérence.
“ Oh non, je vous prie, ne vous fatiguez pas avec ses manières ! Je suis épuisée de tous ces codes et de toutes ces obligations. Je me sens comme une marionnette qui parle et bouge par la volonté d’autrui. Je rêve de diriger enfin ma vie. J’aspire à une vie simple loin de la noblesse. Mais malheureusement mon destin est déjà tout décidé. “
Léonie paru tellement attristé et sincère. Charles fut touché par ses propos mais ne su quoi répondre . Lui avait grandi dans la pauvreté d' un orphelinat, il rêvait donc de chevalerie, noblesse et de richesse. Charles se confia à son tour et lui conta le récit de son histoire.
Léonie fut envoûté et impressionné par Charles .” Quel courageux jeune homme, la vie ne l’a pas épargné mais il a gagné en audace et persévérance ! ” pense-t-elle.
La nuit noir les enveloppait de son manteau, nos héros décidèrent de se quitter mais de se revoir le lendemain soir. Quel sentiment étrange, Léonie ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait. Elle, une jeune femme discrète, se confier, raconter ses peines à un jeune homme inconnue. Quelle ineptie ! Elle se senti bien sotte, mais au fond de son cœur, au plus profond de son âme, elle se sentait irrésistiblement attiré par Charles. Elle savait qu'elle choisissait le bon chemin.
C’est ainsi que commença, leur périple à chaque nuit tombée, Charles & Léonie se retrouvèrent sur le banc de l’église pour échanger leurs rêves, leurs craintes . Tout simplement apprendre à se connaître.
Chapitre 3 , Mauvaise rencontre
La petite graine de l’amour fut planté dans le cœur de nos amis. Charles, hardi et pleins d’entrain , accéléra les travaux de sa cabane. Il était fou d’amour pour Léonie. Il décida qu’il était tant de lui déclarer sa flamme.
Mais Charles ignorait dans qu’elles embrouilles il était en train de se mettre.
Vicomte Auguste d’Escufon, père très protecteur de Dame Léonie, avait remarqué les absences répétées de celle-ci. Une nuit, après une insomnie d’angoisse, il décida de sortir afin de découvrir où est ce que sa fille bien aimée et respectable pouvait se rendre. Auguste fut terriblement inquiet.
C’est alors, qu’il vit sa fille sortir de l’église à son grand étonnement !
Auguste se hâta. A sa grande surprise, dans l’église il ne vit personne. Ha si !
Un clochard dormait sur le banc. ” Ces clochards puants , calamités de nos villages ! ”
La fameuse nuit arriva, sur le perron de l’église, Charles offrit un magnifique crocus à la hauteur de la beauté de Léonie.
” Ma douce, je vous aime, je souhaite vous épousez et vivre le restant de mes jours auprès de vous ! ”
Malheureusement, Léonie n’eut le temps de répondre, son père, le Vicomte D’Escufon, l’avait une nouvelle fois suivi !
Il surpris les amoureux ! Auguste avait entendu les propos de Charles. Il fut scandalisé, outré ! Comment est ce possible ! Sa chère enfant éprise d’un clochard ! Quel honte !
” Saligaud, comment osez vous poser vos sales pâtes sur ma Fille ?! Je vous interdis de vous approcher d’elle ! Éloignez vous ! ” Fulmina Auguste.
Avec ses mots, Auguste poussa violemment Charles. Une bagarre s’enchaîna. Le vicomte ancien général de l’armée française maîtrisa Charles avec facilité.
Léonie fut profondément attristée, malheureusement, elle ne pouvait rester que de marbre devant la furie de son père.
Charles s’enfuit à dos de son cheval.