Je m’étais promis de pas écrire d’histoire avant de terminer mon « Comme à la ferme » mais, à ma décharge, j’ai été attirée comme un aimant par la pub que @oiseaudelune a fait de son nouveau challenge « L’hôpital psychiatrique » sur l’activité et dont vous trouverez le lien .
Merci Oiseau de Lune pour ce super défi ! Après avoir lu les les règles du challenge, j'ai craqué et, comme tu peux le constater, je n’ai pas longtemps résisté longtemps à en faire une histoire ! ;)
Voilà donc mes huit sims prêts à s’enfermer dans l’hôpital à leurs risques et périls, et pour autant de temps qu’il le faudra, afin d’assainir l’établissement de sa malédiction. (franchement, autant de traits de terrain néfastes pour un seul endroit, c’est vraiment pas de chance ! :D )
Si vous êtes impatients de connaître les personnages, j’ai fait une petite présentation sur la page de Oiseau de Lune , un peu différente de celle que je vous présente à la fin de ce prologue. :blush:
Je vais garder cette première discussion pour le sommaire. Je vous invite donc à retrouver mes courageux sims, juste en dessous, dans celle qui suit. :)
Je finis par m’asseoir. - Que devons-nous faire, dans ce cas ? Ma question pouvait paraître naïve, mais Hilda me répondit tranquillement, de sa voix douce : - Vous devez retrouver le talisman, et en faire sortir Aurora.
- C’est ce que vous m’avez dit tout à l’heure, oui, mais comment fera-t-on pour récupérer l’âme de mon mari et la mettre dans le talisman ? Nous ne savons même pas ce que Tempérance en a fait. - Elle au Pandémonium. Cette révélation m’explosa au visage. Le Pandemonium... le feu... les flammes... l’Enfer. Comment l’un d’entre nous pourrait-il aller chercher cette part si précieuse d’Ancelin, sans y laisser la vie ? C’était impossible. Il y eut un long moment de silence avant qu’Hilda ne reprenne : - L’un d’entre vous devra se sacrifier. Quelqu’un qui n’a aucun pouvoir surnaturel. Un humain. Je sentis mes entrailles se serrer. Guidry me regarda : - Je vous avais prévenus. Aucun de vous n’est prêt à cela.
Je respirai un grand coup : - Il faudra trouver une autre solution. Il est impensable que je sacrifie qui que ce soit, même pour sauver Ancelin. De toute façon, on ne sait même pas à quoi ressemble ce talisman. Donc, la conversation est close.
- Vous devriez peut-être demander leur avis aux deux personnes concernées par ce sacrifice, non ? Quant au talisman, il s’agit d’une pierre très rare, un diamant bleu. Il agit sur les plans physique et mental, ce qui lui donne la propriété de fusionner le corps et l’esprit. Le bleu de cette pierre est d’une pureté exceptionnelle. Vous la reconnaîtrez lorsque vous la verrez. - Je ne la chercherai pas.
Hilda s’était alors levée. Difficile de dire si son visage exprimait de la colère, de la déception, ou autre chose, mais elle alla rejoindre mes amis sans me dire un mot de plus. - Vous êtes bornée, me dit simplement Guidry. - J’ai laissé une enveloppe sur le comptoir pour le déblocage d’une salle de bain. J’ajoute à cela 1000 simflouz pour débloquer les deux dernières chambres du deuxième étage. Je crois que nous avons rempli toutes les conditions, non ? - Tout à fait. Je vais vous les déverrouiller de ce pas.
Guidry avant donc fini par me laisser, lui aussi, mais je ne fus pas seule bien longtemps car Audric s’était rapproché de moi. - J’ai entendu votre conversation. Je crois savoir où est le talisman. Il pourrait changer les choses. Tu es vraiment sûre de ne pas vouloir l’utiliser ?
Je soupirai, laissant apparaître mon exaspération. Je ne voulais plus entendre parler de ce talisman, pour ce soir. - Laisse-moi, Audric, s’il-te-plaît. - Comme tu voudras, mais si tu changes d’avis, rappelle-toi que j’ai l’info.
Nous subîmes, cette nuit-là, une nouvelle attaque vénusienne. Personne ne fut blessé car nous étions tous à l’intérieur du bâtiment et, comme Guidry nous l’avait annoncé, nos assaillants ne s’en prenaient pas aux murs. Tous partirent se coucher après l’assaut, laissant Guidry et Hilda discuter dans la cuisine. Cette dernière s’était aimablement proposée pour débarrasser le salon, faire la vaisselle et le ménage, ce qui enchanta tout le monde. De mon côté, j’avais besoin de m’activer et j’entrepris de finir de débarrasser la façade avant de l’hôpital, de tout ce lierre qui ne la mettait pas en valeur. J’enlevai également toutes ces plantes grimpantes disgracieuses, qui avaient aussi pris racine sur les façades intérieures de notre cour. J’envoyai ensuite un message à Juju pour qu’il envoie une benne dès le lendemain matin, puis je montai au deuxième, dans le bureau de l’infirmerie, pour voir les consignes que Yoram avait laissées pour nous permettre de détruire le vaisseau vénusien.
Peu de temps avant sa mort, Yoram m’avait conduite jusqu’au bureau de l’infirmerie pour me montrer où se trouvait son plan d’attaque. Il avait dissimulé les informations dans une tablette sixamienne qu’il avait accrochée au mur, en évidence, afin qu’elle ressemble à un tableau, puis il avait enregistré mes empreintes pour je puisse la déverrouiller facilement. En quittant la pièce, il m’avait confié un petit carnet sur lequel étaient notés les clés qui me permettraient de déchiffrer le document codé.
Le jour commençait à se lever lorsque j’arrivai dans le bureau. La tablette était toujours là.
Je m’en saisis et, munie du petit carnet de Yoram, je me lançai dans le décodage du texte sixamien crypté. Ce ne fut pas une mince affaire, mais les indications de feu mon ami étaient explicites, et je pus boucler ma traduction en moins d’une heure. Le plan était très simple, juste un peu dangereux, mais rien de bien compliqué.
Je sortis de la pièce, et me dirigeai vers la porte en face afin d’aller voir Ancelin. A peine avais-je pénétré dans sa chambre que je ressentis un courant d’air frais me transpercer. Tempérance venait de se joindre à moi.
La Furie beugla quelques insultes à mon encontre, me reprochant d’avoir invoqué Hilda alors qu’elle m’avait fortement conseillé de ne pas le faire.
J’ignore si ce sont ses cris qui réveillèrent Ancelin, mais toujours est-il qu’il émergea de son cercueil à ce moment-là.
Ancelin se retrouva entre nous deux, ne disant mot. Son regard allait de l’une à l’autre, froid comme la glace, et il n’intervint à aucun moment pour faire cesser le flot d’incriminations qui sortait de la bouche spectrale.
En colère devant cette indifférence, je saisis Tempérance par le cou, et la sortit de la pièce.
- Mais tu es devenue complètement hystérique, ma parole, osa-t-elle me dire. - Hystérique ? Tu veux rire ? Cherche-moi encore et tu auras l’occasion de goûter à mon hystérie ! En attendant, je ne veux plus que tu t’approches de moi, ou de mes amis.
La Furie se calma un peu : - La seule chose que je t’avais demandée, était de ne pas faire venir Hilda dans l’hôpital, et tu n’en as fait qu’à ta tête. Ce squelette est un danger ambulant pour nous tous.
- Pour nous tous ? Nous ne sommes pas dans le même camp, toi et moi. C’est toi, le danger, pour nous. Toi, et tes amis vénusiens qui bombardent chaque soir notre abri, êtes un danger. Hilda est notre amie, et son aide est très précieuse, au-delà de mes espérances, je dois bien l’avouer.
Tempérance ne répondit pas, mais un petit rictus au coin de ses lèvres, trahit son malaise. - Oh mais tu as peur, on dirait. Tu fais bien, car lorsque je t’aurais vaincue, je te fais la promesse que, cette fois, ce sera définitivement. Je m’en assurerai personnellement, et plus jamais tu ne reviendras hanter qui que ce soit.
Elle tourna les talons sans même répliquer. - Tu vois, Tempérance, tu as fait une grosse erreur en volant à Ancelin l’amour qu’il avait pour moi. Car je n’ai plus rien à perdre, à présent.
Il m’avait semblé apercevoir mon mari dans l’encadrement de la fenêtre de la porte de sa chambre. Je poussai la porte mais, en pénétrant dans la pièce, je pus constater qu’il avait replongé en hibernation. Les premières lueurs du jour avaient fait leur apparition. Il était temps que j’aille me reposer, à mon tour. Ensuite, j’irai réveiller Audric, et il faudrait aussi que je convoque tous nos amis pour décider de la suite des évènements. J’avais une petite idée pour mettre en place le plan de Hilda.
(en bleu ciel, les pièces accessibles dès le début - En vert, les pièces débloquées dans les précédents chapitres - En jaune, les pièces débloquées au cours du chapitre)
Oh Ancelin et Odely! Mon couple préféré! Comme ils m'ont manqué! :love: :love: :love: :love: :love: :love: Ancelin m'attriste, dans son état... :cry: À regarder sa femme se chamailler avec Tempérance sans même lui parler... comme si la vie n'avait plus aucune saveur pour lui... aucun intérêt... :cry: :cry: :cry:
Oh l'intrigue du médaillon avec la déesse et le sacrifice humain... ouah! :open_mouth: C'est super cool! :love: Et c'est honorable de sa part de ne pas sacrifier un humain pour l'homme de sa vie... après... vivre avec la mort d'un ami sur la conscience serait difficile. Elle a beaucoup plus d'humanité que bon nombre de vampires... >:) >:) >:) Je ne pense surtout pas à Carmilla Devaillancourt... non non non... :joy: :joy: :joy:
C'était bon de revoir Bone hilda et de lui donner une histoire. :smile: Dans ma partie, c'est souvent une humaine drôlement vêtue et pas du tout un squelette... :joy: Alors c'est plutôt cool de la voir dans son vrai accoutrement! :smiley:
Et ben elle n'a pas chômé Odely pendant sa journée! Et elle a même trouvé le temps d'invoquer Hilda qui à un moyen rendre son âme à Ancelin... Mais ça m'a l'air compliqué... Je suis curieuse de voir ce qu'il va se passer :)
Et qui mieux que la belle Odely pouvait marquer ce retour, même si c'est le hasard du jeu qui en a décidé ainsi (en sachant que je ne crois pas au hasard, de manière générale) ?
Je suis super impressionnée par tout ce que tu arrives à faire en une journée, entre les différentes tâches à accomplir (nettoyer, bricoler, jardiner...) et les conversations avec les autres pensionnaires, y compris ceux qu'il faut invoquer !
Sinon je confirme ce qu'a dit Guidry "aucun de vous n'est prêt pour cela", car moi je ne suis pas prête à assister à un sacrifice humain ! Bon, en vrai, si c'est nécessaire, je respecterai le choix du malheureux élu avant d'aller moi-même botter les miches pixelisées de Tempérance pour l'envoyer jusqu'au Pandemonium ! (Soit dit en passant, c'est vraiment intéressant cet univers mystique que tu as intégré à ton histoire, il faut dire que le contexte s'y prête bien.)
Mais puisqu'Odely semble avoir un plan, je vais la laisser l'exposer aux autres avant d'en arriver là...
@Eljisim Héhé ! Heureuse que tu aies apprécié le retour d’Odely. J’avoue que je me suis bien amusée à coller un texte sur le screen dont tu parles. Il aurait été dommage de le mettre de côté. :smirk:
Tu vas en savoir plus sur le talisman dans le chapitre d’aujourd’hui. :wink:
Concernant les vénusiens, j’avais mentionné dès le chapitre 8 leur alliance avec Tempérance, lorsqu’Amaël avait découvert le trident de Vénus (au tout début du chapitre, de mémoire). Tu seras privé de cookies, pour avoir oublié ce détail. :naughty: (Quoi ? ce n’est pas moi qui distribue les cookies ?!! :tired_face: )
Odely n’a pas d’âme mais elle a le sens du devoir et de la loyauté. Et surtout, son équipe compte beaucoup pour elle. :love: Elle ne les sacrifierait pas. Il se pourrait bien que Tempérance ait un lien avec Hilda... :blush: il sera abordé un peu plus tard mais tu as raison, on peut parler de passif nébuleux.
La tension monte, effectivement. :grimace: Odely a clairement dit qu’elle n’avait plus rien à perdre, alors Tempérance n’a qu’à bien se tenir. :naughty: Pour l’affrontement final j’ai quelques idées en tête, alors tout dépendra de la tournure que prendra mon récit. J’ai déjà la trame mais, lorsque j’écris, il m’arrive parfois de la détourner, donc, rien n’est encore sûr. Mais Odely hait tellement Tempérance, que ce serait lui rendre justice. :relieved:
Je suis désolée, Elji, mais Ancelin ne ressent plus rien envers Odely. Il observe, c’est tout. :cry:
Merci pour les failles mais je n’ai rien fait de spécial. Elles apparaissent après les attaques de bombes de lave. C’est donc le jeu qui les fait apparaitre (mais elles ne restent pas). Je me suis donc dit que j’allais les exploiter pour l’histoire. Elles viennent bien d’Îles Paradisiaques, et je pense que oui, on doit pouvoir les trouver dans le débogage. :smile:
@oiseaudelune Ça me fait plaisir de te voir si heureuse de retrouver Ancelin et Odely. :smiley:
Ancelin n’est pas au mieux de sa forme, c’est vrai. Il ne ressent plus rien, que nenni ! ça me fait d’ailleurs de la peine, à moi aussi. :bawling:
Je te le confirme : Odely a plus d’humanité que Carmilla Devaillancourt ! Et j’ai bien constaté que tu ne pensais pas à elle ! :mrgreen:
J’ai voulu garder Bone Hilda, telle qu’elle était et lui donner une histoire, assez tragique tout de même, mais une histoire quand même. Je suis contente que cela te plaise. :blush:
Tu vas connaître la suite de l’histoire des vénusiens dans le chapitre d’aujourd’hui. J’espère que ton vœu sera réalisé. :wink: Merci pour ton petit message de fin, très chaleureux. :kissing_heart:
@Ellandan Odely ne chôme jamais, c’est une vampire ! :mrgreen: Rendre son âme à Ancelin est un peu compliqué, en effet. Tu vas en savoir plus dans le chapitre qui suit. :blush:
@Arcaluce Merci beaucoup pour ton gentil mot. :kissing_heart:
On y croit, ou on y croit pas, mais le hasard fait souvent bien les choses ; et une chose est sûre, je suis heureuse d’avoir repris l’histoire avec Odely. :love:
Ne sois pas impressionnée par ce que j’arrive à faire en une seule journée. Nettoyer, bricoler ou jardiner sont des tâches qu’il faut faire et prennent du temps, tout comme invoquer Bone Hilda qui n’a pas voulu se montrer tout de suite, la coquine ! :confused: Par contre, pour les conversations, ça me prend moins de temps. Je réunis mes personnages à l’aide du « former un groupe », je prends quelques screens, et je passe la suite etc. selon les besoins de l’histoire, sinon, ce ne serait pas possible d’accomplir les tâches et de créer une intrigue en même temps. Pour Guidry, Bone, Hilda ou Tempérance, je les laisse venir ou partir à leur guise. Ils ne sont jamais inclus dans les groupes. Voilà, tu sais tout :blush: Ceci dit, Odely est une vampire super puissante, alors, elle peut en faire des choses en une journée ! :innocent:
Non, personne n’est prêt à un sacrifice humain... Alors sera-t-il nécessaire ou pas ? Nous allons le découvrir dans le chapitre du jour, et tu sauras, à ce moment-là, si tu dois aller botter les miches de Tempérance, ou pas. :naughty: Ah non ! C’est vrai que tu attends le plan de Odely, d’abord. Je crois que c’est plus prudent, en effet. :wink:
Je suis flattée que tu aimes mon univers mystique. L’hôpital de Oiseau de Lune m’inspire. :love:
Et maintenant la suite...
*** *** *** *** *** *** ***
J’avais entendu sa voix alors que j’étais dans un demi-sommeil, bien lové au fond de mon lit. Elle devenait de plus en plus insistante, et je finis par ouvrir un œil, à contre cœur, m’extirpant de mes draps douillets.
Je m’assis au bord du lit et tachai de faire mon plus beau sourire à ma visiteuse matinale, alors que j’étais encore à moitié endormi. - Salut Odely ! Quelle bonne surprise de te voir. Qu’est-ce qui t’amène ? - Tu as dit que tu savais peut-être où se trouvait ce talisman, le diamant bleu...
C’était donc ça ! Elle avait changé d’avis depuis la veille au soir. Je me demandais bien pourquoi. Elle était pourtant déterminée à ne rien entendre. - Alors ? Tu sais où il est ? - Oui. Je pense que c’est Fantine qui l’a.
- Fantine ? - C’est son père qui le lui a offert. Elle ne connait pas les propriétés magiques du diamant bleu, mais c’est elle qui l’a, oui. Je l’ai aperçu à son cou lors de notre soirée déguisée. Il est monté sur un joli collier mais c’est le talisman, ça ne fait aucun doute.
- Très bien, c’est une bonne nouvelle. Tu vas venir avec moi, nous allons lui expliquer la situation et elle nous remettra ce diamant bleu. - J’espère. C’est un bijou de famille. Il a une valeur sentimentale pour elle. - Il contient l’âme de la déesse, alors habille-toi, et suis-moi.
Quand elle voulait quelque chose, Odely ne s’embarrassait jamais de fioritures. Elle resta assise quelques secondes à me regarder puis me lança : - Alors ? Pourquoi tu n’es pas encore habillé ? - Et si tu sortais de ma chambre, avant ?
Quand je dis qu’elle ne s’embarrasse jamais de fioritures... Elle pénétra dans la chambre de nos amis sans même prendre la peine de frapper, mais finalement, ce fut elle qui sembla la plus gênée, alors que je trouvais la situation cocasse.
Evidemment, Amaël et Fantine n’avaient pas le même ressenti que nous et s’extirpèrent très rapidement de leur lit, en prenant soin de se couvrir. Odely s’excusa platement puis demanda à Fantine de nous rejoindre à la cuisine.
Elle avait servi du café et sortit une brioche qu’elle avait elle-même préparé, la veille. Elle me laissa le soin d’exposer à Fantine la raison de notre intrusion dans son intimité. Notre amie écouta attentivement, mais ses yeux s’écarquillèrent davantage à mesure que j’avançais dans mes explications.
- Mon père serait un sorcier ? C’est peu probable, je t’assure. Je ne l’ai jamais vu pratiquer la magie. Tu te trompes forcément de collier.
- Ecoute... Je sais que ça peut te paraître bizarre, mais celui qui a créé ce talisman s’appelait Eliott O’Connor. Et tu t’appelles Connor... Le O s’est peut-être perdu avec le temps, mais je ne pense pas que ce soit une coïncidence. Sa lignée de sorcier a pu s’éteindre si Eliott a épousé une humaine... Fantine avait failli s’étouffer avec sa brioche. - Eliott était le prénom de mon arrière-grand-père...
- C’est une bonne nouvelle, ça, lui répondit Odely. Au moins, nous sommes sûrs de ne pas nous être trompés. - Mais c’est délirant ! J’ai ce bijou depuis toute petite, et je ne savais même pas que je trimballais une déesse avec moi, depuis tout ce temps! Heureusement que je ne me suis pas débarrassée du collier.
- Es-tu d’accord pour nous le remettre ? lui demanda doucement Odely. Tu es consciente qu’il est important que nous libérions la déesse Aurora ? - Oui... Mais cette pierre est très chère à mon cœur. Elle me vient de mon père... Pourriez-vous m’assurer qu’elle ne sera pas détruite lorsque la magie permettra à Aurora d’en sortir ?
- Non, on ne peut pas te garantir une chose pareille. J’avais décidé de ne pas lui mentir. Moi-même j’ignorais si la pierre resterait intacte après la libération de la déesse, la récupération de l’âme d’Ancelin, et la libération de celle-ci. La pierre allait devoir transiter par les Enfers, alors, je n’avais aucune idée de ce qui pourrait lui arriver. J’exprimai donc mes craintes à Fantine, afin qu’elle sache qu’il était du domaine du possible, que le diamant bleu soit détruit. - J’ai bon espoir, quand même, conclus-je, pour que le talisman ait été créé avec un sort puissant. Il doit protéger l’âme des dieux. Je ne l’imagine donc pas se briser à la première contrariété.
Faisant fi de ses inquiétudes, Fantine finit par accepter de nous remettre son précieux diamant bleu, en nous faisant promettre, toutefois, d’en prendre grand soin. Puis elle termina son café et s’en alla le chercher.
Elle revint quelques minutes plus tard, et le déposa devant elle. Odely était impressionnée par la beauté et la pureté de la pierre. - Tu l’as retirée de ton collier ? lui demandai-je. - Ne t’en fais pas. Il s’y réemboîte parfaitement. Et je ne voulais pas prendre le risque de perdre aussi la chaîne.
- Bien, souffla Odely, maintenant que nous avons ce magnifique talisman, il ne nous reste plus qu’à trouver comment faire pour libérer Aurora. Qu’en dis-tu Audric ?
- Ça, j’en fais mon affaire. Je vais me faire aider par Doreen, mais c’est comme si c’était déjà fait.
- J’adore ce genre de réponse ! Bon je te laisse le diamant bleu. Doreen et toi, rejoignez-moi sur le parvis de l’hôpital. Fantine ira mettre les autres au courant de la situation. Et rendez-vous pour tout le monde à quinze heures, au kiosque. J’ai encore des choses à vous dire.
J’avais retrouvé Doreen, au frais, dans sa chambre, en train de faire du point de croix. Elle s’était découvert une passion pour cette activité depuis que nous étions enfermés ici et je dois admettre que ces œuvres étaient de plus en plus jolies. Je lui fis un bref topo au sujet du talisman puis nous rendîmes ensemble devant l’hôpital où Odely nous attendait déjà.
Elle nous parla du plan d’action de Yoram pour détruire les vénusiens. Grâce à des notes qu’il lui avait laissées, elle savait comment faire pour armer l’antenne satellite qui se trouvait sur le toit de l’hôpital, et que notre ami avait achetée chez Juju la semaine dernière. L’antenne pourrait détecter tous les vaisseaux vénusiens à plusieurs années lumières de notre position, et s’orienterait d’elle-même pour tous les pulvériser. A condition de faire les bons réglages. Seuls, Odely, Doreen et moi, étions en mesure de pouvoir effectuer ces manipulations aussi périlleuses que délicates ; Odely car elle pouvait accéder au toit, grâce à ses ailes de chauve-souris, et Doreen et moi, car nous pouvions y voler, grâce à nos balais magiques.
Odely décréta qu’elle irait seule car l’entreprise était beaucoup trop dangereuse. - Elle l’est pour toi aussi, lui dis-je. - Elle l’est moins. S’il y a court-circuit, vous mourrez électrocutés, alors que je risque seulement de griller un peu. Ça ne me fera pas de bien mais je m’en remettrai. Je suis immortelle.
- Dans ce cas, pourquoi tu nous as fait venir ? - Je mets parfois un peu de temps à me remettre d’un choc mortel, alors si ce devait être le cas, je compte sur vous pour venir me chercher. Et ne touchez pas à cette antenne, c’est clair ? - Très clair, mais promets-nous d’être prudente.
- C’est promis. Je peux y aller, maintenant ?
Doreen et moi acquiesçâmes d’un léger hochement de tête, et Odely déploya ses ailes jusqu’à devenir une petite chauve-souris.
Nous la vîmes prendre son envol, assurée. Elle nous avait dit avoir étudié scrupuleusement toutes les instructions de Yoram. Elle connaissait le schéma de cette antenne, presque par cœur.
Le « presque » nous faisait un peu peur, mais Odely ne faisant jamais les choses à moitié, nous imaginions aisément qu’elle avait envisagé toutes les possibilités. Nous la vîmes arriver près du toit. Le satellite était tout proche.
La manœuvre dura un long moment. Nous avions du mal à voir ce qui se passait là-haut, et nous espérions qu’Odely n’était pas en difficultés. Nous avions chaud car la journée était caniculaire et, à tour de rôle, Doreen et moi allions remplir des bouteilles d’eau pour nous hydrater, pendant que l’autre surveillait le toit.
L’attente était interminable puis, soudain, nous aperçûmes un premier faisceau lumineux se diriger vers le ciel, et se perdre dans l’espace. Nous savions qu’il s’agissait d’une arme puissante dont la portée défiait tout ce que l’on connaissait sur notre planète, mais je ne pus m’empêcher de penser que le rayon était de toute beauté. Un deuxième lui fit écho quelques minutes plus tard, après que l’antenne ait modifié son orientation.
Un troisième faisceau, se dirigeant juste au-dessus de l’hôpital, se matérialisa une bonne dizaines de minutes après les deux premiers, nous laissant pantois face à la belle explosion qui s’ensuivit : le vaisseau qui venait de sauter devait avoir un diamètre trois fois supérieur à la surface du terrain de notre demeure, et il n’était pas très loin de nous. Il ne faisait aucun doute que c’est celui-ci qui nous avait attaqué ces derniers temps.
Odely redescendit une demi-heure après l’explosion, car elle avait voulu s’assurer que notre offensive envers l’ennemi était belle et bien terminée. Nous étions soulagés de la revoir en pleine forme. - Alors, qu’est-ce que vous en dites ? nous demanda-t-elle en souriant de toutes ses canines. - Epoustouflant ! lui répondis-je sur le même ton. D’ici, on a assisté à un beau brasier. Tu as assuré !
A quinze heures tapantes, nous étions au rendez-vous pour le débriefing prévu par notre cheffe. Nous arrivâmes au kiosque, alors qu’Amaël et Fantine débattaient encore de l’explosion qui avait eu lieu au-dessus de leurs têtes et dont ils ignoraient la provenance. Je me sentis revivre, à l’ombre de la tonnelle, même si nous n’avions pas beaucoup d’air, mais j’étais bien loin de l’atmosphère étouffante, et du cagnard, que j’avais dû supporter pendant plusieurs heures.
Odely expliqua ce qui venait de se produire, assurant à nos amis que les vaisseaux vénusiens avaient été détruits. Nous n’aurions plus à subir d’attaques de leur part, et Tempérance se trouvait, à présent, démunie de ses alliés extraterrestres. Trois vaisseaux avaient été détruits mais nous n’avions pu observer, à l’œil nu, que la destruction de l’un d’entre eux, qui était en orbite au-dessus de nous. Nous n’avions plus aucune chance d’être pris à parti par cette race malfaisante car, avant qu’ils ne se rendent compte que leurs vaisseaux ne croisaient plus dans notre espace, il s’écoulerait un temps amplement suffisant pour que nous réglions les problèmes de cet endroit. Et, dans le meilleur des cas, les vénusiens comprendraient qu’il valait mieux pour eux ne plus envahir l’espace de la planète Sim. Fantine et Amaël étaient ravis de cette bonne nouvelle.
Odely poursuivit ensuite son discours en mentionnant le talisman. Fantine avait mis au courant Amaël à propos de la discussion que nous avions eue le matin même mais, ce que nous apprenions tous, c’est que, pour sauver l’âme d’Ancelin, un humain devrait être sacrifié.
Odely ne savait pas encore comment cela devait se passer car, seule la Déesse Aurora serait en mesure d’apporter des réponses et une solution mais, ce dont elle était certaine, c’est que si, Amaël ou Fantine, les seuls humains présents dans l’aventure, faisaient le choix de sauver l’âme d’Ancelin, l’issue serait probablement fatale. - Nous sommes amis depuis longtemps, Fantine.., et toi, Amaël, même si je te connais depuis peu, tu fais partie de l’équipe et je ne te veux aucun mal, dit-elle à nos amis humains. Jamais je ne vous obligerai à faire quelque chose qui mettra vos vies en danger, c’est pourquoi j’ai imaginé une sorte de "sortie de secours".
Elle se tourna vers moi. - Vous, les sorciers, vous êtes certainement suffisamment puissants pour ramener à la vie un être humain. Vos pouvoirs sont immenses, et j’espère pouvoir compter sur vous.
Mon regard croisa celui de Doreen. Nous savions que nous pouvions faire quelque chose. Nous connaissions les sorts et les potions mais, aucun d’entre nous ne s’était réellement exercé à une telle magie. La pression était énorme.
Doreen ne semblait pas vouloir prendre le risque : - Nous parlons de magie noire, Audric, de ramener quelqu’un à la vie, et tu le sais aussi sûrement que moi, cette magie n’est pas sans conséquence. Tu dois tout de suite oublier cette idée.
Je n’avais pas la même opinion qu’elle, et cela me navra : - Je ne peux pas, je suis désolé. Si Fantine ou Amaël décident d’accepter, je ferai tout pour les ramener à la vie, peu importe le prix à payer.
Doreen me regarda un instant sans rien dire. Je pouvais lire de la tristesse dans ses yeux et, lorsqu’elle me répondit, ses mots furent sans appel : - Comme tu veux. Mais tu devras te passer de moi.
Amaël et Fantine s’étaient rapprochés l’un de l’autre. Leurs regards plongeaient, l’un dans l’autre, désespérés. Ils ne savaient pas quoi penser de ce plan périlleux.
Odely donna congé à tout le monde et nous donna un ultimatum de vingt-quatre heures. - Nous n’avons malheureusement pas beaucoup de temps pour nous décider, s’excusa-t-elle en s’adressant aux deux personnes concernées. Alors, demain, votre réponse sera oui ou non. Il n’y aura pas de mauvaise réponse, et je n’en voudrai à personne du choix qu’il aura fait. D’ici là, je vous souhaite à tous une bonne réflexion.
Après avoir effectué les corvées du jour, je me lançai, pour la première fois, dans la préparation d’une potion de résurrection. La recette était complexe, et il m’avait fallu soudoyer Juju pour qu’il m’obtienne les ingrédients nécessaires à son élaboration, aussi rares qu’onéreux.
Fantine vint se joindre à moi quelques minutes plus tard : - Je tenais à te remercier. C’est cool de savoir que tu seras là pour me ramener, si je choisis d’accepter la mission. - C’est normal. Il faut bien que mes pouvoirs servent à quelque chose, non ?
J’essayai de prendre un ton léger pour la rassurer, mais je n’avais aucune idée du résultat final de cette potion. J’en avais trouvé la recette dans l’un des grimoires de mes ancêtres mais, même si lui l’avait déjà éprouvée, j’étais anxieux à l’idée de la tester sur Fantine ou Amaël. - Tu sais que c’est risqué, quand même ? Tu vas devoir mourir pour récupérer l’âme d’Ancelin aux Enfers. On ne sait même pas comment on va pouvoir faire ça...
- Hilda a dit qu’Aurora nous expliquerait la marche à suivre. On ne pourra être mieux guidés que par une déesse toute puissante et immortelle, tu ne crois pas.
Je l’espérais de tout mon cœur... - Si, j’ai confiance en Hilda. En tous cas, j’ai hâte de savoir comment elle compte procéder pour qu’Amaël, ou toi, vous rendiez au Pandemonium. Lorsque j’aurai cette information, il me sera plus facile d’ajuster mon sort de résurrection. - Tu vas aussi utiliser un sort, en plus de la potion ? - Deux précautions valent mieux qu’une. On en saura plus ce soir, lorsqu’on aura libéré Aurora.
A la nuit tombée, j’avais terminé mon breuvage. Je m’empressai de le mettre en flacons, avant de rejoindre les autres dans le hall.
Si Doreen n’était pas favorable à l’idée de ressusciter l’un de nos compagnons, elle avait accepté de s’allier à moi pour extraire l’âme de la déesse Aurora du talisman de Fantine. A deux, nos chances de réussite étaient garanties.
Nous entamâmes nos incantations en même temps, les récitant de plus en fort.
Un chemin magique se créa jusqu’au diamant bleu, sous les yeux ébahis de nos amis, qui n’osaient pas bouger.
Grâce au lien qui s’est formé, entre la pierre et nous-mêmes, nous parvînmes à en libérer l’âme de la Déesse.
Nous la tenions entre nos mains, puissante et magnifique à la fois.
Et sa puissance était telle que nous sentions qu’elle voulait nous échapper.
Ce qu’elle réussit à faire. Elle avait disparu, nous laissant pantois devant ce qui restait d’étincelle magique, autour du talisman.
- La pierre est intacte, soupira Fantine. - La question est, où est passée la déesse ? demanda Odely.
- Je pense qu’elle a été récupérer son corps. Si j’en crois ce que m’avait dit Ancelin, il n’est pas très loin. Il se trouve sur un îlot, au milieu du lac du village. - Tu penses ou tu es sûr ? - Attendons voir ce qui va se passer...
Une vingtaine de minutes plus tard, une jeune femme, à la démarche gracieuse, apparut sur le pas de la porte. Sa longue chevelure argentée tombait, en ondulant, sur sa poitrine. Elle avait le teint pâle et les yeux très clairs. - Bonsoir, je m’appelle Aurora, s’annonça-t-elle simplement.
Elle s’approcha de nous. - Je tiens à vous remercier sincèrement de m’avoir sortie de ma prison. Le temps commençait à être long.
Nous fîmes les présentations puis la jeune déesse s’installa parmi nous. Après avoir entendu le résumé assez bref que nous lui avons servi, sur les derniers évènements qui s’étaient déroulés ici, elle nous informa qu’il lui fallait s’entretenir, en privé, avec Hilda. - J’ai besoin de savoir précisément quelle est la situation dans l’au-delà, avant de pouvoir agir, s’excusa-t-elle.
- Nous comprenons, ne vous en faites pas. Je vais aller chercher Hilda, et mes amis et moi vous attendrons au salon.
Je ne pus, cependant, m’empêcher de faire le curieux. Je les entendis parler des brèches qui s’étaient ouvertes, du diamant bleu, mais aussi d’Ancelin, et de Fantine. Guidry choisit de faire son apparition nocturne au beau milieu de leur conversation, et les deux femmes se retranchèrent dans la cuisine pour y discuter tranquillement. Le fantôme me croisa dans le couloir, puis nous décidâmes de rejoindre les autres.
Aurora nous retrouva au salon, une bonne heure après. - Les nouvelles ne sont pas bonnes, mais Hilda m’a dit que vous le saviez déjà. Je dois rétablir l’équilibre entre les mondes, et refaire tout ce que la Tempête Rouge a défait. Pour commencer, il va falloir la mettre hors d’état de nuire, définitivement. Ensuite, il faudra que l’un de vous aille récupérer l’âme de votre ami Ancelin aux Enfers. Elle n’a rien à y faire, et participe à l’explosion de l’au-delà. Après, et seulement après ça, je pourrais réhabiliter le monde des vivants, et les mondes des morts. Enfin... c’est ce que j’espère. - Audric et moi, avons un plan, pour Tempérance, s’exclama Doreen.
Guidry s’excusa, et prit congé. Il avait du mal, tout comme nous à se remettre du décès de Yoram mais, ce qui l’inquiétait, est qu’il ne l’avait pas encore aperçu dans l’au-delà. Il refusait donc d’entendre que quelqu’un d’autre puisse encore se sacrifier, car la réception des âmes et des esprits, de l’autre côté, était de plus en plus hasardeuse. - Aurora ? C’est vrai ce qu’il dit ? demanda Fantine. - Malheureusement, oui. Mais j’aiderai celui de vous deux qui ira là-bas, à se rendre directement auprès de l’âme d’Ancelin.
L’heure était grave, et nous voyions tous le moment approcher, de la confrontation finale avec Tempérance. S’il ne s’était agi que de cela, nous aurions sans doute été plus sereins, mais nous avions peur de perdre l’un des nôtres, et Amaël avait peur de perdre Fantine. - Je me rendrai au Pandemonium, lança-t-il d’une voix ferme, contrastant avec ses yeux tristes. C’est moi qui irai. - J’en prends note, lui répondit Aurora.
Fantine allait pour répliquer mais Odely le fit à sa place. - Attendez ! Je leur ai laissé jusqu’à demain après-midi pour y réfléchir. Ils doivent en discuter tous les deux. Il ne s’agit pas de choisir entre la fraise et le chocolat. - Très bien. Fantine ? Où est votre diamant bleu ? - C’est Audric qui le garde.
- Remettez-le et ne le quittez plus. Il est hors de question que la Tempête Rouge s’en empare, et le talisman vous protègera. Je vais vous laisser pour ce soir, car elle ne doit pas savoir que je suis de retour. Je verrai, demain, celui qui descendra au Pandemonium. - Merci de nous aider, lui dit Odely. - C’est moi qui dois vous remercier. Sans volontaire pour sortir cette âme de l’Enfer, je ne pourrai rien faire. Alors, croyez-moi, je vous dois une fière chandelle. Passez une bonne nuit, et prenez des forces. Vous en aurez besoin.
Tout le monde était parti se coucher, enfin presque. Odely s’était transformée en chauve-souris pour aller faire un tour dans la nuit noire, et fraîche. Je croisai Guidry au salon et lui donnai 400 § pour débloquer les deux dernières salles de bain du deuxième étage. Il m’informa que nous n’avions plus qu’une pièce à déverrouiller, une pièce qui nous serait accessible, sans condition, lorsque Tempérance serait vaincue. Il s’en faisait une joie, d’avance.
Après notre petite conversation, je m’employai à user de magie pour réparer la plomberie de plusieurs salles de bain, ainsi que les traces laissées par un ectoplasme, dans notre cuisine. Après toutes les émotions de cette journée, j’étais monté sur cent mille volts. Je n’avais pas du tout sommeil. Je poursuivis mes travaux nocturnes en enlevant le lierre qui restait, sur les façades ouest et est (rien de très difficile avec quelques connaissances en magie), puis je décrétai qu’un peu de lecture superficielle, me ferait du bien. Je pris un livre et me rendis au salon.
Hilda était là, à faire un peu de ménage. - Vous ne dormez jamais ? - Je n’en ai pas besoin. Et vous ? - Je suis inquiet pour mes amis. Je me demande si le sort et la potion que j’ai prévus pour eux, vont fonctionner.
Elle me regarda étrangement. J’avais même l’impression qu’elle esquissait un petit sourire : - Vous n’avez pas besoin de la potion. Elle ressusciterait votre ami beaucoup trop tôt. Il serait encore au beau milieu des Enfers, et cette fois, c’en serait réellement fini de lui. Servez-vous uniquement du sort. C’est lui qui offrira la meilleure garantie de retour, à celui qui descendra.
- Vous avez raison. Je crois que je vais aller me coucher. Demain, je vais devoir bétonner ce sort, et je vais avoir besoin de toutes mes facultés. - Alors, reposez-vous bien, Audric. Toute cette histoire sera bientôt derrière vous.
Je me félicitai d’avoir appelé Juju, dans la journée, pour débarrasser un des lits qui se trouvaient dans ma chambre, ainsi qu’une table de chevet. Je pus ainsi y monter un coussin de méditation et me vider la tête. Demain sera un autre jour, et tout cela sera bientôt derrière nous... mais à quel prix ?
Et voici maintenant l’hôpital à la fin de cette onzième journée.
(en bleu ciel, les pièces accessibles dès le début - En vert, les pièces débloquées dans les précédents chapitres - En jaune, les pièces débloquées au cours du chapitre)
On se rapproche de la confrontation finale, et comme mes compagnons de lecture ci-dessus, je ne suis pas sereine non plus...
La menace vénusienne est éliminée, c'est déjà ça (quelle bonne idée d'avoir utilisé l'antenne à cette fin scénaristique).
Fantine descend donc d'une lignée de sorciers, comme quoi, il ne faut jamais sous-estimer la fille lambda. Et je ne suis pas surprise qu'Amaël choisisse de la protéger en se sacrifiant lui-même. Ils sont mignons tous les deux, même s'il leur est difficile de vivre leur amour dans l'intimité :D !
Mais Doreen a raison, la magie noire est dangereuse... Et le fait qu'Hilda encourage Audric à s'en servir me semble aussi plutôt suspect. Affaire à suivre...
Fantine trimballait une déesse avec elle tout ce temps là? Wow!! Alors Amaël est prêt à se sacrifier pour récupérer l'âme d'Ancelin... J'espère que le sort d'Audric sera efficace pour le ramener à la vie, et aussi qu'il souffrira pas trop :p
Pour ceux et celles qui ont émis un avis concernant celui qui allait descendre aux enfers, vous allez en savoir plus maintenant. :mrgreen: Concernant la magie noire, la plupart d’entre vous en a également parlé, je vous fais donc une réponse globale : Vous allez tout de suite savoir s’il y a de quoi s’inquiéter, ou non :innocent:
@oiseaudelune Cette antenne satellite était une super antenne destructrice de la mort qui tue, spécialement conçue pour le E.T. :mrgreen: :naughty:
« Le diamant bleu et la déesse argentée ». Ça ferait un bon titre de film, ça. :love: Merci pour eux. Et merci pour l’avancée du challenge. :kissing_heart:
@Eljisim La coupe d’Aurora est un CC maxis match qui a été créé par une artiste que j’aime beaucoup. Je te mets tout ça sous spoiler :
Le site : TSR (the sims resort) L’artiste s’appelle Simcelebrity00 et la création « Goddess Hairstyle ». Tu verras, elle fait de superbes coiffures, principalement pour les femmes. :smile:
Pauvre Hilda, mais qu’est-ce qu’elle t’a fait ? :open_mouth: C’est parce que c’est un squelette que tu la soupçonnes, c’est ça ? :tongue: Tu vas vite savoir si tes soupçons sont fondés ou non. :wink:
Oui, oui, il ne reste que la pièce de Tempérance... On approche doucement de la fin. :cry:
@Arcaluce Tu as raison, la confrontation finale est proche, mais il va falloir attendre encore un tout petit peu avant qu’elle ait lieu. :wink:
Je te remercie d’avoir aimé mon idée pour l’antenne satellite. C’est vrai qu’on ne s’en sert que très rarement, dans les histoires, alors c’était l’occasion. Et le gros avantage, c’est qu’il n’y a plus de vénusiens dans l’espace aérien de l’hôpital. :mrgreen:
Tu as raison, Fantine est peut-être une fille lambda, sans pouvoir, mais sans elle, ils auraient été bien embêtés, les occultes ! :lol:
Amaël est vraiment amoureux de Fantine, et il n’imagine pas une seconde de l’envoyer en Enfer. C’est vrai qu’ils sont mignons, tous les deux. :blush:
Mais pourquoi en avez-vous tous après cette pauvre Hilda ! :open_mouth:
Merci pour Aurora :love:
@Ellandan
Fantine trimballait une déesse avec elle tout ce temps là? Wow!!
J’ai bien rigolé en te lisant. Oui, oui, elle se promenait avec la déesse, sans même le savoir. Pour savoir si le sort d’Audric va fonctionner : c’est tout de suite.
@tous Ce chapitre est l’avant-dernier de cette histoire et, étant donné que le dernier chapitre est déjà écrit, vous ne tarderez pas trop à en connaître la fin. :wink:
Et maintenant la suite...
*** *** *** *** *** *** ***
Hier soir, en allant me coucher, j’avais refusé à Amaël toute possibilité de débattre pour savoir lequel de nous deux se rendrait au Pandémonium. Je lui avais promis d’en discuter à notre réveil, mais j’avais très mal dormi et, lorsque je me suis levée, il dormait encore. Je pris donc une douche éclair, avalait un petit déjeuner sur le pouce, et décidai d’aller m’occuper au jardin. Après tout, la vie continuait, même pour les héros, et nous avions besoin de nous nourrir, et nos animaux aussi. A peine me retrouvai-je sur le pas de la porte, que j’eus la désagréable surprise de me trouver nez à nez avec un Trident de Vénus.
- Ne t’en fais pas. Les vaisseaux vénusiens ont bien été anéantis. J’imagine que Tempérance veut nous faire peur avec ses vieux cadeaux de leur part. Odely venait d’apparaître au bas de l’escalier, fraîche comme un gardon.
- Je ne suis pas inquiète, tu sais. Je vais shooter cette abomination avec mes vieilles baskets, et il n’y paraîtra plus. J’ai autre chose à faire, tu vois. Il y a des poules, et un jardin, qui m’attendent. - Ça me fait plaisir de te voir ainsi. Tu t’appliques aux tâches quotidiennes alors que tu as une lourde décision à prendre. J’avais pensé te relever des corvées, pour les donner à Doreen. Son sourire était bienveillant mais son regard était tourmenté. Je savais qu’elle se faisait du souci pour moi. Elle s’en faisait pour nous tous.
Je lui souris à mon tour : - Laisse Doreen tranquille. Je suis en paix avec moi-même. J’ai pris ma décision et je vais bien. C’est moi qui descendrai dans cet enfer. Et la seule chose que je veux, à présent, c’est m’occuper du jardin. Je n’avais pas menti. J’étais sereine, peu importe l’issue de cette mission. J’avais eu toute la nuit pour y penser, et personne ne ferait revenir sur la résolution que j’avais prise.
Elle me regarda, ses grands yeux dirigés sur les miens : - Et Amaël ? Il est d’accord avec ça ? Hier soir, c’est lui qui envisageait de partir...
- Laisse-moi gérer Amaël. Il n’est pas encore au courant, mais il acceptera ma décision. C’est à moi de le faire, je le sais. - Fantine... Tu sais que rien ne t’oblige à faire ça. Ni toi, ni Amaël... Je ne vous en voudrai pas, si vous refusiez. - Tu sais très bien qu’il ne s’agit plus uniquement de l’amour qu’Ancelin a perdu pour toi, Odely. Si on ne le ramène pas, c’est notre monde qui va s’écrouler. L’amour d’Ancelin n’a rien à faire au Pandemonium. Aurora nous l’a dit. Elle fait partie des actes malintentionnés dont nous a gratifié Tempérance. L’amour d’Ancelin doit se trouver dans son corps. Si je ne vais pas là-bas, c’est notre monde qui se retrouvera en péril. Nous devons rétablir l’équilibre.
J’avais eu le temps d’y réfléchir, et je savais que je serais plus motivée qu’Amaël pour accomplir cette tâche. Les avenirs du monde, et de l’au-delà, étaient entre nos mains mais, moi, j’avais encore plus à perdre : un ami. Et Ancelin était pour moi un ami de longue date. - D’accord ! finit par lâcher Odely, à court d’arguments. Je n’irai pas contre ta volonté. De mon côté, je vais voir où en est Audric avec son sort, et sa potion.
Après le départ d’Odely, je fis valdinguer le trident en mille morceaux, avant de nourrir les poules et les insectes. Toutes ces activités me firent le plus grand bien. J’étais concentrée dessus et je ne pensai à rien d’autre.
Mais, les soins que j’administrai aux plantes, furent encore plus bénéfiques pour mon esprit. Arrosage, désherbage, cueillette... cette occupation était si prenante qu’elle me lavait de toutes les contrariétés qui auraient pu infester mes pensées.
J’étais en train de nourrir les poules lorsqu’Amaël m’appela. Il se tenait, la chemise ouverte, derrière les grilles du poulailler. Je l’avais presque oublié, mais la discussion que nous devions avoir semblait se rappeler à moi, inévitable. Je finis de lancer le grain aux poules, avant de m’avancer vers lui.
- Il serait temps que nous parlions, tu ne crois pas ? J’osai à peine le regarder mais, oui, il avait raison, nous devions parler.
J’acceptai alors, de m’asseoir près de lui, sachant très bien comment finirait cette discussion, mais je lui devais bien d’exposer ses propres arguments. - Je tiens à descendre là-bas, Fantine, j’y tiens absolument. Je récupère l’âme d’Ancelin, et je serai de retour auprès de toi en très peu de temps. Les arguments... Je n’arrivais pas à les déterminer. Seul le regard assuré d’Amaël aurait pu, en d’autres temps, me convaincre. - Vraiment ? Et pourquoi ce serait toi qui devrais t’y rendre ? En quoi es-tu plus légitime que moi pour cette mission suicide ?
- Je suis plus vieux que toi, Fantine. Si les choses devaient mal se passer, je préfère être celui qui y restera. Tu as encore toute la vie devant toi, tu es jeune. Moi, j’ai déjà vécu une vie. Je me suis marié, j’ai eu un enfant... Alors, c’était ça son argument ? Mais comment pouvait-il se tromper autant ?
- Tu parles de ta fille ? De Gwen ? Tu lui avais promis de revenir dans deux jours... Voilà douze jours que nous sommes coincés ici. Elle a déjà dû retourner chez sa mère. Elle ne compte pas pour toi ? Moi, je n’ai rien à perdre. Tous mes amis étaient ici, et j’en ai perdu deux. Alors, si je dois sauver le monde, et ramener, en prime, l’âme d’Ancelin, je le ferai. Parce que tous ces gens comptent pour moi.
J’avais espéré toucher une corde sensible chez lui, mais il ne s’arrêta pas à mon discours, que j’avais estimé convaincant : - Tu oublies une chose, Fantine. Je t’aime. Je t’aime à la folie, et ne voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose. Je ne m’en remettrai pas. Et puis, Audric est là. Il me ramènera des Enfers. Je lui fais confiance.
La sincérité d’Amaël me toucha, sa spontanéité à me dire « je t’aime », naturellement, comme ça... Mes sentiments envers lui étaient tout aussi forts. Nous n’avions jamais parlé d’amour et, pourtant, je l’aimais de tout mon cœur, mon cœur qui avait vacillé à l’instant où il avait prononcé ces deux petits mots, mais, à ce moment-là, je me devais d’aller dans une autre direction : - Amaël... On se connait depuis moins de deux semaines... On a passé de bons moments ensemble, je suis d’accord, mais... l’amour... Je ne ressens pas ça pour toi. On s’est retrouvé coincés ici, tous les deux, et tu as été un super plan « crac-crac ». N’en parlons plus. C’est moi qui vais descendre jusqu’au Pandémonium. Et puis, n’oublie pas, le diamant bleu est à moi. Je le garderai à mon cou, quoiqu’il arrive.
Il m’avait regardée, l’air contrit, et m’avait laissée, libre de mon choix, sur de simples mots. Sa gorge nouée avait réussi à s’exprimer mais, je pouvais deviner, au timbre de sa voix, que je venais de détruire tout ce qui avait pu se construire entre nous deux : - Fais ce que tu veux, tu as raison. Ce n’est pas une aventure de deux semaines qui va nous dicter notre conduite. Et puis, j’ai une fille qui m’attend. Sa voix tremblait encore lorsqu’il me salua avant de partir. J’étais tellement triste.
Je m’éloignai, alors, de l’enceinte de l’hôpital pour pouvoir pleurer tranquillement, loin des regards inquiets de mes amis, lorsqu’Aurora apparut devant moi, magnifique dans sa robe de déesse. - Ne pleurez- pas... - Je n’ai même pas commencé. - Mais vous alliez le faire. Ne vous en faites pas ainsi, et croyez en l’amour. Amaël finira par comprendre. Vous avez pris la bonne décision.
- Vous savez déjà que c’est moi qui vais descendre, là-bas ? - J’entends les pensées et je ressens les émotions. Pour tout vous dire, j’espérais que ce soit vous qui vous rendiez au Pandémonium. Le diamant bleu est à vous. Ce sera beaucoup plus facile. Il faut que nous parlions, maintenant.
- J’imagine que vous allez m’expliquer comment je vais devoir procéder... - Oui, mais n’ayez aucune crainte. Le diamant vous protègera durant toute la durée de votre passage à Inferno. Le mal y sera omniprésent, et le talisman vous permettra de conserver votre pureté d’âme. - Super ! Me voilà rassurée.
La déesse poursuivit son discours, sans même relever ma dernière phrase. Elle m’expliqua qu’elle allait ouvrir un portail qui me conduirait directement dans la salle où Tempérance avait entreposé l’amour d’Ancelin. L’âme était dans une boîte marquée d’une tête de mort. Il me suffisait d’ouvrir la boîte, de prendre l’âme, de déposer l’idole d’Audric sur l’autel, et de repartir en sens inverse. Voilà, dis comme ça, c’était une mission super facile ! Sauf qu’il fallait que je meure pour la réussir. - Hein ? Mais quelle idole d’Audric ?! réalisai-je soudain. Personne n’avait jamais parlé d’une idole...
- Audric a trouvé une idole, quelques jours après votre arrivée dans l’hôpital. Il la garde dans ses affaires. Cette idole va permettre d’expulser Tempérance des Enfers, et de refermer toutes les brèches. Grâce à elle, nous pourrons enfin reconstruire le monde de l’Au-delà.
- Je sens que je m’apprête à vivre une vraie partie de plaisir ! - Ne vous en faites pas. Tout cela a l’air compliqué, mais ça ne durera que quelques minutes.
Elle me regarda, alors d’un regard bienveillant. - Et je ne serai pas loin. Je vous accompagne. Par contre, au cas où nous croiserions quelqu’un sur notre route, je préfèrerais que le médaillon reste dans votre poche. Il ne faudrait surtout pas qu’on vous l’arrache. C’était la meilleure nouvelle du jour ! Aurora allait venir avec moi. J’en aurais presque hurler de joie, tellement je me sens moins seule, tout d’un coup.
Aurora avait réuni tout le monde, dans l’après-midi, car le timing devait être parfait pour que l’entreprise réussisse, et que tout le monde se sorte sain et sauf de cette aventure à haut risque. Doreen avait, finalement, accepté de se joindre à Audric pour l’aider à consolider le sort qui allait me ramener. Il faut dire qu’Audric, son truc à lui, c’étaient d’abord les potions, pas les sorts.
Notre ami sorcier nous avoua avoir dissimulé l’idole, peu de temps avant d’avoir mis le feu aux ordures de l’hôpital. Il nous dit qu’il pensait la statuette bienveillante, mais qu’il avait décelé une aura destructrice émanant d’elle, et il avait préféré la mettre à l’écart, afin que personne ne soit blessé. - Cette idole ne vous aurait rien fait, affirma Aurora. Elle est destinée à détruire les portes de l’enfer, pour que plus rien n’en sorte. C’est certainement cela que vous avez ressenti. Audric promit de nous remettre très vite l’idole, pour que nous puissions l’utiliser.
Aurora briefa tout le monde sur ce qui m’attendait en enfer, puis Doreen et Audric nous détaillèrent, point par point, l’ordre à suivre pour me ramener à la vie.
- Vous aurez six minutes pour récupérer l’âme d’Ancelin, et revenir. Six minutes, pas une de plus, sinon, nous ne pourrons pas ramener Fantine.
Ouah, la pression, tout d’un coup... Six minutes ? Mon moral avait pris une grosse claque... Odely, qui n’avait pas encore parlé, jugea le moment opportun pour le faire : - Comment ça, six minutes ? Vous n’avez pas mieux à proposer ? Vous êtes des sorciers, non ? - C’est le temps maximum pour que le sort soit stable, et qu’on ne passe pas du côté obscur de la magie. Doreen a raison, ce serait très risqué, et le remède pourrait être bien pire que le mal. Aurora appuya les dires d’Audric : - On ne peut pas avoir recours à la magie noire pour faire le bien, surtout en Enfer. Cela se retournerait contre nous. Six minutes seront largement suffisante pour ramener Fantine. - De toute façon, j’irai là-bas. Peu importe que j’ai six minutes ou une heure, leur dis-je pour mettre un terme à la polémique.
Amaël me regardait et je pouvais lire beaucoup d’inquiétude, dans ses yeux. Je le regardai alors, à mon tour, essayant de lui faire mon plus beau sourire : - Et puis, je dois sauver le monde, il ne faudrait pas l’oublier ! J’entendis la voix grave d’Audric : - Fantine, nous allons juste arrêter ton cœur, et le faire repartir, comme si nous étions des médecins... enfin presque... - Ok, ça me va.
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