Jadis, un amateur de Sims III, voulu s'atteler à l'écriture évoquant l'histoire d'une grande lignée. Il s'y était déjà affairé, quelques années auparavant, sans qu'il n'ait réussi à se rendre jusqu'au bout de ces histoires. Deux histoires en suspend, plongées dans un brouillard de finale manquante.
Ainsi, il lui coûtait de replonger dans l'incertaine aventure de rapporter les péripéties d'une famille sur plusieurs générations. Pourtant, il y tenait. Obstiné d'y arriver et rêveur d'y parvenir.
Il faut le dire, Jadis, continuait à s'abreuver des récits de ses compagnes et de ses compagnons qui entreprenaient le même genre d'épopées!
Tout ce que Jadis savait au moment d'écrire ces lignes, c'est que certains paramètres dans sa manière de jouer changeraient en raison de la découverte d'un Super Défi des Décennies qui empruntait certaines règles du Decade Challenge traditionnel. L'amateur de Sims III s'inspirerait du Legacy Challenge et du Decade New Challenge.
Autrement, tout était encore à écrire.
Tout ce que nous savons: c'est que de cet homme découlera Une Grande Lignée!
Merci pour l'hommage <3 (attention par contre les liens ne fonctionnent pas). Je te souhaite plein de bonnes choses avec cette nouvelle aventure d'écriture !
Votre grand frère a pris le large depuis de longs mois pour rejoindre une des colonies du Royaume Britanisim. Et je fois vous l'écrire, cette traversée ne fût pas de tout repos. La mer, que dis-je, l'océan est peuplé de légendaires animaux marins et les tumultes de la nature y sont plus grands que nature. Soyez rassurée, petite sœur, votre frère est parvenu à vivre cette aventure jusqu'au bout, même si tous les passagers n'ont pu survivre aux intempéries, aux attaques, aux maladies de la mer.
Je vous écris tout juste avant de quitter la navire. Le saviez-vous ce navire a été baptisé le Princess Mary en l'honneur de la dernière née de notre bon roi. Eh bien, je dois dire que je quitte à regret ce navire que j'ai exploré et fait mien de ma cabine jusqu'aux ponts. J'y ai été heureux, Sarah. J'y ai fait la rencontre d'une charmante famille provenant du nord de notre royaume, les Foltfax qui se réclame du peuple des Highlanders. Nous pouvons même prétendre que nous sommes devenus amis.
Voilà que je m'épanche sur cette traversée, mais dites-moi, chère petite sœur, comment vous portez-vous? Savez-vous si nos parents ont acceptés mon départ ou s'ils m'en veulent encore de quitter le girond familial? Mais vous, vous me comprenez, n'est-ce pas? N'étais-je par leur troisième fils, leur cinquième enfant? Quelle aurait été ma place si j'étais demeurée sur ces terres ancestrales? Je choisis de m'établir au bout du monde, comme vous le savez, pour y trouver une place à moi, pour y faire des affaires et éventuellement pour y fonder une grande lignée.
Nous accostons aux Cotes d'Ambonnay, ancienne colonie du Royaume Fransim qui a été conquis par notre bon roi, il y a une quinzaine d'année. La famille de Lambremont, ancienne famille seigneuriale de l'île, y tient des postes d'importance, en attendant la venue d'un Gouverneur pour y siéger au nom de notre bon roi. L'île est déjà habitée, colonisée, mais j'apprends que de nombreux compatriotes du Royaume Britanisim sont venus s'y établir dernièrement. J'ai le coeur emballé de découvrir cette nouvelle contrée que je ferai mienne!
Je termine ma première lettre qui marque ma nouvelle vie ici, dans cette colonie en Amérisim. Je l'espère remplie d'espoir et d'avenir.
Je continuerai à vous écrire et à vous offrir des nouvelles de cette vie qui s'annonce resplendissante et pleine de promesses.
@Ellandan @MiniLazy Oh merci à vous deux! :) J'avais déjà utilisé brièvement le côté épistolaire dans une précédente histoire, j'ai voulu l'employer pour la narration de ce Défi des Décennies!
<3
21 juillet 1777
Chère petite sœur,
Les deux dernières semaines passèrent sans que nous nous en rendions compte. Les nouveaux colons fraîchement débarqués du navire au tout début de ce mois de juillet, firent connaissance avec la famille de Lambremont qui possèdent tout ce qui existe de bonnes terres sur ces Côtes.
Tout d'abord, je dois vous écrire, Sarah, que l'amitié que nous avons forgée, avec les Foltfax sur le navire, s'encre davantage depuis notre arrivée sur l'île. Nous nous voyons fréquemment et nous nous soutenons dans nos recherches de besognes.
D'ailleurs, Fergus Foltax me présenta au patriarche de Lambremont, Guillaume de son prénom. Ce dernier offre le gîte et le couvert en échange de la sueur de notre front pour travailler aux champs situés sur les terres communales, propriété des Seigneurs de Lambremont depuis une centaine d'années.
En échangeant avec le fils de Lambremont, Grégoire de son prénom, nous en sommes venus à une entente juste sur les heures de labeur et les conditions associées. Le fils est de commerce agréable, je ne pourrais pas écrire la même chose du père. C'est un être hautain, distant dont on ne peut déchiffrer les pensées réelles.
Oh Sarah! Si vous saviez comme l'air du pays est pure, comme le paysage est vaste et comme il fait bon de travailler la terre sur les Côtes d'Ambonnay! Les Terres Communales sont parfaites pour un jeune colon, sans terre comme moi, pour exercer ses compétences en jardinage. Il y a également un poulailler, une grande remplie de foin et un édifice ou loge tous les travailleurs agraires!
Il s'avère que nous travaillons tous très forts depuis notre arrivée en ces lieux. Je me lève aux petites heures du matin, souvent vers les 4h00 pour être prêt à œuvrer aux champs dès 5h00, comme nous sommes peu nombreux à n'avoir loué aucune terre à temps pour les semences, je suis souvent seul durant une bonne partie de la journée. Je termine fréquemment ma besace vers les 19h00.
Et c'est à ce moment-là que je prends le temps de déguster un bon repas chaud, le soleil se couchant à l'horizon avec le sentiment du devoir accompli!
Petite sœur, soyez rassurée, je compte bien m'installer sur une terre dès l'an prochain. Ma situation peut vous sembler précaire, mais il n'en ait rien. Je suis fier de tout ce que j'ai accompli depuis mon départ de notre terre natale.
Transmettez à nos biens-aimés parents mes salutations les plus sincères.
Dans votre dernière lettre, vous me parliez de la santé chancelante de notre frère aîné, s'est-il rétablit de ses étourdissements? Envoyez-lui de ma part, mes pensées le plus salutaires.
Cordialement,
Votre frère John.
B)
Un petit bonus avec le portrait des relations de bons voisinages de John Colson et un brin d'histoire sur la partie de l'Amérisim ou John vient s'établir:
Les Côtes d'Ambonnay
Colonie du Royaume Britanisim
- Située en Amérisim -
En 1777, la dernière colonie du Royaume Britanisim, au nord de l'Amérisim, combattait aux côtés de la Couronne contre l'indépendance des Treize Colonies d'Amérisim qui cherchaient à s'affranchir des liens trop serrés d'avec la Couronne Britanisim.
Une archipel d'îles que l'on nommait les Côtes d'Ambonnay avait été un lieu de colonisation du Royaume Fransim durant près de deux siècles avant que les Côtes furent conquises par le Royaume Britanisim.
Les habitants de cette partie de la colonie du nord de l'Amérisim provenaient de diverses cultures et horizons. Il y avait d'abord les Sim Native qui y vivaient depuis des siècles; malheureusement la colonisation, les épidémies et les affrontements armés décimèrent le Clan de la Rivière dont il ne restait que quelques familles : les Maskinons, les Esturjon, les Somondiak et les Heiglefyns sans oublier un orphelin qui avait été recueilli par les De Lambremont dès sa plus tendre enfance. On le baptisa Jean-Baptiste Lambre à son arrivée dans cette famille seigneuriale. Adolescent, il reprit contact avec le Clan de la Rivière chez qui on l'appelait Shapatesh. Adulte, il revêtit le prénom de John B. pour évoluer dans la colonie passée aux mains des britanisims.
Jean-Baptiste dit Shapatesh dit John B. Colbert
Ce dernier épousa une jeune femme d'origine fransim issu d'un milieu modeste. On lui avait donné comme prénom de baptême Marie-Françoise. Comme son mari, elle anglicisa son prénom pour se fondre à la masse de colons provenant du Royaume Britanisim, on l'appelait désormais Francie.
Marie-Françoise dite Francie Colbert
Comme patronyme, John B. et Francie choisirent celui d'un ancien intendant de la Nouvelle Fransim qui se disait bien en anglais: Colbert.
Une famille établie sur les Côtes d'Ambonnay depuis plus d'un siècle, les De Lambremont était demeurée sur leurs terres après la Conquête de la colonie de la Nouvelle Fransim aux mains des britanisims. Pour certains, la famille de Lambremont avaient trahies leurs origines en demeurant sur les Côtes. Pour d'autres, ils avaient été fins stratèges en demeurant propriétaires de leurs terres sur les Côtes tout en s'associant aux nouvelles autorités en place pour garder leur statut de famille dirigeante dans ce coin de pays.
Le patriarche Guillaume de Lambremont avait été fidèle au roi de la Fransim jusqu'à ce que ce dernier fasse la guerre au royaume voisin. Rusé, Guillaume ne s'était pas empressé de prendre parti lors du conflit opposant les deux grands Royaumes: Britanisim et Fransim. Il était demeuré neutre, on utilisa même son manoir seigneurial comme hôpital de secours pour les deux camps ennemis.
Guillaume de Lambremont
Guillaume de Lambremont était le père d'un unique enfant, son fils, Grégoire de Lambremont qui avait connu le conflit opposant les deux grands royaumes en acceuillant les blessées des deux camps. Durant ces années, il se lia d'amitié avec un officier de l'armée du Royaume Britanisim. Une fois la Nouvelle-Fransim devenue une colonie du Royaume Britanisim, Grégoire de Lambremont usa de ses relations avec "l'ennemi" pour obtenir de la Couronne quelques privilèges dont celui de grande importance: demeurer maître de la seigneurie, des propriétés et des terres situées sur la plus grande île des Côtes d'Ambonnay.
Grégoire de Lambremont
Grégoire de Lambremont épouse une jeune femme issue de la noblesse fransim avec qui il eut un fils unique. Cette union n'était pas heureuse puisque Grégoire souhaitait protéger le patrimoine familial qui consistait en bonne partie à des revenus de propriétaires terriens qui louent des lopins de terre à des colons. De l'autre côté, son épouse Geneviève de Lambremont née de Verglacée était encore très attachée au roi de la Fransim et à la Cour de celui-ci. Les de Verglacée s'étaient enfui au Royaume de la Fransim lorsque la Nouvelle-Fransim était tombée aux mains des britanisims.
Geneviève de Lambremont née de Verglacée
Le fils de ces derniers, Grégoire et Geneviève, se sentait pris entre l'attachement atavique de sa mère au roi de la Fransim et à sa Cour et l'instinct de protection du patrimoine familial de son père additionné d'une ambition qui le caractérisait. Gaspard de Lambremont complétait le portrait de la famille de Lambremont qui acceuillait les colons arrivant du Royaume Britanisim qui souhaitaient s'établir sur les Côtes d'Ambonnay dans l'espoir d'y trouver un lopin de terre pour y prospérer.
Gaspard de Lambremont
Parmis ces familles du Royaume Britanisim venues prospérer aux Côtes d'Ambonnay, il y avait la famille Foltfax qui se disaient dignes héritiers des Highlanders ayant leur propre tartant qu'ils portaient fièrement! Fergus Foltfax était ce nouvel arrivant ayant soif de réussites et d'aventures. Il était accompagné de son épouse, Fiona.
@Ellandan cela ne saurait tarder, John pourra s'établir sur ses propres terres (louées au de Lambremont) :# Pour la compagne, je laisse le soin à la prochaine lettre de John à sa petite sœur révéler les avancées. :open_mouth:
<3
8 janvier 1778,
Très chère Sarah,
Cette année 1777 fût riche en évènements et en rencontres. Durant l'été dernier, je vous ai écrit dès mon arrivée aux Côtes d'Ambonnay. Je vous ai laissé sans nouvelles durant de nombreux mois puisque j'étais trop occupés à travailler pour la famille de Lambremont comme responsable des récoltes sur les Terres Communales.
J'ai visité une terre que les de Lambremont seraient prêts à me louer dès l'été prochain. Lors de cette première visite, j'ai été subjugué par la beauté de lieux. Disons le franchement, c'est un lopin de terre de taille raisonnable, de nombreux arbres logent sur celui-ci, plusieurs sont des arbres morts, mais d'autres de vieux chênes, très anciens, là depuis des siècles fort probablement.
On y trouve également une roseraie sauvage qui vous vous en doutez, petite sœur, m'a complètement charmé par son aspect rustique, mais de bel apparat. Vous pouvez être certaine que je garderai cette roseraie aussi longtemps que je vivrai si les de Lambremont acceptent que je loue leur petit lopin de terre.
John B. Colbert et sa femme Francie sont venus jusqu'à moi puisqu'ils avaient entendus parler de mon intérêt pour cette petite parcelle de terre appartenant aux de Lambremont. John B. me raconta que ces terres avaient, jadis, appartenu, à son peuple de Sim Native. Qu'on les en avait dépossédé avec l'arrivée des colons de la Fransim. La famille seigneuriale avait repoussé les siens dans l'arrière-pays. Cette terre semblait être un lieu significatif pour son peuple, d’où la présence de la roseraie que je disais sauvage. Selon les Colbert, cette roseraie avait été "plantée" par les Sim Native avant de devoir quitter ces terres, pour que celles-ci se rappellent de leur passage auprès d'elles.
Dans les jours qui ont suivis, j'ai longuement échangés avec Grégoire de Lambremont sur mon intérêt de louer les terres que j'avais visité. Fergus Foltfax assistait à nos échanges, ne comprenant pas exactement pourquoi je tenais absolument à m'attacher à une terre qui ne m'appartiendrait pas. Ce dernier avait décidé de se lancer dans les affaires au cœur du village, ou nous étions.
Pendant que j'étais en train de conclure les derniers détails de ma location auprès du sieur de Lambremont, j’apercevais, au loin, des jeunes femmes qui semblaient échanger sur les livres, la connaissance et l'éducation. Je me suis senti interpellé.
Puis, je me suis avancée vers l'une d'elle. Si vous aviez vu son regard. Ce regard d'une douceur qui vous caresse du premier coup. J'ai senti chez cette personne une bienveillance irradiante.
Je me présenta à elle en lui offrant la main. Suis-je devenu complètement fou, m'écrirez-vous, petite sœur, mais en sentant sa main serrer la mienne, c'est comme si un éclair électrique avait traversé mon corps, mais sans abîmer celui-ci.
Elle m'offrit un sourire discret et se présenta à moi comme Jane Bennett, fille d'un loyaliste qui combattait actuellement contre les treize colonies d'Amérisim. Elle me dit qu'elle vivait chez une tante au village.
Je me souviendrai toujours de cette première rencontre avec Mlle Bennett. Il y a plusieurs mois déjà que j'ai croisé celle-ci chez les Foltfax et je pourrais vous décrire dans les moindres détails les ronds contours de son visage. La blondeur de ses cheveux, sa bouche voluptueuse ainsi que nez et joues toutes en rondeur caractérisent ce visage bien gravé dans ma mémoire.
Depuis l'été, je suis retourné plusieurs fois sur le lopin de terre des de Lambremont où l'on retrouve une roseraie rustique plantée-là il y a des décennies par les Sim Native. Est-ce que ces terres sauront faire mon bonheur, seront-elles généreuses en culture et en récolte? Vais-je m'y plaire en ces lieux où l'hiver, je peux vous le dire, maintenant, où l'hiver est dur, brutal avec ses vents glaciaux.
Je vois que John a rencontré une charmante personne, même si pour le moment il ne se passe rien entre eux :D Et ça avance du côté des terres; John a trouvé où il voulait vivre; j'espère que les Lambremont accepteront de lui louer :) Et j'espère que la roseraie sera toujours aussi belle :p
@Ellandan C'est tellement gentil de commenter le Décade :smile: Dans sa prochaine lettre, John nous en apprendra davantage sur son établissement aux Côtes d'Ambonnay.
<3
10 novembre 1778,
Chère Sarah,
J'apprends dans votre dernière lettre que notre frère aîné, William, est mort subitement suite à ses fréquents étourdissements. Je partage votre deuil, petite soeur, et j'envoie à nos vieux parents toute ma sollicitude et mon affection.
Cette année, 1778, fût une grande année pour les Colson d'Amérisim, dont je suis pour l'instant le seul représentant. J'ai loué les terres qui abritent la roseraie dont je vous parlais dans ma dernière lettre. La Famille de Lambremont a accepté de me louer cette terre contre le tiers des revenus que je retirerai du fruit de la terre et de mes activités professionnelles. 33% de tout ce que j'accumulerai aux fils des ans devront être remis à la famille seigneuriale des Côtes d'Ambonnay! C'est beaucoup, trouvez-vous? C'est la norme dans la Colonie.
J'ai également supplié Grégoire de Lambremont de me faire un prêt substantiel pour que je puisse me construire une maison adéquate qui ne ressemble pas aux cabanes que je vois chez d'autres colons de la région et qui me font dégoût. D'ailleurs, je lui ai promis de redoubler d'ardeur lors des corvées seigneuriales et de transformer ces terres en lieux hospitalier qui feraient l’orgueil de sa famille
Grégoire de Lambremont accepta de me prêter 20 000$ avec 25% d'intérêts. Guillaume de Lambremont, le père glacial de Grégoire, semblait quant à lui satisfait de comment son fils négociait la location de ces dites terres et l'on senti à cet instant précis, que le vieux Guillaume était fier de Grégoire.
Rapidement, durant l'été 1778, avec l'aide et le soutien des Foltfax et des Colbert, une maison faite de bois rond fût construite non loin de la roseraie qui m'avait incontestablement attiré à m'établir à cet endroit précis. La maison était bien humble, il n'y avait qu'une pièce à vivre au rez-de-jardin et deux chambres à l'étage. De plus, une étable abritait quelques vaches pour le laitainsi qu'un poulailler pour les œufs. Je suis un homme privilégié de pouvoir m'établir aussi confortablement dans cette colonie nouvellement conquise par le Royaume Britannisim.
Vous savez, petite sœur, que je voulais débuter ma nouvelle ici en cultivant mon propre lopin de terre: eh bien dès l'été 1778, je me suis procuré des graines de tomates que j'ai rapidement planté dans mon premier véritable potager à moi, à John Colson d'Amérisim.
Le travail sur la terre demeure bien exigeant et mes journées sont bien occupées. Le soir après le train que j'effectue auprès des animaux et la culture de mon potager, je sens la fatigue m'habiter rapidement et me porter vers mon lit de fer forgé.
Puis, vient le jour du repos, le dimanche. Ce jour-là, je me rends à la Chapelle du Village pour m'y recueillir, je porterai dorénavant l'âme de notre frère dans mes pensées tout comme le chagrin de nos vieux parents dans mon recueillement. Le Père Eudes Bishop accompagne la communauté en célébrant les fêtes religieuses et les rassemblements dominicaux. Il est aussi une bonne oreille lorsque nous avons besoin de nous confier.
Je vous connais, Sarah, dans votre dernière lettre, vous m'avez assailli de mille et une questions concernant cette jeune femme, Jane, que j'ai rencontré l'été dernier. Eh bien, je dois vous exprimer ma déception. Cette dernière n'est venue qu'une seule fois me rendre visite avec sa tante pour me féliciter pour ma nouvelle maison. Je n'ai plus eu, malheureusement, signe de vie depuis février dernier...
Mon cœur se retient de déborder de joie à l'idée de vous annoncer que je me suis fiancé il y a quelques semaines à la plus charmante des créatures que l'Unique a su créer. Mon cœur se retient de palpiter trop fort pour ne pas risquer qu'il s'emballe! Si vous saviez comme je me sens devenir un homme accompli depuis mon départ de nos vieilles terres du Royaume Britannisim. Vous me manquez tous, il va sans dire, mais ma vie me comble de bienfaits en ces terres nouvelles.
Jane Bennett est venue me visiter, accompagnée de sa tante, il y a quelques semaines. Je n'avais eu que peu de nouvelles de la charmante jeune femme depuis qu'elle était venue me féliciter le printemps dernier pour la maison que je venais de me faire construire.
Au milieu du mois de février dernier, si Jane est réapparue sur les terres de la Roseraie que je loue aux de Lambremont, c'est qu'elle a pu revenir aux Côtes d'Ambonnay après avoir séjourner aux Treize Colonies durant plusieurs mois. Au loin, là-bas, son père et ses frères défendent la Couronne contre l'Indépendance que désirent les Défenseurs de la Liberté des Treize Colonies. Jane ne pouvait m'écrire car cela était trop risqué selon ce qu'elle m'a expliqué. Les Défenseurs de la Liberté des Treize Colonies interceptent tout courrier de l'ennemie, les Protecteurs de la Couronne, pour y dénicher des informations pouvant leur offrir un avantage tactique dans les combats que tout ce beau monde mène depuis quelques années déjà. Lorsque j'ai vu Jane apparaître dans la cloison de mon humble porte d'entrée, je me suis rappelé le bouquet de roses séchées que j'avais rêvé tant de fois de lui offrir...
En un instant, je lui offris ces roses blanches séchées en gage de ma tendresse pure et engagée. Il me semble que Jane fût ébahie que j'ai pensé à elle tous ces mois durant malgré son silence.
Vous me connaissez, Sarah, bien que ma timidité soit souvent un frein à mes élans, ces longs mois sans nouvelle précipitèrent ma déclaration que j'avais pourtant mûrement préparé durant ces derniers mois. Vous m'aviez même écrit dans votre lettre que je reçu pour le nouvel an, quelques mots que je pourrais lui offrir pour gagner sa confiance et son cœur. Je m'en suis inspiré lors de ma déclaration.
Quelle ne fût ma surprise lorsque Jane, malgré le regard désapprobateur de sa tante, s'élança près de moi pour plonger son regard dans le mien de la manière la plus douce et romantique qu'il soit!
Jane est revenue me voir quelques jours plus tard. Une jolie tempête de neige nous encerclait. Nous étions à quelques pas de la Roseraie sauvage qui était en hibernation le temps de la saison froide. Je sentis mon cœur se gorger d'un amour qui me dépasse, et sans réfléchir, je demanda la main de Jane ayant comme décor cette neige propre à la saison froide de ce pays ainsi qu'une Roseraie datant de temps anciens qui semblaient être un symbole fort pour les Sims Native.
Sarah, je vous entends d'ici me demander expressément, "mais quelle fût la réponse de Mlle Jane?". Cette dernière opposa une certaine réserve tout en me témoignant une vive affection. Vous savez, petite sœur, que ma relation avec Jane est une succession de chaleureuses rencontres et de longs silences. Jane Bennett m'apprit qu'elle devait repartir avec sa tante pour les Treize Colonies puisque l'un de ses frères étaient mort au front et que la tante souhaitait liquider toutes ses affaires de leur ville d'origine puisque celle-ci était passé aux mains des Défenseurs de la Liberté... Jane m'assura qu'elle souhaita qu'on se revoit et qu'elle réfléchirait à ma demande.
Ce qui me rassure, c'est que nous puissions nous écrire puisque nous avons trouvé un stratagème dont vous ferez parti, petite sœur, si vous avez la générosité d'accepter de soutenir le cœur de votre frère éploré par le départ de sa promise. Jane enverra des lettres à l'adresse de nos vieux parents sous le nom d'une des sœurs d'un Défenseur de la Liberté des Treize Colonies, comme si elle était votre amie indépendantiste; elle vous donnera quelques nouvelles que vous pourrez me transmettre. De mon côté, je vous écrirai quelques mots pour Jane dans chacune des lettres que je vous enverrez.
Voici ceux destinés à Mlle Jane:
" Il y a quatre jours que vous êtes repartie. Je vous suis reconnaissant de prendre des risques pour que nous puissions entretenir une relation épistolaire. Vous savez que je vous suis entièrement dévoué et que si je puis vous être d'une aide quelconque, je vous répondrai toujours affirmativement. Soyez rassurée, mademoiselle, ma sœur Mlle Sarah Colson, sera d'une discrétion distinguée. Je vous transmets mon affection la plus pure qui soit, votre dévoué ami, M. John Colson."
Sarah, petite soeur, vous avez déjà toute ma reconnaissance, pour ce que vous vous apprêtez à faire pour Jane et moi.
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