J'ai écrit cette histoire autour du challenge "Nature et Libertés" (NEL) qui a été créé par @Elinoee
Voici l'introduction du challenge. J'ai copié/collé les propos d'Elinoee :
"Ce challenge a été conçu afin de faire vivre nos sims en autosuffisance, que ce soit pour leur nourriture, leur consommation d’eau et d’électricité ou même leur ameublement, leur déco et leurs vêtements. Ils seront également soucieux de la nature et feront de leur mieux pour la préserver.
Le challenge se joue sur neuf générations, et chacune a ses propres objectifs qui s'additionnent aux règles de base, qui sont, elles, valables tout au long du challenge. Les extensions nécessaires sont Vie à la campagne et Saisons, les extensions conseillées (selon les générations, sinon il faudra adapter le challenge) sont Ecologie, Destination nature, Iles paradisiaques, Au Travail, Mariage, kit Tricot de pro et kit Mini Maisons."
Lorsque j'ai commencé le challenge, je ne comptais pas en écrire une histoire, mais plutôt une avancée, une progression. Mais, je n'ai pas su résisté et, au fil des chapitres, la progression s'est transformée en histoire. Je vous laisse la découvrir. (et, pour une fois, j'ai choisi un homme pour challenger !)🙂
Les objectifs de Phoebe sont déjà tous atteints. Pour le troisième quartier, c'est la G4 qui prend la suite, et tu vas savoir, aujourd'hui, si c'est Philippe 😉
Merci pour les enfants ! Concernant Oliver, le jeu m'a joué un sale tour 🥹 mais, le retour de Michel dans le tableau n'est pas mal non plus 😁
Chapitre 23/ Phoebe - Un nouveau départ ___________________________________________
Michel avait posé définitivement ses valises à la maison, il y a quelques mois déjà, et son arrivée avait transformé notre quotidien. Il avait su trouver sa place auprès des enfants, s’immisçant tout naturellement dans notre petite routine. Sa présence était apaisante, et la maison semblait soudain plus pleine, plus vivante. Les rires résonnaient plus fort, les repas s’éternisaient autour de discussions animées et de petits jeux improvisés. Nous avions tous trouvé un certain équilibre, un bonheur simple, à quatre puis à cinq, chacun apportant sa touche à l’harmonie familiale. L’un des premiers grands événements après cette nouvelle installation fut l’anniversaire de Coline. La famille s’était réunie autour d’un gâteau décoré de confettis.
Coline avait fermé les yeux et fait son vœu avec sérieux, puis elle avait soufflé ses bougies d’un coup, sous les applaudissements de tous. Elle rayonnait, heureuse d’avoir grandi et d’avoir rattrapé ses frères. Jace et Philippe, qui avaient toujours pris soin de leur sœur, multipliaient les blagues et les gestes tendres à son encontre. J’étais tellement fière de mes enfants.
Avec l’arrivée de Michel, les soirées avaient pris une couleur différente. Souvent, après le repas, Jace jouait de la guitare. Il jouait doucement, les doigts courant sur les cordes, tandis que Coline, absorbée, restait plantée devant son ordinateur, perdue dans ses mondes virtuels. Elle levait la tête, de temps en temps, et répondait, par un hochement de tête à une question que je lui avais posé et dont je ne savais même pas si elle l’avait entendue. Pourtant, ces moments simples et silencieux, m’étaient précieux. C’étaient des moments suspendus, des parenthèses de douceur dans le flot du quotidien.
Michel s’était aussi investi auprès des enfants. Dès que les devoirs surgissaient, il prenait sa casquette de pédagogue, patient et encourageant. À trois contre un, ils le mettaient à l’épreuve, mais il relevait le défi avec brio. Les éclats de rire fusaient, les crayons volaient parfois, mais au bout du compte, ils progressaient ensemble, apprenant autant sur les mathématiques que sur l’art d’être une famille soudée. Je me surprenais souvent à les observer, le cœur gonflé de gratitude et de tendresse.
Un samedi, les garçons décidèrent d’emmener Coline à l’espace créatif d’Evergreen pour qu’elle se détache, le temps d’un après-midi, de son ordinateur. Elle traîna les pieds, râlant sur le chemin, peu convaincue de l’intérêt de la sortie.
- Je ne comprends pas bien pourquoi vous m’avez emmenée ici. Ce n’est pas mon truc, l’art. Et j’avais prévu de créer un mod pour mon jeu ! - Arrête de râler et profite ! Tu vas peut-être rencontrer des vraies personnes.
Et alors qu’elle s’ennuyait ostensiblement, un jeune homme excentrique s’approcha, multipliant les compliments farfelus et les questions improbables. Gênée et agacée, Coline lança un regard de détresse à ses frères. Jace et Philippe remirent gentiment le jeune homme à sa place et celui-ci s’éloigna.
- Vous comprenez pourquoi je préfère mes amis virtuels, maintenant ?
Philippe proposa de quitter l’espace de création et les deux frères firent découvrir à Coline, leurs coins préférés et les recoins fleuris.
Ils se promenèrent un instant sur l’esplanade construite à l’emplacement de l’ancienne voie ferrée, puis se posèrent sur les fauteuils installés là, pour discuter. Coline finit par se détendre, laissant éclater plusieurs rires sincères au fil de leur conversation.
Le retour se fit plus léger, et, même si elle avait hâte de retrouver son univers virtuel, ma fille apprécia de marcher sur les fresques colorées, et elle remercia, à demi-mot, ses frères pour cette escapade inattendue.
Les semaines passèrent. Un matin, alors que les enfants étaient partis au lycée, Michel me prit la main, son regard plongé dans le mien, puis il s’agenouilla tout simplement. Sans fioritures, il me demanda si je voulais l’épouser. L’émotion me submergea, les larmes aux yeux, j’acceptai en riant, incapable de contenir mon bonheur. La nouvelle fut accueillie, le soir venu, par de grands cris de joie de la part des enfants, et elle fut fêtée comme il se doit, dans la chaleur de notre foyer.
Nous décidâmes d’une cérémonie intime, rien que la famille, dans notre jardin, sous la même arche qui avait vu le mariage de mes parents. Jace avait joué une mélodie à la guitare, Philippe avait tenu le coussin des alliances, le regard embué, et Coline, radieuse dans sa robe saumon, lu un poème qu’elle avait écrit en secret. Puis ils s’étaient, tous les trois, rapprochés de la balançoire pour suivre le dénouement de la cérémonie, et attendre notre baiser.
Michel et moi, entourés de nos enfants, nous sommes promis de prendre soin les uns des autres, quoi qu’il advienne. Ce fut un moment d’une simplicité bouleversante, où chaque sourire valait tous les discours du monde.
Je me pris à regarder, tour à tour, chacun de mes enfants, leurs visages. Philippe, assis sur la balançoire, avait les yeux qui pétillaient d’une fierté tranquille. J’entrevoyais en lui un futur créateur. Il trouverait sa voie dans la création, que ce soit d’objets ou de liens. Peut-être deviendrait-il ce pilier rassurant pour ceux qu’il aimerait.
Jace, le regard perdu dans le vague, semblait déjà rêver d’horizons lointains où la musique rythmerait ses journées. Jace était un grand rêveur. Je l’imaginais parcourant le monde, le cœur ouvert à toutes les rencontres, fidèle à sa passion et à son âme généreuse.
Coline, le poème serré entre ses doigts, me regardait avec un léger sourire sur les lèvres. Je la voyais bien imaginer de nouveaux univers à travers ses jeux vidéo et les histoires qu’elle écrivait à la maison. Je la voyais s’épanouir dans son cocon créatif, encore différent de celui de ses frères, capable de faire voyager ceux qu’elle aime sans quitter sa chambre. Dans cet instant suspendu, je m’imaginais leurs avenirs, tous différents, mais unis par l’amour et la force que nous avions su partager.
Le temps fila, et arriva le jour où les jumeaux, fêtèrent leur passage à l’âge adulte. La maison résonnait de souvenirs, de photos affichées en vrac et de chansons improvisées. Une part de moi avait du mal à réaliser à quel point ils avaient grandi.
Les garçons profitèrent de cette soirée pour nous annoncer leur projet : ils avaient décidé d’emménager à Carrière Grims, pour suivre leurs rêves et bâtir leur propre chemin. Philippe voulait entreprendre là-bas, ce que j’avais réussi à Port Promise et Station Conifer. Jace avait décidé de le suivre. Coline, d’abord sous le choc, retrouva vite son sourire en les taquinant sur leurs talents domestiques à venir. Michel les félicita, fier de leur audace. Moi, j’alternais entre la joie de les voir s’envoler et la tristesse inévitable du départ.
Le matin du départ, leurs valises étaient prêtes. Philippe serra sa sœur contre lui, lui rappelant qu’il ne partait pas si loin que ça. Jace me glissa un mot doux à l’oreille. Michel posa une main rassurante sur mon épaule. Je les regardai s’éloigner, le cœur serré mais léger et, tandis que la porte se refermait sur leur départ, je me surpris à sourire, heureuse de les voir voler de leurs propres ailes.
A suivre... 🙂
BONUS
Jace et Philippe ont eu tous deux leur diplôme avec mention
Sul Sul Nathalie-san (plus besoin de préciser maintenant 🙃)
Un heureux dénouement pour Phoebe. Elle le méritait après ce grand malheur. 😍
Les sales tours du jeu qui nous prenne par surprises, je connais. Pas de chance avec les morts par le froid. (deuxième fois qu'il te prend par surprise😅)
Oui, Phoebe a bien mérité un peu de joie après les tristes évènements des chapitres précédents.
Les morts par le froid m'ont prise plusieurs fois par surprise. Tu en as vu deux sur des histoires que j'ai publiées, mais j'en ai également eu d'autres sur des parties en off. Je crois que c'est un truc que j'ai du mal à gérer, même s'il m'est arrivé d'en empêcher. Là, je suis en train de jouer la partie de Philippe et Jace en hiver. Je vais essayer d'être vigilante pour éviter un nouveau drame 😅
Chapitre 24/ Philippe - Cap vers l'indépendance __________________________________________________
Le soleil se levait sur Evergreen Harbor, illuminant doucement les façades réhabilitées de Carrière Grims. Jace et moi avions emménagé depuis une semaine seulement dans notre nouvelle maison, encore pleine de promesses, et l’air portait ce parfum de renouveau qui accompagne toujours les commencements. Ce matin-là, la famille devait venir nous rendre visite. Maman, toujours attentive, avait insisté pour voir comment nous étions installés. Lorsque la voiture se gara devant la maison, nous sortîmes les accueillir, un sourire aux lèvres. Coline fut la première à bondir hors du véhicule : - Alors, les grands indépendants, vous survivez sans Maman ? lança-t-elle en riant. J’éclatai de rire. - On fait ce qu’on peut. Mais on y arrive, figure-toi. Maman observa les alentours, les yeux brillants. - Je suis fière de vous. Ce quartier avait besoin de jeunes comme vous pour lui donner une nouvelle vie. J’imagine que vous avez déjà réfléchi aux plans d’action de quartier ?
La discussion s’engagea autour de la table. Jace et moi expliquâmes que nous avions déjà commencé à nous investir dans les réunions locales. Je parlais avec enthousiasme des projets de recyclage, tandis que Jace évoquait la modernisation des infrastructures.
Coline, fit sa curieuse en nous demandant ce que nous allions concrètement faire. Je répondis avec un sourire : - J’aimerais veux développer l’artisanat. Les jus de fruits, bien sûr mais également la gemmologie, les bougies et les poteries. J’ai plein d’idées. A voir comment elles se mettront en place.
Jace ajouta qu’il continuait à jouer de la guitare tout en m’aidant activement. Maman hocha la tête, émue, et Michel nous encouragea dans cette voie, très enthousiaste.
Les jours suivants furent rythmés par notre engagement. Nous participions aux réunions de quartier, votions pour les initiatives écologiques, et nous impliquions dans les projets de modernisation.
Notre maison, à l’instar de celle de Maman, devint un petit laboratoire d’expériences vertes : hôtels à insectes soigneusement entretenus, ruche bourdonnante dans le jardin et recycleur toujours actif.
Je passais des heures à pétiller, testant de nouvelles recettes de jus pétillants que je notais dans un carnet. J’aimais observer les bulles danser dans les bouteilles, comme si elles reflétaient mon propre enthousiasme.
J’avais récemment découvert la gemmologie qui m’ouvrait un monde fascinant : je collectionnais les cristaux, apprenais à les tailler, et rêvais de les intégrer à des créations artisanales.
Mais je n’en étais pas encore là. Cette art me prenait beaucoup de temps. Je n’avais pas les moyens d’acheter des cristaux, alors il me fallait creuser la terre, et frapper la roche pour en dénicher, et ça n’était pas chose facile.
Jace, de son côté, s’était essayé à la pêche lorsqu’il s’était aperçu qu’on avait un coin de pêche tout près de la maison. Il s’évadait souvent au bord du canal avec sa canne à pêche. Il aimait le silence, le clapotis de l’eau, et la sensation de tirer doucement sur la ligne.
Il s’était découvert une nouvelle passion, mais le soir, il retrouvait toujours sa guitare, jouant des mélodies qui emplissaient la maison d’une chaleur familière.
Un soir, autour d’une discussion banale, nous décidâmes de nous inscrire sur un site de rencontre, « le Coin de Cupidon ». Je ne sais même plus comment la conversation avait pu tourner sur ce sujet mais, après tout, Maman et Papa s’étaient rencontrés sur site et s’étaient aimés très fort. Quoi qu’il en soit, nous remplîmes nos profils, chacun à notre manière, et nous rîmes beaucoup en comparant nos photos et nos présentations, un peu maladroites, mais sincères.
Quelques jours plus tard, alors que je m’apprêtais à cuisiner, mon téléphone vibra. C’était Maman. Je décrochai aussitôt. - Alors mon grand, comment ça se passe ? demanda-t-elle d’une voix douce. Je lui racontai notre vie ici, et tout ce que j’avais entrepris. Elle dut me sentir un peu désemparé car elle me poussa à lui dire ce qui n’allait pas. Je souris, touché par son encouragement. - Tu sais, parfois, j’ai peur de ne pas être à la hauteur. Entre la pétillerie, la gemmologie, et tout ce qu’on veut faire pour le quartier… - Philippe, tu n’as pas besoin d’être parfait. Tu dois juste être toi-même. Tu as toujours eu cette envie de créer et de partager. Alors continue de faire ce que tu fais, pour le plaisir. C’est ça qui compte. Je restai silencieux un instant, ému. - Merci maman. Ça me fait du bien de t’entendre. Je raccrochai avec le cœur plus léger. Ses mots résonnaient en moi comme la promesse que j’étais sur le bon chemin.
Quelques semaines plus tard, un marché s’ouvrit à l’espace communautaire. C’était l’occasion rêvée pour moi de découvrir ce que les autres artisans proposaient. Je n’avais pas encore de stand, mais je voulais observer, apprendre, m’inspirer.
Le premier stand que j’aperçus proposait des bougies de toutes sortes, de toutes les couleurs, et de toutes senteurs. Certaines étaient vraiment très belles.
Un peu plus loin, je remarquai un étal de jus de fruits. Je décidai de m’approcher de la jeune femme qui les vendait, dans l’espoir d’obtenir quelques conseils : - Bonjour, vos jus ont l’air délicieux. Je m’intéresse aussi à la pétillerie. J’espère un jour vendre mes propres jus.
La jeune femme me regarda avec une certaine méfiance. - Ah… Vous voulez faire la même chose que moi ? » Surpris par le ton sec de sa voix, je tentai de la rassurer : - Pas exactement. J’aimerais apporter ma touche personnelle, avec des saveurs différentes. Je ne veux pas vous concurrencer, juste partager ma passion. Mais elle resta froide. - Vous savez, le marché n’est pas si grand. Si chacun se met à vendre des jus, ça va devenir compliqué.
Elle tourna les talons et s’éloigna. J’avais espéré une rencontre chaleureuse et quelques conseils, et ma déception fut aussi grande que mon incompréhension face à sa réaction. Bien sûr, je comprenais ses inquiétudes, mais elle ne me ferait pas abandonner mon projet. J’envoyai un texto à Maman pour lui raconter ma déconvenue.
Le destin, pourtant, avait décidé de nous faire nous recroiser. Quelques jours plus tard, je participais à une réunion sur les initiatives écologiques. À ma grande surprise, elle était là, assise quelques chaises plus loin. J’appris qu’elle s’appelait Hitomi. Elle semblait impliquée, passionnée par les débats sur la réduction des déchets. À la sortie de la réunion, nos regards se croisèrent. Il ne restait que nous. Elle hésita, puis s’approcha.
- Je voulais m’excuser pour l’autre jour. J’ai été un peu brusque. C’est juste que… j’ai mis beaucoup d’énergie dans mon stand, et j’ai peur de perdre ma place. Voyez-vous, ce n’est pas moi qui fabrique ces jus. Je ne suis pas assez douée en pétillerie. Je les vends, c’est tout. Je lui souris, soulagé. - Je comprends. Mais je ne veux pas vous nuire. Peut-être qu’on pourrait collaborer un jour, qui sait ? J’avais lancé ça, comme ça, sans trop savoir pourquoi. Collaborer ? Franchement ! Je me faisais l’effet d’être un idiot. Hitomi sembla pourtant réfléchir, puis elle hocha la tête. - Peut-être.
Ce simple mot fut pour moi une lueur d’espoir qui marquait le début d’un chemin encore incertain. Elle n’était pas partie en courant, au moins. Je sentis que cette rencontre, malgré les tensions initiales, n’était pas anodine. Cette fille me plaisait vraiment, et quelque chose, dans son regard me donnait envie de persévérer.
Alors pourquoi ne l’ai-je pas invitée à boire un café, ou demandé son numéro ? Non, je l’ai regardé s’en aller, une fois de plus, espérant secrètement que nos routes se croiseraient à nouveau. Hitomi... Quel doux prénom.
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