[SBS-2] *Les Chevalier au fil du temps* - màj 28 /2/26 - G8 Chapitre 42
Vous trouverez ici la suite de mon SBS "LES CHEVALIERS AU FIL DU TEMPS", à partir de la G8, chapitre 9. En effet, je ne peux plus publier sur la première discussion. 😊
POUR LES CHAPITRES PRECEDENTS ET LE SOMMAIRE ASSOCIE, c'estICI
G8/ Chapitre 39 - Au bord du renoncement ____________________________________________
Lorsque Claire Guérin arriva, Caleb l’introduisit directement dans la cuisine. Il voulait s’entretenir en tête à tête avec elle sans la présence de ses amis. Il lui annonça directement sa façon de penser. - Je tiens à vous prévenir tout de suite. Il est hors de question que vous me demandiez de transformer ma femme en vampire, même si la seule solution est là. - Oh mais ça, je le sais, Monsieur Vatore. J’ai tout de suite cerné quel genre d’homme vous étiez.
Déstabilisé par les paroles de Claire, ainsi que par sa voix calme, il lui proposa de s’asseoir. - Pourquoi êtes-vous venue ici, dans ce cas ? - Pour que vous me permettiez d’aider Maxime à jeter le sort de survie sur votre femme. C’est uniquement pour cela.
- Ma femme est destinée à mourir. A quoi ce sort servirait-il ? - Monsieur Vatore, un jour, peut-être, changerez-vous d’avis... - Cela m’étonnerait beaucoup. - Ne dites pas cela. Vous n’en savez rien.
- Bien sûr que si, j’en sais quelque chose. Rose m’a demandé à plusieurs reprises de la transformer et j’ai toujours refusé. Je ne changerai pas d’avis. - Je suis curieuse mais pourquoi avez-vous refusé d’accéder à sa demande ? - Parce que la vie d’un vampire est éternelle, que cette vie-là est longue et pavée de souffrances... Vous rencontrez des gens, vous finissez par les aimer. Vous faites des enfants que vous aimez aussi. Et tout cela pour quoi ? Pour les voir s’en aller. Ne nous leurrons pas docteur, il y a plus d’humains que de vampires sur cette terre. Mais nous, nous restons, et nous voyons nos êtres chers disparaître alors que nous sommes toujours là. Je n’imposerai pas cela à Rose. C’est une douleur sans cesse renouvelée.
- Je comprends mieux votre existence, Monsieur Vatore, mais votre femme était-elle au courant de tout cela lorsqu’elle vous a demandé de la transformer ? - Oui, bien sûr. Je ne lui ai jamais rien caché. - Mais elle voulait quand même que vous la transformiez, n’est-ce pas ? - Dans les premiers temps, non. Je la faisais changer d’avis. Mais ensuite, elle m’a dit vouloir vraiment passer l’éternité à mes côtés. J’ai refusé.
- J’ai envie de vous demander pourquoi. Pourquoi, alors qu’elle désire passer l’éternité auprès de vous, vous ne la lui accordez pas ? Et pourquoi, alors que vous l’aimez plus que tout, vous vous refusez ce droit au bonheur éternel ? - Parce que je me refuse à la voir souffrir. Son bonheur est ma priorité. - Ce que j’observe est que vous décidez pour elle. Vous en rendez-vous compte ?
Caleb était las. Il savait aussi que Claire Guérin n’avait pas tort. Son emprise sur Rose était forte mais il n’avait pas envie la perdre, et, plus que tout, il ne voulait pas qu’elle souffre. Alors, s’il devait décider, il déciderait. - Je veux que Rose parte en paix. C’est tout ce que je veux. - Très bien. Je vous propose un marché. Réfléchissez à ce que je viens de vous dire. Laissez-nous jeter le sort. La fièvre du rongeur enragé continuera à faire des ravages, mais elle restera en vie encore six ou sept mois. Elle n’aura pas plus de souffrances que maintenant mais, au moins, cela vous laissera le temps de changer d’avis.
- Je ne changerai pas d’avis. - Je ne suis pas du tout persuadée de cela. Laissez-vous le temps, ou vous pourriez regretter de ne pas avoir fait ce qu’il fallait, pour elle, et pour vous deux.
- Très bien. Allez voir Maxime. Il est au salon. - Merci Monsieur Vatore, je suis sûre que vous ne regretterez pas votre décision.
Claire et Maxime montèrent ensuite dans la chambre de Rose.
Ils entamèrent tous deux un rituel magique qui ne fonctionna pas énormément.
Après plusieurs essais, ils comprirent qu’ils ne pouvaient rien faire de bien ensemble. - Je crois que je vais vous laisser officier seule. - Effectivement. Votre magie malicieuse parasite ce sort. Et c’est un sort qui se lance normalement seul.
Maxime laissa donc Claire, seule avec Rose, alors qu’il avait promis à Caleb de ne pas le faire. Mais son initiative fut heureuse. Seule, Claire arrivait à mieux canaliser son énergie magique sur Rose.
C’était le but principal, et elle lança le sort uniquement avec les mains, sans baguette. Ainsi, « Survivario » protégerait Rose le temps qu’il faudrait...
Lorsqu’elle eut fini, Claire rappela Maxime qui était simplement resté derrière la porte afin que Caleb ignore qu’il avait laissé le médecin seule avec sa femme. - Elle est protégée ? - Oui.
- Comment le savez-vous ? Elle est toujours telle que je l’ai laissée tout à l’heure. - Moi, je le sais. J’ai pratiqué ce sort une dizaine de fois. Vous, vous devez me faire confiance.
- Mais je vous fais confiance. - Tant mieux parce que sinon, vous seriez obligés d’attendre demain soir pour vérifier si le sort a bien fonctionné. - Et si ce n’est pas le cas, demain soir elle ne sera plus là... - C’est exactement ça. Mais ne vous inquiétez pas. Maintenant, elle a un sursis. Laissez juste le temps à Monsieur Vatore de se décider.
- Et je suis persuadée qu’il le fera. - Comment pouvez-vous en être aussi sûre ? - Disons que j’ai une bonne connaissance de la nature humaine, même si, dans le cas de Monsieur Vatore, nous parlons d’un vampire. Lorsqu’il verra la fin de Rose approcher, il la transformera. J’en suis sûre. - Dieu vous entende. Mais en attendant, ne dites jamais à Caleb que je vous ai laissée seule avec Rose.
- Il ne m’apprécie vraiment pas, hein ? - Laissez-lui le temps. Cela finira par arriver. Je vous remercie pour Rose. J’espère que nous la sauverons. Je reste en contact avec vous.
- Je vais m’éclipser maintenant. Retournez voir Monsieur Vatore, et dites-lui que nous avons réussi. Pour la suite, je ne peux plus rien faire. - Merci Claire. Merci pour votre aide précieuse.
Maxime ne trouva Caleb nulle part dans le manoir. Il alla prendre une douche et rejoignit Lilith. - Je suis heureuse que vous ayez pu jeter ce sort. Je suis persuadé que Caleb finira par se décider à la transformer. - C’est Claire qui a tout fait. Je n’étais pas assez puissant pour cela. Mais surtout, ne le dis pas à ton frère, il en ferait une jaunisse.
- Et si nous allions quelque part pour fêter ça ? - Tu es en nuisette, et moi, en pyjama... Et puis, il faut que je te parle de quelque chose.
- Et qu’as-tu donc de si important à me dire qu’on ne puisse pas sortir ? - Je vais quitter le manoir.
Lilith sentit son cœur se serrer mais il fallait qu’elle fasse bonne figure. Elle questionna doucement Maxime. - Tu ne me l’avais jamais dit. Mais pourquoi ? - Ma mère a besoin de moi. Mes tantes Maewenn et Amandine aussi. Je me dois d’être auprès d’elles.
- Tu es résistant, Maxime. Pourtant, tu souffres, toi aussi. - Et il y a Gabriel, mon cousin. Il est devenu ado, et il vient de perdre son père. Je suis la seule figure masculine qui lui reste dans cette famille. - Et tu dois l’entraîner, n’est-ce pas ? - Oui... A la magie, bien sûr, mais aussi à sa future profession d’agent secret, et à son rôle de protecteur. Il a les marques.
- Cela ne fait pas beaucoup pour un adolescent ? - Je suis passé par là, et je m’en suis très bien sorti. Et pour lui qui vient de perdre son père et son oncle, ce sera un moyen de penser à autre chose. Ce n’est pas parce que je vais m’en aller que je ne t’aimerai plus, Lilith.
- Oh, mais je le sais très bien ! - Pourtant, tu as l’air triste...
Oui, Lilith était triste. Elle ne s’attendait pas à une telle nouvelle, mais elle envisagea, de ce fait, de quitter, elle aussi, le manoir de Caleb. - C’est vrai que je suis un peu triste... Nous ne serons plus ensemble...
- Mais cela me permettra aussi de quitter le manoir et de reprendre ma vie avec Emmanuelle. - C‘est ce que tu veux ? Et Caleb ?
- Caleb est mon frère, je ne l’abandonnerai pas, mais je ne vivrai plus sous son toit, c’est tout. - Tu retournes vivre dans ta maison, alors ? - Non... J’en ai marre de la vallée oubliée... Et il y a trop de souvenirs que je souhaite oublier, dans cette maison. - Et où iras-tu alors ?
- Dans la maison de mon neveu Samuel, à Willow Creek. Je pense qu’Emmanuelle en sera ravie. - Nous serons voisins alors. C’est merveilleux.
La peine de Lilith grandissait. Elle aurait tant aimé que Maxime et elle soient plus que voisins. - Nous ne serons pas loin l’un de l’autre, c’est certain. - Cette nouvelle n’a pas l’air de te faire plaisir.
- Disons que je n’avais pas imaginé cela... - Moi non plus mais j’espère que tu comprends que j’ai des obligations familiales... - Je le comprends, bien sûr mais j’aurais préféré que nous soyons ensemble. - Cela se fera très vite, je t’en donne ma parole.
- Tu me donnes ta parole, Max ? Tiens-tu tes promesses ? - Tu verras que je les tiens ! Je t’aime, Lilith. - Je l’espère bien. Tout ira bien pour moi, mais pour toi, Max, est-ce que ça ira ? - Ça ira, ma chérie, je te le promets.
- Parfait. Mais ne m’oublie pas, ou il pourrait t’arriver des bricoles. - Tu me menaces, belle brune ? - Evidemment ! N’en es-tu pas effrayé ? - Non. De toute façon, je vais me tenir à carreaux.
- Je t’aime, Max, tu le sais, ça ? - Jusqu’à ce jour, tu ne m’avais jamais dit « je t’aime » et j’en suis très heureux parce que je t’aime tellement que tes mots me réchauffent tout entier.
Maxime embrassa Lilith.
- Et si nous allions fêter la réussite de ce sort à l’étage, maintenant ? - Très bonne idée, mon amour !
Caleb tambourinait à la porte.
Lilith avait entendu cette fois.
Caleb s’était laissé tomber sur les genoux, en étouffant un sanglot.
Caleb s’effondra dans les bras de sa sœur, sous le regard médusé de Maxime qui n’aurait jamais pensé voir un jour ce vampire-là, dans un tel état de désespoir. Il lui paraissait si fort. Mais si sa femme était sa force, elle était aussi sa plus grande faiblesse. Le voir ainsi bouleversa Maxime.
Caleb pleurait dans les bras de Lilith.
Il ne s’arrêtait plus.
Maxime s’éclipsa discrètement, laissant Lilith consoler son frère.
Après de très longues minutes, elle finit par le conduire jusqu’à sa chambre.
Le lendemain matin, Caleb était descendu prendre le petit déjeuner, souriant, comme si le chagrin ne l’avait pas envahi. Maxime en profita pour lui annoncer officiellement son intention de quitter le manoir, et Caleb aborda la nouvelle avec légèreté.
A suivre... 😊
Crédits Poses :
Rose allongée sur le lit (pyjama vert) : JOANNE BERNICE
Pose cadre photo dans la chambre (CC par moi) : KATVERSE
Caleb frappant à la porte puis avec Lilith : SIM-PLYREALITY
Pose cadre photo dans l'entrée (CC par moi) : LEALLAI
G8/ Chapitre 40 - Un espoir pour tous _______________________________________
Lilith quitta le manoir quelques semaines après Maxime. Landry s’employa donc à remonter le moral de son meilleur ami, et surtout à ne pas lui faire oublier qu’il avait un objectif : sauver la vie de Rose.
Ce ne fut pas simple car Caleb n’acceptait toujours pas de transformer Rose. Mais parfois, les arguments de Landry parvenaient à le convaincre quelques heures.
Un pas en avant, deux pas en arrière, mais Landry ne voulait pas quitter le manoir sans être certain que son ami prendrait la bonne décision.
Alors, il ne lâcha pas l’affaire malgré la peine immense de Caleb qui était persuadé d’agir au mieux. Il pensait que sa femme souffrirait davantage d’une transformation que d’un départ prématuré en s’endormant.
Mais qu’adviendrait-il de leur couple ? Un jour, Landry prit les choses autrement...
...et il affronta Caleb au combat plusieurs jours de suite, sans le ménager...
...jusqu’à ce jour où Caleb se défendit enfin, et eut le dessus sur lui.
Son ami l’aida alors à se redresser.
Mais Landry sut, à ce moment-là, qu’il pouvait quitter le manoir... Caleb n’abandonnerait pas sa femme...
[...]
Six mois plus tard...
Rose dormait toujours mais alors que quelques semaines plus tôt, elle changeait encore de position, à présent, elle ne bougeait plus. Caleb avait disposé ses mains sur sa poitrine.
Il allait la voir plusieurs fois par jour, dans leur chambre, et continuait à lui raconter ce qu’il avait fait de ses journées, mais il ne dormait plus auprès d’elle. Lorsqu’il avait besoin d’énergie, il allait se ressourcer dans son cercueil, au sous-sol. Mais chaque soir, avant de dormir, il allait embrasser son épouse. Ces six mois avaient été pénibles pour Caleb, surtout après le départ de Landry, mais il avait compris que chacun devait continuer sa vie.
Maewenn et Béatrice, les mères respectives de Rose et Maxime, avaient emménagé ensemble dans une maison de retraite afin de laisser Maxime et Lilith vivre leur histoire d’amour.
Elles étaient amies depuis si longtemps qu’elles ne voulaient pas se séparer... Elles avaient aussi rencontré des personnes sympathiques et en forme, tout comme elles. Ici, elles n’avaient plus à s’occuper de rien. Une maison de retraite pour nanties... Un bonheur pour elles, loin des soucis de ce monde.
Maxime, passait beaucoup de temps à entraîner son cousin Gabriel, aux techniques de combat d’agent secret. L’adolescent était très sportif, mais il avait du mal à prendre le dessus sur Maxime.
Et puis, bien sûr, Maxime entrainait Gabriel à la magie, et au destin des Protecteurs.
Claire et lui l’avait déjà emmené à l’école de magie, où il s’était découvert un don pour la magie indomptée, la même magie dont Yann avait été adepte.
La plus difficile et la plus puissante, mais Gabriel s’en sortait très bien.
Maxime était conscient d’y aller fort parfois, mais il était vraiment fier de Gabriel.
Ces six mois avaient vu aussi le mariage de Maxime et Lilith.
Un mariage dans la plus stricte intimité, et sans fête. Maxime et Lilith l’avait voulu ainsi car, même si chacun avait fait son deuil des êtres perdus au combat, personne n’oubliait la situation précaire de Rose.
Après le mariage, Lilith avait définitivement quitté la maison d’Emmanuelle pour aller vivre avec son époux.
Landry, quant à lui, s’était considérablement rapproché de Claire Guérin. Cela se produisit sans qu’il ne le vit venir.
Son cœur s’était remis à battre pour cette jolie blonde qui n’avait pourtant rien de commun avec sa Shelby, à part peut-être sa profession de médecin. En tous cas, il retrouva le sourire.
Claire le lui rendait bien, folle amoureuse de lui qu’elle était. Merci au Créateur pour cette seconde chance.
Maxime, aux côtés de Claire et Gabriel, avait réussi à augmenter ses pouvoirs.
Ensemble, ils rétablirent le pouvoir du Trio. Certes, Claire n’était pas de la famille, mais cela fonctionnait. Et leurs pouvoirs à tous trois n’en devenaient que plus forts.
[...]
Un jour, Caleb réalisa... Il avait repensé aux paroles de Claire, Claire qui visitait souvent Rose pour s’assurer que ses fonctions vitales allaient bien. Claire, qu’il avait tellement détesté et qui pourtant, s’inquiétait de sa femme. Elle avait dit que Rose s’en irait, quoi qu’il arrive, dans six ou sept mois. Nous y étions. Caleb se jura que cela n’arriverait pas.
Alors, un matin, en voyant que sa femme avait beaucoup maigri, Caleb prit LA décision. Il transformerait Rose. Il se demandait comment il allait procéder, car il fallait qu’elle soit réveillée pour que la transformation se produise. Il lui faudrait appeler les Protecteurs, mais aussi Claire. Avec la magie, ils auraient peut-être une solution. Et puis, il appellerait Landry bien sûr, juste parce que c’était son meilleur ami, et qu’il aurait besoin de lui à ses côtés.
Il s’empressa de mettre de l’ordre dans la chambre, qui était envahie de vêtement sales et de coques vides de plasma fruits, témoins de son désespoir, puis il alla se doucher. Il se surprit même à chanter. Il se sentait soulagé pour la première fois depuis six mois. Rose vivrait.
Il s’habilla alors et descendit au salon pour appeler ses amis.
Tous se débrouillèrent pour se libérer et ils arrivèrent très peu de temps après.
Ce fut aussi l’occasion pour Caleb de faire plus ample connaissance avec Gabriel qu’il n’avait aperçu que deux ou trois fois, au cours des six derniers mois. Ce garçon semblait très intelligent et très sensé. Il raisonnait et parlait comme un adulte. Nul doute que les épreuves qu’il avait traversées, l’avaient aidé à grandir.
Maxime avait l’air très fier de son cousin et de ce qu’il semblait être capable de faire.
Caleb n’avait pas le choix. Il lui fallait faire confiance à tous ces magiciens qui étaient, par ailleurs, ses amis. Le lendemain, ils étaient arrivés pour lancer « Revivario ». Maxime les avait tout d’abord aidés, assisté de son familier, puis s’était éclipsé.
Claire et Gabriel avaient alors commencé le rituel.
Ils étaient, eux aussi, accompagnés de leurs familiers.
Leurs magies étaient ainsi plus fortes, puisque les familiers avaient été frappés par le pouvoir du Trio.
Ils touchèrent Rose dans tout son être. Ils récitèrent ensuite ensemble quelques incantations, puis achevèrent de lancer le sort.
Ils redescendirent ensuite à la cuisine où les attendaient Caleb et Landry.
A suivre... 😊
Crédits poses :
Rose allongée dans son lit : WISTFUL CASTLE
Entrainement de Gabriel : BEVERLY ALLITSIMS
Caleb dans la chambre : WISTFUL CASTLE, EXZENTRA et KATVERSE
Crédits CC :
Robe de chambre de Caleb : HISTORICAL SIMS LIFE (HSL)
G8/ Chapitre 41 - Un réveil douloureux ________________________________________
Caleb était monté voir Rose et constata immédiatement qu’elle avait bougé. Le processus s’était inversé et il en était tellement heureux qu’il s’allongea auprès de sa femme pour la regarder dormir.
Il s’assit ensuite sur le lit et attendit qu’elle se réveillât. Le temps semblait s’écouler très lentement, trop lentement même.
Il décida d’aller jouer un peu d’orgue pour se changer les idées, puis remonta trente minutes après pour s’apercevoir, qu’une fois de plus, Rose avait changé de place dans le lit. Il supposa qu’elle était doucement en train de se réveiller, et l’embrassa tendrement sur le front.
C’est alors qu’elle le regarda, avec son joli sourire, et murmura son prénom. Il en fut bouleversé. Cela faisait si longtemps.
Elle lui saisit alors le visage et l’embrassa d’un baiser bref et plein d’amour.
Puis Caleb dût lui annoncer que six mois s’étaient écoulés, depuis qu’il était allé la sauver des griffes de Straud. Il omit volontairement, pour le moment, de lui parler du décès de ses oncles, ainsi que de celui de Shelby, bien que Rose fut présente lorsque cette dernière s’était battue avec Steven.
Il lui raconta qu’elle était tombée dans le coma car Le Comte lui avait inoculé la fièvre du rongeur enragé, puis il lui expliqua la décision qu’il avait prise de la réveiller et les conséquences qui en découlaient.
Soit Rose acceptait de se faire transformer et elle vivrait, soit elle retomberait dans le coma jusqu’à la fin.
Caleb aida Rose à s’habiller puis il la souleva dans ses bras. Ils avaient tous deux décidé que la transformation aurait lieu dans l’antre de Caleb.
Caleb l’y emmena à vitesse surnaturelle et s’octroya le luxe de revêtir sa forme sombre durant le trajet.
Caleb expliqua alors à Rose ce qui allait se passer, puis il saisit délicatement son cou, pour y boire son plasma et entamer la première étape de sa transformation, la plus belle de toutes, celle de son Unique. Rose se sentit chavirer. Elle se sentait en communion totale avec son mari.
Celui-ci appliqua un baiser soyeux à l’endroit où il avait meurtri la chair de son épouse, puis il se mordit le poignet pour y faire jaillir son propre sang... Elle était maigre et vulnérable. Caleb espérait tant qu’elle guérisse.
Lorsqu’il lui présenta son poignet, elle sembla hésiter.
Rose regarda un instant le poignet de son mari. Elle semblait fascinée...
Après que Rose eut bu à son poignet, Caleb réalisa que sa femme ne serait plus jamais la même.
Il savait que la transformation de Rose était à présent irréversible.
Rose eut subitement une terrible douleur à l’estomac, douleur qui lui arracha un cri.
La douleur cessa comme elle était venue.
Caleb l’entoura de ses bras.
Caleb pleura dans les bras de sa femme. Il pleura son désespoir de l’avoir transformée, alors qu’il aurait tant voulu qu’elle restât humaine. Il pleura son égoïsme de ne pas avoir su la laisser partir en paix comme il l’avait envisagé.
Rose ne l’avait jamais vu dans un tel état. Elle ne comprenait pas...
Rose serra son mari contre elle plusieurs minutes, puis alla se reposer comme il le lui avait conseillé.
Le soir-même, Caleb et Rose se retrouvèrent au salon. Elle allait beaucoup mieux. Son corps amaigri n’était plus. Le sang de vampire commençait à faire effet et Caleb en était enchanté. Elle s’était assise sur ses genoux.
- On va être heureux, tous les deux, Caleb, n’est-ce pas ?
- Les plus heureux du monde.
- Mon amour, ce réveil auprès de toi a été une bénédiction. Avant cela, j’étais dans un taudis, allongée sur un sol crasseux.
- Je le sais, mon cœur...
- On m’avait attaché les mains et les pieds...
Caleb avait laissé Rose s’asseoir dans le fauteuil et il avait pris place sur l’accoudoir.
- Cela n’arrivera plus. Straud et ses disciples n’existent plus.
- C’est une bonne nouvelle. Tu sais, je crois savoir comment ils m’ont administré la fière du rongeur enragé... Par l’eau.
- L’eau ? C’est intelligent... En général, on se méfie de la nourriture...
- Et c’est ce que j’ai fait. Mais je buvais beaucoup. On m’apportait régulièrement de l’eau dans ma cellule. Je la buvais à chaque fois car j’avais très soif.
- Et le dernier soir dont je me souvienne, juste après ma tentative d’évasion, Vlad a tenu à ce que je boive un grand verre de jus d’orange. Il a attendu que j’ai tout bu avant de me faire reconduire dans ma cellule.
- Tu as essayé de t’évader, ma douce ?
- Oui, mais je n’ai pas eu beaucoup de chance. Steven m’a rattrapée très vite, mais je lui en ai fait voir de toutes les couleurs. Je ne me suis pas laissé faire.
- Ah bon ?
Rose souriait à l’évocation de ce souvenir et Caleb frémissait à l’idée de ce qu’elle avait vécu. Mais il était très fier d’elle. Elle n’avait pas abdiqué, elle s’était défendue et avait cherché un moyen de s’évader.
- Je me suis servie de ce pulvérisateur à l’ail que tu m’avais fabriqué. Il n’a pas aimé du tout.
- Tu es merveilleuse mon amour... J’admire le courage que tu as eu. Je ne te savais pas si combattive.
- J’ai pensé à toi, Caleb, chaque jour... Je savais que tu viendrais me chercher. C’est toi qui m’as donné la force.
Le lendemain matin, Rose s’était réveillée tard et se sentait beaucoup trop barbouillée pour prendre un petit déjeuner. Caleb insista cependant pour qu’elle prenne un repas à midi. Il avait mis tout son cœur pour lui préparer un bon plat de pâtes.
Puis Rose parla de Shelby... Elle avait cauchemardé cette nuit et revécu la scène de ses derniers instants avec son amie.
Caleb avala une grande gorgée de nectar. Il faudrait qu’il annonce à Rose la disparition de ses oncles...
Caleb raconta alors à Rose que le Créateur avait fait le cadeau d’une deuxième chance en amour à Landry et Lilith.
Caleb avait dégluti. Il avait pourtant déjà eu à annoncer de terribles nouvelles, mais, avec Rose, c’était difficile. Elle avait blanchi et il voyait ses mains trembler.
Rose fut prise de violentes douleurs à l’estomac qui lui firent oublier, un court instant, la terrible nouvelle que Caleb venait de lui apprendre. Elle poussa un gémissement.
Caleb la regarda. Au fond de lui il était heureux car cela signifiait que bientôt, elle serait complètement à lui.
La douleur s’était calmée. Rose se leva subitement.
Mais Rose s’était éloignée en lui disant qu’elle voulait juste la vérité, et Caleb se précipita auprès d’elle.
Elle se dégagea et tenta de s’en aller mais Caleb la rattrapa.
Elle se tourna vers Caleb et se blottit contre lui.
Elle se laissa glisser jusqu’au sol. Caleb suivit son mouvement.
Le cœur de Caleb se serra. Il avait tellement hésité... Il avait voulu la laisser partir... mais, au dernier moment, il s’était ravisé car, perdre Rose et vivre sans elle, aurait été au-dessus de ses forces.
A suivre... 😊
Crédits Poses :
Caleb se penchant sur Rose et l'embrassant : MIDAGERE
Caleb portant Rose (dans la chambre) : BEXOSIMS
Caleb portant Rose (dans son antre) : KATVERSE
Caleb rattrapant Rose dans le vestibule : ONLINDA
Caleb serrant Rose dans ses bras (debout puis à genoux) : ATASHI77
G8/ Chapitre 42 - Renaître pour l'aimer encore ________________________________________________
Ce soir-là, après une journée difficile durant laquelle Rose avait tenu à s’isoler dans son refuge, Caleb la retrouva au salon en train de pleurer.
Il avait tellement de peine de la voir ainsi. Il s’approcha d’elle.
Rose ne répondit pas.
Elle releva la tête mais regarda dans le lointain.
Il la prit dans ses bras. Il était tellement soulagé. Il avait eu peur, un instant, que son amour pour lui se soit envolé, mais Rose avait senti la chaleur rassurante du corps de son mari.
Caleb serra se rapprocha de sa femme, la serra contre lui et l’embrassa.
Il était tellement heureux de la retrouver. Elle lui avait tellement manqué.
La suite, tout le monde la devine. Leurs retrouvailles furent tumultueuses...
... très tumultueuses.
Et lorsqu’ils eurent fini, leurs éclats de rire résonnèrent dans toute la chambre.
Les deux amoureux retrouvaient le ravissement d’être ensemble, et de discuter après leurs parties de cracottage. Rose se reprit même à demander son avis à son mari. - Je pense aller voir ma famille demain. Qu’est-ce que tu en dis ? - C’est une très bonne idée. Qui vas-tu aller voir ?
Rose savait que sa mère vivait avec sa tante Béatrice dans une maison de retraite de Magnolia Promenade. - Maman d’abord... et Tante Béatrice puisqu’elle vit avec elle. J’espère qu’elles vont bien toutes les deux. - Elles vont bien, je t’assure. Tu le verras par toi-même. - C’est à cause de l’amour que Maman et Papa avaient l’un pour l’autre qu’ils m’ont délaissée. Sa mort l’a anéantie. Et maintenant, elle perd ses deux frères... - Rose... Cela fait six mois. Ta mère va certainement mieux que toi à présent.
- J’ai besoin de les voir, de savoir comment ils vont, tous. - Ça se comprend. Et ça leur fera aussi du bien de te voir vivante même si je les ai appelés pour le leur dire. Qui iras-tu voir ensuite ? - Probablement Maxime et Lilith. Et ensuite Amandine et Gabriel. - Pas Morgane ? - Non. Elle travaille toute la journée... Et je dois être là à seize heures pour t’accueillir. - Si tu me préviens, je n’y vois aucun inconvénient. Rentre à l’heure que tu veux, et fais comme tu le sens, ma douce.
Mais Rose avait besoin d’attendre Caleb et elle refusa sa proposition. Cette nuit-là, Caleb redécouvrit le plaisir de dormir auprès de sa femme et de la sentir lovée contre lui...
Au milieu de la nuit, il la retrouva même allongée sur lui.
Il ne la repoussa pas, bien au contraire. Il se sentait bien et posa la main sur elle.
Dans un demi-sommeil, Rose sentit la main de Caleb, et entendit son souffle régulier et rassurant.
Mais elle sentit aussi autre chose et se leva : son estomac était de plus en plus douloureux. Elle alla s’asseoir sur la chaise et regarda son mari dormir. Le plaid qui les recouvrait était tombé par terre. Il était beau et musclé...
Il avait l’air si serein, loin de se douter qu’elle veillait sur lui, le mal au ventre et la faim tenaillant ses entrailles. Il dormait bien parce qu’il la savait auprès de lui.
Rose le savait. Elle en était là de ses pensées quand la douleur se fit fulgurante.
Cette fois, la douleur mit longtemps à se calmer...
... et lorsqu’elle cessa, Rose se leva.
Elle enfila un peignoir et s’en fut.
Il fallait qu’elle mange. Lorsqu’elle arriva à la cuisine, elle prit un plat dans le congélateur dont elle savait qu’il était là puisque c’était elle-même qui l’y avait mis quelques mois plus tôt : un bon tajine d’agneau. Il calmerait sûrement sa faim.
Mais à la première bouchée, elle fut surprise. Dans ses souvenirs, son plat n’avait pas ce goût-là. Elle rajouta du sel et du poivre, puis se força tout de même à finir son assiette, se rappelant les paroles de Caleb qui lui avait dit qu’elle risquait une aversion définitive de la nourriture humaine, si elle ne se forçait pas.
- Tu en fais des grimaces, dis-donc ! - Oui, c’est parce que j’essaye de finir cette assiette qui a vraiment un sale goût. Tu ne dormais pas ? - Si, mais j’ai subitement senti que tu n’étais plus là. Alors, je suis venu voir ce que tu faisais.
- Beurk ! Voilà, j’ai fini, enfin ! - Je te félicite. Ça n’a pas dû être facile. - Une horreur. J’ai très faim. Je trouve la nourriture immonde, et même en me forçant, elle n’apaise pas ma faim. - C’est cette phase de transition. Ton corps est en train de se préparer à ce qu’il va devenir.
- Je pourrais avaler tout le frigo ! - Tu auras beau manger, la sensation de faim ne disparaîtra pas. Mange normalement, ça suffira. Inutile de devenir le bonhomme Michelin ! - Pourquoi ? Tu ne m’aimerais plus ? - Si, je t’aimerais. Et si tu essayais de manger un plasma fruit ?
- Comme ça ? Sans le cuisiner ? - Oui, c’est très bon cru aussi, tu verras.
Caleb s’était levé, était parti cueillir un plasmafruit au jardin puis l’avais déposé sur la table.
- Comment je vais faire pour le manger ? C’est tellement liquide à l’intérieur que ça va couler partout. - Il faut le boire. - Et comment ? Tu ne m’as pas amené de verre. Tu me passes le tien ? - Regarde à gauche de ton assiette.
Il y avait une paille suffisamment rigide pour s’enfoncer dans le fruit, dont la coque était très dure. Caleb regardait Rose se débrouiller, avec attendrissement. Elle était très sérieuse. - Voilà, je crois que j’ai réussi. - Enfonce-la un peu plus.
Elle écouta le conseil de son mari puis se mit à siroter le jus du fruit.
- Alors, c’est comment ? - Ça va. - Tant mieux. - C’est meilleur que mon tajine, et ça a le mérite d’être rafraîchissant. - Je savais que tu apprécierais.
- Mais j’ai toujours faim, et mon estomac recommence à faire des siennes. - Ça va aller. Je suis près de toi. Et rappelle-toi que ça ne dure pas longtemps, ma douce. - C’est vrai. D’ailleurs, ça va déjà mieux. - Tu vois... Tu paniques beaucoup trop à chaque fois. Si tu arrivais à te détendre, je t’assure que tu aurais moins mal. - C’est tellement violent. Comment voudrais-tu que je me détende ? - Crois-moi sur parole, ça fonctionne. - D’accord. Tu sais, mes douleurs sont de plus en plus rapprochées. - C’est bon signe. Ta transformation se rapproche. Elle aura certainement lieu plus tôt que ce que je ne l’avais imaginé.
Rose changea, sans prévenir, le cours de leur conversation.
- Caleb ? J’ai une question à te poser. Avais-tu trouvé le mot que j’avais laissé à ton attention ? - Oui. Et j’ai aussi trouvé le cristal. - Je suis soulagée. J’avais peur que quelqu’un d’autre soit tombé dessus. Le mot et le cristal n’étaient plus dans le refuge. Où as-tu mis le cristal ? - Nulle part. Perrine a repris le cristal lorsqu’elle est partie. - Perrine ? Tu as rencontré Perrine ? - Nous avons tous eu la chance de la rencontrer. Et j’ai aussi revu Cassandre, ta mamie.
- C’est extraordinaire. Je ne pensais pas qu’elles se montreraient à d’autres personnes que moi. J’avais laissé ce mot, juste au cas où, et lorsque j’ai vu la tournure que prenaient les évènements, j’ai dit à Shelby de te parler du refuge. - Tu as très bien fait. Perrine nous a été d’une aide précieuse. J’ai fait appel à elle, après les décès de Yann et Shelby. Et elle est restée avec nous jusqu’à la fin. Je pense qu’elle voulait s’assurer que tu sois sauvée.
- Comment vous a-t-elle aidé ? - En tout premier lieu, elle nous a permis de récupérer le pouvoir du Trio et de le rendre plus puissant. - Cela me semble évident. Après la mort de Yann, il n’existait plus. - Non seulement Gildas et Maxime étaient anéantis par la disparition de Yann, et donc affaiblis mais, en plus, ils avaient perdu la puissance de leur pouvoir. - Perrine a donc réuni le cercle de magie divine avec un autre, plus petit, et le cristal. C’était impressionnant. Tout le sous-sol était éclairé d’une lumière rose. Elle a entraîné Gildas et Maxime pendant trois jours, trois jours durant lesquels, nous n’avons pas pu venir te chercher. - Trois jours pendant lesquels, le Comte m’a fait du mal. - Perrine ne voulait pas qu’on aille là-bas. Nous n’étions pas en force, et nous nous serions fait laminer. Ce n’était pas le but. Il fallait te sauver, Rose. Quoiqu’il en soit, une fois que nous fûmes prêts, Perrine est allée lancer un sort sur le manoir Straud pour que nous puissions entrer sans que personne à l’intérieur ne se doute de rien. - Et vous avez donné l’assaut ?
- Un assaut tranquille, mais oui, un assaut tout de même. Nous étions dans les murs. - Et ils ne sont plus là ? - Oui ma douce, ils ne sont plus là. Je te le certifie. - Steven aussi ? Tu t’en es occupé ? - Ce n’est pas moi qui m’en suis chargé. C’est Landry. - Et les autres ? Qui s’en est pris à Tonton Yann ? Et à tonton Gildas ? - Gael Kean s’en est pris à Yann. Et je me suis chargé de lui. Quant à Gildas, c’est Tommy Kean qui l’a eu. Et Maxime l’a eu, à son tour.
Rose se rappela le jeune homme qui avait discuté avec elle dans sa cellule...
- Tommy ? Il avait l’air si gentil pourtant... Il voulait m’aider. - Rose... Personne ne voulait t’aider. Ce n’était pas leur but.
Rose s’énerva.
- Et comment peux-tu le savoir ? Tu n’étais pas là. - Je le sais. Et n’élève pas la voix contre moi.
Rose ignora sa remarque et lui envoya un regard empli de mépris. Le cœur de Caleb se noua.
- Tu le sais parce que tu as été comme eux, n’est-ce pas Caleb ? - Oui. Et je ne le sais que trop bien, malheureusement. Allons-nous remettre au lit maintenant. Tu as besoin de dormir.
Cette nuit-là, Caleb et Rose retournèrent dormir l’un contre l’autre. Rose pleura longtemps dans les bras de son mari, qui ne parvint pas à la calmer, puis elle finit par fermer les yeux, épuisée d’avoir versé trop de larmes.
A suivre... 😊
Crédits Poses :
Rose et Caleb autour du bar : NATALIA AUDITORE
Rose et Caleb sur le canapé : JOANNE BERNICE
Rose et Caleb dans leur lit, avec un plaid : AOIHANA
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