[SBS-2] *Les Chevalier au fil du temps* - màj 28 /2/26 - G8 Chapitre 42
Vous trouverez ici la suite de mon SBS "LES CHEVALIERS AU FIL DU TEMPS", à partir de la G8, chapitre 9. En effet, je ne peux plus publier sur la première discussion. 😊
POUR LES CHAPITRES PRECEDENTS ET LE SOMMAIRE ASSOCIE, c'estICI
G8/ Chapitre 29 - Une visite chez le comte ____________________________________________
Après l’enterrement de mon père, et un dîner que je n’avais pas pu avaler, j’étais allée me coucher.
Je ne sais pas combien de temps je dormis mais un cauchemar me réveilla brutalement. J’y avais revu mon père.
J’avais enfoui la tête dans mon oreiller et m’étais mise à pleurer. Puis j’avais tourné et viré dans mon lit, songeant à tout ce que nous n’avions pas fait ensemble.
Mon plus beau souvenir avec lui, était un souvenir d’enfance... Nous avions donné, lui et moi, un spectacle de karaoké à Maman... Quel merveilleux moment.
On frappa à la porte. C’était Shelby : « Rose ? Tu dors ? ».
Shelby nous avait préparé du café. - A deux contre huit. Ils sont complètement fous, me dit-elle
Elle avait raison. Ils étaient fous et j’avais très peur de perdre aussi Caleb... - Ils sont partis depuis longtemps ? - Presqu’une heure... - C’est beaucoup... - Oui... Je me fais un sang d’encre pour Landry... J’ai peur de ce qu’il pourrait lui arriver...
- Moi aussi... Je ne supporterai pas de perdre Caleb. C’est drôle, tu vois, je le croyais invincible alors qu’il peut mourir comme n’importe qui... C’est idiot, non ? - Non, ça ne l’est pas. Et ça se comprend très bien.
- Où sont les autres ? - Ils dorment, j’imagine. Caleb et Landry ont attendu que tout le monde ait rejoint ses quartiers pour mettre leur plan à exécution. - Ils avaient un plan ?
- Pas vraiment. Ça ressemblait plutôt à une impulsion. Caleb a dit à Landry qu’il allait chez le Comte et Landry a dit à Caleb qu’il venait avec lui. Voilà comment ça s’est passé. - A deux contre huit, sans plan ? Ils sont encore plus dingues que ce que j’imaginais.
- Pourquoi souris-tu ? - Parce que je ne veux pas pleurer. Je pleurerai s’il leur arrive quelque chose, pas avant. J’ai assez pleuré depuis deux jours. - Je suis désolée, Rose... Caleb m’a dit que tu ne t’entendais pas trop avec ton père ?
- Disons qu’il n’a pas été un père formidable. Nous avons repris contact l’année dernière, après mon agression. On commençait à peine à se retrouver... - Je sens de la rancœur dans ta voix... Lui as-tu pardonné ?
- Honnêtement, je ne crois pas. Au fond de moi, je lui en veux encore. Tu te rends compte que je n’ai qu’un ou deux souvenirs heureux avec lui ! - Pardonne-lui, Rose. Ce n’est qu’à ce prix que tu pourras faire ton deuil, crois-moi.
La porte d’entrée s’ouvrit alors. - Les voilà ! - Enfin !
[Point de vue de Caleb]
La peine de Rose m’avait décidé à me rendre chez le Comte sans attendre. Landry voulait m’accompagner, contre l’avis de sa femme qui était partie fâchée, mais il y avait tenu dur comme fer. - On l’aura ! Si ce n’est pas ce soir, ce sera un autre soir, d’accord ? m’avait-il dit. - D’accord. On y va ! Son enthousiasme avait fini de me persuader.
Le comte était alors apparu, entouré de deux de ses acolytes. Nous avions reconnu Steven Bloodrun à sa droite et en déduisîmes facilement qu’il devait être son homme de confiance. A sa gauche, se trouvait Rob Charnier.
Landry surveillait mes arrières...
Il ne plaisantait pas. J’aurais voulu lui sauter à la gorge, mais nous n’étions pas en nombre. Je ravalai ma salive et esquissai un petit sourire, que j’espérais plein d’assurance.
Lorsque nous arrivâmes à la maison, Rose était debout. Nous échangeâmes un regard. Le sien reflétait son soulagement. Elle ne dormait pas et m’avait attendu. Elle avait eu peur, encore... Saurais-je un jour l’épargner ?
Je me précipitai alors pour la serrer contre moi. Son cœur battait la chamade.
Mon ami qui serrait, lui aussi, sa femme contre lui.
Nos épouses avaient fait du café...
Landry et moi commençâmes à raconter notre rencontre avec Vladislaus Straud, omettant, évidemment, les détails dont celui-ci s’était délectés en mentionnant Rose.
Landry et moi nous pavanions devant nos femmes, nous faisant ainsi passer pour des héros. Mais la vérité est que nous aurions pu, ce soir, ne jamais revenir. Rose avait raison. La chance avait été de notre côté. Et il fallait que je contrôle mon impulsivité. Tout ce qui concernait Rose me touchait trop intensément. Shelby n’était pas dupe...
Sans lui donner les détails, il fallait que Rose connaisse la vérité.
Je m’étais tourné vers Rose...
Rose m’apporta son soutien alors que je ne m’y attendais pas, car je pensais qu’elle m’en voulait beaucoup sur ce sujet délicat. Mais elle restait à mes côtés, toujours... Même dans la douleur et dans la peine. Elle gardait la tête haute et des épaules solides pour me soutenir, moi, son mari.
Je la regardai avec son visage abimé, et je la trouvai belle, si belle...
Ah, celui-là ! Quelle mauvaise langue ! Landry s’était levé pour débarrasser sa tasse.
Il avait ensuite repris forme humaine.
Les semaines qui suivirent se passèrent sans incident, mais furent très dures pour Rose. Elle gardait la tête haute et s’autorisait même à sourire devant tout le monde mais, au plus profond de son être, elle était meurtrie. Et physiquement, elle gardait toujours les traces de la visite de Léonard Dudebro. Je l’avais accompagnée plusieurs fois chez sa mère (qui habitait à présent chez Béatrice, épouse de Yann et mère de Maxime), chez sa tante Morgane ainsi que chez sa belle-sœur Amandine. J’avais senti combien elle avait besoin de sa famille et cela lui permettait aussi de renouer des liens autrefois perdus, et de faire plus ample connaissance avec sa cousine Laurence et son cousin Gabriel. Elle m’avait remercié de mon attention plusieurs fois et dit combien cela lui faisait du bien de les revoir tous. Mais lorsque nous étions seuls, Rose se laissait aller à son chagrin, et j’étais celui qui la réconfortait.
N’était-ce pas aussi cela le rôle d’un mari aimant ? Alors, je la laissais pleurer sur mes genoux...
...ou se blottir contre moi, tremblante... J’avais tant de peine pour elle... Et pour Léandre aussi.
Notre inimitié n’avait été, au fond, que surface... Et je regrettais de ne pas l’avoir connu davantage. Cet homme n’était qu’un simple humain, un vieil humain, mais il n’avait pas hésité une seconde à voler au secours de sa fille. Il n’avait pas manqué de courage, un courage que je saluais. Tristement, il avait payé cet acte de bravoure de sa vie. Cela me chagrinait autant que cela me mettait en colère. Et alors que je tenais ma tendre épouse contre moi, je ne souhaitais qu’une chose, c’est qu’elle s’en rendit compte elle aussi.
Parfois j’allais la regarder dormir. Je voulais m’assurer que tout allait bien pour elle.
Elle était si fragile en ce moment... Alors, je prenais sa main et l’embrassais sur le front...
Quelques fois, elle ouvrait les yeux et me souriait, pour mon plus grand bonheur. Je caressais sa main...
Elle m’embrassait à son tour et j’emprisonnais sa main dans la mienne... Son baiser... Son amour pour moi...
Mais parfois, c’était plus compliqué...
Et elle sanglotait des minutes entières, des minutes entières pendant lesquelles je la tenais fort, très fort...
Ces semaines-là passèrent...
[Point de vue de Rose]
Le temps déambulant sur nos vies, mes ecchymoses s’estompèrent et, avec l’aide de Caleb, ma tristesse s’atténua... Presque chaque soir, nous nous réunissions tous au salon pour boire un verre et discuter, en pyjama...
La volonté de Shelby était inébranlable sur ce point-là. Le soir, c’était pyjama, un point c’est tout !
Caleb et Landry restaient sans aucun doute les hommes les plus élégants de ces soirées... Nous étions bien...
Si bien que parfois, j’en oubliais presque tout ce qui arrivait... Dans la journée, nous vaquions tous à nos occupations...Les filles et moi nous détendions souvent dans le bain à remous...
....alors que Landry et Tonton Yann aimaient à jouer aux échecs...
Ou que Maxime et Tonton Gildas se défoulaient au football.
Caleb, quant à lui... Caleb lisait le Livre des Vampires pour y trouver des réponses. J’ignorais, à ce moment-là, que nous étions à la veille de terribles drames.
A suivre... 🙂
Crédits poses :
Rose, sur son lit : VIESIL
Caleb et Rose sur le canapé du salon : ONLINDA
Caleb et Rose sur leur lit : MIDAGERE
Caleb serrant Rose dans ses bras dans le jardin : THE SENSE 4
Crédits CC :
Tenues de Rose : JOMSIMS
Robe de chambre de Caleb : HISTORICAL SIMS LIFE (HSL)
Ce soir-là, nous nous retrouvâmes tous pour le dîner. Cela, c’est moi qui l’avais exigé. Autant chacun pouvait déjeuner où et quand il voulait, autant, je tenais à ce que nous soyons tous réunis au dîner. Après tout, nous vivions sous le même toit et j’étais la maîtresse de maison. Ce soir-là, tout le monde avait revêtu sa tenue de combat car après le dîner, mes amis avaient entrainement au combat...
Le dîner se passait bien... jusqu’à ce que Lilith parte en vrille.
Moi, je ne « sentais » rien, mais ils se levèrent tous en même temps, et empruntèrent leurs formes sombres.
La situation semblait alarmante et la peur m’envahit soudain...
Shelby se proposa instantanément.
Shelby voulait rassurer son mari et ainsi, Landry et Caleb nous sauraient toutes les deux en sécurité.
Shelby m’accompagna alors...
... au sous-sol...
[Narration - voix off]
L’attaque avait commencé avec l’intrusion de Rob Charnier dans le manoir. Il avait pulvérisé le mur de la salle de bain et atterri dans la baignoire de tout son poids.
Le bruit avait alors alerté le cercle de Caleb.
Rob se manifesta alors en poussant un cri venu d’outre-tombe et il ouvrit la porte avec fracas. Landry l’attendait de l’autre côté.
Landry ne répondit pas. Il assena un coup à Rob, qui se retrouva à terre.
Celui-ci se redressa. S’ensuivit alors un combat entre deux vampires de forces égales. Mais Landry ne le lâchait pas et il porta le coup fatal à son ennemi, l’envoyant voler à travers la pièce, après lui avoir brisé la nuque.
Pendant ce temps, Caleb était aux prises avec Dominique qui avait tenté de pénétrer dans le manoir par la porte du jardin, et bien qu’il soit à présent en mauvaise posture, il lui en avait fait découdre quelques minutes plus tôt.
Après une lutte acharnée, il finit par avoir le dessus.
Mais Caleb, le vampire au service du Créateur, avait, malgré tout, un bon fond...
Et il la laissa partir...
Mais Dominique comptait bien se venger de l’affront subi. Elle s’était attaqué à Maxime, qui, bien que s’étant honorablement défendu, s’était vite retrouvé à terre.
Lorsque Dominique le plaqua au sol, Maxime sut tout de suite que sa fin était proche.
Il pensa alors à Lilith, cette femme qu’il avait aimé dès le premier regard, mais à qui il n’osa jamais déclarer sa flamme. A cet instant précis, il murmura son nom...
Alors que Dominique était en train de s’attaquer à Maxime, Lilith, elle, affrontait Noélie Jacques. Une bataille sans merci... Les deux femmes étaient aussi hargneuses l’une que l’autre.
Lilith avait eu un bon entraînement et arrivait à avoir le dessus, mettant sa rivale en mauvaise posture. C’est au moment où elle allait porter le coup final que son ouïe de vampire entendit le murmure de Maxime.
Elle se figea un instant, se demandant si ses sens ne lui jouaient pas un tour, puis elle acheva sa tâche et courut à perdre haleine vers Maxime...
...espérant qu’il ne lui soit rien arrivé. Son cœur battait à tout rompre. Elle enjamba la clôture.
Lorsqu’elle arriva, elle vit Dominique penchée sur son ami...
Dominique fit face à une Lilith furieuse...
...qui lui porta un coup suffisamment fort pour la faire tituber. Elle entendait Maxime gémir... Il était encore en vie. Dominique devrait attendre... Il fallait qu’elle s’occupe de cet homme qu’elle chérissait plus que tout.
Le ton de la plaisanterie. Lilith n’était pas dupe. Elle voyait bien que Maxime souffrait... Ignorant son ton badin, elle s’agenouilla près de lui. Elle vit tout de suite le plasma le long de sa nuque. La panique s’empara d’elle.
Lorsqu’il se leva, ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre.
Pourquoi avait-elle dit cela ? Elle avait déjà aimé... son Unique, elle l’avait déjà eu. Alors pourquoi ressentait-elle cela ?
Au même moment, au sous-sol, Shelby essayait de rassurer Rose...
Pourtant, Rose avait des sources que Shelby ignorait...
A l’étage, Yann avait empêché Zach Kean de descendre au sous-sol et était encore en train d’en défendre l’accès.
Mais ce qu’ignorait Zach, c’était que, bien qu’humain, Yann était le plus fort des protecteurs. Sa force était remplie d’une énergie magique puissante et en plus, toutes ces années au service la S.I.M.S. lui avait appris à esquiver les coups mais surtout à les envoyer. Et que son adversaire fut un vampire n’y changea rien. Il le déstabilisa rapidement, et le vampire se brisa la nuque en tombant.
Ce qu’il n’avait pas vu, c’est que le frère de Zach, Gael, avait franchi le seuil pour voir son frère rendre son dernier soupir... Yann ne l’entendit pas approcher.
Gael, fou de rage et de douleur, attrapa Yann. Notre héros rendit, à son tour, son dernier soupir.
Rose n’était pas rassurée. Elle entendait des bruits inquiétants à l’étage et Shelby, qui avait l’ouïe plus fine qu’elle, semblait sur le qui-vive.
Rose avait bien compris la consigne, mais elle avait peur pour Shelby.
Alors que Rose suivait les conseils de son amie, elle fut arrêtée par Steven Bloodrun qui bloquait sa sortie. Dominique, elle, commençait à redescendre.
Rose s’était réfugiée dans un coin de la pièce.
Shelby et Steven se connaissaient bien. Ils avaient eu une aventure à l’époque où elle pensait Landry disparu, mais elle avait jugé préférable de ne pas en parler à Lilith et Rose, même lorsqu’elles avaient découvert qu’il faisait partie de la bande de Straud. Shelby n’avait souhaité, sous aucun prétexte, heurté son mari.
Rose s’était recroquevillée sur elle-même. La peur l’envahissait et elle savait que ça allait mal tourner...
Sans qu’elle ne s’y attendit, Steven prit subitement son élan et se rua sur Shelby avec un jeu d’assiettes ébréchées.
Rose voyait son amie souffrir et se boucha les oreilles pour ne pas entendre. Il fallait qu’elle sorte de là. Quoiqu’il en coûte, elle devait tenter sa chance. Elle savait qu’elle ne pourrait rien faire pour sauver Shelby. Alors, elle se mit à courir. Elle espérait pouvoir gagner la sortie. Une toute petite chance mais qu’il fallait tenter...
C’était sans compter sur la rapidité du vampire. Steven écrasa un mouchoir sur sa bouche. Elle y détecta une odeur... Du chloroforme... Elle sentit ses forces l’abandonner mais le vampire la rattrapa avant qu’elle ne s’écroule.
Steven fit basculer Rose sur son épaule comme un vieux paquet de linge.
A suivre... 🙂
CREDITS POSES :
Rob dans la baignoire : NATALIA AUDITORE
Combat entre Landry et Rob : BEVERLY ALLITSIMS
Combat entre Caleb et Dominique : NATALIA AUDITORE
Dominique contre Maxime : NATALIE AUDITORE
Lilith contre Noélie : JOANNE BERNICE
Lilith contre Dominique : JOANNE BERNICE
Lilith retrouvant Maxime : JOANNE BERNICE
Yann contre Zach : BEVERLY ALLITSIM, puis JOANNE BERNICE
Gaël contre Yann : NATALIA AUDITORE
Rose se tenant le poignet : A LUCKY DAY
Dominique, au plafond dans la salle de combat : DINO DELL
Rose accroupie : NATALIA AUDITORE
Shelby sur le sol : JOANNE BERNICE
Shelby contre Steven : Je ne retrouve plus le créateur de la pose
Rose en train de courir : JOANNE BERNICE
Steven portant Rose : JOANNE BERNICE
CREDITS CC :
Trou dans le mur de la salle de bain : THE PLUMBOB TEA SOCIETY (PTS)
Alors que Steven enlevait Rose et que Gael terminait Yann, Lilith et Maxime s’approchèrent de Gildas pour lui venir en aide et découvrir qu’il s’en sortait très bien tout seul.
Gildas avait fait remarquer à Maxime que celui-ci était bien amoché.
Lilith ne contraria pas Maxime. Elle se sentait le devoir de le soutenir devant les sarcasmes de son oncle.
Lorsque Caleb arriva dans l’entrée, Gael venait de tuer Yann. La peine le rendit fou de rage et il se promit qu’il n’y aurait plus de clémence pour ses ennemis. En le voyant, Gael Kean essaya de s’échapper, mais Caleb fut plus rapide que lui...
Lorsqu’ils arrivèrent avec Lilith, Gildas et Maxime aperçurent tout d’abord le corps de leur ennemi.
Puis Caleb leur annonça le décès de leur frère et père.
Ils s’étaient alors rapprochés de l’urne de Yann, échangeant de tristes regards.
Mais Caleb se devait de les ramener à la dure réalité.
Rose, quant à elle, se remettait doucement des effets du chloroforme. Ses bras, ses poignets et ses épaules la faisaient souffrir et elle avait très mal à la tête. En ouvrant les yeux, elle découvrit son misérable environnement.
Steven entra à ce moment-là dans la pièce.
Cette voix... Elle la reconnut tout de suite... Et tout lui revint en mémoire. Shelby... Shelby n’était plus.
Rose inclina la tête. Elle avait beaucoup de difficultés à la maintenir droite, et laissa échapper un gémissement. Elle ne pourrait pas rester indéfiniment sur la pointe des pieds car ses membres commençaient à s’engourdir. Elle savait qu’elle devait s’asseoir sur sa fierté, et elle ravala sa salive avant de parler à Steven.
Alors que Rose déglutissait devant la réponse de Steven, Caleb et Landry découvraient le corps inerte de Shelby et la disparition de Rose.
Caleb promit à son ami qu’il l’aiderait à avoir les misérables qui avaient fait cela à Shelby.
Gildas, Maxime et Lilith entrèrent alors dans la pièce pour constater les dégâts.
Lilith se précipita vers son amie. Celle-ci respirait encore très faiblement. Elle murmura péniblement quelque chose à l’oreille de Lilith tandis que Caleb s’adressa à Maxime.
Une fois encore, Caleb et Landry se retrouvèrent donc face au Comte Vladislaus Straud.
Le comte ne releva pas la remarque de Caleb, mais interpella Landry.
Landry ne répondit pas.
Caleb étouffa sa colère. Il ne voulait surtout pas mettre Rose en danger vainement.
Caleb tourna les talons, frustré de ne pas avoir ramené Rose et tellement chagriné de ne pas savoir ce qu’il advenait d’elle. Mais il était conscient que Landry et lui ne ferait pas, aujourd’hui, le poids contre Straud et ses sbires. Et Landry devait absolument être auprès de sa femme dans ses derniers instants...
Rose avait enfin les pieds à terre. Tommy Kean était venu s’en occuper. Sa position était presque plus confortable, mais elle souffrait encore terriblement et ce, des épaules aux poignets. Le Comte en personne était venu prendre de ses nouvelles.
Lorsqu’elle se réveilla (mais pourquoi avait-elle dormi d’ailleurs ?), Rose était à genoux devant le mur où elle avait été enchainée les bras en l’air. Ses articulations la faisaient encore extrêmement souffrir. Elle avait froid, elle avait peur, et elle pensait à Shelby, à son mari, et tous les autres. Etaient-ils encore en vie ? Viendraient-ils à son secours ?
Elle s’était levée et avait jeté un œil à son environnement. Elle découvrit, derrière ses barreaux une sorte de salon avec un orgue. Logique... Les vampires adorent jouer de l’orgue et elle le comprenait. Le son en était tellement envoûtant.
Son environnement était très sale. Surtout le lit et la douche. Il était hors de question qu’elle y mette les pieds...
Elle aperçut la fenêtre. Derrière, il y avait la sortie, elle en était persuadée. Rose pensa alors à une évasion possible.
Après leur retour de chez le Comte, Landry avait tenu à libérer Lilith et les Protecteurs de leur mission auprès de Shelby. Lorsqu’il arriva, sa femme était toujours en vie ,et Lilith avait tout mis en œuvre pour cela, lui parlant sans cesse et lui posant des questions, afin qu’elle ne « parte » pas avant le retour de Landry. Il avait alors soulevé sa femme, le cœur endolori, blessé parce que son unique amour ne survivrait pas... Il voulait encore lui parler et lui dire combien il l’aimait... Ils venaient à peine de se retrouver. Et puis, il avait préparé sa dernière demeure. Il n’entendait plus battre son cœur... Elle s’éteignait, tout doucement... Il espérait seulement qu’elle sentit ses bras qui la portait et l’amour qui l’envahissait tout entier.
Il la déposa délicatement dans son cercueil...
...puis s’approcha ensuite pour lui déposer un baiser. C’est alors qu’il l’entendit murmurer... Elle eut le temps de lui dire que le coupable était Steven Bloodrun. Elle lui fit également promettre d’être heureux, puis elle s’éteignit.
Landry hurla le décès de sa femme. Il la pleura ensuite, avant de la porter jusqu’à la salle de bain où il la lava et l’habilla de sa robe préférée. Et il l’allongea à nouveau dans son cercueil, pour la dernière fois... Landry pleura alors, non pas des yeux, mais du cœur...
Shelby n’était plus... Landry se promit de s’occuper personnellement de Steven Bloodrun, puis Il fit un dernier adieu à sa femme...
...et referma le cercueil. Il savait désormais que sa vie se passerait seul, sans elle... Il le savait, mais le départ de sa Shelby chérie ne resterait pas impuni. Et ensuite... ensuite, il verrait...
A suivre... 😊
Crédits poses :
Yann et Zach allongés : JOANNE BERNICE
Caleb joignant les mains : CASSANDRA GRUSEL
Rose enchaînée : NATALIA AUDITORE
Shelby allongée sur le sol : JOANNE BERNICE
Lilith penchée sur Shelby : NATALIA AUDITORE
Landry portant Shelby : NATALIA AUDITORE
Landry et Shelby, autour du cercueil : CRYSTAROSH SONIA
Crédits CC :
Chaines de Rose : NATALIA AUDITORE
Revêtement mur de la prison de Rose : KARDOFE
Carrelage de la prison de Rose : PINK ZOMBIE CUPCAKE
G8/ Chapitre 32 - Le refuge _____________________________
Pendant que Landry pleurait sa femme, Caleb, Lilith et les Protecteurs convinrent qu’il faudrait attendre un peu avant de se lancer à l’assaut du manoir Straud, leurs forces ayant été diminuées par les deuils qui les frappaient tous. Ils décidèrent de prévoir une attaque pour la nuit suivante, la nuit à venir serait dédiée à leur repos. Caleb doutait fort que Vladislaus lance une nouvelle attaque tout de suite. Ses forces avaient, elles aussi, été affaiblies.
Ils firent le tour de la maison pour constater les dégâts mais, à part le mur de la salle de bain, tout semblait en état.
Ce soir-là, c’est Tommy Kean qui vint rendre visite à Rose dans sa cellule. C’est lui, qui, sur l’ordre du Comte, était venu dans l’après-midi, la libérer des chaînes qui la maintenaient au plafond. - Je t’ai apporté à manger, lui dit-il - Je n’ai pas très faim...
Tommy s’était alors assis près d’elle. - Tu ne peux pas rester dans cette cellule sans manger. Il te faut prendre des forces. Tu ne sais pas combien de temps tu vas rester ici.
Il fallait bien se rendre à l’évidence, il avait raison. Rose avait fini par se lever, mais elle l’avait fait trop brutalement. Sa tête tournait, ses jambes ne la tenaient plus et elle avait très envie de vomir. Tommy lui enleva ses bracelets.
Elle retomba sur ses genoux. - Je me sens vraiment très, très faible. Ce n’est pas normal. - Sûrement un des effets secondaires du chloroforme.
Mais Rose était persuadée qu’il y avait autre chose. - Allez, viens, lui dit-il, je vais t’aider à te relever.
Il l’avait accompagnée jusqu’à la table et l’avait aidée à s’assoir. Rose s’était saisie du verre d’eau qu’il avait mis à sa disposition. La première gorgée lui fit un bien fou. - Tu te sens mieux ? demanda-t-il.
- Oui. Pourquoi es-tu si gentil avec moi ? - Et pourquoi voudrais-tu que je sois méchant ?
Rose détailla son geôlier. C’était un jeune garçon, d’une centaine d’années certainement, mais il avait un visage poupin et ses yeux ne reflétaient aucune animosité envers elle. - Parce que Steven est méchant, lui. - Je ne suis pas Steven. Steven se délecte du malheur d’autrui. Ce n’est pas mon cas.
Il s’était levé, prêt à partir. - Je te laisse, Rose. E n’oublie pas de manger.
Alors qu’il avait ouvert la porte, Rose crut apercevoir la rue de l’autre côté.
Il fallait sortir d’ici ! L’idée commençait à germer mais avec cette caméra pointée sur la porte, elle ne pourrait jamais passer par là. Elle finit son verre d’eau et repoussa l’assiette. Il fallait trouver une autre solution.
La fenêtre... elle aussi donnait sur la rue, alors peut-être que...
C’est ma seule solution, pensa-t-elle. Et pourtant, Rose avait déjà remarqué que la fenêtre était condamnée et qu’il y avait aucune poignet.
« Il doit bien y avoir un moyen de sortir d’ici. » Elle essaya de glisser ses doigts pour séparer les deux battants, mais sans succès.
Puis...
Elle cessa au bout de quelques minutes car elle n’avait plus aucune force dans les mains.
Au même moment, au manoir... Landry était sorti. Gildas et Maxime avaient emporté l’urne de Yann à sa femme Béatrice. Caleb et Lilith se retrouvaient seuls et se consolaient mutuellement du décès de leurs amis et de la disparition de Rose.
Lilith se mit à pleurer.
Caleb se prit la tête entre les mains.
Le refuge de Rose, cette pièce que Caleb lui avait offerte aux débuts de leur mariage afin que Rose puisse s’y isoler de lui en cas de besoin. Il n’en avait pas la clé. Mais Rose avait apparemment tout prévu. Elle avait accroché trois clés dans des cadres juste à côté de la porte. Caleb reconnut tout de suite la bonne clé. C’est lui-même qui la lui avait donnée et il n’en avait fait aucun double. Déposer ces clés en vue, comme pour une décoration, quelle bonne idée. Rose était très intelligente et très rusée. Elle lui manquait énormément.
Il prit la clé et s’apprêta à entrer dans la pièce lorsqu’il la vit. Elle était là, adolescente et innocente auprès de sa tante, dans son bonnet de père Noël. Cette photo le bouleversa et son cœur se serra. Il fallait la retrouver. Il savait que, jamais, il ne pourrait vivre sans elle. Il espéra de tout son être qu’une solution se trouvait dans le refuge de sa femme.
Il entra dans la pièce de Rose et les remarqua tout de suite : un étrange cristal tenant seul au milieu d’un cercle. Il éclairait la pièce d’une étrange lumière bleutée. Il y avait aussi un parchemin. Il reconnut l’écriture de sa douce épouse. De sa plus belle plume, elle avait écrit son prénom : « Pour Caleb ».
Il commença à lire la lettre : « Mon tendre amour, si tu es arrivé jusqu’à mon refuge, c’est que les choses se sont mal passées et que je ne suis plus là. Peut-être avons-nous perdu certains des nôtres et que nos forces s’en trouvent amoindries... Malheureusement, à l’heure où je t’écris, je n’en ai aucune idée. Mais tu pourras trouver de l’aide... Je sais que tu as lu et relu les biographies de ma famille, depuis mon ancêtre Perrine. J’ai mis ces livres à ta disposition, tout comme tu as mis les encyclopédies vampiriques à la mienne, parce que nous nous aimons, et parce que nous nous faisons confiance. Tu connais donc l’existence de l’arbre majestueux et de la clairière magique. Mais ce que tu ne sais pas, c’est que depuis ma génération, il est possible de contacter toutes les précédentes Elues depuis la clairière et, depuis très peu de temps, depuis la maison. J’ai ainsi pu rencontrer toutes mes ancêtres et revu Mamie. »
Caleb était déconcerté. Il poursuivit sa lecture. « Pour ce faire, tu as besoin du cercle magique. Cela tombe bien puisque mes oncles et mon cousin l’ont ramené à la maison. Mais tu as aussi besoin du cristal de l’air, celui-là même que j’ai laissé à côté de cette missive. Mon amour, dépose le cristal au centre du cercle magique et allume-le. Ensuite, invoque notre Créateur. Il t’enverra une ou plusieurs de mes sœurs Elues. »
« Elles pourront t’aider. Elles sont imprégnées de la magie de notre Créateur et savent beaucoup de choses. Caleb, mon amour... Je ne sais pas où je suis en ce moment mais si je suis en vie, je pense à toi... Je t’aime de tout mon cœur et pour l’éternité... La mienne, il est vrai mais je mesure combien elle est importante. Sauve-moi, mon aimé. Appelle mes sœurs. Je t’aime. Ton épouse, Rose. »
Caleb saisit donc le cristal et courut jusqu’au cercle magique. Personne n’était encore rentré. Il déposa le cristal en son centre.
Il l’alluma ensuite.
Mais il ne se passa rien. Il était désespéré, il avait pourtant fait tout ce que Rose avait mentionné dans sa lettre...
C'est alors qu'il entendit une voix qui l’appela par son prénom, une voix qu’il reconnut... Cassandre... Derrière elle, il y avait une autre femme. Il s’approcha.
Perrine, qui jusque-là était restée en retrait, s’était avancée.
Perrine leva les mains et se concentra pour le joindre... Caleb et Cassandre attendirent.
Cassandre s’était rapprochée de Caleb car elle savait qu’il l’écouterait.
Cassandre serra alors Caleb dans ses bras.
Caleb avait discuté encore quelques instants avec Perrine qui lui avait annoncé qu’elle commencerait à s’occuper des Protecteurs dès la fin de matinée du lendemain. Puis il avait découvert le livre que Cassandre avait laissé à l’attention de Rose. Dessus, il y avait la croix, symbole du Créateur.
Il l’avait déposé sur la table de chevet de Rose. Quand serait-elle à nouveau près de lui, ses longs cheveux noirs caressant son visage alors qu’ils dormaient ?
Le cœur gros, Caleb regarda par la fenêtre. Le jour commençait à se lever. Nous étions déjà demain.
Aujourd’hui, il ne dormirait pas dans son lit. Sans Rose, cela lui paraissait impossible. Ces trois jours à attendre passivement allaient être très longs.
Il descendit au sous-sol. Landry était rentré et se trouvait devant le cercueil de Shelby. - Tu ne dors pas ? lui demanda son ami. - Toi non plus... Où étais-tu passé ?
- J’avais besoin de boire un coup. - Boire un coup ? - Oh, rassure-toi, pas de plasma humain... Juste quelques verres de plasma mary. - Il y a du neuf.
- Ah bon ? - J’ai réussi à joindre les anciennes Elues. La Fondatrice est restée avec nous. Elle va nous aider à récupérer le pouvoir du Trio. - Encore de la magie. Comment as-tu fait ? - Je t’expliquerai plus tard. Dans trois jours, nous serons prêts pour aller chez le Comte.
- Trois jours ? Je croyais que nous devions y aller la nuit prochaine ? - Il faudra attendre un peu... - Tu vas pouvoir attendre ? Tu es conscient qu’il peut arriver n’importe quoi à ta femme, là-bas ? J’étais là quand Vladi t’a parlé du beau programme qu’il lui réservait, tu t’en souviens ? - Je le sais parfaitement. Mais elles m’ont assurée qu’il ne lui ferait rien, et j’ai choisi de leur faire confiance.
- Et moi qui croyais pouvoir m’occuper de Steven, ce soir... - Steven ? C’est à cause de lui que Shelby... ? - Oui... Elle me l’a dit avant de mourir. - Landry... Je te demande de patienter un peu.
- Je ne sais pas si je vais pouvoir. - Si je peux, tu le peux aussi. Il faut absolument que nous soyons puissants pour assaillir la demeure du Comte. - Je n’en sais rien... Je suis anéanti... Il faut que je fasse quelque chose. - Je comprends, mais seuls, nous nous ferions laminer et surtout, nous risquerions la vie de Rose.
- Ne fais rien d’inconsidéré, je t’en conjure.
Landry ne répondit pas tout de suite et Caleb tourna les talons. Il allait passer la porte lorsque son ami se mit de nouveau à parler : - Je ne ferai rien, je te le promets.
- Et je serai avec toi lorsque nous donnerons l’assaut, Caleb.
Il ne restait que quelques heures avant que Perrine ne commence l’entraînement des Protecteurs. Caleb avait promis de les prévenir, mais il sentait qu’il devait dormir un peu avant pour faire le vide dans sa tête. Il s’arrêta devant le portrait de Rose et lui... Oui, ces trois jours allaient être longs...
Au moins, le sommeil lui permettrait de ne penser à rien.
Quatre petites heures... ça devrait suffire.
A suivre.... 🙂
Crédits Poses :
Rose et Tommy : NATALIA AUDITORE (assis) puis JOANNE BERNICE (debout)
Tommy les mains sur la table : JOANNE BERNICE
Rose autour de la fenêtre : QUID JB
Caleb et Lilith sur le canapé : ONLINDA
Caleb lisant la lettre : HISTORICAL SIMS LOVERS (HSL)
Caleb réfléchissant devant le cristal : EXZENTRA
Discussion entre Caleb et les Elues puis entre Caleb et Landry : SIMPLY REALITY
Cette même nuit, de retour de chez sa mère, Maxime avait investi la chambre de Lilith. L’air outragé de cette dernière avait même réussi à le faire sourire.
Lilith ne résista pas à la proposition de Maxime... Sans trop savoir pourquoi, son cœur battait pour cet homme audacieux, alors qu’elle savait que ce ne pouvait être de l’amour... Elle avait déjà eu son Unique, il y a bien longtemps déjà. Alors, pourquoi ce sentiment bizarre ?
Maxime passa la nuit auprès d’elle et, au petit matin, elle lui fit part de ses réflexions.
Le lendemain matin, Lilith était redescendue en cuisine pour s’occuper de nettoyer les vestiges de leur dernier repas tous ensemble.
La vision de ces assiettes sales lui arracha des larmes. Plus jamais ils ne seraient réunis ainsi...
Même la nuit passée avec Maxime, et la promesse d’un nouvel amour, ne suffirent pas à lui remonter le moral.
Pendant ce temps, Maxime et Gildas avaient fini par réparer le mur de la salle de bain.
Lorsqu’ils sortirent de la salle de bain, Caleb leur faisait face.
Caleb expliqua rapidement à Gildas et Maxime ce qui s’était passé depuis la lecture de la lettre de Rose jusqu’à l’apparition des Elues.
Le premier contact se passa très bien.
Rose avait enfin réussi à s’endormir. En prisonnière modèle, elle avait fini par avaler son repas de la veille au soir afin de ne pas éveiller de soupçons puis elle avait passé une grande partie de la nuit à s’attaquer à la fenêtre de sa cellule. Cela avançait doucement et elle était persuadée qu’elle finirait par la faire céder.
Plusieurs heures après, Tommy lui avait apporté un café, un verre d’eau et quelques tartines qu’elle avala aussi. Elle devina alors qu’elle était au matin de son deuxième jour dans cet endroit. Elle s’était ensuite allongée sur le banc pour y dormir et y avait trouvé le sommeil. Le lit était bien trop sale pour qu’elle s’y installât.
C’est la voix du comte qui la réveilla. En s’asseyant, elle se sentit encore très faible.
Elle s’avança vers lui d’un pas qu’elle voulut sûr.
Le comte s’installa pour jouer. A quoi rimait cette mascarade de conversation mondaine ? Et pourquoi Vladislaus appelait-il Caleb, le marquis ? Rose n’avait pas le cœur d’écouter cette musique que pourtant elle adorait.
Et elle l’eut encore moins lorsque Steven fit son apparition dans la pièce, en la dévisageant. Ce type lui faisait froid dans le dos.
Tout en s’asseyant, il continua à la fixer de son regard mauvais...
Elle décida de retourner s’asseoir. Tant que Vladislaus et Steven seraient à côté, elle ne pourrait pas avancer sur son projet d’évasion.
Perrine avait demandé à Gildas et Maxime de se positionner dans le cercle, à l’emplacement de leurs symboles magiques respectifs. Elle-même avait pris la place de Yann.
Perrine avait alors commencé à agiter les bras en récitant des incantations dans une langue inconnue.
Mais Perrine continua et personne ne bougea.
L’oncle et le neveu se regardaient parfois en souriant, étonnés et impressionnés...
Leurs sourires se figèrent lorsqu’une lumière rose et quelques écritures apparurent autour du cristal.
Une lumière puissante qui envahit toute la pièce.
Gildas et Maxime étaient à peine revenus de leur surprise, qu’ils virent apparaître un pupitre et un livre devant Perrine.
Elle les regarda alors, chacun à leur tour, faisant de grands gestes dans leur direction. D’abord Gildas...
...puis Maxime.
Le nouveau cercle vint alors se superposer au premier cercle magique et ses écritures en devinrent plus lisibles. Elles ressemblaient au langage de la Fondatrice.
Maxime et Gildas s’entraînèrent une grande partie de la journée, se laissant accompagner par Perrine et la puissance de ses boucliers divins. Elle mit brutalement un terme à la séance au bout de plusieurs heures.
A suivre... 🙂
Crédits poses :
Maxime et Lilith sur le lit : ONLINDA
Rose allongée sur le banc : WISTFUL CASTLE
Perrine récitant des incantations (sans pupitre) : NATALIA AUDITORE
Perrine récitant des incantations (avec pupitre) : DEATHPOKE1QA
Perrine maniant les boucliers : NATALIA AUDITORE
Crédits CC :
Cercle rose sur la dalle (tapis) : NATALIA AUDITORE
G8/ Chapitre 34 - Le Pouvoir du Trio _____________________________________
Rose percevait que, plus le temps passait, plus elle faiblissait. Elle sentait qu’il était urgent de quitter cet endroit.
Elle avait longtemps attendu que le Comte et Steven quittent la pièce pour s’attaquer à la fenêtre mais Tommy avait apporté son repas juste après. Un nouveau burger s’était ouvert, paraît-il, faisant de la concurrence à Burger Sims. Tommy adorait discuter. Ce n’est qu’ensuite qu’elle réussit à ouvrir la fenêtre. Enfin !
La liberté était proche mais il lui fallait une chaise pour s’aider à grimper. Rose n’avait vraiment plus de force.
Et voilà ! La sortie était là, juste derrière cette fenêtre.
Rose enjamba la fenêtre.
Soudain, il lui sembla entendre un bruit. Elle s’arrêta net. Non, il n’y avait aucun bruit. Cette évasion la rendait paranoïaque.
La ruelle était déserte. Cela ne l’étonnait guère car elle n’avait jamais vu personne passer sous la fenêtre.
Elle continua à avancer. Elle avait l’impression de longer des remparts, sûrement ceux du manoir Straud.
A chaque coin, elle faisait attention. Il n’était pas question de tomber nez à nez avec les sbires du Comte.
Ce qu’elle ignorait, c’est qu’au moment où elle avait poussé la fenêtre, le bruit avait alerté Steven qui gardait la porte de sa cellule. Son ouïe fine de vampire avait été alertée, et il avait suivi les moindres mouvements de Rose jusqu’à ce qu’elle saute par la fenêtre.
Il s’était alors tapi derrière un escalier, revêtant sa forme sombre, et l’attendant de pied ferme.
Il ne ferait aucun cadeau à cette petite humaine d’Elue ! Et il la sentait approcher.
Lorsque Rose vit l’escalier, elle ne se méfia pas. Elle pensa qu’il menait à une habitation quelconque. Elle s’arrêta pourtant quelques instants, se disant qu’il menait d’ailleurs peut-être chez le Comte.
Elle continua à marcher sans se rendre compte qu’elle tournait en rond... Son esprit était complètement embrumé, et elle n’arrivait pas à réfléchir...
...lorsqu’une main attrapa son épaule. Elle reconnut la voix de Steven et sortit discrètement son vaporisateur d’ail de sa poche, vaporisateur que Caleb avait conçu spécialement pour elle «au cas où » ...
Elle se retourna et lui envoya l’ail dans les yeux,...
Une première salve suffisante pour qu’il la lâche. Puis une seconde...Rose vida son vaporisateur sur le visage de Steven. Celui-ci hurlait.
Puis, tandis qu’il était aveuglé, elle se mit à courir de toutes ses faibles forces.
Pour son plus grand malheur, Steven s’était rapidement ressaisi, et il s’employa à la poursuivre. Elle ne courait pas bien vite et elle savait qu’il la rattraperait, avec ou sans vitesse vampirique.
Elle sentit la main de Steven lui agripper les cheveux.
Steven l’avait transportée sur son épaule et jetée aux pieds de Vladislaus Straud.
Pendant ce temps, Rose essaya de se relever difficilement. Elle s’était fait mal en tombant, et l’état de faiblesse qui la submergeait, ne faisait qu’empirer.
Rose n’en était pas sûre, mais elle n’avait pas vraiment le choix.
Rose alla reposer son verre vide. Steven était encore là, à la toiser. Heureusement que le comte était présent, lui aussi, sinon elle serait elle ne serait plus là depuis longtemps.
Tommy lui avait attaché des bracelets et des chaînes aux poignets.
Le ton de Tommy avait changé. Il n’y avait plus rien de la douceur qu’elle avait, tant de fois, entendu dans sa voix.
Rose eut juste le temps de s’asseoir...
Le troisième jour...
Gildas et Maxime continuait leur entraînement aux côtés de Perrine.
A mesure que les jours passaient, ils devenaient de plus en plus forts. Ils s’étaient tous deux habitués à être guidés par les boucliers divins.
Cependant, ils savaient qu’aujourd’hui était leur dernier jour. Une fois l’entraînement fini, il faudrait passer aux choses sérieuses et sauver leur nièce et cousine.
Maxime et Gildas en avaient déjà discuté : les entraînements de Perrine et l’ambiance divine qui régnait autour leur manqueraient. Ils avaient eu au moins le mérite de leur faire oublier la perte immense causée par le décès de Yann.
La lumière rose s’éteignit... Le mot « fini » prenait aujourd’hui tout son sens.
Comme chaque soir, tous se réunirent autour d’un repas. Perrine ne se joignait jamais à eux, car elle n’avait aucun besoin de se nourrir, mais surtout pour les laisser discuter tranquillement.
Caleb s’attristait car amis protecteurs étaient en train de railler son meilleur ami, et il se demandait s’ils n’avaient pas raison. Landry serait-il en mesure de combattre cette nuit ? Cinq heures, c’était court... et Caleb en avait assez de ces discussions inutiles. Seule Lilith avait remarqué le regard triste de son frère.
Il se leva pour débarrasser son assiette, fait inhabituel chez lui, puis annonça qu’il partait.
Gildas s’approcha de Caleb.
Gildas avait aidé Caleb à ramener Landry jusqu’au manoir.
Landry s’était jeté sur le canapé.
Landry prit sa tête entre les mains et avala quelques sanglots.
Trois jours... Trois jours, qu’après son évasion, Rose s’était endormie assise sur une chaise et s’était réveillée, ligotée au sol. Trois jours qu’elle était dans la même position. Elle ouvrait les yeux de temps en temps pour constater que, toujours, il n’y avait plus aucun meuble autour d’elle. Puis elle les refermait, car il lui était de plus en plus difficile de les maintenir ouverts. Tommy lui apportait de l’eau de temps en temps pour l’hydrater... Il ne lui parlait plus. Elle savait qu’elle finirait dans cette pièce.
Alors, elle pensait à Caleb... Son amour... Leur bonheur paraissait si loin aujourd’hui, tout comme cette porte... Ses forces l’abandonnaient. Depuis combien de temps était-elle là ? Elle en avait perdu toute notion.
Et Rose tomba dans le coma...
Landry avait tenu sa promesse et avait rejoint le groupe à l’heure.
Perrine les regarda partir. Ils avaient retrouvé l’envie de se battre. Elle en était heureuse.
Une heure avant leur départ, elle avait décidé de leur donner un petit coup de pouce. Elle s’était rendue au manoir Straud pour y lancer un sort de protection.
Ainsi, aucun des vampires présents dans le manoir ne les entendrait approcher.
Landry et Lilith avaient décidé d’aller à l’étage...
...tandis que Caleb, Maxime et Gildas se partageaient le rez-de-chaussée.
Maxime vit Tommy exécuter son oncle Gildas, au moment il arriva dans la pièce.
Le vampire se retourna.
Le passage qu’avait découvert Caleb menait à un escalier, et il avait le sentiment qu’il le mènerait jusqu’à Rose. Il en était persuadé.
Il posa son pied sur la première marche puis entreprit de descendre.
De son côté, Lilith se retrouva face à face avec Dominique.
- Comment es-tu entrée ici ? lui demanda Dominique. - Ça, c’est mon petit secret. - Alors, je sens qu’on va bien s’amuser.
Lilith se retrouva vite en mauvaise posture car Dominique était une adversaire redoutable et bien plus forte qu’elle. Elle se rappela alors, ce que lui avait dit Shelby. Elle était rusée et elle devait faire de cette ruse, sa force. Elle parvint ainsi à se dégager et sauta sur son ennemie.
Dominique, surprise, allait riposter, mais Lilith fut plus rapide, et elle n’eut pas le temps de réagir.
Caleb arriva en bas de l’escalier. Il aperçut une porte sur sa droite. L’endroit était complètement désert mais il ressentait la présence de Rose... Elle devait être derrière la porte.
En partant à la recherche de Steven, Landry arriva dans une chambre. Il n’y avait personne et pourtant, il lui avait bien semblé entendre un bruit.
C’est alors que Steven se matérialisa, sortant de la pièce voisine. Il fut surpris de se trouver nez à nez avec Landry. - Tu ne manques pas d’air de te pointer ici. - On a un compte à régler toi et moi.
Landry ne laissa pas à Steven le loisir de répondre ; il passa à l’attaque. Son ennemi se défendait comme un beau diable, mais Landry était plus fort que lui et surtout, il avait une raison personnelle d'en finir avec ce vampire.
- Ça, c’est pour Shelby, lui dit-il lorsque leur combat s'acheva. Steven porta la main à son coeur sous e regard rancuneux de Landry. - Tu aurais dû t’assurer que la dame n’avait pas de mari avant de t’en prendre à elle.
Puis il sortit de la pièce et trouva Lilith devant le corps allongé de Dominique. - Tu as fait mouche, à ce que je vois. - Oui et toi ? Tu as trouvé Steven ? - Steven n’est plus. - C’est une bonne nouvelle.
- Shelby pourra reposer en paix, maintenant. Il ne méritait rien d’autre. - J’espère juste, que maintenant, toi, tu te sentiras mieux.
- Je vais arrêter les excès de Plasma Mary, si c’est ça ta question ? - C’était ça ma question. - Et si nous allions voir où en sont les autres maintenant ? - Allons-y.
Landry et Lilith abandonnèrent l’étage et leurs ennemis vaincus. - Tu ne peux pas savoir à quel point je me sens soulagé. - Si. Parce que je suis soulagée que tu aies vengé Shelby. Je crois que sinon, c’est moi qui m’en serais occupé.
En arrivant au rez-de-chaussée, et à la découverte de la scène qui se jouait sous leurs yeux, ils stoppèrent net leur conversation.
Landry échangea un regard avec Lilith puis s’adressa à Maxime.
Maxime se releva et fit bonne figure. Pour ne pas le mettre mal à l’aise, Landry changea de sujet...
Landry respectait la douleur de Maxime, mais il avait aussi remarqué que les regards de son ami et de Lilith évitaient de se croiser.
Caleb était devant la porte...
Il savait que sa femme était là mais quelque chose le retint de l’ouvrir. Il sentait maintenant, une autre présence.
Le comte avait rejoint Caleb, et le combat entre les deux seigneurs s’engagea... Caleb était féroce. Il ne laisserait aucune chance à Vladislaus.
Le compte finit par se retrouver à terre, impuissant et soumis au bon vouloir de Caleb. Il suppliait presque. - Attendez ! - Attendre quoi, Monsieur le Comte ? - Votre épouse... Caleb, qui allait en finir avec son ennemi juré, in interrompit son geste.
- Elle va mourir... Si elle n’est pas déjà morte... - Que lui avez-vous fait ? Caleb s’était approché du Comte. - Monsieur le Marquis, ce sera à vous de le découvrir. Vous êtes le vainqueur, cette nuit, lui dit son ennemi avant d'expirer dans un cri d’outre-tombe.
Puis il courut jusqu’à cette porte.
Lorsqu’il l'ouvrit, il la découvrit dans une pièce sale et lugubre, étendue à même le sol et ligotée.
Elle avait les yeux ouverts, mais lorsqu’il l’appela par son prénom, elle ne réagit pas. Son regard était éteint, dans le vide, loin de lui...
Il l’a prit alors dans ses bras et entendit son cœur battre. Elle était en vie. Perrine n’avait pas menti.
Qu’avait-elle dit au juste ? Que Rose serait en vie lorsque nous la ramènerions. Mais pourquoi était-elle dans cet état ?
S’il avait pu le faire, Caleb se serait chargé du comte une seconde fois, tant sa douleur était immense.
Lorsqu’il franchit la porte, Caleb versait des larmes. Il n’avait pas remarqué la présence de Lilith. - Caleb, mon frère, que puis-je faire pour t’aider ?
- Tu ne peux rien, Lilith, elle agonise. - Nous avons perdu Gildas. Mais nous avons eu tous les disciples de Straud. Et j’ai vu le Comte...
- Caleb... Perrine est là. Elle nous attend tous à l’étage. - Alors allons-y.
Lorsqu’ils arrivèrent, Perrine avait déjà commencé la destruction du manoir Straud. Caleb s’était installé près de la porte, maintenant Rose serrée contre lui et Lilith avait pris place aux côtés de Landry.
Perrine maîtrisait le feu et tous, sauf Caleb, inquiet pour Rose, étaient subjugués par son immense pouvoir.
Vampire ou magicien, aucun d’entre eux, ne possédait un tel pouvoir.
La fondatrice tenait le feu dans une seule main. Elle préparait cette boule enflammée...
...puis la lançait aux quatre coins de la pièce.
Lorsqu’une épaisse fumée noire commença à envahir le salon. Caleb s'en inquiéta et Perrine lança leur ordonna alors de partir.
En partant, tous purent apercevoir ce qu’il advenait du manoir du Comte. Les flammes sortaient de chaque fenêtre et une odeur de brûlé flottait dans l’air. Perrine était en train d’anéantir toute trace du règne « Straud ».
A suivre... 🙂
Crédits poses :
Rose allongée sur le sol : NATALIA AUDITORE
Perrine devant le manoir : VANEXYT
Gildas allongé sur le sol : NATALIA AUDITORE
Lilith vs Dominique : PRINCESS PARANOIA
Landry vs Steven : NATALIA AUDITORE
Caleb vs Vlad : MONSTER WITHOUT NAME
Caleb portant Rose : NATALIA AUDITORE
Perrine dans le manoir Straud : NATALIA AUDITORE
Crédits CC :
Cordes poignets et chevilles : NATALIA AUDITORE
Boule dans la main de Perrine : NATALIA AUDITORE
Robe de Lilith : JOMSIMS
Feu dans la main de Perrine et dans le manoir Straud : NATALIA AUDITORE
G8/ Chapitre 36 - Le Docteur Guérin ______________________________________
Caleb avait ramené Rose au manoir.
Il l'avait portée jusqu’à leur chambre, le cœur bien lourd de la voir dans cet état.
- Ça va aller ma chérie. Tu es à la maison maintenant. Plus personne ne te fera de mal, je te le promets.
Il l’avait déposée sur leur lit et avait rapidement essuyé une larme qui coulait le long de sa joue. Il ne savait pas si Rose pouvait le voir, mais, si c’était le cas, il ne tenait pas à ce qu’elle le vit pleurer.
Elle avait ouvert les yeux mais son regard était toujours dans le vague. Caleb se demandait si elle se rendait compte de l’endroit où elle était, mais il était persuadé d’une chose, c’est qu’elle l’entendait. - Tu vois, tu es dans notre chambre, ma douce, dans ton lit.
Il l’avait alors, doucement embrassée. - Je t’aime.
A son retour de chez Straud, Perrine avait tenu à réunir tout le monde. - Je vais devoir vous quitter, maintenant. Ma mission auprès de vous est terminée.
Tous avaient la mine triste. Le combat avait été dur et les pertes subies, douloureuses. Elle leur annonça qu’elle avait récupéré le cristal et le petit cercle de magie, laissant le grand à Maxime, à qui il appartenait. - Avant de partir, j’ai quelque chose à vous dire, qui vous concerne, Lilith et toi, Landry. Le Créateur tenait à vous remercier de votre implication dans ce combat. Pour ce faire, vous avez reçu de sa part, le droit d’aimer une seconde fois au cours de votre vie.
Tous restèrent interdits devant cette annonce importante. Perrine se tourna vers Landry et poursuivit : - Je sais qu’au regard des circonstances, tu n’imagines pas une seconde que cela puisse arriver, Landry, mais ça arrivera.
Elle s’adressa ensuite à Lilith. - Lilith, tu te demandais pourquoi tu ressentais de telles choses pour Maxime, maintenant tu sais. Lui aussi est ton Unique. Tu n’aimeras plus après lui.
Caleb souriait en regardant sa sœur. Elle avait une seconde chance, et il en était très heureux. Mais Landry regarda Maxime d’un air contrit. Il n’envisageait effectivement pas qu’il puisse aimer aussi fort, une autre femme que Shelby.
- Maintenant, il faut que je vous laisse. Vous n’avez plus besoin de moi, et je dois retourner auprès du créateur.
Caleb se leva pour dire au revoir à Perrine. - Va voir le docteur Guérin pour Rose, lui dit-elle. Elle est à l’hôpital d’Oasis Spring.
Elle se tourna vers Lilith. - Ne doute plus, Lilith. Ce que tu ressens est bien réel.
Puis elle embrassa Caleb.... - Suis ton instinct, il la sauvera.
...et Landry. - Ça ira, Landry. Je te promets que ça ira.
Et elle disparut.
Caleb s’aperçut que malgré sa peine d’avoir perdu son père et son oncle, Maxime avait un regard plein d’amour pour Lilith et cela lui réchauffa le cœur.
Ce soir-là, il était remonté auprès de Rose.
Il s’était allongé auprès de sa femme et était resté ainsi, contre elle, une bonne partie de la nuit.
Landry, lui aussi, était allé dans sa chambre. Mais celle-ci était trop pleine du souvenir de Shelby.
Alors, il décida d’aller faire un tour en ville. Il avait besoin de prendre l’air.
Maxime et Lilith se consolèrent ensemble, tristes de la perte de leurs êtres chers, mais soulagés d’avoir un avenir ensemble.
Egoïstement heureux de ce cadeau que le Créateur avait offert à Lilith...
Une seconde chance inespérée.
Caleb avait été réveillé au milieu de la nuit par Rose, qui avait changé de position. Il s’était alors habillé.
Doutant que sa femme ne se réveille à son tour, il décida de se rendre à l’hôpital. Shelby y gardait du plasma dans son bureau, dans une cellule de maintien à température.
Il ne voulait pas que quelqu’un mette la main dessus et commence à poser des questions ou à faire une enquête.
Le nom de Shelby était toujours sur la porte et la cellule toujours en place.
Il se dirigea donc vers elle d’un pas assuré, bien décidé à tout faire disparaître. Mais à peine avait-il ouvert la porte qu’il entendit des pas derrière lui. Il s’empara d’une canette d’eau qui se trouvait là. - Que faites-vous ici ?
- Oh, je cherchais de quoi me rafraîchir. - Dans mon bureau ?
- Vous êtes le docteur Shelby Levasseur ? - Pas vraiment, non. - C’est pourtant le nom qui est inscrit sur la porte. - Vous ne manquez pas d’air. Monsieur ?
- Vatore. Caleb Vatore. - Je vais vous demander de sortir, Monsieur Vatore. J’ai encore beaucoup de travail. - Bien sûr, je comprends. - Au revoir, Monsieur Vatore.
Caleb rentra chez lui, penaud. - Je n’ai pas réussi à récupérer le sang, ma douce. Mais la bonne nouvelle, c’est que le médecin que j’ai vu n’avait pas l’air de se douter de quoi que ce soit.
Rose avait investi le milieu du lit. Caleb prit un fauteuil. Il ne dormirait pas cette nuit. - J’y retournerai demain soir. J’essayerai d’être un peu plus prudent, cette fois.
Il veillerait sur le sommeil de sa femme. - Ma douce, je t’aime tellement, reviens-moi...
Le lendemain matin, Rose dormait toujours. Elle changeait régulièrement de position mais ne se réveillait pas.
Caleb était de plus en plus inquiet. Il saisit son téléphone pour solliciter un rendez-vous avec le docteur Guérin, le médecin dont lui avait parlé Perrine. Son interlocuteur lui dit que l’agenda du médecin était chargé et que Caleb n’aurait probablement pas de rendez-vous avant un ou deux mois. - C’est trop long. Il s’agit d’une urgence.
Le réceptionniste le mit en attente pour aller vérifier. Lorsqu’il revint, trente secondes plus tard, il lui annonça qu’un rendez-vous s’était libéré pour l’après-midi. Caleb trouva ce revirement de situation étrange, mais le réceptionniste assura qu’il avait eu de la chance car il y avait eu une annulation.
- J’espère que ce docteur Guérin pourra te tirer d’affaire, ma douce.
Lorsqu’il descendit pour le petit déjeuner, Maxime était en train de s’inquiéter de savoir s’il pouvait ou non manger de ce crumble aux plasma fruits.
Ensemble, tous essayaient d’oublier les terribles deuils qui les submergeaient.
Lilith savait combien le protocole était cher à son frère et elle-même, trouvait qu’il en manquait.
Caleb se rendit donc auprès de sa tendre épouse. - Cet après-midi, je vais aller voir un docteur pour toi, ma douce. Le docteur Guérin, je t’en ai parlé tout à l’heure.
- Je reviendrai très vite, je te le promets.
L’après-midi, Caleb se rendit donc à l’hôpital. A travers la vitre, il reconnut le réceptionniste qu’il avait déjà vu lorsque Rose y avait été hospitalisée.
- Bonjour Monsieur Vatore. - Vous me reconnaissez ? - Bien sûr. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
- J’ai rendez-vous avec le docteur Guérin. - Je l’ai notifiée de votre arrivée. Allez-vous asseoir en salle d’attente, elle va venir vous chercher.
Le médecin arriva quelques minutes plus tard. - Monsieur Vatore, vous voulez bien me suivre.
Il reconnut sa voix et redressa la tête. - Vous ? - Et si nous allions parler dans mon bureau ? Vous y êtes le bienvenu cette fois.
- Je comprends mieux pourquoi j’ai obtenu un rendez-vous si vite.
- Vous avez obtenu un rendez-vous aujourd’hui parce que je travaillais avec Shelby, et que je connais très bien le dossier de votre épouse. - Vous le connaissez très bien ? C’est-à-dire ? - Disons que je connais votre petit secret Monsieur Vatore. Et j’ai repris tous les travaux de Shelby. - Tiens donc...
Caleb sentait qu’il pouvait faire confiance à cette blondinette fort sympathique. - Dites-moi plutôt pourquoi vous m’avez sollicitée pour votre femme. Que lui arrive-t-il ? - Je crois qu’elle est dans le coma. Enfin, elle dort peut-être parce qu’elle change régulièrement de position... - Lorsque le coma n’est pas très profond, ce sont des choses qui peuvent arriver.
- Elle ouvre aussi les yeux parfois. Mais son regard est vide, comme si elle dormait les yeux ouverts. - Pouvez-vous m’en dire plus ? Avez-vous une idée de ce qui aurait pu la mener à cela ? A-t-elle subi un traumatisme récemment ? - Elle a été enlevée et détenue dans une pièce sale et froide pendant plusieurs jours. Je l’ai trouvée ainsi quand je suis allé la récupérer.
Le docteur Guérin n’avait l’air ni surprise, ni choquée, ou en tous cas, elle n’en laissait rien paraître... - Oui... Tous ceux qui ont eu le loisir d’aller à Forgotten Hollow, ont pu voir le manoir de Vladislaus Straud brûler... Votre vengeance a été terrible. J’imagine qu’elle était enfermée là-bas. - Vous imaginez bien.
- Vous me disiez qu’elle est restée là-bas quelques jours. J’ai besoin de savoir combien de jours exactement. - Je dirai quatre. - Et on ne sait pas si elle est dans le coma depuis le premier jour ou après... Mais ce dont nous sommes certains, c’est qu’elle s’y trouve depuis six à deux jours... - Pouvez-vous faire quelque chose ?
- Il faudrait d’abord que je m’assure qu’il s’agit bien d’un coma et non d’autre chose. - Dites-moi ce que vous voulez que je fasse ! Je veux qu’on la sorte de là, je suis désespéré. - Il faut que je vois votre femme, et comme il est impensable de la déplacer, cela implique que je vienne chez vous, Monsieur Vatore. - Tout ce que vous voudrez.
- Et Shelby qui m’avait dit que vous ne receviez aucun étranger chez vous... - Oh... Il y a longtemps que cette règle n’est plus d’actualité. - Très bien. Je passerai chez vous demain en fin de journée. J’aurais une meilleure idée de la situation. - Merci Docteur.
- Je ne vous promets aucun miracle. Je ne sais pas encore ce qui est arrivé à votre femme. - J’en suis conscient mais votre aide me sera précieuse.
- Au fait, Monsieur Vatore, avant que vous ne partiez, je tenais à vous dire de ne pas vous inquiéter pour les petites provisions que Shelby laissait de côté à votre intention. - Vous savez ça aussi ?
- Je vous l’ai dit... Je connais tous vos petits secrets. - A demain, Docteur.
A suivre... 😊
Crédits poses :
Caleb portant Rose : NATALIA AUDITORE
Poses autour du lit Caleb et Rose (Retour de chez le comte) : WISTFUL CASTLE
Poses autour du lit Caleb et Rose (après le départ de Perrine) : MIDAGERE
G8/ Chapitre 37 - La fièvre du rongeur enragé _______________________________________________
Caleb rentra au manoir pour aller chercher Lilith, car ils avaient rendez-vous à Windenburg avec Emmanuelle qu’ils n’avaient pas vue depuis que les hostilités avec le Comte avaient été déclenchées. Se remémorant les paroles du docteur, Caleb regarda au loin. Lilith suivit son regard.
2
Il constata que le manoir était toujours en train de brûler. - Au moins, tous ces sanguinaires ne pourront plus faire de mal à personne... - Tu crois que nous sommes les seuls vampires restant dans ce monde, Caleb ? Landry, toi et moi ? - J’espère que non... Mais j’ai envie d’un monde où nous puissions vivre en harmonie avec les humains, comme avant... - Moi aussi. C’était tellement plus agréable de ne plus cacher notre vraie nature et, lorsque nous la montrions, personne n’avait peur. - Et si nous allions rejoindre Emmanuelle maintenant ? Ma petite fille m’a manquée.
Les retrouvailles furent émouvantes, à coup d’embrassade et d’accolades puis, Caleb, sa sœur, et sa petite fille s’attablèrent à la terrasse de la Boulangerie Jules. Emmanuelle fut mise au courant des détails du combat.
Au bout d’une heure encore de conversation, Emmanuelle prit congé et s’en alla. Il était déjà dix-neuf heures Caleb proposa à Lilith d’aller boire quelque chose de plus sérieux à l’Auberge du vieux quartier.
- Tu plaisantes ? Après tout ce que tu m’as dit ? - Justement. J’ai été injuste avec toi. Je veux me faire pardonner, sincèrement. Je t’invite.
Lilith finit par accepter. Ils descendirent tranquillement à pied jusqu’à l’auberge.
Sa petite sœur... Elle avait toujours été là pour le soutenir et elle l’était encore, malgré sa peine.
Caleb et Lilith entrèrent dans le bar.
- La soirée est à nous, Lilith. - J’espère.
- Arrête de jouer les trouble-fêtes. Alors, comment ça va avec Maxime ? - Je te trouve bien curieux, dis-donc ! - Tu es ma petite sœur, je m’intéresse. - Je suis sûre que tu m’as invitée ici pour me poser des questions sur Maxime. - Peut-être bien... - Je l’savais ! - Et c’est si dérangeant que ça ? - Non.
- Tu l’aimes, n’est-ce pas ? - Je crois, oui. Tu penses que c’est mal ? - Non, je trouve que c’est merveilleux que tu aies une deuxième chance d’aimer. - C’est vrai, mais quelque chose me retient quand même. - Quoi donc ?
- Roger... Chaque fois que je suis avec Maxime, j’ai l’impression de le trahir. - Roger est mort depuis longtemps, Lilith. Et adorable comme il était, je suis sûr qu’il voudrait ton bonheur. - Tu n’as pas tort. Il m’aimait tellement... Même avant de mourir, il s’inquiétait encore pour moi... - Je sais. Il m’avait fait promettre de prendre soin de toi. Il avait peur de te laisser seule.
- Il était tellement prévenant. - Maxime l’est aussi. Et je suis convaincu qu’il t’aime. - Je le sais bien mais nous avons eu plusieurs vies, toi et moi. Nous avons fondé une famille et perdu nos enfants, morts de vieillesse... Une douleur immense, toujours présente malgré le temps qui passe... Maxime et Rose n’ont encore rien vécu, eux.
Caleb avala une bonne gorgée de plasma Mary. Lilith avait raison, perdre un enfant était ce qui pouvait arriver de pire à un parent, même vampire, et tous deux avaient fait les frais de cette malédiction de leur vie éternelle.
- Aucun de mes enfants n’a voulu me donner de petit enfant... Ils ne voulaient pas me voir souffrir, génération après génération... Ils m’avaient tous deux promis que les derniers deuils que j’aurais à affronter seraient les leurs. Et ils eurent raison, mais je le regrette aussi, car je n’ai eu aucune descendance... - La mienne va s’arrêter avec Emmanuelle. Elle va bientôt vieillir, et elle est divorcée...
- Rappelles-toi que tu as accepté son divorce. - Il le fallait. Paul était un parasite qui vivait à ses crochets. Nous ne le supportions pas et elle n’était pas heureuse avec lui. - Je me souviens de cette nuit où nous sommes allés tous les deux chez lui pour lui faire oublier tout ce qu’il savait de la famille. - N’empêche qu’on s’est bien amusés.
- Caleb... Est-ce que tu crois qu’on pourra fonder à nouveau une famille ? - Toi, tu le pourras... Moi, je ne sais pas encore. Rose n’est pas en état pour le moment. - Moi, j’aimerais beaucoup. Mais il faudrait d’abord que Maxime me demande en mariage.
- Il le fera, j’en suis certain. Le rôle de maman t’allait si bien. Tu étais resplendissante. - Mais si je venais à avoir d’autres enfants, cela voudrait dire qu’il me faudrait accepter de les perdre à nouveau... - Oui, s’ils ne naissent pas vampires, mais si tu n’en avais pas, tu te priverais d’un bonheur inégalé. Nos enfants ont fait notre bonheur, Lilith, il faut t’en rappeler. Même si cela a été pour une courte durée, nous étions heureux avec eux.
- Tu as raison. J’ai vécu auprès d’eux les plus belles années de ma vie, et auprès de Roger aussi, bien sûr. - Ces instants de bonheur sont précieux. Nous ne devons pas les gâcher. Et même s’ils ne durent pas longtemps, nous nous devons de les savourer. - C’est vrai. Je ne voyais pas les choses ainsi, mais tu m’as ouvert les yeux. Je vais déjà apprécier mon bonheur auprès de Max. - Tout comme j’ai apprécié tout ce que j’ai vécu avec Rose... Si elle ne se remet pas, ces instants seront à jamais avec moi.
Lorsqu’ils étaient rentrés au manoir, Lilith était partie se coucher auprès de Maxime et Caleb était allé se préparer un plasma Mary au salon.
Il regarda un des portraits de son épouse, toujours belle pour lui, si gentille et si douce... Jamais il n’avait vécu pareil bonheur, et il ne voulait pas que cela s’arrête.
Il prit son verre et monta dans sa chambre, auprès d’elle. - Je suis rentré, ma douce.
Caleb aimait parler à Rose. Quelque chose au fond de lui, lui disait qu’elle entendait ses paroles. - J’étais avec Lilith. Nous avons beaucoup discuté. Figure-toi que ton cousin Maxime et elle vivent le grand Amour.
Il se leva pour débarrasser son verre puis alla s’allonger auprès de Rose. - Lilith et Maxime s’aiment vraiment, une belle histoire. Je pense que leur amour est aussi fort que le nôtre.
Rose bougea dans son sommeil... - Il y a une chose que je ne t’ai pas encore dite : j’ai rencontré Perrine. C’est une femme formidable. Elle a apparemment ses entrées auprès du Créateur. Il a donné à Lilith une seconde chance d’aimer. C’est merveilleux, n’est-ce pas ? Il voulait la remercier d’avoir participer au combat. Tu sais, nous avons vaincu Straud et tous ses disciples. Aucun d’entre eux ne pourra plus te faire du mal.
Le lendemain matin, Caleb s’occupa de sa femme. Il la lava et la changea.
- Je vais descendre pour le petit déjeuner, ma douce. En fin de journée, tu vas avoir la visite du Docteur Claire Guérin. Elle t’examinera sûrement. Et j’espère qu’elle va pouvoir nous aider. Je te dis à tout à l’heure.
Lilith et Landry ne disaient mot, mais ce dernier sentait que son meilleur ami était sur le point d’exploser. Contre toute attente, il s’apaisa.
Maxime remettait ça, et Landry et Lilith se demandaient comment cette conversation allait se terminer.
Lilith était très fière de Maxime. Il avait tenu tête à Caleb sans se laisser impressionner, et obtenu ce qu’il voulait.
En fin d’après-midi, Caleb, Maxime et Landry attendaient au salon l’arrivée du médecin.
C’est Lilith qui alla lui ouvrir.
- Bonjour, je suis Lilith Vatore, la sœur de Caleb. Nous vous attendions. - Bonjour Madame Vatore.
Caleb arriva aussitôt.
- Comment allez-vous, Monsieur Vatore ? - Ça va, j’espère que vous trouverez un moyen de sauver Rose. - Il faut d’abord que je l’examine. - Suivez-moi à l’étage, je vous prie, je vais vous montrer sa chambre.
- Je vais vous demander de nous laisser, Monsieur Vatore. - J’aimerais rester. Rose ne vous connait pas. Elle pourrait avoir peur. - Monsieur Vatore, laissez-moi faire mon travail, s’il vous plait. - Comme vous voudrez. Je vous attends en bas.
Caleb s’éclipsa rapidement, à la vitesse vampirique. Le docteur Guérin le héla donc. - N’ayez crainte, Monsieur, je vais prendre soin d’elle.
Caleb descendit au salon.
Caleb s’était aussitôt levé.
- Vous avez du nouveau, Docteur ? - Les nouvelles ne sont pas bonnes, Monsieur Vatore.
Tout le monde s’empressa autour de Caleb.
- Qu’est-ce à dire ? Qu’y a-t-il ? - Votre épouse a contracté la fièvre du rongeur enragé... Et à ce jour, nous n’avons encore aucun remède... Je suis désolée, Monsieur Vatore.
- Ce n’est pas possible. Elle n’a jamais eu de contact avec des rongeurs. - Chez vous peut-être. Mais lorsqu’elle a été enlevée ? Qu’en savez-vous ? Je pense que la maladie lui a été volontairement transmise. Sûrement par voie orale. - Et vous ne pouvez rien faire, c’est ça ? - Nous n’avons encore aucun vaccin, je vous l’ai dit...
Caleb n’acceptait pas cet état de fait, et il en voulait beaucoup à ce médecin qu’il jugeait incapable.
- Alors vous ne servez à rien, n’est-ce pas Docteur Guérin ? - Apparemment non, Monsieur Vatore.
Au plus profond de son désarroi, il entendit la voix de Maxime.
- Caleb, s’il te plait, elle n’y est pour rien. - C’est vrai... Pardonnez-moi, Docteur. - Cette maladie est incurable. Vous pourrez contacter n’importe quel médecin, il vous dira la même chose. Quelqu’un en voulait à votre femme, Monsieur.
Caleb lui tendit sa main.
- D’accord Docteur. Merci de vos être déplacée. - Je vous en prie... Ecoutez, si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas. - Ce ne sera pas nécessaire. Je crois que nous nous sommes tout dit. Au revoir, Docteur. - Au revoir Monsieur Vatore.
Lorsque Claire Guérin partit, Caleb se tourna vers ses amis.
- Vous avez tous entendu ? Elle ne peut rien faire. - Oui, mais tu m’as donné ta parole, Caleb. Ne l’oublie pas. - Je le sais bien, mais pas ce soir. J’ai besoin d’être seul. Je vais voir Rose. - Comme tu voudras. On en parle demain.
Caleb était complètement anéanti... Non seulement cette incompétente de docteur Guérin n’avait rien pu faire, mais en plus, il ne parvenait à visualiser qu’une seule issue pour Rose... Sa fin.
- Tu es comme ça à cause du Comte, ma douce...
Il éteignit la lumière. Rose avait les yeux ouverts mais elle ne le voyait toujours pas.
- Il avait promis de me faire souffrir autant qu’il avait souffert... Je crois qu’il est en train d’y parvenir. Je suis tellement navré, ma Rose... Tout cela est de ma faute. Même dans sa tombe, il nous veut du mal. Je l’ai sous-estimé, il avait tout prévu...
- Tu sais, ma douce, tu ne l’as pas encore vu, mais j’ai mis un livre, sur ta table de chevet. C’est Cassandre, ta mamie, qui me l’as laissé pour toi. Elle a dit qu’il te réconforterait. Voilà, je t’ai tout dit, ou presque, pour ce soir, ma tendre Rose. Et n’oublie pas que je t’aime.
A suivre... 😊
Crédits poses :
Rose seule puis Rose et Caleb alongés sur le lit : JOANNE BERNICE
Rose allongée sur le lit (robe grise) : JOANNE BERNICE
Pose de Maxime, Landry et Caleb devant le docteur Guérin : EXZENTRA
Crédits CC :
Feu aux fenêtres du Manoir Straud : NATALIA AUDITORE
G8/ Chapitre 38 - Discussions autour d'un sort ________________________________________________
Le lendemain matin, Maxime se réveillait tranquillement auprès de Lilith lorsqu’il reçut un appel d’un numéro inconnu.
- Docteur Guérin ? Oui, c’est bien, Maxime Quellec. - [...] - Vous voulez me voir ? Mais pourquoi moi ? Je ne suis pas son mari. - D’accord, très bien. Je me prépare et j’arrive.
Maxime s’habilla et se rendit directement à l’hôpital. Claire Guérin l’attendait.
Le docteur Guérin ne s’embarrassait pas de détours.
Dans l’après-midi, Maxime retrouva Maewenn et Morgane à Oasis Spring pour leur annoncer que Rose était atteinte de la fièvre du rongeur enragé.
Maewenn, qui jusque-là n’avait pas dit grand-chose, se rapprocha.
Maewenn passa sa main dans le dos de Morgane et la caressa tout en parlant.
Maxime se leva pour partir.
Lorsque Maxime rentra au manoir, il trouva Landry sur la terrasse. Il avait préparé de la limonade.
Lorsque Caleb rentra, tout le monde l’attendait au salon.
Devant l’ultimatum de Maxime, Caleb haussa le ton.
Caleb se radoucit un peu et Landry intervint dans la conversation.
Lilith regardait amoureusement Maxime... Elle était tellement fière de lui.
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